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René Girard 

 

Le désir mimétique peut être une bonne illustration de ce que nous avons analysé avec Spinoza sous l’expression de nécessité passionnelle.

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 Spinoza

 

 Contrairement à Platon qui fait du désir le résultat d’une mutilation de notre essence, Spinoza affirme que «  Le désir est l’essence de l’homme ». Le désir est l’humanité même. L’homme est par nature une puissance d’exister, un mouvement pour persévérer dans l’être c’est-à-dire pour exister encore et toujours plus. Tout existant est un conatus, c’est-à-dire un effort pour persévérer dans l’être, un conatus d’auto affirmation. Le conatus au sens spinoziste est  une force qui s’affirme et poursuit son propre accroissement parce que celui-ci est vécu comme Joie.

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Joyeux Noël !

 

 

   Voici venu le temps de la fête. 

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C. Moore.  

 

Texte de Platon (texte): Le Banquet. Le discours d’Aristophane.

  De quoi est-il question dans ce récit ? De l’explication des raisons et des péripéties de l’aventure ayant fait de la nature humaine ce qu’elle est aujourd’hui. Il nous donne à comprendre l’origine, la nature et la fonction d’Eros, l’amour-désir.

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Cf.  Commentaire.

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   « Jadis notre nature n’était pas ce qu’elle est à présent, elle était bien différente.

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  La conscience est un pouvoir de représentation permettant à l’homme d’avoir la connaissance des choses et de lui-même. Il sait qu’elles existent et il a la connaissance immédiate de sa propre existence ainsi que de ses états et de ses actes. Le terme signifie étymologiquement « avec la connaissance de ». La conscience est un savoir accompagnant la vie, les pensées et les actes d’une personne. C’est même, si l’on en croit Locke, la conscience de soi qui fonde la possibilité de se savoir une seule et même personne tout au long de sa vie. En ce sens il semble y avoir une équivalence entre la conscience de soi et la connaissance de soi.

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  On dit communément qu’il est possible de désirer ce que l’on ne veut pas ou de vouloir ce que l’on ne désire pas. Malgré les abus de langage (les hommes disent souvent « je veux » là où en réalité il faudrait dire « je désire ») le désir est donc une chose, la volonté une autre

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Désir et passion.

Hans Hartung. affiche 1951.

  

  

 

  Comme le désir s’étaie sur le besoin, la passion s’étaie sur le désir. 

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Désir et besoin.

   G. Morandi.
 
 
  Ex: J’ai besoin de boire pour étancher ma soif, mais que je boive un jus de fruit plutôt que de l’eau, cela relève du désir non du besoin.
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   Définitions : Le besoin, c’est la tendance sortant de sa latence et demandant impérativement à être satisfaite. Le désir, c’est la tendance accompagnée de la conscience de l’objet propre à la satisfaire. 

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Falconet. 1716.1791. Eros menaçant.  

 

 Le désir désigne tout mouvement portant à rechercher la jouissance ou la possession d’un objet. Il est au principe du dynamisme de la vie qu’il colore de ses inquiétudes, de ses ruses, de sa démesure ou de sa sagesse. Pour rendre compte de ce dynamisme la psychologie moderne a élaboré le concept de tendance. Une tendance est l’élan d’un sujet vers un objet propre à le satisfaire. Les tendances sont multiples en l’homme et l’on définit la nature humaine comme l’ensemble des tendances fondamentales, communes à tous les hommes. Une tendance peut s’exprimer sous des formes très diverses : le besoin, le désir, la passion, la volonté.

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