Flux pour
Articles
Commentaires

 Communication. www.cc-saveetgaronne.fr

 *

 

 « Je vous entends » a deux sens : Un sens physique, auditif,

Un sens mental lui-même double : « je vous comprends » ; « je suis d’accord ».

Continuez à lire »

Millet. L'Angélus. 1859. Musée d'Orsay.

 

     

«  Pour bien se représenter le rôle immense de la religion, il faut envisager tout ce qu’elle entreprend de donner aux hommes ; elle les éclaire sur l’origine et la formation de l’univers, leur assure, au milieu des vicissitudes de l’existence, la protection divine et la béatitude finale, enfin elle règle leurs opinions et leurs actes en appuyant ses prescriptions de son autorité. Ainsi remplit-elle une triple fonction. En premier lieu tout comme la science mais par d’autres procédés, elle satisfait la curiosité humaine et c’est d’ailleurs par là qu’elle entre en conflit avec la science. C’est sans doute à sa seconde mission que la religion doit la plus grande partie de son influence. La science en effet ne peut rivaliser avec elle, quand il s’agit d’apaiser la crainte de l’homme devant les dangers et les hasards de la vie ou de lui apporter quelque consolation dans les épreuves. La science enseigne, il est vrai, à éviter certains périls, à lutter victorieusement contre certains maux : impossible de nier l’aide qu’elle apporte aux humains, mais dans bien des cas elle ne peut supprimer la souffrance, et doit se contenter de leur conseiller la résignation ».

            Freud. Nouvelles conférences sur la psychanalyse. 1915.1917.

  Continuez à lire »

 Goya. Scène d'Inquisition. Fondation de Zaragosse.

*

  L’incompatibilité  est le propre de ce qui ne peut coexister. Si la science et la religion sont incompatibles, cela signifie qu’elles ne peuvent s’accorder sur une question donnée et que si l’on adopte l’une, l’autre est nécessairement exclue. De fait les religions proposent des croyances, des dogmes alors que la science se définit comme une connaissance rationnelle, méthodique et objective d’un domaine d’objets. L’une requiert la foi, l’autre ne reconnaît que la validité de la preuve mathématique ou empirique. L’une se distingue par le caractère foisonnant des croyances, chaque religion ayant son corps de dogmes et souvent des plus contradictoires, l’autre élabore des propositions susceptibles de faire l’accord de « tous les travailleurs de la preuve » c’est-à-dire de tous les membres de la cité scientifique, quelles que soient leurs appartenances nationales ou religieuses.

Continuez à lire »

www.memo.com 

   

« Il est donc à croire que les besoins dictèrent les premiers gestes, et que les passions arrachèrent les premières voix. Et, suivant avec ces distinctions la trace des faits, peut-être faudrait-il raisonner sur 1’origine des langues tout autrement qu’on a fait jusqu’ici. Le génie des langues orientales, les plus anciennes qui nous soient connues, dément absolument la marche didactique qu’on imagine dans leur composition. Ces langues n’ont rien de méthodique et de raisonné; elles sont vives et figurées. On nous fait du langage des premiers hommes des langues de géomètres et nous voyons que ce furent des langues de poètes.

  Continuez à lire »

hurlensemble

*

  A quelles conditions y a-t-il sens à dire qu’on se trouve en présence d’un langage ? Il semble que deux propriétés doivent s’y réaliser, deux propriétés solidaires l’une de l’autre. D’une part la symbolisation, d’autre part la communication.

Continuez à lire »

P. Brueghel l'Ancien. 1525.1569. La Tour de Babel. 1563. Vienne.

 

*

   Il est absurde de poser la question d’une priorité car il n’y a pas plus de pensée sans langage que de langage sans pensée. « La pensée fait le langage en se faisant par le langage » écrit Henri Delacroix.

   En droit, on peut affirmer l’antériorité de la pensée sur le langage car les signes sont une création humaine. Cependant en fait, la pensée n’existe pas indépendamment du langage.

Continuez à lire »

Le langage.

dictionnaire

 

   L’opération par laquelle le corps animal se met magiquement à distance de lui-même pour devenir conscience est le langage. Le langage interpose le signe entre la conscience et son objet de telle sorte que celui-ci existe comme une signification. Grâce au signe la conscience dispose de la chose, en dehors de sa présence sensible et peut viser des significations débordant largement l’ordre du visible. Car les signes ne désignent pas seulement les choses de ce monde, ils ouvrent sur l’invisible, monde des idées, des valeurs, des relations, n’ayant pas d’autre support matériel que les signes mais constituant l’horizon de notre humanité.

  Continuez à lire »

Les Causeuses. Camille Claudel. 1897. Musée Rodin.

 

  

Le langage est un système de signes permettant l’expression et la communication de la pensée. Il présuppose deux conditions :

  • La pensée. Parler consiste à viser du sens à travers des signes. Or seule une conscience ou une pensée peut intentionner du sens et effectuer le rapport par lequel un signifiant  renvoie à un signifié.
  • La vie en société. Parler c’est parler à quelqu’un qui nous parle. Le langage manifeste l’être relationnel de l’homme. « Le langage est fils de société » écrit Alain.

Max Weber.1864.1920. Photo Leif Eriksson.

Agnosticisme : Du grec : gnosis : la connaissance ; a : privatif.

Doctrine selon laquelle il n’y a pas de connaissance possible de tout ce qui dépasse l’expérience. L’agnostique suspend son jugement. Ni il n’affirme l’existence de Dieu, ni il ne la nie. Il avoue son impuissance en cette matière.

Continuez à lire »

Dürer. Mains en prière. 1508. 

   
Toute religion met en jeu une expérience humaine fondamentale que l’on décrit sous le nom de sentiment religieux.

  Le mot religieux paraît avoir deux sens possibles :

  Continuez à lire »

« Articles plus récents - Articles plus anciens »