Flux pour
Articles
Commentaires

 Rodin. Le penseur. 1880. Site du musée Rodin.

 

« Il est bon de redire que l’homme ne se forme pas par l’expérience solitaire » Alain          

         

  Penser c’est s’interroger sur le sens, la valeur et le fondement de nos affirmations. Par définition l’acte de penser est reprise critique des opinions, examen donc distanciation d’avec tout ce qui représente dans l’immédiat un risque d’aliénation pour l’esprit. Faire l’effort de penser ou conquérir la liberté de l’esprit c’est une seule et même chose.

Continuez à lire »

Libéral.

Cf. Textes 

 

  Etymologiquement : Qui convient à un homme libre, qui est digne d’un homme libre.

Continuez à lire »

Voici quatre textes qui éclairent ce concept :

Continuez à lire »

Statue de la liberté. Bartholdi. 1886. New York 

  

Communément être libre signifie être indépendant et autonome.

  La liberté s’éprouve dans la rencontre d’obstacles qui ne sont que par son projet et qu’elle s’efforce de contourner ou de réduire. Elle se prouve dans l’effort de se rendre indépendant des déterminations extérieures et de se donner à soi-même sa propre loi.  

Continuez à lire »

  Remarques liminaires: J’ai entendu la demande de Claire. J’ai observé aussi que des corrigés sont disponibles sur internet mais ils sont souvent payants. J’ai un énorme paquet de copies à corriger en section S, aussi n’ai-je guère le temps de produire des corrigés substantiels. Néanmoins pour vous remercier d’aimer le travail de la pensée, maintenant que vous avez compris sa nécessité morale et les jouissances que la philosophie donne, je vais essayer de vous satisfaire, au moins pour ce qui concerne la section L.

 

 Dessin de Maryon. Djawamaw-canalblog.com 

   Continuez à lire »

  

  

  Sacré Charlemagne, Le contrat est rempli. J’ai patiemment tricoté les concepts pour construire la cohérence du programme. J’ai fait dialoguer les grands maîtres avec la conviction que rien n’est plus important qu’instituer la république des esprits libres. Comme tous les professeurs et tout un chacun j’ai fait ce que j’ai pu non ce que j’ai voulu.
 

  J’ai donné les cartes. A vous de jouer jeunes gens. Je vous souhaite de faire de votre mieux et au delà de l’examen de construire une vie aux couleurs de vos rêves.  

  Ressemblez un peu à ce petit personnage de Maryon : facétieux, enthousiaste et énergique. Ce sont les vertus qu’il faut avoir pour soulever les montagnes. Ni se prendre au sérieux, ni se laisser altérer par le brouillard, ni consentir à la mollesse et toujours regarder vers le haut.

  Continuez à lire »

Georges Segal. L'heure de pointe. 1983. Nelson-Atkins museum. Kansas City. Missouri.  

 

Puisque la distinction de la société civile et de l’Etat a été élaborée par Hegel, il convient de restituer son analyse. La société civile est la société en tant qu’elle est une association fortuite d’intérêts privés. Elle est un moment placé entre la famille et l’Etat. Elle incarne  le moment où des individus n’ayant pas d’existence libre dans la famille patriarcale sont reconnus comme des êtres indépendants les uns des autres, ayant pour fin la satisfaction de leurs besoins et intérêts. Mais à la différence de « l’optimisme libéral », Hegel considère que « le système des besoins » est un système atomistique, menacé en permanence de dissolution et d’éclatement par le jeu des égoïsmes. (Alors que pour les libéraux ce jeu comporte sa loi immanente de régulation). Il s’ensuit qu’il faut qu’entre ses éléments constitutifs une forme d’unité soit instaurée. Historiquement, Hegel souligne que ce sont  les corporations qui ont eu cette fonction. L’organisation corporatiste avait pour vocation de lutter contre la fragmentation particulariste en élevant les particularités à l’universel. Ce qui est par essence le rôle de l’Etat. Sa fonction médiatrice consiste à subsumer le particulier sous l’universel. Comme tel, il incarne la dimension du rationnel. Il est l’Idée morale en acte, « la substance éthique du social ».

Continuez à lire »

L’Etat.

logo

 

  I)                   Etat et liberté.

 

  L’Etat est une forme historiquement déterminée du Pouvoir politique. C’est  un organisme abstrait. Aucun individu, aucun parti ne peut dire : « L’Etat c’est moi ». Il n’est la propriété de personne. Ceux qui l’occupent ne sont que les dépositaires passagers de quelque chose qui les transcende et qu’ils servent, dans l’Etat moderne, selon des règles juridiques strictes. Ce quelque chose est le Pouvoir politique. Son titulaire est l’Etat, pur être de raison que les hommes ont inventé pour détacher le Pouvoir, si terrifiant dans sa nudité, si nécessaire pourtant à la prise en charge des intérêts d’un groupe, des hommes qui l’exercent. Georges Burdeau affirme que : « Les hommes ont inventé l’Etat pour ne pas obéir aux hommes », pour affranchir les rapports d’autorité de ce qu’il y a d’humiliant pour un homme d’avoir à se soumettre à la volonté d’un autre homme ».

Continuez à lire »

  mains sculptées par Anne Barrucand.

 *

A)    La sociabilité.

   On trouve chez Aristote l’idée que l’existence politique est naturelle à l’homme. L’homme est fait pour vivre en société. Celle-ci se fonde dans une sociabilité naturelle.

  Dire que l’homme est par nature un animal politique signifie que :

  Continuez à lire »

Statue de Rousseau par Pradier sur l'île Rousseau à Genève.  

   Les critiques du cours précédent sont fondées du point de vue du fait. Il est vrai que Rousseau n’a pas pensé d’organe de contrôle de l’exercice de la souveraineté politique. Il s’ensuit que si celle-ci prend des dispositions attentatoires aux droits naturels de la personne humaine, celle-ci est exposée à la servitude ou doit recourir à la violence de la révolte.

    S’il n’a pas envisagé de contre pouvoir, c’est que les clauses du contrat interdisent, en théorie, un exercice illégitime de la souveraineté politique. Il faut donc suivre l’analyse, dans sa rigueur logique, pour sauver Rousseau de toute accusation de despotisme ou de totalitarisme.

  Continuez à lire »

« Articles plus récents - Articles plus anciens »