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       Pour les logiciens le seul raisonnement qui soit absolument rigoureux est la déduction.

 Déduire c’est tirer d’une ou de plusieurs propositions appelées prémisses une conclusion qui en découle logiquement et nécessairement.

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« Quand on est jeune il ne faut pas remettre à philosopher, et quand on est vieux il ne faut pas se lasser de philosopher. Car jamais il n’est trop tôt ou trop tard pour travailler à la santé de l’âme. Or celui qui dit que l’heure de philosopher n’est pas encore arrivée ou est passée pour lui, ressemble à un homme qui dirait que l’heure d’être heureux n’est pas encore venue pour lui ou qu’elle n’est plus. Le jeune homme et le vieillard doivent donc philosopher l’un et l’autre, celui-ci pour rajeunir au contact du bien, en se remémorant les jours agréables du passé ; celui-là afin d’être, quoique jeune, tranquille comme un ancien en face de l’avenir. Par conséquent il faut méditer sur les causes qui peuvent produire le bonheur puisque, lorsqu’il est à nous, nous avons tout, et que, quand il nous manque, nous faisons tout pour l’avoir. Attache-toi donc aux enseignements que je n’ai cessé de te donner et que je vais te répéter ; mets-les en pratique et médite-les, convaincu que ce sont là les principes nécessaires pour bien vivre.

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« Un mythe est un récit forgé pour répondre aux grandes questions que les hommes se sont toujours posées quand ils réfléchissent à leurs origines, aux raisons d’être et aux destins de notre univers et de notre race, aux grands phénomènes énigmatiques qui s’y présentent à nous de toutes parts. Si l’on me demande ce que c’est qu’un orage, j’évoquerai l’humidité de l’air, la formation des nuages, les phénomènes d’ascension rapide de certains d’entre eux, leur charge à la fois électrique et pluviométrique, et autres abstractions…

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LE CHOEUR :

   « Il est bien des merveilles en ce monde, il n’en est pas de plus grande que l’homme.

   Il est l’être qui sait traverser la mer grise, à l’heure où soufflent le vent du Sud et ses orages, et qui va son chemin au milieu des abîmes que lui ouvrent les flots soulevés. Il est l’être qui tourmente la déesse auguste entre toutes, la Terre,

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    Les statistiques concernant la fréquentation de mon site montrent que la page consacrée au mythe de Prométhée est très consultée. Or je n’ai pas commenté ce mythe de manière détaillée. Souci de faire court conformément aux exigences de ce média et de la difficulté de certains élèves à suivre les approfondissements. On pourra toujours se contenter d’une approche rapide, mais pour ceux qui sont plus curieux, voici une explication plus substantielle. Continuez à lire »

  

 

    La Catalogne interdit la corrida… Ce  n’est pas que le public des arènes ait disparu. Il est toujours bien vivant et il  exige plus que jamais son lot de sacrifices mais on a l’impression qu’il préfère les victimes humaines aux victimes animales. Ce qui me conduit à me demander si les matadors de la tauromachie ne sont finalement pas plus civilisés que ceux qui sévissent dans nos journaux.

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    Pour ceux qui sont à la recherche de livres enthousiasmants qu’il ne faut absolument pas manquer, en voilà un qui ne décevra pas leurs attentes. Il se lit comme un polar et pourtant il nous emporte dans une intrigue autrement plus fondamentale qu’une intrigue policière.

   Il ne s’agit rien de moins que du roman de l’intelligence aux prises avec l’énigme du réel à une époque où se joue la grande aventure intellectuelle du XX° siècle. Rutherford, Mach, Bohr, Einstein, Hevesy, Sommerfeld, Breuer, Freud, Ferenczi, Jung, Pauli, Von Neumann, Heisenberg, Gödel, etc. sont les personnages de ce roman que l’auteur fait dialoguer à bâtons rompus et situe dans une histoire longue dans laquelle la modernité scientifique est référée à une tradition kabbalistique qu’elle porte en elle à la fois comme sa mauvaise conscience et ce qui la féconde souterrainement.

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«   Le plus fort n’est jamais assez fort pour être toujours le maître, s’il ne transforme sa force en droit et l’obéissance en devoir. De là le droit du plus fort; droit pris ironiquement en apparence, et réellement établi en principe. Mais ne nous expliquera-t-on jamais ce mot? La force est une puissance physique; je ne vois point quelle moralité peut résulter de ses effets. Céder à la force est un acte de nécessité, non de volonté; c’est tout au plus un acte de prudence. En quel sens pourra-ce être un devoir?

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« Quand quelqu’un ne trouve pas beau un édifice, un paysage, un poème, il ne se laisse pas imposer intérieurement l’assentiment par cent voix, qui toutes les célèbrent hautement. Il peut certes faire comme si cela lui plaisait à lui aussi, afin de ne pas être considéré comme dépourvu de goût; il peut même commencer à douter d’avoir assez formé son goût par la connaissance d’une quantité suffisante d’objets de ce genre (de même que quelqu’un qui croit reconnaître au loin une forêt dans ce que tous les autres aperçoivent comme une ville doute du jugement de sa propre vue). Mais, en tout cas, il voit clairement que l’assentiment des autres ne constitue absolument pas une preuve valide pour l’appréciation de la beauté : d’autres peuvent bien voir et observer pour lui, et ce que beaucoup ont vu d’une même façon peut assurément, pour lui qui croit avoir vu la même chose autrement, constituer une preuve suffisante pour construire un jugement théorique et par conséquent logique; mais jamais ce qui a plu à d’autres ne saurait servir de fondement à un jugement esthétique. Le jugement des autres, quand il ne va pas dans le sens du nôtre, peut sans doute à bon droit nous faire douter de celui que nous portons, mais jamais il ne saurait nous convaincre de son illégitimité. Ainsi n’y a-t-il aucune preuve empirique permettant d’imposer à quelqu’un le jugement de goût »

                                  Kant, Critique de la faculté de juger, § 33

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 Corrigé : bonne copie d’élève du bac littéraire, 1977.

 

    « La communication est un acte essentiel dans les sociétés humaines, peut-être le plus important, et cependant très complexe. Cette communication semble passer principalement par le langage, qui est apparemment le moyen le plus élaboré pour communiquer ce que l’on a à dire. La complexité même du langage peut trahir l’idée initiale, ou ne pas la rendre totalement, mais peut-on exprimer plus que ce que l’on veut dire? 

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