Est-ce le non irlandais au traité de Lisbonne après le non français et hollandais au projet de constitution européenne, toujours est-il que la question européenne s’impose à moi comme un objet de réflexion toujours à recommencer. Qui sommes-nous et pourquoi avons-nous tant de peine à donner une forme politique à ce que Voltaire considérait, au 18° siècle comme « une espèce de Grande République ». « Il y avait déjà longtemps que l’on pouvait regarder l’Europe chrétienne à la Russie près (celle-ci n’est inscrite que depuis 1716 à l’almanach royal) comme une espèce de Grande République, partagée en plusieurs Etats, les uns monarchiques, les autres mixtes ; ceux-ci aristocratiques, ceux-là populaires, mais tous correspondant les uns avec les autres, tous ayant le même fond de religion quoique divisés en plusieurs sectes, tous ayant les mêmes principes de droit public et de politique inconnus dans l’autre partie du monde » Le siècle de Louis XIV, §II. Cité par Raymond Aron dans sa conférence prononcée au Sénat le 13 mai 1975 : L’Europe, avenir d’un mythe. (Revue : Cités 24, 2005).






