Des problèmes techniques ont perturbé l’accès à philolog. Je présente mes regrets à tous les usagers de ce blog.
Toutes mes excuses.
7 Oct 2009 par Simone MANON
Cf. Dissertation.
Lire Le Sermon sur la montagne, Evangile selon St Matthieu, en particulier : 6. « Voici comment vous prierez : NOTRE PERE, qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié, et que ton règne vienne ; que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour, pardonne nos offenses à ceux qui nous ont offensés. Et ne nous soumets pas à la tentation, mais délivre-nous du Mal. Car, si vous pardonnez aux hommes leurs fautes, votre Père céleste vous les pardonnera ; mais si vous ne pardonnez pas aux hommes, votre Père ne vous pardonnera pas non plus ».

Cf. Textes.
Parler, c’est toujours parler à quelqu’un de quelque chose. Par la parole l’homme noue un rapport aux autres et au réel. Or on peut distinguer différentes pratiques de la parole. La pratique philosophique du discours par exemple n’est pas la pratique commune, celle qui règne dans ce que Platon appelle la caverne. La question est donc de savoir ce qui caractérise l’une et l’autre.
Nature et souveraineté de l’opinion dans la société démocratique.Tocqueville. Explication.
22 Sep 2009 par Simone MANON

Correction.
Première question :
Un dogme est un contenu de pensée que l’on ne remet pas en cause. Le dogmatisme est le propre de l’esprit persuadé de posséder la vérité, peu enclin pour cette raison à douter, à prendre du recul par rapport à ses croyances afin d’en interroger la valeur de vérité ou la légitimité. Tocqueville donne une définition précise de ce qu’il faut entendre par « croyances dogmatiques». Ce sont des « opinions que les hommes reçoivent de confiance et sans les discuter ». Ces opinions varient selon les époques et les sociétés. Leurs canaux de diffusion sont aussi très différents dans le temps et dans l’espace. Reste que cette diversité ne modifie pas leur statut d’opinion.
Parole commune. Parole philosophique. Textes.
21 Sep 2009 par Simone MANON

1) « Commencer à philosopher, c’est, de prime abord, mettre en question non pas seulement le contenu divers des opinions – celles font apparaître si pratiquement leurs contradictions qu’elles se ruinent d’elles-mêmes – mais encore le statut d’une existence qui croit qu’opiner c’est savoir et qu’il suffit d’être certain pour prétendre à être vrai.
Nécessité et souveraineté de l'opinion dans la société démocratique. Tocqueville. Texte.
14 Sep 2009 par Simone MANON

DE LA SOURCE PRINCIPALE DES CROYANCES CHEZ LES PEUPLES DÉMOCRATIQUES.
« Les croyances dogmatiques sont plus ou moins nombreuses, suivant les temps. Elles naissent de différentes manières et peuvent changer de forme et d’objet; mais on ne saurait faire qu’il n’y ait pas de croyances dogmatiques, c’est-à-dire d’opinions que les hommes reçoivent de confiance et sans les discuter. Si chacun entreprenait lui-même de former toutes ses opinions et de poursuivre isolément la vérité dans des chemins frayés par lui seul, il n’est pas probable qu’un grand nombre d’hommes dût jamais se réunir dans aucune croyance commune.
Le savant et le philosophe. Péguy.
13 Sep 2009 par Simone MANON
« Il importe essentiellement de ne pas confondre, il faut essentiellement distinguer le vrai du savant du réel du philosophe. Ou plutôt il faut distinguer généralement d’une part le vrai du savant et d’autre part le réel du philosophe ; et particulièrement les vrais (particuliers) des savants (particuliers) d’une part, et d’autre part le réel du philosophe. Et il ne faut pas les distinguer seulement, d’une toute petite distinction de semaine ordinaire. Il faut les distinguer en grand. Il y faut introduire la grande distinction des dimanches. Et jours de fête. Une distinction non pas seulement de simple distinction, mais d’opposition peut-être essentielle et sans doute de contrariété.

« […] Il est inutile de contester que la philosophie boite. Elle habite l’histoire et la vie, mais elle voudrait s’installer en leur centre, au point où elles sont avènement, sens naissant. Elle s’ennuie dans le constitué, Etant expression, elle ne s’accomplit qu’en renonçant à coïncider avec l’exprimé et en l’éloignant pour en voir le sens. Elle peut donc être tragique, puisqu’elle a son contraire en soi, elle n’est jamais une occupation sérieuse.

« Le philosophe moderne est souvent un fonctionnaire, toujours un écrivain, et la liberté qui lui est laissée dans ses livres admet une contrepartie : ce qu’il dit entre d’emblée dans un univers académique où les options de la vie sont amorties et les occasions de la pensée voilées. Sans les livres, une certaine agilité de la communication aurait été impossible, et il n’y a rien à dire contre eux. Mais ils ne sont enfin que des paroles plus cohérentes. Or, la philosophie mise en livres a cessé d’interpeller les hommes. Ce qu’il y a d’insolite et presque d’insupportable en elle s’est caché dans la vie décente des grands systèmes. Pour retrouver la fonction entière du philosophe, il faut se rappeler que même les philosophes-auteurs que nous lisons et que nous sommes n’ont jamais cessé de reconnaître pour patron un homme qui n’écrivait pas, qui n’enseignait pas, du moins dans des chaires d’État, qui s’adressait à ceux qu’il rencontrait dans la rue et qui a eu des difficultés avec l’opinion et avec les pouvoirs, il faut se rappeler Socrate.


