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Thomas Hobbes. Portarit par John Michael. National Gallery. Londres.

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Ces deux thèmes sont des fictions théoriques que la philosophie politique a élaborées, avec Hobbes, Locke, Rousseau et bien d’autres pour répondre à un certain nombre de questions.

Pourquoi les hommes instituent-ils un pouvoir politique ? Un pouvoir est une force capable de soumettre des volontés récalcitrantes. Comment comprendre que des êtres si enclins à l’insubordination, sacrifient leur liberté naturelle et instituent un organe de pouvoir ?

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LA CHAPELLE MONTLINARD. Cher. 18.

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   « L’Etat est une forme historique déterminée du Pouvoir, plus exactement la forme moderne du problème intemporel qu’est le Pouvoir politique » (Olivier Beaud). Elle apparaît vers le 14° siècle en Occident. C’est grossièrement défini: l’Etat-Nation, caractérisé par trois traits essentiels :

L’unité territoriale et démographique

L’existence d’une puissance souveraine détentrice du monopole de l’usage de la force. L’Etat est l’instance qui « a le monopole de la violence physique légitime ». (Cf. texte de Max Weber. Manuel : § La justice et le droit. Réflexion 1)

La structure juridico-administrative.

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Buste de Montesquieu. Agen. Salle des illustres agenais. 
 

  

  

Une convention est un accord que les hommes passent les uns avec les autres. Elle implique la décision humaine, c’est pourquoi elle en a souvent le caractère arbitraire, relatif, contingent. Les conventions d’une société ne sont pas les conventions d’une autre et l’expérience montre que pour une même société, ce qui est conventionnellement établi à une époque est différent de ce qui est établi à une autre. Les conventions sont donc essentiellement relatives et changeantes. La question est de savoir s’il en est de même pour les notions de juste et d’injuste. Ce que les  hommes tiennent pour tel a-t-il les caractères des choses conventionnelles ou bien s’agit-il de notions ayant l’universalité, la nécessité et l’éternité des choses naturelles ? S’il est vrai qu’il n’y a de juste ou d’injuste que de ce qui est conforme à la loi, quelle est la nature de la loi nous permettant de juger du juste et de l’injuste ?

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Kant

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La République comme Idée pure de la raison ou le contrat social comme devoir. Kant.

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Manuscrit. Ethiopie, vers 1700. Moïse recevant les tables de la loi. Musée national d'Autriche.  

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  La conduite humaine met en jeu des normes qui prescrivent, autorisent ou interdisent des actions. Ces normes peuvent être morales, juridiques, coutumières et l’on a souvent tendance à confondre les unes et les autres, d’autant plus qu’elles ont parfois même contenu.

 Or on n’aurait pas à interroger les rapports du droit et de la morale s’ils n’étaient pas de nature différente. En quoi consiste leur hétérogénéité ?

  Pour autant une autonomie radicale des ordres est-elle pensable ? Le droit peut-il se passer d’une légitimité morale et réciproquement la morale peut-elle se contenter de rester pure exigence intérieure ? Les requêtes de la raison aussi bien que l’observation des faits interdisent de penser séparément le droit et la morale mais comment concevoir leur articulation ?

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Chambéry. Palais de justice. Photo Charles Hueber. www.123savoie.com 

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 La justice corrective.  

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(Elle correspond à notre institution judiciaire. Le tribunal de justice.)

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 Justice et charité. 

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John Rawls 

    

      

A theory of justice :1971. Traduction française :1987.John Rawls (1921.2002).    

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Alexis de Tocqueville.1805.1859. Portrait par Théodore Chasseriau. 1850. Musée des châteaux de Versailles et Trianon.

 

  Tocqueville définit la démocratie non point comme une forme de gouvernement mais comme un état social caractérisé par « l’égalité des conditions ». Elle recèle le risque du despotisme lorsque la passion de l’égalité conçue comme égalitarisme et non comme égalité en droit des personnes l’emporte sur le goût de la liberté. Seul un libéralisme vigilant peut sauver la démocratie de sa tentation liberticide.

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A. Dürer. L'adoration de la St Trinité. 1511. Musée de Vienne.

 
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  « En effet, que sont les empires sans la justice, sinon de grandes réunions de brigands ? Aussi bien, une réunion de brigands est-elle autre chose qu’un petit empire, puisqu’elle forme une espèce de société gouvernée par un chef, liée par un contrat, et où le partage du butin se fait suivant certaines règles convenues? Que cette troupe malfaisante vienne à augmenter en se recrutant d’hommes perdus, qu’elle s’empare de places pour y fixer sa domination, qu’elle prenne des villes, qu’elle subjugue des peuples, la voilà qui reçoit le nom de royaume, non parce qu’elle a dépouillé sa cupidité, mais parce qu’elle a su accroître son impunité. C’est ce qu’un pirate, tombé au pouvoir d’Alexandre le Grand, sut fort bien lui dire avec beaucoup de raison et d’esprit. Le roi lui ayant demandé pourquoi il troublait ainsi la mer, il lui repartit fièrement « Du même droit que tu troubles la terre. Mais comme je n’ai qu’un petit navire, on m’appelle pirate, et parce que tu as une grande flotte, on t’appelle conquérant ».

Saint Augustin. La Cité de Dieu. Livre IV. §IV.

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