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Portrait de Baudelaire par Courbet. 1848. Musée Fabre. Montpellier.

 

    «  Il faut être toujours ivre, Tout est là : c’est l’unique question. Pour ne pas sentir l’horrible fardeau du Temps qui brise vos épaules et vous penche vers la terre, il faut vous enivrer sans trêve.

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   Au cœur d’un paysage qui est à soi seul un hymne à la création, l’abbaye de Hautecombe en Savoie nous offre un moment de grâce.


 

    

 Je ne sais pas si l’on trouve dans cet ouvrage une « Réponse à une société désorientée » comme le précise le sous-titre, mais à coup sûr les auteurs nous offrent une description féconde de certaines tendances lourdes du monde auquel nous appartenons. Cette intelligence de l’esprit du temps présent est sans doute le privilège d’intellectuels en consonance avec ce qu’ils décrivent. On sent que les auteurs ont de la sympathie pour l’époque dont ils dessinent les grands traits avec le recul du spectateur attentif à sa poésie, ses ambiguïtés, ses menaces et ses horreurs mais aussi le consentement à l’orientation qu’ils voient se profiler.

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Leszek Kolakowski. Photo Mariusz Kubik.   

 
 

   Leszek Kolakowski est mort le vendredi 17 juillet à Oxford. Né en 1927 à Radom, en Pologne, il fut l’un des plus grands philosophes polonais, dont la renommée a largement dépassé les frontières d’un pays qu’il dut quitter en 1968. Il connut dans sa vie et dans sa pensée les déchirements du siècle. D’abord militant communiste, engagé dans l’Union de Combat des Jeunes, il fait peu à peu l’expérience du divorce entre les espérances millénaristes du marxisme et la réalité du marxisme réel. A partir de 1956 il fait le deuil de ses illusions adolescentes et se distingue dans la tâche qui a toujours été celle de la philosophie : non point construction fantasmatique du réel mais analyse critique du donné, travail rigoureux des lumières soucieux de s’affranchir des errements idéologiques et de promouvoir la lucidité.

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Loisir fécond du ressourcement aux miroitements de la lumière et aux grâces des curiosités comblées. Le livre que je présente : Paris-New York et Retour, Voyage dans les arts et les images, de Marc Fumaroli pourrait s’intituler éloge de l’otium. Otium vécu plutôt que pensé, décrit dans la disponibilité active, la présence de l’esprit à lui-même et au monde, la liberté intérieure et le bonheur de la vie qu’il permet. Mais ce temps arraché à l’accaparement (negotium), à la passivité spirituelle, au divertissement est plus que jamais un luxe. Il va de pair avec la possibilité du repos, de l’équilibre et du culte de la beauté. Or le repos, l’équilibre, le beau sont précisément ce qui a déserté le monde des images qui nous assaillent sans répit, nous emportent dans leur vacuité et leur violence et, faisant écran au réel et à nous-mêmes, finissent par rendre le monde inhabitable et l’homme oublieux de sa propre humanité.

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G. Braque. Guitare et verre ou Socrate à la nature morte à la partition de Satie. 1921. Centre Pompidou

   

  J’ai fermé ce blog pendant les épreuves du bac. Question de prudence. Lors de mon dernier bac blanc, j’ai découvert, horrifiée, qu’un de mes élèves avait utilisé son téléphone portable pour entrer sur des sites où le sujet était traité et pour recopier stupidement du prêt à « penser ». J’ai décidé de mettre à l’abri de cette imposture, au moins en ce qui me concerne, une épreuve nationale, même s’il lui reste fort peu de crédibilité.

 

 Premier discours.

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Ce texte est un écrit de circonstance. En 1633, Descartes projetait de publier son Traité du monde, mais il apprend les démêlés de Galilée avec le St Office. Or comme dans son Traité du monde, il soutient les thèses de la science nouvelle (la rotation de la terre) il décide par prudence de ne pas publier son œuvre.

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DU CONTRAT SOCIAL

ou

PRINCIPES DU DROIT POLITIQUE

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Pierre Manent

 

    Chaleureux remerciements à  Madame Iva Dubska de l’Institut français de Prague pour l’autorisation de diffuser sur ce blog cette belle conférence.

 Conférence prononcée par Pierre Manent le 2 mars 2009 à l’Institut Français de Prague

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