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Statue de la liberté. Bartholdi. 1886. New York 

 

Communément être libre signifie être indépendant et autonome.

  La liberté s'éprouve dans la rencontre d'obstacles qui ne sont que par son projet et qu'elle s'efforce de contourner ou de réduire. Elle se prouve dans l'effort de se rendre indépendant des déterminations extérieures et de se donner à soi-même sa propre loi.  

  La question de la liberté se pose à trois niveaux:

  • Niveau métaphysique: La question du libre arbitre.
  • Niveau psychologique et moral: La question de l'autonomie de la volonté.
  • Niveau politique: La question de la démocratie libérale.

PB:

  • L'affirmation de la liberté humaine peut-elle se concilier avec le principe du déterminisme de la nature?
  • La volonté n'est-elle qu'un désir dominant?
  • Etre libre est-ce faire tout ce qui plaît?
  • Agir spontanément est-ce agir librement?
  • Peut-on forcer quelqu'un à être libre?
  • Un acte libre est-il un acte imprévisible?
  • Etre libre est-ce ne rencontrer aucun obstacle?
  • Etre obligé est-ce être contraint?
  • Renoncer au principe du libre arbitre est-ce renoncer à toute forme de liberté?
  • L'inconscient est-il un destin?
  • Penser par soi-seul est-ce penser librement?
  • La liberté est-elle une donnée ou une conquête?
  • Qu'est-ce qui distingue la liberté des Anciens de celle des Modernes? (Cf. Benjamin Constant. Discours prononcé à l'Athénée royal de Paris en 1819)
  • Peut-on redouter un despotisme démocratique? (Cf. Tocqueville)
  • L'obéissance est-elle nécessairement exclusive de la liberté?

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32 Réponses à “Présentation du chapitre XXI: La liberté.”

  1. alice dit :

    j’ai parcouru votre site avec attention et je vous félicite pour vos cours clairs et structurés.
    j’aurais une question en ce qui concerne la capacité qu’à l’individu à s’opposer, la capacité implique que l’individu puisse faire un choix, il a la possibilité de s’opposer mais n’y est pas obligé,en ce sens on peut dire qu’ilest libre de son choix, néanmoins si l’on se réfère au principe du déterminisme absolu, peut on dire que l’opposition de cet individu si elle a lieu était conditionné et de ce fait qu’il n’était pas réellement libre.
    le pouvoir de refuser est insuffisant pour reconnaître un individu libre, mais ne peut-on pas dire que la liberté de refuser est en quelque sorte un leurre puisque elle reste dépendante d’une cause à refuser?

  2. Simone MANON dit :

    Je me permets de pointer les confusions implicites dans votre propos.
    D’abord vous confondez les notions d’obligation et de contrainte. Cf. Cours sur l’obligation.
    Ensuite vous ne semblez pas voir que si l’on admet le principe du déterminisme absolu, il n’y a aucun sens à parler de liberté au sens de libre arbitre.
    Enfin la liberté de refuser ne sera jamais un leurre sous prétexte qu’il y a quelque chose à refuser puisqu’il va de soi, d’une part qu’il ne peut y avoir d’obstacle que pour et par une liberté, d’autre part que sans l’existence d’obstacles, il n’y aurait pas lieu d’exercer sa liberté c’est-à-dire de se libérer. Cf. Le thème: liberté et obstacle.

  3. aurelie dit :

    les critiques sur la liberté vue par spinoza svp
    vs pouvé me le filer
    merci madame

  4. Simone MANON dit :

    Quelle est la langue dans laquelle vous vous exprimez et n’avez-vous jamais su ce que réfléchir et étudier signifient?

  5. Arpagon dit :

    veuillez escuser ma probable bétise mais comment peut on apprecier les problèmes(PB) soulignés plus hauts par vs meme? ont ils été traité ds ce site?

  6. Simone MANON dit :

    Oui, pour l’essentiel, ces problèmes sont traités sur ce blog. Il suffit d’avoir la curiosité et le courage de lire.

  7. philippe lienemann dit :

    Madame,

    Au hasard d’une errance sur le « toile », je découvre votre site qui paraît fort intéressant. Les thèmes traités me rappelent de bons mais très vieux souvenirs. J’ai découvert la philosophie avec le « Huisman et Vergez », ce qui vous dit peut-être quelque chose. J’ai même osé consulter le cours de philosophie d’Armand Cuvillier.
    L’avantage considérable que vous avez sur moi est que vous évoluez dans le monde des idées alors que, étant juriste, je suis dans la soute et la lecture d’Hegel ne m’est d’aucun secours.
    Quelle est votre opinion sur Paul Ricoeur?

    Bonne soirée.

  8. Simone MANON dit :

    On n’est jamais dans la soute dès lors qu’on a l’esprit curieux et surtout pas dans le domaine du droit où il faut à la fois avoir le sens des contraintes du réel et celui des exigences spirituelles que l’ordre juridique s’efforce d’incarner.
    La lecture de Ricoeur est toujours stimulante. J’ai beaucoup d’admiration pour la rigueur et la profondeur de ses analyses.
    Bien à vous.

  9. Grégory MASSÉ dit :

    Bonjour madame Manon.

    Il y a quelques semaines, j’ai découvert avec plaisir le site philolog et je cherchais une bonne occasion de dire tout le bien que j’en pensais et aussi me dévoiler en tant qu’ancien élève (en privée, je pourrais vous donner l’année car en publique, vous pourriez trouver ça indécent).
    Alors l’occasion la voici: nous sommes collègues, mais j’officie en mathématiques dans un collège du Gard. J’anime depuis trois ans un « atelier philo » à déstination des élèves volontaires. Pour tout dire, je co-anime avec deux autres collègues. Le principe en est simple: un sujet est affiché par quinzaine et deux séances y sont consacrés, les lundis entre 12h45 et 13h30. Le premier sujet de l’année portait sur « la rumeur » et à l’occasion de la deuxième séance, un élève a proposé de s’intéresser à la devise « liberté,égalité,fraternité ».
    Comme rien ne nous arrête, on a relevé le challenge et la première séance a eu lieu aujourd’hui même. J’ai rédigé un petit compte-rendu ce que je ne fait quasiment jamais car je tiens à ce que cette activité soit totalement libérale (sic). Il se trouve que pour préparer la première séance (qui se limite, si on peut dire, à la notion de liberté), je me suis beaucoup inspiré de vos cours.
    comme je n’ai pas trop envi de dire des bêtises aux participants de l’atelier, j’aimerai vous le soumettre avant de le diffuser.
    Il va de soi, que si vous n’en avez le temps ou l’envie, je ne m’en formaliserais pas.
    En tout état de cause, merci pour votre travail.
    Bien à vous
    (PS: travaillant sous linux, je n’arrive pas à corriger les fautes d’orthographe de ce commentaire pour des raisons que je ne m’explique pas; aussi, j’aurais voulu remplacer le mot « indécent » par « déplacé »)

  10. Essafi dit :

    J’ai découvert avec plaisir VOTRE site philolog et je trouvais dans ce site l’opportuinité d’enrechir ma thèse intitulée  » liberté de choix incertitude et complexité. Cela dit, je me suis toujours confronté à l’idée de l’absence de la notion de complexité dans tous les articles qui traite ce thème . Je fais alors recoure à votre large connaissance du sujet et votre aimables suggéstions afin d’amilorer le contunu de ma thèse.

    Cordialement

    ESSAFI

  11. Simone MANON dit :

    Je ne peux que vous suggérer de lire Edgar Morin mais je suppose que vous êtes déjà familiarisé avec son oeuvre.
    « Liberté et neurobiologie » de John R. Searle peut aussi vous ouvrir des pistes.

  12. Léo Epstein dit :

    Madame,
    c’est avec plaisir que je vous annonce mon 20 au baccalaureat en philosophie.
    Sans doute ma dernière note aura-t-elle joué le rôle d’électrochoc!
    Merci encore pour cette année, je vous tiendrai au courant de mon orientation post bac,
    Cordialement,
    Léo

  13. Simone MANON dit :

    Toutes mes félicitations Léo. Le bac a rendu justice à un élève que j’avais décidé de former pour l’excellence
    Quelle que soit la voie choisie, elle sera royale pour vous car l’exigence jointe à la rigueur sont des vertus pour la vie entière.
    Tous mes voeux pour la suite.
    Avec mon bon souvenir.

  14. vanessa dit :

    bonjour madame MANON
    j’ai parcouru votre site philolog et j’ai été beaucoup émerveillée par vos explications claires et explicites.moi en tant qu’élève j’aimerai savoir comment l’idée de liberté peut-elle etre la commune mésure du devéloppement?

  15. Simone MANON dit :

    Il faut absolument Vanessa revoir la règle de l’accent du e. La correction de l’expresssion est un prérequis pour tout ce que vous ferez dans la vie.
    Pour votre question, il faut l’affronter par vous-même, en vous demandant quelle est la nature du développement que l’on prend en considération. S’agit-il de celui des Institutions politiques? de l’accomplissement personnel? du développement économique? du développement culturel?
    A chaque niveau, vous découvrirez des problèmes spécifiques et vous serez amenée à donner des définitions précises de la liberté.
    Il faut aussi vous poser la question suivante: commune mesure entre quoi et quoi?
    Bon courage.

  16. rault dit :

    Bonsoir,

    Pourriez-vous me dire quel est le problème posé par le sujet:La liberté est-elle intelligible?

    Merci.

  17. Simone MANON dit :

    Est intelligible ce dont la raison peut rendre compte, ce qu’elle peut comprendre, expliquer etc.
    La question est donc de savoir si la liberté est un objet transparent à la raison ou au contraire s’il n’est pas ce qui la met en échec, ce qui la confronte à des apories.
    Vous trouverez de quoi alimenter la réflexion dans cet article: http://www.philolog.fr/libertedeterminisme-la-question-epineuse/
    Bonne lecture.

  18. herve dit :

    Bonjours ou bonsoir Madame Mamon, c’est juste pour avoir un certain éclaircit ou une précision sur une la phrase suivante « la liberté s’éprouve dans la rencontre d’obstacle » est-ce à dire que sans difficultés nous ne saurons en aucun cas ce que signifie ou être à mesure de nous sentir libre?

    Bien a vous.

  19. Simone MANON dit :

    Bonjour
    Voyez l’article: liberté/obstacle sur ce blog pour approfondir le débat.
    Bien à vous

  20. Dorice dit :

    Bonsoir,
    je me permets de vous laisser un commentaire car malgré la clarté de vos explications une interrogation subsiste en moi. Si l’on considère que pour vouloir pleinement quelque chose il faut être libre de toutes influences, vouloir la liberté n’est pas vouloir ce que l’on possède déjà?
    Par avance merci,
    Dorice

  21. Simone MANON dit :

    Bonjour
    Je suis désolée, je ne comprends guère l’intérêt de ce propos.
    Voyez bien que la liberté est une conquête, non une donnée.
    Bien à vous.

  22. Cyr dit :

    Bonjour Madame,
    Passant à la rentrée en Khâgne, je voulais simplement vous remercier pour tout ce que votre site a pu m’apporter lors de mes révisions. Excellent site où il est possible de trouver des cours d’une grande qualité et qui éclaircissent mes différentes lectures, j’ai trouvé ma Bible virtuelle ! Encore merci à vous.

  23. Simone MANON dit :

    Merci pour ce sympathique message.
    Tous mes vœux d’épanouissement et de réussite dans vos études.

  24. Cyr dit :

    Merci à vous pour votre site, et merci pour vos vœux c’est très gentil !
    Passez un bel été,
    Cordialement.

  25. NGUIAMBA Désiré dit :

    Bonjour Madame MANON,
    Je tenais à vous féliciter pour la qualités des articles de ce blog.
    J’aimerais partager avec vous mon point de vue sur la liberté.
    Il existe deux types de liberté.
    La liberté idéale qui est liée à l’indépendance et l’autonomie.
    La liberté partielle qui est liée à une marge dans la société.
    C’est dans ce deuxième cas de figure que nous sommes. Nous pouvons nous donner nos propres lois tout en respectant les règles.

  26. Simone MANON dit :

    Bonjour
    Votre distinction ne me paraît pas du tout opératoire.
    Tout homme vivant en société est nécessairement soumis à des lois dont il n’est pas l’auteur. Le droit incarne un régime d’hétéronomie. Tout au plus est-il permis d’espérer que les lois posées par le législateur soient de plus en plus des lois raisonnables afin qu’en obéissant à la loi positive, le sujet moral ait le sentiment de n’obéir qu’à lui-même. Tel est le problème que prétend résoudre le contrat social pour Rousseau : « Trouver une forme d’association qui défende et protège de toute la force commune la personne et les biens de chaque associé, et par laquelle chacun s’unissant à tous n’obéisse pourtant qu’à lui-même et reste aussi libre qu’auparavant. »
    Il est significatif de noter que Rousseau n’a pas pu concilier le principe de l’indépendance personnelle et celui de la souveraineté de l’Etat. D’où son idée que seule la dénaturation de l’individu par de bonnes institutions serait capable de résoudre la problème. Cf. « Les bonnes institutions sociales sont celles qui savent le mieux dénaturer l’homme, lui ôter son existence absolue pour lui en donner une relative, et transporter le moi dans l’unité commune ; en sorte que chaque particulier ne se croie plus un, mais partie de l’unité, et ne soit plus sensible que dans le tout. » Emile, Livre I, La Pléiade, IV, p. 249. « Celui qui se croit capable de former un Peuple, doit se sentir en état, de changer pour ainsi dire la nature humaine, de transformer chaque individu, qui par lui-même est un tout parfait et solitaire, en partie d’un plus grand tout dont cet individu reçoive en quelque sorte sa vie et son être » Contrat social,Livre II, § II, La Pléiade, III, p. 381.

    L’autonomie effective (# idéale) est concevable sur le plan moral, elle ne l’est pas sur le plan politico-juridique.

    Je ne vois pas à quoi renvoie ce que vous appelez la liberté partielle. Une liberté partielle est nécessairement une liberté limitée. Dès lors y a-t-il sens à parler de liberté ?
    Peut-être pensez-vous à la distinction qu’un régime libéral opère entre la sphère publique et la sphère privée. Mais si un espace privé est vraiment reconnu, la liberté de l’individu n’est pas partielle dans ce domaine, elle est entière. Je dis bien « si » car même les Etats libéraux réduisent de plus en plus cet espace.
    Bien à vous.

  27. Junior dit :

    Bonjour Professeur,
    Je tiens d’abord à vous féliciter pour ce que vous faites pour les étudiants en philosophie. Je profite aussi de l’occasion pour vous signifier que j’apprécie beaucoup vos positionnements et surtout vos différents points de vue en philosophie. Dernièrement, c’est votre étude sur la liberté humaine qui m’a plu.
    Par ailleurs, concernant, la liberté, je rédige un article sur la conception sartrienne de la liberté. Dans ma première partie, j’ai voulu faire un panorama partant de la genèse aux différentes conceptions de la liberté avant J-P SARTRE. Cependant, je suis un peu coinçé sur la liberté proprement dite chez Sartre. Alors si vous pouvez m’aider en cela. Et aussi votre mot sur sa conception de l’ontologie, de l’existence et son humanisme.
    Je compre sur votre bonne compréhension.
    Bonne soirée.

  28. Simone MANON dit :

    Bonjour
    Il ne faut pas attendre des autres qu’ils fassent le travail à votre place.
    Vous avez sur ce blog de nombreux articles sur Sartre. En tapant Sartre dans l’index, vous les trouverez facilement.
    Bon travail.

  29. Valentine dit :

    Bonjour, je comprends la notion de liberté et la notion d’esprit mais je ne comprends pas ce qu’est exactement la liberté de l’esprit, pouvez-vous m’éclairer sur ce point s’il vous plaît?

  30. Simone MANON dit :

    Bonjour
    Vous avez dans le premier chapitre intitulé la philosophie de nombreux cours vous permettant de comprendre que la liberté intellectuelle et morale n’est pas donnée, elle est conquise. Voyez en particulier la grande leçon de Platon dans l’allégorie de la caverne.
    L’esprit, en tant qu’il est la faculté nous permettant de percevoir le monde, de penser et d’agir, commence par être aliéné par tout ce qui agit sur lui à son insu. Platon parle en ce sens de « chaînes » le retenant prisonnier dans une demeure d’ignorance et de servitude. http://www.philolog.fr/les-chaines-des-prisonniers-de-la-caverne-platon/
    Toute l’entreprise philosophique ( http://www.philolog.fr/pourquoi-philosopher/) dont l’acte inaugural est la prise de conscience de notre ignorance et servitude premières est une entreprise de libération afin de conquérir l’autonomie rationnelle. Cela passe par le doute (Cf. Descartes), la remise en cause des opinions, leur examen (Cf. La critique kantienne) afin de distinguer le vrai du faux et de faire de l’esprit libéré de ce qui l’aveugle le principe de la connaissance et la règle de l’action morale.
    http://www.philolog.fr/kant-lethique-de-la-pensee/
    http://www.philolog.fr/quest-ce-que-la-laicite/#more-4145
    Bien à vous.

  31. ines dit :

    Bonsoir,
    Je me permets de solliciter votre aide afin d’éclairer ma lanterne sur un sujet de dissertation « Suis-je libre si je fais ce que je désire »
    Mon problème est que je ne sais pas vers quel axe de réflexion je dois me tourner et j’ai terriblement peur de faire un hors sujet..
    Dois-je comprendre cet énoncé comme  » est-ce qu’être libre me permet de faire ce que je désire » ou  » est-ce qu’en accédant à mes désirs cela fait de moi un être libre » J’ai pourtant parcouru votre site qui ressource de cours pédagogiques simples et clairs, sans parvenir à répondre à mes questions, c’est aussi pourquoi, je me permets de vous en faire part.

  32. Simone MANON dit :

    Bonjour
    Désolée, ce site n’est pas un site d’aide aux devoirs.
    Vous ne comprenez pas correctement l’énoncé parce que vous vous dispensez de la plus élémentaire rigueur consistant à ne pas transformer arbitrairement sa lettre. Vous avez à réfléchir sur le rapport du désir à la liberté.
    Bien à vous.

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