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  « Le moyen dont se sert la nature pour mener à bien le développement de toutes ses dispositions est leur antagonisme dans la société, pour autant que celui-ci se révèle être cependant, en fin de compte, la cause d’un ordre légal de cette société.  

    J’entends ici par antagonisme l’insociable sociabilité des hommes, c’est-à-dire leur penchant à entrer en société, penchant lié toutefois à une répulsion générale à le faire, qui menace constamment de dissoudre cette société. Une telle disposition est très manifeste dans la nature humaine. L’homme possède une inclination à s’associer parce que, dans un tel état, il se sent davantage homme, c’est-à-dire qu’il sent le développement de ses dispositions naturelles. Mais il a aussi un grand penchant à se séparer (s’isoler) : en effet il trouve en même temps en lui ce caractère insociable qui le pousse à vouloir tout régler à sa guise ; par suite il s’attend à rencontrer des résistances de tous côtés, de même qu’il se sait lui-même enclin de son côté à résister aux autres.

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Aristote

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«  La cité est au nombre des réalités qui existent naturellement, et (…) l’homme est par nature un animal politique. Et celui qui est sans cité, naturellement et non par suite des circonstances, est ou un être dégradé ou au-dessus de l’humanité. Il est comparable à l’homme traité ignominieusement par Homère de : Sans famille, sans loi, sans foyer, car, en même temps que naturellement apatride, il est aussi un brandon de discorde, et on peut le comparer à une pièce isolée au jeu de trictrac.

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Picasso. Guerre et paix. Le char de la guerre. Musées nationaux des Alpes maritimes. 

 

« L’homme n’est pas cet être débonnaire, au cœur assoiffé d’amour dont on nous dit qu’il se défend quand on l’attaque mais un être, au contraire qui doit porter au compte de ses données instinctives une bonne somme d’agressivité. Pour lui, par conséquent, le prochain n’est pas seulement un auxiliaire et un objet sexuel possibles mais aussi un objet de tentation. L’homme est en effet tenté de satisfaire son besoin d’agression aux dépens de son prochain, d’exploiter son travail sans dédommagements, de l’utiliser sexuellement sans son consentement, de s’approprier ses biens, de l’humilier, de lui infliger des souffrances, de le martyriser et de le tuer… 

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La culture.

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 A)    La culture humaine en général.

   Humaine parce qu’elle est œuvre humaine et parce qu’elle est le moyen de rendre l’homme plus humain. On désigne par cette expression, l’ensemble des manifestations de la pensée et de l’action humaines. Ainsi, l’art, la technique, la science, la religion et le culte des morts mais aussi la langue, les institutions politiques, les mœurs sont des éléments constitutifs de la culture. Ils sont propres à l’espèce humaine et portent la marque de l’esprit. La philosophie, qui est réflexion, correspond à l’épanouissement supérieur de la culture. C’est l’esprit qui s’interroge sur lui-même.

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stop-racisme04.skyrock.com/

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   Le mythe de Prométhée montre que l’homme n’est pas un être de la nature comme les plantes ou les animaux. « Il est né nu, sans chaussures, sans couvertures, sans armes » Si l’on devait s’en tenir à l’équipement naturel de l’espèce humaine, elle serait condamnée à disparaître car elle est dépourvue de ce qui permet aux autres vivants d’être adaptés naturellement à la nature (un instinct, des protections naturelles, des outils annexés à l’organisme etc.).

     Le mythe pointe l’indigence et l’indétermination naturelles de la nature humaine.

Renoir. La femme au chat.1880. Sterling et Francine Clark art institute Williamstown 

 

« L’homme est le seul animal dont l’action soit mal assurée, qui hésite et tâtonne, qui forme des projets avec l’espoir de réussir et la crainte d’échouer. C’est le seul qui se sente sujet à la maladie, et le seul aussi qui sache qu’il doit mourir.

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reine_d_abeilles 

 

 « Instinct et raison, marque de deux natures » écrit Pascal dans la Pensée 344B et il note dans la Pensée 343B : «  Le bec du perroquet qu’il essuie, quoiqu’il soit net ».

  Il pointe par là la différence entre l’homme et l’animal, différence qu’on peut approfondir comme distinction de l’intelligence et de l’instinct.

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Prométhée par Moreau

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 »  Il fut jadis un temps où les dieux existaient, mais non les espèces mortelles. Quand le temps que le destin avait assigné à leur création fut venu, les dieux les façonnèrent dans les entrailles de la terre d’un mélange de terre et de feu et des éléments qui s’allient au feu et à la terre.

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www.ruffieux.com/masque2.htm.

 

  La distinction notionnelle de la nature et de la culture ne pose pas problème, en revanche est-il facile de distinguer dans la réalité humaine ou dans la réalité matérielle ce qui relève de la nature et ce qui relève de la culture?

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Kandinsky. Cercle jaune. 1926.

 

 Introduction détaillée :

   Si l’on en croit les morales antiques, il est indispensable (Faut-il signifie ici : est-ce nécessaire au sens pragmatique) d’être vertueux pour être heureux. Elles définissent la sagesse comme la méthode de la vie bonne et heureuse.

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