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Quentin Metsys. Le prêteur et sa femme. 1514. Musée du Louvre.

Définition :

 
   Nous parlons d’échange à propos de choses très différentes : échange de paroles, de politesses, de femmes, de regards, d’offenses et de contre-offenses, de biens etc.

   L’étymologie latine du mot cambiare indique le principe d’un rapport de réciprocité entre des parties. Cambiare c’est « donner ou céder à quelqu’un quelque chose contre quelque chose ». Il y a échange là où il y a un mouvement d’intention réciproque entre des personnes.

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DE LA LIBERTÉ DES ANCIENS COMPARÉE À CELLE DES MODERNES.

Discours prononcé par Benjamin Constant à l’Athénée royal de Paris en 1819.

 

Nietzsche 

  
 
 
Ce thème est inséparable de l’analyse nietzschéenne du nihilisme.
 
1°) La première grande intuition nietzschéenne consiste à interpréter le réel, la totalité de ce qui existe (l’être) comme foisonnement de forces. Parmi ces forces, certaines agissent, d’autres subissent. Les premières sont dites affirmatives, les secondes négatives. Les unes se veulent, elles témoignent d’une volonté de puissance affirmative, les autres se dénigrent, se nient, elles témoignent d’une volonté de puissance négative.

De manière générale, pour notre philosophe, l’actif c’est le libre, le créatif, le vigoureux. Le réactif c’est le contraint, le maladif, l’épuisement de la force vitale.

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Magritte. La condition humaine. 1933.

 

 Cf.Dissertation.

 « C’est, en effet, l’étonnement qui poussa, comme aujourd’hui, les premiers penseurs aux spéculations philosophiques. Au début, leur étonnement porta sur les difficultés qui se présentaient les premières à l’esprit ; puis, s’avançant ainsi peu à peu, ils étendirent leur exploration à des problèmes plus importants, tels les phénomènes de la Lune, ceux du Soleil et des Etoiles, enfin la genèse de l’Univers.

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Lopold Infeld. 1898. 1968. info.fuw.edu.pl/~bartnik/hist.html 

   

 «  L’idée la plus simple que l’on puisse se faire de la naissance d’une science expérimentale est celle qui repose sur la méthode inductive Des faits isolés sont choisis et regroupés de manière à faire ressortir les régularités qui les relient. Et regroupant ensuite ces régularités, on en fait apparaître de nouvelles plus générales, jusqu’à obtenir un système plus ou moins unitaire capable de rendre compte de l’ensemble des faits donnés, de telle manière que, par une démarche inverse, purement intellectuelle, l’esprit puisse, à partir des dernières généralisations effectuées, retrouver à nouveau les faits isolés.

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  Juan Munoz.

 

 « Mais la principale raison, selon moi, qui peut nous persuader que les bêtes sont privées de raison, est que, bien que parmi celles d’une même espèce les unes soient plus parfaites que les autres, comme dans les hommes, ce qui se remarque particulièrement dans les chevaux et dans les chiens, dont les uns ont plus de dispositions que les autres à retenir ce qu’on leur apprend, et bien qu’elles nous fassent toutes connaître clairement leurs mouvements naturels de colère, de crainte, de faim, et d’autres semblables, ou par la voix, ou par d’autres mouvements du corps, on n’a point cependant encore observé qu’aucun animal fût parvenu à ce degré de perfection d’user d’un véritable langage, c’est-à-dire qui nous marquât par la voix, ou par d’autres signes, quelque chose qui pût se rapporter plutôt à la seule pensée qu’à un mouvement naturel. Car la parole est l’unique signe et la seule marque assurée de la pensée cachée et renfermée dans les corps ; or tous les hommes les plus stupides et les plus insensés, ceux mêmes qui sont privés des organes de la langue et de la parole, se servent de signes, au lieu que les bêtes ne font rien de semblable, ce que l’on peut prendre pour la véritable différence entre l’homme et la bête.

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Robert Delaunay. 1885.1941. Hommage à Blériot. 1914. 

 
 
Introduction :

    Un instrument ou un outil est un moyen dont un usager se sert pour accomplir une fonction.

   Le technicien met au point l’outil, existe extérieurement à lui et le manipule à son gré. La question est de savoir si l’on peut penser ainsi les rapports de la pensée et du langage. Les définitions courantes nous y invitent. On dit que le langage est un moyen d’expression et de communication de la pensée. On semble ainsi admettre que la pensée et corrélativement le sujet communicant préexistent au langage. On viserait du sens indépendamment de tout signe, puis on exprimerait ce sens au moyen de signes. De même l’homme serait communicant avant les pratiques de communication. La subjectivité des interlocuteurs serait donnée antérieurement à la situation d’interlocution et le sujet pensant disposerait du langage comme on dispose d’un outil.

   Qu’en est-il de ces présupposés ? Sont-ils autre chose que des illusions ?

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 Le mot et la chose

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Prométhée et Hercule. Christian Griepenkerl. XIX° siècle.

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«  L’homme ne se soulèvera au-dessus de terre que si un outillage puissant lui fournit le point d’appui. Il devra peser sur la matière s’il veut se détacher d’elle. En d’autres termes, la mystique appelle la mécanique. On ne l’a pas assez remarqué, parce que la mécanique, par un accident d’aiguillage a été lancée sur une voie au bout de laquelle étaient le bien-être exagéré et le luxe pour un certain nombre, plutôt que la libération pour tous. Nous sommes frappés du résultat accidentel, nous ne voyons pas le machinisme dans ce qu’il devrait être, dans ce qui en fait l’essence.

 

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Un peintre au travail. Paul Cézanne. 1875. Collection particulière.

 

 

 «  Il y a bien un être de l’oeuvre pour l’artiste même, et antérieur à son acte. Mais il faut ajouter aussitôt que cet être qui nous est inaccessible, lui est inaccessible aussi, en sorte qu’il ne peut non plus nous en aménager l’accès. L’oeuvre avant qu’il l’ait faite ne se fait connaître à lui que comme exigence, non comme idée qu’il pourrait penser.

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