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Parler d’intersubjectivité revient à signifier que l’expérience humaine n’est pas celle d’un être isolé, coupé du monde et des autres, mais celle d’un être en rapport avec d’autres.
Cours de philosophie
10 Déc 2007 par Simone MANON

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Parler d’intersubjectivité revient à signifier que l’expérience humaine n’est pas celle d’un être isolé, coupé du monde et des autres, mais celle d’un être en rapport avec d’autres.
7 Déc 2007 par Simone MANON

Comme dans le kantisme, la position d’autrui comme autrui ne correspond pas, pour Lévinas, à une inclination naturelle. Ce n’est pas une dynamique de l’Etre qui permet de sortir de soi pour laisser une place à l’autre, c’est au contraire une rupture de l’Etre, un arrachement à soi-même, initiés par une expérience éthique constitutive de la rencontre du visage.
5 Déc 2007 par Simone MANON

« C’est dans l’analyse du respect qu’est contenue toute la philosophie kantienne de l’existence d’autrui » affirme Paul Ricœur.

L’intersubjectivité est constitutive de l’expérience humaine. Ce qui signifie qu’il y a, en chacun de nous, une tendance à tenir compte dans notre rapport au monde de l’existence d’autres sujets. La question est de savoir de quelle nature est ce principe d’ouverture à autrui. Se fonde-t-il dans la sensibilité comme l’analyse tout un courant sentimentaliste, très développée au 18° siècle ou bien implique-t-il un saut éthique mettant en jeu la raison (Kant), ou cet événement fondateur qu’est pour Lévinas la rencontre du visage?
30 Nov 2007 par Simone MANON

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La pensée est tellement chez elle dans l’élément du même que je n’ai jamais eu de peine à reconnaître en tout homme, un membre de la famille humaine. L’expressivité du corps humain, la parole suffisent pour fonder la certitude d’être en présence d’un alter ego.
Mais qu’en est-il de l’altérité? Est-elle accessible à ce qui est différent d’elle, est-elle communicable ou bien nous condamne-t-elle, les uns les autres, à une solitude indépassable?
29 Nov 2007 par Simone MANON

Définition articulant des notions opposées : le même et l’autre, l’identité et l’altérité, la ressemblance et la différence, la proximité et la distance.
28 Nov 2007 par Simone MANON

Nous ne vivons pas seuls. Sans les autres, nous ne pourrions développer nos capacités humaines (la parole par exemple) et nous ne pourrions subvenir à nos besoins.
Nous vivons en société selon des règles qui sont des conventions humaines et dans un milieu œuvré par les hommes, chaque objet portant en creux la marque du travail de nos semblables.
L’expérience de notre coexistence avec d’autres hommes est de l’ordre du fait. La difficulté n’est pas de prendre acte de ce fait mais d’en élucider les conditions de possibilité.
23 Nov 2007 par Simone MANON
Cette question ne peut être traitée de manière générale car même si nous admettons que le seul fondement de l’identité personnelle est la conscience de soi, il va de soi que cette construction intellectuelle s’opère dans un contexte social, avec sa langue, ses usages, ses valeurs.
Avant de se conquérir dans son autonomie ou dans sa « majorité » la conscience est largement le reflet du milieu social dans lequel elle a été formée.
23 Nov 2007 par Simone MANON
23 Nov 2007 par Simone MANON
Un homme peut se demander ce qui fait de lui un homme comme les autres hommes avec qui il partage l’humanité. Dans ce cas il s’interroge sur ce qui définit l’identité humaine.
Mais il peut se demander aussi ce qui fait de lui l’homme ou l’être singulier qu’il est, différent de tous les autres. Dans ce cas il s’interroge sur ce qui définit son identité personnelle.