Comment se repérer dans ce blog ?
19 Oct 2007 par Simone MANON
L’ordre des publications est structuré par la conduite du cours dispensé pendant l’année. Celui-ci obéit à un programme officiel comportant un ensemble de notions. Chaque notion est inscrite sous un thème. Ceux-ci- sont au nombre de cinq : Le sujet ; la culture ; la raison et le réel ; la politique ; la morale.
Par exemple : Le sujet inclut une réflexion sur la conscience et l’inconscient, le désir, autrui, l’existence et le temps, la perception. La culture inclut : nature et culture, le langage, l’art, la technique, la religion, le travail, l’histoire. La raison et le réel inclut : théorie et expérience, la démonstration, l’interprétation, le vivant, la matière et l’esprit, la vérité. La politique inclut : la société et l’Etat, la justice et le droit. La morale inclut : la morale, la liberté, le devoir et le bonheur.
Le blog comportera des chapitres, chacun renvoyant à une notion et à un thème. Chaque chapitre comporte une présentation. Un cours a de nombreuses ramifications puisqu’il s’étaye sur des textes et donne lieu à des dissertations. Textes, dissertations, notions définies dans un répertoire appartiennent donc à des chapitres qui sont indiqués.
Pour permettre la familiarisation avec les concepts philosophiques je propose des questions traitées ou non sous forme de dissertation. Là aussi le chapitre est indiqué.
Des dissertations et des explications de texte, épreuves types du baccalauréat supposent des méthodes. On peut donc se reporter aux cours de méthodologie.
Et puis, je me permets des illustrations et des récréations parce que l’intérêt d’un blog est aussi d’ouvrir un espace de liberté.
Je tiens beaucoup aux illustrations dans la mesure où les belles choses ne sont pas que les belles pensées. Ce sont aussi les œuvres d’art comme cette éblouissante Ecole d’Athènes. Je ferai mon miel de tout ce qui pourra réjouir l’âme et les yeux de ceux auxquels je m’adresse.
NB: On pourra lire la légende et connaître la provenance des images en positionnant la souris sur chacune d’elles.
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Bonjour
Je suppose que la demande que vous me faîtes sera satisfaite par votre professeur car c’est évidemment la tâche d’un enseignant en classe préparatoire de travailler la problématique engagée par le thème au programme.
Je réfléchis en ce moment sur autre chose et je ne pense pas mettre en ligne un cours sur l’espace.
Bon courage pour cette année et tous mes vœux de réussite dans vos études.
Bien à vous.
Bonjour Madame
C est avec un grand plaisir que je vous écris cette note. Je suis très touché par votre capacité et votre disponibilité à bien vouloir aider des gens à se perfectionner pour certain et à s’instruire librement par amour pour votre discipline.Le monde a besoin de gens comme vous;des gens disponibles à servir,vous êtes des citoyens modèles de ce monde.Un jour l’on demanda à Socrate d’où il était mais il ne répondit pas d Athènes mais un citoyen du monde.En effet je suis instituteur de profession, j’ai eu aussi à gérer une bibliothèque au sein de mon lycée où je suis affecté présentement comme surveillant;comme j’ai le goût des études en philosophie j’aimerais à présent reprendre le chemin des amphithéâtres par votre précieux soutien.
Bonjour
Je ne communique avec toute personne désireuse de le faire que par la médiation de ce blog. Si vous rencontrez des difficultés dans l’appropriation des significations, il vous suffit de formuler sur ce blog ce qui vous fait problème.
Dans les limites de mes possibilités, je vous répondrai.
Bien à vous.
Bonjour Madame,
Je voudrais faire valider mon accès à ce blog intéressant et avoir des discussions avec vous sur skype ou sur facebook. bonne journée.
Bonjour
Je suis désolée, mais je n’échange que par le canal de ce blog, accessible gratuitement à tous.
Bien à vous.
Permettez moi avant tout de vous féliciter pour votre oeuvre pédagogique et philosophique qui est pour moi la réussite d’une vie.
DRH pendant vint-cinq ans dans un grand groupe, j’ai pu mesurer à quel point l’insuffisance de recul, de culture et de réflexion philosophique provoquaient de continuelles catastrophes et incohérences. Diplômé d’un master professionnel 2 à la Sorbonne, sur l’anticipation et la gestion de l’emploi, je souhaiterais effectuer un mémoire de recherche en philosophie politique (et peut-être morale), sachant que j’ai toute ma vie été passionné par la philosophie.
Quelle voie me conseillez vous de prendre ? Débuter depuis la 1ère année de Licence, ou tenter une VAE, mais à quel niveau, sachant que je n’ai jamais lu de la philosophie qu’en autodidacte.
Vous remerciant vivement de votre réponse, je vous souhaite de très bonnes fêtes de fin d’années.
Merci, Monsieur, pour ce sympathique message.
Pour ce qui est de vous conseiller, j’avoue que je ne m’y sens guère autorisée car je ne peux pas me faire une idée de votre niveau philosophique.
L’important pour maîtriser une discipline est d’en avoir les bases. Si vous pensez que vous en manquez, un cursus universitaire peut être le bienvenu. Encore faut-il que celui-ci soit construit sur d’autres intérêts que ceux des professeurs titulaires des postes. J’entends de plus en plus d’étudiants se plaindre sur ce plan là.
En tout cas, je vous souhaite de bien choisir et de vous épanouir dans votre projet.
Joyeuses fêtes et tous mes vœux de bonheur pour la nouvelle année.
Suis en classe de terminal L Salut permettez moi de vous remercier de votre èffort que vous faites pour les élèves merci je voudrai savoir comment problématiser un sujet de dissertation philosophique
Bonjour
Vous avez un cours de méthode qu’il suffit de consulter. https://www.philolog.fr/methodologie-de-la-dissertation-philosophique/
Vous devez être attentif aux termes de l’énoncé, les analyser avec rigueur afin de faire apparaître les deux manières d’envisager les choses sur une question donnée (ce qu’on appelle un traitement dialectique avec thèse et antithèse)et de voir dans le dépassement comment on peut montrer qu’il n’y a pas de contradiction entre l’une et l’autre mais seulement une ambiguïté des choses justifiant les deux points de vue.
Bien à vous.
BONJOUR MADAME,surtout merci pour cette initiative louable.J’aurais besoin de votre aide pour un exposé concernant le chapitre 6 DU LIVRE1 DU CONTRAT SOCIAL.MERCI
Bonjour
Vous avez tout ce qu’il faut sur ce blog pour vous aider. Il suffit de vous donner la peine de le chercher.
Bon travail.
MERCI BIEN MADAME.ET SURTOUT PARDON POUR LA REPONSE TARDIVE.AICHATOUDépuis le NIGER
Bonjour Madame,
Je ne me lasse pas de parcourir ce site.
Ce n’est qu’un petit détail et cela a peut-être déjà été signalé, mais les chapitres sont organisés de la publication la plus ancienne à la plus récente. Or, il faut sélectionner « articles plus anciens » pour accéder aux pages suivantes contenant des articles plus récents.
Sincères salutations
Bonjour Thomas
Vous avez raison mais les logiciels n’ont pas toujours la souplesse qu’on voudrait.
En ayant conscience de la convention, elle cesse d’être un obstacle.
Mille excuses pour cet inconvénient.
Bien à vous.
Bonjour Madame !
Je voudrais faire une dissertation facultative donnée par mon professeur de philosophie. La question est « Une oeuvre d’art peut-elle être vivante ? » J’aurais besoin de quelque explications car je n’arrive pas a cerner le sujet. Pouvez-vous m’aider ? Merci beaucoup !
Colombe
Re bonjour !
J’ai oublier de vous dire ou j’étais rendu dans ma réflexion sur la question « Une oeuvre d’art peut-elle être vivante ? »
Alors :
L’oeuvre est produite par des êtres vivants. La personne donne a son oeuvre une partie d’elle même, un partie de son âme ? Alors peut on dire qu’elle vie ?
Mais l’oeuvre d’art ne possède pas La Vie pour autant.
Et si l’oeuvre d’art est ‘incarné » par des personnes ? danse, chant, théâtre…? Vie t’elle pendant un instant ?
Voila ou j’en suis pour le moment… Pouvez vous m’aider ? Auriez vous un plan possible ?
Bonjour
Si vous êtes familiarisée avec ce blog, vous avez dû vous apercevoir que ce n’est pas un site d’aide aux devoirs.
Vous devez interroger le sens qu’il est possible de donner à « vivante ».
Pourquoi parle-t-on des arts vivants? Voilà ce que vous avez à approfondir.
Suggestion: Un livre qu’on ne lit plus, une musique qu’on n’écoute plus ou une peinture qu’on ne regarde plus sont-ils encore vivants?
PS: Veillez à soigner la correction de votre expression.
Ex: J’ai oublié. L’œuvre d’art est incarnée. Vit-elle.
Bon travail.
Très content de voir ce blog que j’ai découvert en cherchant des travaux sur Hannah Arendt et je vous remercie de le tenir,et quand il me sera possible de formuler des intérrogations,j’ose croire que vous serez disponible de communiquer.
Merci encore pour ce merveilleux travail…
Madame, je cherche à rencontrer un philosophe ou un chercheur qui travaille sur la mémoire. J’ai surement pour cette personne un témoignage à lui faire, qui j’en suis sûr, pourrait l’aider. J’ai été le témoin d’un vision panoramique, c’est-à-dire que j’ai vu le temps d’un instant ma vie fragmentée en images juxtaposées, similaire à celle que j’ai pu lire dans « L’énergie spirituelle » d’Henri Bergson. Je l’ai transposé en roman, mais comme à quatre reprises j’ai essuyé des refus de maisons d’éditions, moi qui croyait surprendre avec cette révélation tout à fait miraculeuse et qui m’a rendu la mort presque avenante, je cherche à la partager avec des spécialistes. Je vous remercie d’avance et recevez toute ma reconnaissance.
Démoulin Stéphane
Bonjour
Je ne connais pas de personnes travaillant sur le thème de la mémoire. Mais il se peut qu’un internaute vous réponde favorablement.
Avec tous mes vœux pour que vous trouviez ce que vous espérez.
Bien à vous.
Bonsoir madame;
je viens de découvrir votre blog qui est une grande aubaine pour moi car je prépare le concours du normalien instituteur avec la philosophie comme option.
je me suis exercé sur quelque sujets en rédigeant les introductions. Je voudrais avoir vos suggestions la dessus:
Merci de me les corriger !
Bac philo 2014 Sénégal (série L)
Sujet 1 : Doit-on toujours respecter les lois ?
INTRODUCTION
La vie en société repose nécessairement sur des règles. Le respect de ces règles garantit l’harmonie et la stabilité dans la société. Au niveau étatique, les règles prennent la forme de lois codifiées dont le pouvoir judiciaire a pour mission de les faire appliquer.
Ainsi comme le dit l’adage « nul n’est censé ignoré la loi » atteste que les lois doivent être scrupuleusement respectées. Pourtant les lois ayant une forme dynamique par le biais de la rectification, de l’abrogation ou de l’adoption de nouvelles lois, peuvent parfois être contestées par les administrées lorsqu’ils les considèrent comme étant injustes.
Dès lors la question qui se pose est de savoir si l’on doit toujours respecter les lois ?
De ce questionnement découlent d’autres interrogations :
L’individu n’est-il pas soumis à l’autorité des lois ?
N’existe-t-il pas des circonstances particulières qui permettent à l’individu la désobéissance ?
En fin ne trouve-t-on pas des régimes dans lesquels le respect les lois n’est plus considéré comme des obligations, mais plutôt comme un choix délibérés de la part de l’individu ?
Sujet 2 : La science doit ses progrès à ses méthodes de vérification.
Qu’en pensez-vous ?
INTRODUCTION
Pendant longtemps, la science fut considérée comme une « branche » de la philosophie. La phrase « que nul n’entre ici s’il n’est géomètre » a été gravée à l’entrée de l’Académie, l’école fondée à Athènes par Platon. Mais au XVIIe siècle, la science commence à s’émanciper progressivement de la philosophie pour devenir une discipline autonome.
A l’heure du bilan, les résultats de la science sont incomparables à ceux de la philosophie.
Dès lors les questions suivantes se posent : à quoi la science doit-elle ses progrès ? Est-ce à ses méthodes de vérification ?
La répondre à ces interrogations, nécessite d’autres interrogations ?
Qu’est-ce que la science ?
Quelles sont les différents types de sciences ?
Enfin quelles sont les différentes méthodes de vérification des vérités scientifiques ?
Bac philo France 2014(série L)
Sujet 1 : Doit-on tout faire pour être heureux ?
INTRODUCTION
La recherche du bonheur est une préoccupation constante de l’homme au cours de sa vie. Le bonheur peut se concevoir comme un état de plénitude stable. Cet état doit être doit être suffisamment durable pour qu’on puisse parler de bonheur. Un bref bonheur se nomme plaisir.
Ainsi si certaines doctrines hédonistes soutiennent l’idée selon laquelle la recherche du plaisir est le bien unique et suprême dans la vie, d’autres comme l’ascétisme prônent la fermeté, l’indifférence ou la résignation face à la douleur ou malheur.
Dès lors la question qui se pose est de savoir si l’on doit tout faire pour être heureux ?
De ce questionnement, il en ressort d’autres interrogations :
Jusqu’où doit-on aller pour atteindre le bonheur ?
Le bonheur résulte-t-il d’une pratique ou d’un art de vivre ?
Enfin le bonheur dépend-il nécessairement des moyens matériels ?
Thème sur le langage :
Sujet : Nos paroles peuvent-elles dépasser notre pensée ?
La parole et la pensée sont intimement liées. Elles interviennent toutes les deux dans le domaine du langage.
La parole c’est l’ensemble des sons articulés qui sont émis par les organes de la phonation. Quant à la pensée, elle recouvre toute production mentale intérieure en dehors de sa transmission ; il s’agit des produits de l’intelligence.
Ainsi si la parole permet d’extérioriser la pensée, il arrive souvent que les mots nous manquent pour exprimer clairement notre pensée. Dans une autre sens la parole trahit parfois notre pensée ce qui nous fais regretter nos propos.
A cet effet la question qui se pose est de savoir si nos paroles peuvent-elles dépasser notre pensée ?
Sous ce rapport il convient de se poser les interrogations suivantes :
Nos paroles peuvent-elles traduire intégralement notre pensée ?
La parole déforme-t-elle la pensée ou la traduit-elle fidèlement ?
Enfin la pensée doit-elle guider la parole ?
Bonjour
Désolée, je ne suis pas un correcteur de devoirs.
Vos introductions n’en sont pas s’il est vrai que leur fonction est de dégager avec rigueur la problématique engagée par l’énoncé.
Ex pour le premier sujet.
L’expression importante est « doit-on ». Vous n’y prêtez aucune attention au profit de questions vagues, en toute rigueur hors sujet. Quels sont les enjeux d’une réflexion centrée sur l’idée de devoir?
Il en est de même pour tous les sujets. Vous bavardez autour, vous n’explicitez pas avec rigueur les problèmes précis que vous avez à affronter.
Bien à vous.
Bonsoir,
Merci des suggestions même si je suis un peu resté dans ma faim!
Tout de même j’aimerai avoir quelques indications sur le meilleur façon pour dégager une problématique. Doit-on expliquer les concepts clés pour faire ressortir le problème?
Généralement je définis les concepts en abordant le développement.
Vos conseils seront d’une importance capitale car comme vous le savez le hors sujet est toujours catastrophique pour un candidat.
Merci et vous!
Bonjour
Vous avez sur ce blog tout ce qu’il faut pour éclairer votre lanterne. Il vous suffit de vous donner la peine de l’exploiter.
Un cours de méthode: https://www.philolog.fr/methodologie-de-la-dissertation-philosophique/
Des exemples d’introductions détaillées ou des dissertations rédigées. La table des matières vous en donnera une idée.
Ex: https://www.philolog.fr/peut-on-forcer-quelquun-a-etre-libre/
https://www.philolog.fr/un-acte-libre-est-il-un-acte-imprevisible/
https://www.philolog.fr/lenfance-est-elle-ce-qui-doit-etre-surmonte/
https://www.philolog.fr/peut-on-vouloir-le-mal/
Bien à vous.
Bonjour Madame ,
Je suis actuellement en terminale Literraire et notre professeur de philosophie nous a donné une introduction à faire sur le sujet « Qui suis-je? » . Je n’arrive malheureusement pas à commencer mon travail faute d’argument … J’aimerai savoir si il vous est possible de m’aider ?
Merci d’avance .
Bonjour
Ce site n’est pas un site d’aide aux devoirs.
Votre professeur vous a certainement donné un cours de méthode: https://www.philolog.fr/methodologie-de-la-dissertation-philosophique/
La fonction d’une introduction consiste à dégager les problèmes impliqués dans la question.
Demandez-vous le type de difficultés que pose l’interrogation sur notre être.
Pour vous aider voyez par exemple: https://www.philolog.fr/la-conscience-de-soi-est-elle-une-connaissance-de-soi/
Ou bien les cours sur l’identité https://www.philolog.fr/identite-introduction-generale/
https://www.philolog.fr/identite-i-le-probleme-metaphysique/
https://www.philolog.fr/identitele-probleme-psychologique-et-social/
Bon travail.
Je vous avoue que je suis desolé avec vous à cause de certainnes réponses de votre part à quelques e´tudiants, visiteurs.
Alors, je ne vous demanderai rien.
Grand merci pq. vous avez m’empêcher de participer.
Bonjour
Heureuse initiative… Personne ne vous oblige à fréquenter mon site s’il ne vous plaît pas.
Bien à vous.
Bonjour Madame Manon et chère collègue,
permettez moi d’abord de vous féliciter pour la qualité de votre site que j’ai découvert récemment et que j’ai conseillé à mes élèves de découvrir, s’ils désiraient avoir un autre éclairage que mon cours. Je ne suis pas certain qu’ils se soient empressé de se connecter à votre site, mais on ne sait jamais…
Je vous écris pour vous demander votre avis. J’ai beau avoir de la « bouteille » (j’enseigne depuis 85..) il m’arrive parfois encore d’être désarçonné par certains élèves. J’ai cette année en terminale S un garçon de 16 ans qui dès le deuxième cours de la rentrée a revendiqué son appartenance aux « témoins de Jéhovah ». Depuis il ne se passe pas un cours sans que le contenu de celui-ci fasse l’objet d’une remise en cause véhémente. J’ai déjà eu dans ma carrière des élèves de confession catholique, musulmane ou juive, et leurs objections étaient l’occasion de travailler en classe tel ou tel texte de Descartes, Leibniz, Spinoza, Kant etc., et ces élèves comprenaient que la philosophie n’est pas l’ennemie irréductible de la croyance, mais qu’elle détermine précisément les territoires respectifs du savoir et de la foi (pour faire vite…). Avec cet élève c’est beaucoup plus compliqué. Or ce garçon est sensible et intelligent, et honnêtement, je ne sais pas comment m’y prendre. Un exemple: lors du dernier cours, excédé par sa mauvaise foi, son arrogance et sa véhémence, je lui ai lancé: « J., sors de ton ignorance volontaire, tu verras ça te fera du bien » Ces paroles l’ont rendu furieux et il est sorti de la classe ( je vous rassure, j’ai demandé à un de ses camarades de l’accompagner à la vie scolaire…).
J’ai évidemment averti l’administration ( en l’occurrence le Proviseur adjoint ) qui connaît le problème puisque la région où j’enseigne est un « nid » de cette secte, et que cet élève a déjà évidemment posé problème à d’autres collègues. Mais on ne peut pas dire que la discussion avec le Proviseur-adjoint m’ait été d’un grand secours.
Je ne veux évidemment pas vous ennuyer avec mon histoire, mais si jamais vous avez une suggestion, je suis preneur.
Bien à vous
Yves Baumgarten
Bonjour cher collègue
Vous avez bien conscience que je ne suis pas plus armée que vous contre cette difficulté. Le questionnement philosophique suppose un minimum de liberté intellectuelle et morale que le propre de certains endoctrinements est d’anéantir. Socrate ne prétendait pas que tous les esprits sont disponibles pour philosopher et il avouait passer son chemin en présence de certains.
Vous n’êtes pas dans la situation de pouvoir passer votre chemin. Alors que faire?
D’abord éviter la réaction bien compréhensible qui a été la vôtre. La philosophie exige l’ascèse des affects, ici l’irritation, et le souci de maintenir l’échange dans les limites de l’examen des idées. Nécessité de pratiquer la salvatrice ironie permettant de confronter l’autre à ses contradictions et aux apories de son discours.
Votre stratégie consistant à mobiliser un texte est le meilleur recours. Le distribuer aux élèves pour un travail préparatoire à la maison et une analyse en cours. Rien de plus libérateur pour tout le monde. On coupe ainsi l’herbe sous les pieds de l’hystérisation du débat. On invite à emprunter un détour qui peut-être arrachera certains à l’étroitesse d’esprit.
Dans ce cas de figure ne serait-il pas judicieux de pointer le rapport des attachements passionnels aux idées et de la violence? Un chrétien devrait être sensible au risque de trahir l’idéal de l’agapè (aime ton prochain…) et de la non-violence ( Si quelqu’un te frappe sur la joue droite, tends-lui aussi la gauche) qu’enseigne le Sermon sur la montagne.
Voilà pourquoi je pense à ce beau texte de Cioran, intitulé généalogie du fanatisme qui se trouve en ouverture du Précis de décomposition..
Texte intéressant dans la mesure où on peut discuter le remède qu’il propose (l’indifférence idéologique) en montrant que « ce n’est pas le doute qui rend fou, c’est la certitude » (Nietzsche), que « le pire ennemi de l’esprit, ce n’est pas l’erreur, c’est le dogme » (Alain), et que l’absence de certitude absolue n’exclut pas l’acte de foi dans la capacité de l’esprit humain à fonder des croyances susceptibles de faire l’accord des esprits. Ce qui est la vocation de l’entreprise philosophique au sens socratique. On peut en profiter pour suggérer aux élèves une réflexion qui pourrait être un beau sujet de dissertation: l’homme n’a-t-il pas d’autre alternative que l’indifférence ou le fanatisme?
PS: Je dois vous avouer que je condamne l’habitude du tutoiement entre professeur et élèves. Il me semble que le projet d’instituer le sujet rationnel requiert certains rites, parmi lesquels celui de rendre sensible le présupposé de la transcendance de l’esprit (au sens où la rectitude de son exercice exige l’ascèse des affects, donc la distance par rapport à soi).
Si vous ne disposez pas du texte que je vous suggère, je peux le scanner et vous l’envoyer.
Bien à vous.
Bonjour chère collègue,
je tiens d’abord à vous remercier pour la rapidité de votre réponse, la bienveillance dont elle témoigne et surtout la pertinence de vos remarques.
Je connais ce texte de Cioran et je dois l’avoir dans ma bibliothèque. C’est effectivement une excellente suggestion. L’ascèse des affects est bien sûr indispensable à l’exercice de notre métier, mais nous ne sommes pas toujours à tout moment à la hauteur de cette exigence, surtout quand un élève multiplie les provocations. Sur le tutoiement je suis mitigé. Disons que je pratique un tutoiement socratique…
Bien à vous et encore merci pour votre solidarité.
Quel est l’auteur de la pensée: « L’art est un échec de la mort »?
Bonjour
Je ne prends la peine de répondre qu’aux personnes témoignant de la plus élémentaire des politesses. C’est ce qu’il faut vous empresser d’apprendre.
Bien à vous.
Bonsoir Madame, je n’ai pour l’instant lu que quelques articles et commentaires de votre site mais cela témoigne suffisamment de sa qualité qui m’aurait grandement aidé en terminale.
Cependant je suis actuellement en deuxième année de classe préparatoire aux écoles de commerce et le thème de Culture Général annuel est la VÉRITÉ. Je révise ce concept depuis la rentrée mais il est si vaste (rapport à tout ce qui existe) que je me perd, au risque d’être inefficace.
Vous qui avez une connaissance approfondie et générale du sujet, comment vous y prendriez vous? Privilégiez vous les fiches par philosophe (et auteur puisqu’on insère la littérature), ou plutôt par problématique? Comment établir une liste de citation pertinente?
Merci beaucoup pour votre travail, bonne soirée
Bonjour
Je suppose que votre professeur vous initie aux problématiques et aux analyses détaillées des divers auteurs.
Il convient donc de faire des fiches des unes et des autres.
Quant aux citations pertinentes, elles s’imposeront à vous au terme de tout ce travail.
Bon courage et tous mes vœux de réussite au concours.
Bonjour,
je suis enseignante en philosophie depuis quelques années maintenant et c’est toujours un réel plaisir d’aller chercher des textes dans votre blog qui est une ressource inépuisable tant pédagogiquement qu’intellectuellement !
Un grand merci pour tout ce travail réalisé qui aide à la fois les collègues et les élèves.
Bien à vous,
adeline
Merci, chère collègue, pour ce sympathique message et bonne rentrée.
Bien à vous.
Chere collègue, moi je travaille le mème thème que vous depuis qulque temps. Je suis intéressée à pouvoir contacter avec vous car j’ai assez de doutes sur ce sujet. Merci d’avance,
Mag.Marta Bayarres Delio
Montevideo, Uruguay
Bonjour
Comme vous ne précisez pas la nature du thème et ne posez aucune question, il m’est difficile de vous répondre!
Bien à vous.
Bonsoir madame,je suis à la recherche d’œuvres traitants de la réalité , je suis en questionnement , peut être en raison du temps qui passe,sur la réalité , si ce que l’on vit est bien réel , où pas. Je m’interroge aussi sur le fait que je pourrait être le seul être , et que tout ne serait alors que la projection de mes pensées , comme si en quelque sorte je créais moi même le monde qui m’entoure et dans lequel je vis.Y a t’il des philosophes traitant de ces questions ? Pouvez vous s’il vous plait m’indiquer leurs œuvres .Je suis profane dans ce domaine et ne sais par où commencer. Merci d’avance.
Bonsoir
Votre message témoigne d’un questionnement que le grand Descartes a conduit avec rigueur. Reportez-vous au cours sur le cogito ( https://www.philolog.fr/le-cogito-ou-la-certitude-de-soi-comme-chose-pensante/). Vous découvrirez que le philosophe montre que la conscience ne peut être certaine que d’elle-même, qu’elle fait l’expérience du solipsisme et que pour s’assurer du monde, il faut s’en remettre à la véracité divine.
Cependant les phénoménologues critiquent le solipsisme en montrant que la certitude de l’existence d’autrui est préréflexive et que l’intersubjectivité est une expérience originaire.https://www.philolog.fr/la-critique-de-lanalyse-cartesienne/
https://www.philolog.fr/intersubjectivite/
https://www.philolog.fr/la-conscience-est-essentielle-au-devoilement-de-letre-mais-inessentielle-quant-a-son-etre-sartre/
La seule chose qui m’assure vraiment qu’il y a hors de moi un monde n’est-ce pas le fait que d’autres le perçoivent aussi?
Bien à vous.
Bonsoir madame, tout d’abord je tien a vous remercier, d’avoir pris le temps de me répondre. Je me suis plongé avec curiosité et intérêt dans les explication et références que vous m’avez conseillé .Je pense avoir globalement saisi les différents concepts , et j’adhère tout à fait a la pensée de Descartes . Je crois en effet d’avantage à la réalité de » l’esprit » qu’à la réalité de la matière , et cela malgré les arguments évidement recevables de ces détracteurs.Il me semble que l’esprit , et sans parler du « je » qui n’est peut être après tout qu’un « jeu »de l’esprit, peut créer la matière où du mois l’illusion de la matière .Il me semble avoir compris (peut être de manière intuitive )que Descartes ne nie pas autrui en tant qu’entité où moyen de se construire ,il remet en question la réalité de l’existence d’autrui en tant que conscience indépendante de la sienne.L’interaction avec les autres et l’environnent , ne serait alors qu’une projection de l’esprit créant l’illusion de la réalité .tout se passerait il a l’intérieur ? Si l’on peut dire?Comment peut on considérer l’intersubjectivité comme une réalité?puisque dans un rêve j’interagi avec autrui tout en pensant que c’est la réalité donc l’intersubjectivité fonctionne dans mon rêve.Etant donné , qu’après tout je ne sais pas si la réalité existe comment puis je être sur de la réalité de l’intersubjectivité en tant que tel? Je vous pris de m’excuser si je n’emploie pas les termes appropriés,j’essaie simplement d’exprimer ma pensée, sans il est vrai avoir les références et la méthode requise. Encore merci .cordialement
Bonjour
Attention à de pas commettre de faux sens. Descartes ne remet pas en question l’idée qu’il existe deux substances: la substance spirituelle et la substance matérielle. Simplement l’une est plus aisée à connaître que l’autre.
Avec le solipsisme, Descartes veut simplement signifier que je ne peux pas être absolument certain de l’existence d’une autre conscience parce qu’il m’est impossible d’en avoir l’intuition (= une connaissance immédiate. Il faut passer par un raisonnement par analogie pour poser l’existence d’autrui).
Voyez bien que la seule chose qui nous sauve de la possibilité du délire, tant dans notre rapport à nous-même que dans notre rapport au monde, est l’accord de notre conscience avec celle des autres. https://www.philolog.fr/penser-par-soi-seul-est-ce-penser-librement/
Bien à vous.
Bonjour Madame,
Je suis élève en terminale et j’ai un sujet de dissertation à traiter pour la rentrée qui est « que nous apprennent les expériences ». Mon professeur a insisté sur le fait de ne pas faire une plan analytique mais je n’arrive pas à savoir si le mien en est un :
1) l’expérience en terme d’expérimentation scientifique avec ses limites
2) l’expérience vue par l’empirisme – les limites des sens qui caractérisent l’empirisme – l’expérience quotidienne (exercices spirituels de Pierre Hoda)
3) l’expérience n’est rien sans l’esprit qui la reçoit (en s’appuyant sur Leibniz : « il n’y a rien dans l’intellect qui n’ait d’abord été dans les sens, si ce n’est l’intelligence elle-même ») – l’expérience dépend aussi des leçons que le sujet en tire.
Pourriez-vous me dire s’il vous plaît si vous pensez que ce plan est réalisable et surtout s’il traite le sujet ?
En vous remerciant par avance de la considération que vous apporterez à ma requête, je vous souhaite une bonne journée,
Cordialement,
Emm
Bonjour
Ce site n’est pas un site d’aide aux devoirs.
Il n’y a aucun mouvement dialectique dans votre plan. On ne vous demande pas d’analyser la nature de l’expérience ou celle de l’empirisme comme vous semblez le faire en 2 et 3 mais d’examiner ce que nos différentes expériences nous apprennent.
Votre réflexion ne semble donc pas traiter la question.
Bien à vous.
bonjour. je cherche depuis un certain temps a completer une « citation » dont la fin m’a echappé et j’avoue ne plus trop savoir ou chercher…. bien evidemment, le nom de l’auteur m’a aussi echappé, aussi je m’adresse a vous un peu a tout hasard je doit avouer. voici donc le morceau qu’il me rste en tete : « l’homme n’a sur l’homme aucun legitime empire et celui……usurpateur » . il me semble que cela se rapproche beaucoup d’un traité de Rousseau mais je ne parviens pas a trouver, pourriez vous m’y aider svp ? merci.
Bonjour
Désolée, je ne suis pas une encyclopédie.
Cette idée est formulée par de nombreux auteurs. Elle pourrait être de Rousseau (« Puisque aucun homme n’a une autorité naturelle sur son semblable, et puisque la force ne produit aucun droit, restent donc les conventions pour base de toute autorité légitime parmi les hommes »,) mais St Augustin et bien d’autres pourraient y souscrire.
Bien à vous.
Madame Manon,
J’étais un gosse sans limite dans ses talents, alors j’ai été parachuté chez les matheux pour ingénieur, mais j’ai toujours été frustré de manquer de ; lettres, philo, droit, art, etc..
à la retraite depuis 9 ans, je me régale grace au web, une bibliothèque mondiale en instantanné (+anglais, allemand = ok). J’entreprends la philo car je suis en plus cérébral (pas intello) et les fabuleux raisonnements que je déniche me comblent et me font renaitre,
(je me reboot). Votre Bloog est super, mais il me semble ne s’adresser qu’à des voyeurs, ce qui n’est pas mon cas car je suis organisé et me constitue une documentation de tout ce qui retient ma curiosité et mes passions, c’est la seule façon d’apprendre … que je connaisse !
Et, chez vous, j’ai » le bonjour d’Alfred » car le copier-coller c’est interdit !
Est-ce rédibitoire, ou suis-je dans une erreur que je n’ai pas identifiée ?
Merci de votre réponse
Cordialement
Guy Catherin
NB: La philo est à mes yeux le meilleur reconstituant, source de santé, de vigueur, de jeunesse, de motivations, en résumé : d’avenir. Je rajeunis. Mes douleurs se sentent de trop et fichent le camp. Je ne supporte plus la médiocrité de mon psychiatre complètement légumisé et incapable de raisonner, de même que les politiques, élus locaux, et les cliques des »plus de quatre » de tout bord. Je suis un mutant !
Bonjour Monsieur
Je ne suis pas sûre de bien comprendre le sens de votre message.
Mon blog s’adresse à des élèves et des étudiants (à l’honnête homme aussi) afin de les aider dans l’acquisition des prérequis sans lesquels la pensée ne se distingue pas de l’opinion. Je ne vois pas en quel sens il est légitime de dire qu’il s’adresse à des « voyeurs ».
La fonction copier/coller est bloquée car le drame de notre époque est, pour ceux qui n’ont pas un minimum de formation intellectuelle, de croire qu’il suffit de recopier l’effort de penser d’un autre pour s’approprier les significations. Or il s’en faut de beaucoup qu’il en soit ainsi. Il ne vous a pas suffi de recopier le traitement d’un problème de mathématique par un copain ou un maître pour devenir mathématicien…
Tout cela me paraît d’une grande évidence mais sans doute n’est-ce pas si évident que cela…
Bien à vous.
Bonjour Madame,
D’abord tous mes voeux de bonheur pour l’année qui vient et je tiens à vous féliciter pour votre site philosophique.
Pour mieux profiter de votre travail j’aimerais savoir si il est possible de s’abonner à une lettre d’information permettant de connaître les commentaires ou les dernières publications parues?
Respectueuses salutations.
Bonjour
Merci pour ce sympathique message.
Vous pouvez vous abonner au flux des articles en cliquant sur l’icône qui se trouve en haut à droite de la page.
Avec tous mes vœux de bonheur pour cette nouvelle année.
Bien à vous.
Bonsoir Madame Manon,
Tout d’abord mes meilleurs voeux pour cette année 2015 !
Et j’y joins encore mes félicitations pour votre blog, source de réflexions et de plaisir de lecture sans aucun doute…
Je vous sollicite -sans savoir si vous l’accepterez- afin de savoir s’il vous était possible de me guider quelque peu sur des lectures (ou des recherches sur des thèmes ciblés) à même d’aider à nous défendre, nous médecins, chirurgiens et paramédicaux, fortement attaqués par le projet de Loi de Santé. Nous cherchons tout moyen afin d’argumenter notre défense, car il s’agit bien d’un procès à charge qui nous est fait ! Perte du secret médical, instances réglementaires « Big Brother », risque de pilotage de nos prescriptions, dérive étatique et comptable qui vont nous éloigner du précepte actuel salvateur pour la science évolutive « d’obligation de moyens » (car nous n’aurons plus l’argent pour le respecter)… Ainsi, considérant pour ma part que notre métier est avant tout une vocation et un métier « noble », je cherche à en garder l’essence…et les principes premiers que j’essaie de suivre chaque jour. La médecine était anciennement une soeur de la philosophie…pourrait-elle solliciter son aide à présent pour imaginer de ne pas s’en éloigner définitivement ? Avec toute mon estime, très cordialement
Dr Frédéric Hamon
Bonjour
J’avoue ne pas avoir approfondi la question du statut de la pratique médicale dans notre pays. Il y a longtemps qu’elle n’a de vraiment libérale que le nom dans la mesure où la prise en charge par la sécurité sociale de la santé des citoyens lui confère une dimension de service public peu compatible avec celui de la liberté des praticiens et des patients.
Cela dit, on peut être attaché à ce qu’il reste de part et d’autre de liberté; on peut enrager d’observer que la bien-pensance socialiste organise, avec la carte vitale, le tiers payant, l’irresponsabilité individuelle et travaille à la fonctionnarisation rampante de ce secteur. Mais c’est moins, me semble-t-il de la défense de la médecine qu’il s’agit, que de la défense de la société libérale, fondée sur la responsabilité individuelle et le souci de limiter les prérogatives de l’Etat et de son administration liberticide.
Tocqueville avait montré que la passion du bien-être engendrerait un despotisme démocratique de plus en plus tentaculaire. Il y a quelque chose d’aristocratique dans l’amour de la liberté car il faut en payer le prix. Je ne suis pas sûre qu’elle soit au goût des masses or nous sommes entrés dans l’ère des masses.
Ce sont aux organisations de médecins de lutter pour une certaine idée de leur pratique mais il me semble qu’il y a chez elles autant de divisions que dans le reste de la société. Celles-ci procèdent de partis pris politiques différents. Chacun aurait intérêt à expliciter avec vigueur les principes politiques dont il se réclame, les vrais libéraux devant s’empresser de redonner du lustre à une conception libérale du monde commun que médias et ténors politiques n’ont de cesse de disqualifier.
Bien à vous.
Bonsoir Mme Manon
Merci beaucoup pour votre réponse. Je vais réfléchir dans ces axes, mais c’est vrai que mes idées « libertariennes » sont à la fois un guide pour mon idéal d’une médecine la plus personnalisée possible, et déjà un problème pour l’exercice actuel très encadré de notre exercice…Alors comprenez mon inquiétude avec la Loi qui nous est promise ! Par ailleurs, m’autorisez vous à publier sur nos sites votre analyse, utile à mon avis dans la réflexion à mener chez mes confrères , ou préférez vous que cela reste juste comme échange sur votre site ?
Avec toute mon estime, et très cordialement
Dr Frédéric Hamon
Bonjour
Comme je ne sens pas une autorité en la matière dans la mesure où je n’ai jamais travaillé sérieusement la question, je préfère que mon propos ne soit pas diffusé.
Bien à vous.
Bonjour Madame,
J’aimerais approfondir mes connaissances sur le bonheur chez les post socratiques. Je ne sais est-ce que vous pourriez m’aider.
Merci
P.-S. : Votre blog est magnifique!
Bonjour
Vous avez sur ce blog, de nombreux articles sur l’épicurisme,sur le stoïcisme, sur Aristippe le cyrénaïque, sur la morale platonicienne et aristotélicienne. Il vous suffit de consulter la table des matières, le chapitre sur le plaisir ( https://www.philolog.fr/categorie/cours/chapitre-xxv-cours/); celui sur bonheur et moralité (https://www.philolog.fr/categorie/cours/chapitre-xxv-cours/) ou celui sur le désir (https://www.philolog.fr/categorie/cours/chapitre-iv/page/2/) pour disposer d’éléments de réflexion à exploiter.
Bien à vous.
Madame,
J’ai lu avec le plus vif intérêt ce que vous écrivez sur la figure de l’Anarque. Comme Ernst Jünger lui-même, je ne peux concevoir de philosophie qu’à partir de l’expérience et de l’observation directe.
Dans ma pratique du « cyclo-camping », il s’agit d’explorer un mode de rencontre des autres et de soi-même en évacuant les médiations autre que le vélo lui-même. Du coup, notre perception du temps et de l’espace se trouvent filtrés par ce que j’appelle le « cyclo-dasein », pour paraphraser Martin Heidegger…
Ceci étant posé, je me demande si la figure de l’ « anarque » correspond bien au « cyclo-campeur » tel que je le vis. Bien que le desir d’exil soit sensiblement le même que l’Anarque, le cyclo-campeur diffère tout de même par le principe d’itinérance : « habiter la terre » de manière temporaire (poser sa tente, faire un feu) et non permanente comme la hutte ou la cabane, ce qui n’est pas exactement la même chose.
Je me demande tout simplement s’il existe d’autres cas de figure dans la littérature qui rentreraient mieux dans la mobilité propre au « cyclo-campeur » ?
Ci après : une petite video de présentation un peu solennelle d’une experience de cyclo-camping : https://vimeo.com/108927789
Très cordialement à vous,
Frédéric Andreu
Bonjour
Cette expérience de cyclo-campeur est certainement très féconde relativement au rapport à l’espace, à soi-même et aux autres. Mais j’avoue ne pas bien saisir le rapport qu’elle a avec la posture de l’anarque telle que l’analyse Jünger. Celle-ci est avant tout une manière d’être politique. Elle suppose un individu inscrit dans une histoire collective et assumant une attitude de recul et de surplomb par rapport au pouvoir politique. C’est celle d’un anarchiste de droite, avec les réserves que l’auteur précise clairement: « l’homme libre est anarchique, l’anarchiste ne l’est pas ».
Bien à vous.
Bonjour,
Suite à vos derniers articles sur la laïcité, je me suis posé la question du courage dans toutes ses dimensions.
J’ai fait une recherche sur le blog mais je n’ai pas trouvé d’article qui en parle de manière complète.
Ce concept est-il abordé en terminal, je suppose qu’il doit l’être de manière transversal dans les rubrique La politique et La morale lorsque sont abordés « la justice et le droit » « la liberté » « le devoir » ?
J’ai conscience que le travail consacré à ce blog est déjà conséquent mais je me permet néanmoins de vous demander si vous envisageriez de traiter ce sujet prochainement.
Un sujet je crois d’une cruelle actualité.
Bien à vous
Bonjour
Non, je n’ai jamais abordé de front la question du courage et ce n’est pas à l’ordre du jour. Mais vous avez raison, c’est un sujet d’une redoutable actualité.
Bien à vous.
Bonjour Mme Manon.
Si vous aviez le temps d’un petit retour « d’éclairage » sur les sujets du bac philo ou d’autres sections intéressante permettrai de « dépoussiérer » mon esprit vieillissant. J’ai bien l’impression d’être périmé malhereusement.
Mais Je me répète encore si votre temps et vos forces le permettent aprés une année de labeur.
Respectueusement
Jean jacques.
Bonjour Monsieur
La section philo a eu la chance d’avoir trois sujets académiques ne présentant pas de difficulté majeure.
Il se trouve que le texte de Tocqueville est commenté sur ce blog.https://www.philolog.fr/nature-et-souverainete-de-lopinion-dans-la-societe-democratique-tocqueville-explication/
Pour le sujet: respecter tout être vivant, est-ce un devoir moral? la première rigueur consistait à ne pas confondre être vivant (notion biologique) et être humain avec à la clé la question de savoir ce qui est au fondement du devoir moral du respect. Suffit-il d’être un étant ou un être sensible pour avoir une dignité ou bien la dignité est-elle attachée à la dimension raisonnable de l’être humain? Y a-t-il sens à parler d’un respect de la nature ou de l’animal? Ce qui ne signifie pas que l’on soit autorisé à dévaster le milieu naturel ou à faire souffrir les animaux. Le respect en soi de sa propre humanité exige de prendre soin de l’environnement dans lequel se déploie l’existence humaine et de ne pas se dégrader moralement par des comportements brutaux à l’égard des autres êtres sensibles. Ici Kant est incontournable.
Ce thème est développé dans ces articles:
https://www.philolog.fr/ambiguite-de-la-condition-humaine/ (le développement sur Kant)
https://www.philolog.fr/le-sentiment-du-respect/
https://www.philolog.fr/lobligation-morale-du-respect-kant/
Pour le sujet: suis-je ce que mon passé a fait de moi? La question engage une réflexion sur ce qui est déterminant dans l’identité d’un individu. Est-il le produit de son passé? La psychanalyse insiste sur l’importance des vécus enfantins dans le devenir psychique de l’être humain. Freud disait que « le destin d’un homme est fixé à 6 ans ». Mais peut-on souscrire à cette thèse déterministe? Peut-on réduire l’être doué de conscience au statut d’un pur produit ou d’une chose? En tant que « pour soi » (Cf. Sartre, Hegel) l’homme n’est-il pas foncièrement libre au sens où il a la capacité de se nier dans sa facticité, de donner sens à son passé dans son projet?
Vous trouverez sur ce blog quantité de cours où cette question est abordée.
Voyez par exemple:
https://www.philolog.fr/ambiguite-de-la-condition-humaine/
https://www.philolog.fr/peut-on-ne-pas-etre-soi-meme/
Bien à vous.
Je vous remercie grandement. J’ai de quoi faire..
Bonnes vacances.
respectueusement.
Bonjour Mme Manon.
Dans le cadre d’une « récréation » d’été selon vos termes, je ne peux m’empêcher de vous proposer ce lien:
http://madame.lefigaro.fr/bien-etre/consulter-un-philosophe-une-alternative-au-psy-020715-97298/
-Je ne suis pas sûr de savoir faire comme il se doit les liens informatiques-.Veuillez m’en excuser d’avance.
Aujourd’hui il existe des « philosophes praticiens » pour faire découvrir Socrate !
bien à vous.
Jean
Bonjour Monsieur
Oui, depuis un certain nombre d’années, des philosophes proposent comme alternative à la consultation psychologique une consultation philosophique dont l’enjeu est de permettre à des personnes de se mettre au clair avec elles-mêmes et de régler leur problème.
Cette stratégie, si j’excepte les intérêts professionnels et financiers de ceux qui se lancent dans l’aventure, exploite l’idée que la philosophie n’est pas que théorie, elle est aussi une pratique dont la finalité est la sagesse. Les Anciens définissaient celle-ci comme la méthode de la vie bonne et heureuse. https://www.philolog.fr/pourquoi-philosopher/
Mais la sagesse ne se conquiert pas en un jour. Elle suppose ce que Platon appelait un « long détour » par la connaissance, ce que ne sauraient réaliser quelques consultations philosophiques!
Elle implique aussi et surtout l’ascèse des passions et un effort de soi sur soi afin d’accéder à l’autonomie rationnelle. Bref, elle implique le déploiement de ressources spirituelles exigeantes, celles-là même qui font défaut à beaucoup aujourd’hui pour qu’ils soient capables d’assumer la difficulté d’être avec courage et lucidité. Le succès de l’assistance psychologique va de pair avec le fait que les individus ne sont plus armés spirituellement et intellectuellement. Le principe même d’une consultation philosophique en témoigne, et comme on n’est pas armé en ce sens en quelques séances, il me semble que ce type de consultation n’est pas exempt d’une certaine imposture.
Cela dit, si du point de vue pragmatique, les personnes qui consultent y trouvent certaines satisfactions, il n’y a rien à dire. Chacun se débrouille comme il peut dans l’existence mais rien ne remplacera à mes yeux une solide formation intellectuelle et morale pour se tenir debout et rester serein dans la réussite comme dans l’adversité.
Bien à vous.
Madame ,
Je me permets de vous écrire pour réagir au commentaire de Jean relatif aux « consultations de philosophie »
La mode est actuellement aux coachs en tous genres et la morosité ambiante fait que nos semblables ne savent plus ou s’adresser pour trouver réponse à leurs angoisses. Le positivisme a fait « florès » et l’on sait bien que le » progrès scientifique » à lui seul ne fera pas le bonheur de l’homme et ceci d’autant plus que la société de consommation nous incite plutôt au plaisir.
Mais dans ce monde souvent déroutant qui est le notre il reste encore des îlots de bon sens qui s’appellent : médecins généralistes ou médecins de famille. Il savent, lorsqu’ils en prennent le temps , écouter leurs patients et donc leur redonner un intérêt et un existence propre dans ce magma d’indifférence ou l’hyper communication des réseaux « sociaux »n’est que le support de notre « égotisme ». Mais prennent ils encore suffisamment le temps d’écouter ?
L’usage de la philosophie lorsque l’on pratique ce beau métier devient alors un outil thérapeutique majeur qui permet d’expliquer au patient que tout n’est justement pas explicable, que la souffrance et la mort font partie de notre quotidien et qu’elles y ont peut être un sens. Pour le « Médecin Philosophe » il devient possible de traiter plus « paisiblement » en essayant de savoir ce que cherche le patient dans sa démarche de soins plutôt que de vouloir éradiquer systématiquement ce qu’il considère comme le mal en faisant du scientisme plus que de la science. Avoir moins mal est parfois suffisant pour le patient qui ne demande pas forcément à ne plus avoir mal. Apprivoiser la souffrance de l’Épicurisme , du Bouddhisme…ou quoi encore ?
Mon seul regret est que les humanités ne sont plus à la mode et que nos jeunes confrères saturés de mathématiques (non philosophiques) de chimie et de physique ne sont plus formés à penser. On ne leur apprend plus que les patients sont des êtres en souffrance jetés dans un univers qui leur est inconnu et hostile (cancer, intervention chirurgicale, chimiothérapie…) et qu’au delà de la technique la parole soigne aussi. Mais leur sélection est impitoyable, leurs études longues et stressantes et leur seul univers et celui de la compétition… Non de la réflexion philosophique.
Loin de moi le « désir d’être réac. » mais enfin la sagesse de nos Pères ne me semble pas un vain mot puisque chaque jour leur(s) Philosophie(s) m’aide(nt) à tenter de répondre aux affres de mes patients et à garder l’espoir dans ce qui pourrait être un « vallée de larme » sans sa(leurs) lumière(s).
…Merci donc à vous, par ce blog, d’entretenir la flamme de l’intelligence de la réflexion et de l’espor.
J-Y Caro
Bonjour Monsieur
Vous avez raison d’évoquer le rôle inestimable du médecin de famille traditionnel. Mais n’appartient-il pas à une époque révolue au même titre que le prêtre, son complément purement spirituel?
Les médecins généralistes aujourd’hui sont accaparés par de nombreuses tâches administratives qui leur volent un temps précieux ne pouvant plus être consacré à leurs patients et il leur manque souvent, comme vous le soulignez, une véritable formation philosophique.
Par ailleurs les consommateurs de consultations philosophiques ou psychologiques ne sont pas nécessairement des personnes confrontées à la maladie ou au deuil. Ce sont souvent des êtres en souffrance psychique, désarmés spirituellement pour assumer l’angoisse, l’insatisfaction, la difficulté des relations humaines, la solitude existentielle. D’où leur tendance à demander aux autres ce qu’ils ne peuvent pas leur donner et conséquemment leurs échecs sentimentaux creusant encore le sentiment de leur solitude.
Ce qui arrive aujourd’hui à la médecine est le reflet du désarmement spirituel et moral général. J’impute ce désastre à l’école même si je sais bien que la faillite de celle-ci est elle-même la conséquence d’un mouvement global des sociétés modernes.
Bien à vous.
Bonjour Madame Manon et bonjour à Jean et à Jean-Yves (qui s’interrogeaient en début d’été sur la consultation philosophique et la pratique philosophique.)
Merci tout d’abord pour ce site d’une très grande richesse et d’une belle exigence ! Je lis de temps à autres vos cours que je trouve de qualité ; m’intéressent aussi beaucoup vos échanges avec les internautes. Cela donne une dimension vivante et pratique à la philosophie.
Professeur de philosophie à mi-temps en lycée, j’exerce depuis trois ans comme « philosophe praticienne » en tant qu’autoentrepreneur. Ma démarche consiste à faire sortir la philosophie des murs de la classe pour lui donner plus de sens dans la classe. Socrate, Platon, Spinoza, Nietzsche, etc. n’ont pas philosophé pour passer une épreuve du baccalauréat mais parce que cette « discipline » donnait un sens à leur existence, parce qu’elle leur procurait un subtil plaisir, une plus grande « puissance d’exister ». Malheureusement la philosophie se résume trop souvent pour la plupart des personnes qui sont allées en terminale générale à une discipline absconse, un discours purement théorique qui ne débouche sur rien.
Les philosophes praticiens, dont je fais partie, opèrent un retour à la philosophie antique qui impliquait aussi (comme l’a montré Pierre Hadot) une manière de vivre. Ces philosophes font de toute situation l’occasion de philosopher, ils philosophent avec des enfants, dans des cafés, dans des entreprises et avec des particuliers tout comme le faisait Socrate à son époque. Ils n’ont de cesse de questionner, d’interpeller, de chercher des arguments, des objections et des problèmes !
La consultation philosophique est un exercice difficile non par sa complexité théorique mais parce, que conduite avec les outils de la raison et de la logique, elle met chacun face à lui-même. Aussi faire une consultation philosophique n’est pas un acte anodin, en général cela bouscule. Les « clients » qui s’essaient à l’exercice soit abandonnent dès la première séance soit se lancent dans un travail difficile mais passionnant qui passe comme vous le dites par l’ascèse des passions, le détachement mais aussi le plaisir d’examiner des idées, de penser ce qu’on ne pense pas habituellement, de se confronter à l’altérité.
Je ne pense pas que cette activité soit une imposture. Je serai ravie d’en débattre avec vous si vous y voyez un intérêt.
Bien à vous
Laurence Bouchet
Bonjour
Je suppose que vous achoppez sur le mot imposture. Il est peut-être un peu fort car je ne doute pas que vous croyez à ce que vous faîtes.
Mais deux points me paraissent essentiels.
D’une part, la philosophie, n’a cessé de nous enseigner Socrate, n’est pas une pratique mercenaire. Vous savez combien il était sourcilleux sur ce point. Vous me répondrez que les professeurs eux aussi reçoivent salaire. Mais c’est la République qui les rétribue pour une fin qui a la dignité que l’on sait: déployer les ressources spirituelles et morales des jeunes afin de les rendre libres au sens de l’autonomie rationnelle.
D’autre part, je ne pense pas que trois ou quatre séances, comme vous l’indiquez dans l’article du Figaro, suffisent à conquérir la sagesse philosophique ou plus simplement à armer théoriquement et moralement vos clients.
Dans la mesure où je constate qu’aujourd’hui on fait un usage de la philosophie qui la fait passer pour ce qu’elle n’est pas, le mot imposture m’est spontanément venu à l’esprit. Mais il va de soi que mon intention n’était pas de blesser quiconque.
Bien à vous.
Chère Madame
Rassurez-vous nulle blessure dans vos propos mais bien plutôt de quoi questionner et philosopher. Je vous en remercie donc vivement.
En vous relisant, je réalise que j’ai réagi rapidement dans mon dernier commentaire, le terme d’imposteur est intéressant pour interroger l’activité des philosophes. Aux yeux de Nietzsche Socrate était d’ailleurs un fameux imposteur comme il le défend dans le Crépuscule des idoles.
Vous semblez suggérer que si je crois en ce que je fais alors ce n’est pas tout à fait de l’imposture. Cela présuppose que l’imposteur est conscient de tromper son monde. On ne pourrait être imposteur sans savoir qu’on l’est.
Cela débouche sur une question : suffit-il de ne pas avoir conscience de son imposture pour ne pas être imposteur ?
Peut-être pourrait-on soutenir que le vrai philosophe est celui qui a conscience de son imposture dans le sens où il connait les limites de sa posture et ne tombe pas dans l’esprit de sérieux. Dans ce cas le qualificatif d’imposteur me semble intéressant et il me donne à réfléchir sur ma pratique.
Vous proposez un nouveau concept, celui de « mercenaire ». Le mercenaire combat pour sa propre cause et gagne plus d’argent que le simple soldat. Il n’a pas été précisé dans l’article du Figaro que praticien philosophe n’est pas une voie pour faire fortune. (personnellement je gagne moins d’argent qu’un professeur à plein temps et je ne pense pas que mes collègues praticiens soient fortunés).
Enfin les « clients » qui travaillent avec moi font au maximum trois ou quatre consultations (à la différence de ceux qui entament une psychanalyse) puis ils passent à d’autres formes d’exercices, sur les compétences, les attitudes, la lecture de texte (on trouve quelques-uns de ces exercices sur mon site).
Au plaisir de philosopher!
Laurence Bouchet
Bonjour Madame
J’ai pris le mot imposture ou imposteur dans son sens courant. Action de tromper par des discours mensongers dans le dessein d’en tirer profit. Faire passer une chose pour ce qu’elle n’est pas. Au sens propre l’imposture est une action délibérée. Voilà pourquoi l’usage que j’en ai fait vous concernant est contestable.
J’ai relu « le problème de Socrate » dans le Crépuscule des idoles et je ne trouve pas la notion d’imposture. Nietzsche instruit le procès de Socrate sur fond des intuitions de sa propre philosophie. Symptôme de décadence, de maladie, expression d’une idiosyncrasie… Si vous avez une référence précise, je serais heureuse de la connaître.
Parler de l’imposture du philosophe me paraît pour le moins étrange dans la mesure où le propre du philosophe est d’initier à la critique sur fond de présupposés qu’on peut discuter mais dont il a le mérite de ne pas faire mystère. Comment celui qui vend la mèche, qui met à jour les ficelles des sophistes, qui éveille la pensée à elle-même pourrait-il être qualifié d’imposteur? Pour qualifier le penseur d’imposteur, il faut discréditer la pensée elle-même. Mais la critique radicale de la raison ou de la pensée philosophique se fait en général au nom de présupposés qui, non seulement n’échappent pas à la critique, mais supposent encore la confiance dans la pensée de ceux qui la disqualifient!
Quant à mercenaire, j’ai pris le mot dans le sens académique où l’on distingue une activité mercenaire d’une activité libérale, la philosophie étant dans toute notre tradition définie comme activité libérale. https://www.philolog.fr/liberal-repertoire/
En tout cas, vous m’avez donné le désir de mettre en ligne comme texte de rentrée un texte de Hegel, où il montre que la philosophie requiert un apprentissage rigoureux. Merci donc.
Bien à vous.
J’adore votre commentaire!
Bonjour, je voudrais ici introduire mon nouveau Blog litteratureetphilosophieng.wordpress.com. Je suis un étudiant de philosophie et littérature. Mon blog sera un site ou nous pourrions partager nos critiques à propos de plusieurs oeuvres, pas seulement philosophiques, mais aussi littéraires. Au plaisir de vous rencontrer. Kenneth Ng.
Merci pour l’information.
Bien à vous.
Bonjour !
Bravo pour ce merveilleux blog, complet, clair et bien présenté. Je suis un des fondateurs du site de mentoring en ligne, LiveMentor.com
Nous avons mis en place plusieurs partenariats avec des sites proches de philog comme ile-maths.net
Je serais ravi de vous en dire plus. Cordialement
Merci pour l’appréciation que vous faîtes de mon blog. Vous pouvez poser vos questions par ce moyen.
Bien à vous.
Bonjour Madame,
Pourriez-vous me dire où je pourrais trouver quelques réflexions sur la notion de « barbarie » (sujet d’actualité) sur votre blog?
je vous en remercie d’avance
François Angelini
Bonjour
Vous pourrez trouver dans ces deux articles quelques indications
https://www.philolog.fr/nature-humaine-et-civilisation-freud/
https://www.philolog.fr/lhomme-est-il-un-loup-ou-un-dieu-pour-lhomme/
Bien à vous.
Bonjour
N’étant pas philosophe, mais intêressée, auriez-vous l’obligeance de bien vouloir m’éclairer?
Ne pas pardonner un différent quel qu’il soit avec son enfant, se détourner de son chemin, l’ignorer, est-ce une attitude normale pour un stoïcien?
Peut-on prétendre être stoïcien en pratiquant l’hédonisme?
Peut-on prendre sans retenue des plaisirs et désirs à la fois hypocrite vers autrui en se disant stoïcien?
Merci de me répondre, j’ai besoin d’avoir rapidement votre avis?
Recevez mes respectueuses salutations.
Bonjour
Tout ce que vous indiquez n’est guère de facture stoïcienne. Il vous faut étudier cette grande sagesse pour en avoir une idée, et une pratique conséquente.
Voyez sur ce blog https://www.philolog.fr/la-sagesse-stoicienne/ et https://www.philolog.fr/vaut-il-mieux-changer-ses-desirs-que-lordre-du-monde/
Lisez le manuel d’Epictète et les Entretiens. Vous découvrirez que le salut consiste dans l’effort de se libérer de ses affects pour accorder son désir et le réel dans un sentiment de gratitude à l’égard de l’ordre du monde.
Mais il est clair qu’on ne peut pas être hédoniste et stoïcien. Les stoïciens condamnent le plaisir et exaltent la joie.
Bien à vous.
Merci de m’avoir répondu.
Vous me confortez dans votre réponse et suis d’accord avec vous.
Je suis en relation avec un philosophe qui me dit tout le contraire et j’ai réellement l’impression d’être manipulée, vous me voyez donc satisfaite sur votre point de vue.
Encore merci pour votre dévouement.
Je suis naïve, sans instruction et sans culture. La philosophie est un terrain qui pourrait m’aider à sortir de mon ignorance. Par contre j’ai peur d’écouter bêtement et de tomber dans un piège.
Recevez Madame mes sincères salutations.
Bonjour,
Le hasard m’a dirigé vers votre blog et c’est heureux.
J’y trouve dans le contenu des sujets philosophiques très bien traités, et aux quels, je compte bien y participer si vous m’en donnez l’autorisation.
Les thèmes intéressants évoqués sont traités dans leur intégralité et en toute objectivité.
Bravo et excellente fin de journée
Catherine
Merci pour ce sympathique message. Voyez cependant qu’aucune question ne peut être traitée de manière vraiment exhaustive et que toute pensée met en jeu des présupposés dont on peut discuter. Tout l’intérêt de la réflexion philosophique se recueille, à mes yeux, dans cette lucidité. La participation aux débats est ouverte à tous.
Bien à vous.
Bonjour Madame,
Je me permets de vous envoyer ce message pour vous remercier de l’investissement, l’énergie ainsi que le temps que vous consacrez dans votre Blog « Philolog », afin de le partager avec des tierces.
Je suis très loin d’être un érudit, un grand intellectuel, un disciple, professeur, étudiant ou autre comme vous tous… Néanmoins ma curiosité m’a conduit à vous et votre blog, ne sachant par oú commencer dans cette univers.
Je ne sais pas ce qui m’a attiré dans cette discipline, mais sa plage me fascine… Ma vie à fait qu’auparavant je ne pouvais y avoir accès, en revanche mon temps est venu pour m’y atteler.
Ce qui m’amène à vous remercier sur votre partage de savoir, et le bien fou que vous faites en redistribuant cette culture à des gens comme moi.
Un grand merci parce que je ne connais pas d’autre mot, pour vous dire toute la gratitude envers votre altruisme de la nourriture de l’esprit.
Désolé, si il y a des fautes… Je n’ai jamais fais de grandes études. Mais au fond, c’est ce que je voulais dire qui compte.
Cordialement
Bonjour Monsieur
Merci pour ce sympathique message et tous mes voeux d’épanouissement dans les intérêts qui sont désormais les vôtres.
Bien à vous.
Bonjour Madame Manon,
Moi-même enseignante en philosophie depuis de nombreuses années, je me « promène » régulièrement au gré des pages de votre blog, picorant des textes ainsi que des sources d’inspiration, admirative de la qualité de vos analyses ainsi que de l’ampleur du travail effectué. Mon questionnement actuel est toutefois éminemment pédagogique: si je ne peux que cautionner le choix de l’exigence intellectuelle, force est de constater que mes élèves (qu’en est-il des vôtres?) sont de moins en moins réceptifs, attentifs, capables de patience et de persévérance. De ce fait, il y a déjà longtemps que le réalisme me « force » à adapter mes cours (tant dans la forme que dans le fond) à ce que sont (ou manifestent) les personnes devant moi, faute de quoi je me retrouverais vite seule à réfléchir. Lorsqu’il m’arrive de renvoyer mes élèves vers votre blog pour approfondissement éventuel par exemple, surgissent derechef les difficultés de compréhension, ainsi que l’abandon des efforts à fournir.
Comment donc procédez-vous « au quotidien », dans le déroulé même des séances de cours, pour concilier l’attention des élèves avec les exigences intellectuelles requises dans une démarche philosophique?
Bien à vous,
Hélène P.
Bonjour chère collègue
Je n’ai plus à affronter votre problème car j’ai pris ma retraite. Mais j’ai observé les dernières années combien les conditions d’exercice de notre métier changeaient. J’ai eu la chance de partir avant que les choses ne se détériorent vraiment. Je pense en effet que je ne pourrais plus maintenir les exigences que j’ai respectées jusqu’au bout aujourd’hui. J’en prends la mesure dans les messages que je reçois tant de la part de professeurs que d’élèves. Généralement il apparaît que les règles de la politesse (par exemple, un simple remerciement), celles de la correction de l’expression, et les prérequis de la compréhension philosophique sont aux abonnés absents.
Je vous souhaite donc beaucoup de courage pour maintenir tant bien que mal le cap au sein d’une institution ayant une lourde responsabilité dans le travail d’auto sabordage qu’elle a orchestré pendant des années.
Bien à vous.
Bonjour,
je m’étonne qu’en préambule du texte de Jaeger d’après Paideia vous écriviez que la culture européenne est supérieure. Voudriez-vous développer votre pensée s’il vous plaît, merci
Madame,
Merci pour votre réponse rapide, ainsi que pour vos encouragements… La formule (de Gramsci, si ma mémoire ne me fait pas défaut) qui m’aide à maintenir le cap aujourd’hui est la suivante: « Pessimisme de l’esprit, optimisme de la volonté ». Je me demande d’ailleurs si le travail d’auto sabordage que vous mentionnez n’est pas le lot de diverses institutions, et non de la seule institution éducative… Ceci étant, j’ai choisi de ne pas quitter le Titanic (ou pas encore), et je m’emploie à faire ce qui est en mon pouvoir pour donner quelque sens à mon métier, en proposant autant que faire se peut des moments de partage en bonne intelligence. J’ai tenté d’en synthétiser les aspects les plus représentatifs et les plus inhabituels au sein d’un petit ouvrage édité à la maison d’édition du Pommier, et si d’aventure il vous prenait l’envie de le parcourir, je peux vous en envoyer un exemplaire, en remerciement notamment de tout ce que vous avez mis à la disposition des esprits curieux par le biais de votre blog.
Bien à vous,
Hélène P.
Réponse à Patricia
Bonjour
Tous les articles du chapitre XXII sont consacrés au développement de cette thèse. A commencer par : https://www.philolog.fr/plaidoyer-pour-leurope-ou-loccident-lexception-europeenne-jacques-dewitte/
Il vous suffit de vous donner la peine de les consulter.
Bien à vous.
Réponse à Hélène
Merci pour cette aimable attention.
Bien à vous.
Madamme,
Tout d’abord, merci et bravo pour ce blog parfaitement construit, cette écriture si claire et la variété des sujets traités.
Je suis actuellement en classe préparatoire économique et je dois dire que votre blog aura été d’un grand apport pour l’approfondissement de mes cours.
Je viens porter ma pierre à l’édifice en vous faisant un proposition : chaque année, les éditants de classe préparatoire reçoivent un thème de philosophie unique qui sera a traité dans une dissertation en 4h (cette année nous nous attaquerons à ‘La Nature’). Aucun programme précis, chaque étudient est libre de traiter les auteurs qu’il désire (et qu’il a en sa connaissance), vaste programme donc… Il s’avère qu’il est très difficile de trouver des ressources sur internet. J’ai pour ma part trouvé de nombreuses ressources sur votre blog mais j’ai pensé que vous pourriez peut être prendre connaissance de ce thème chaque année pour proposer de articles orientés sur ce sujet. Je pense que de nombreux préparationnaires en seraient ravis.
Merci pour votre temps
Bonne continuation
Laure Tchik
Bonjour
Rassurez-vous, je connais très bien les thèmes des concours. Toutes les maisons d’édition proposent des ouvrages consacrés à leur approfondissement. J’ai même refusé des propositions de certains éditeurs. Il me semble que vous ne manquez donc pas de ressources mais elles ne sont pas gratuites.
Vous ne vous rendez certainement pas compte de l’indécence de votre requête consistant à me demander de travailler gratuitement pour les candidats au concours. Il serait bon que vous en preniez conscience. C’est uniquement un souci éducatif qui inspire ma réponse. J’espère que vous le comprendrez.
Tous mes vœux de réussite dans vos projets.
Bonjour Madame,
Je viens de découvrir votre blog et je suis très heureuse.
J’ai 22 ans et à 16 ans j’ai arrêtée mes études (fait que je regrette énormément..)
J’ai une question, je veux passer le Bac L en candidat libre (sans payer une structure car je n’ai pas les moyens) es-que votre blog pourrait m’apporter ce que dont j’ai besoin pour réussir la philosophie au bac? J’ai essayée seule avec des bouquins et autres mais rien ne m’apporte une base pour que je puisse le réussir…
Je vous remercie de votre attention et votre temps
J’attends de bon coeur votre réponse
Liliana
Bonjour Lila
Il est difficile de se former dans une discipline quelconque, tout seul, c’est-à-dire sans un correcteur auquel soumettre, ici, dissertations et explications de texte afin de conquérir la maîtrise ces exercices.
Mon blog donne les méthodes. Il vous permet aussi de les appliquer en vous inspirant des dissertations et explications de texte publiées dans les chapitres concernés.
Il traite chacune des questions du programme. En cliquant sur chaque chapitre, vous verrez défiler les articles. Pour une initiation il faut toujours commencer par le premier.
Il peut donc vous être utile. Le CNED n’est pas trop onéreux et en vous inscrivant vous devrez respecter une discipline de travail, rendre des devoirs qui seront corrigés, toutes choses très utiles lorsqu’on veut réussir un examen.
Bon courage dans votre projet. Il suffit de vouloir vraiment pour se donner les moyens de réussir. C’est ce que je vous souhaite.
Bien à vous.
Bonjour Madame,
J’aimerais avant tout vous remercier pour ce blog, c’est un véritable plaisir de parcourir vos commentaires et vos réflexions sur des sujets aussi divers et complet. Votre écriture est limpide et je crois qu’on ne vous remerciera jamais assez pour avoir clarifié les esprits d’un grand nombre d’internautes comme moi pour le plaisir d’éclairer. Je crois sincèrement que votre démarche est positive dans le sens commun et comtiste du terme. Vous rehaussez pour moi l’idée du professeur de philosophie (oh combien écorchée par mon année de terminale bien malheureusement).
Je me permettrait néanmoins une légère remarque, pas tant sur le fond mais la forme : je crois que votre blog gagnerait à regrouper également vos commentaires par auteur, il est parfois dur de retracer la pensée d’un auteur dans sa globalité et sa complétude en envisageant uniquement son œuvre par thème (de mon point de vue). On a probablement dû vous faire la remarque auparavant, peut être que cela ne relève que de limites purement techniques de cette plateforme, mais il me semble que le traitement par thème et par auteur sont assez complémentaires.
Par ailleurs, je n’ai pas encore eu le temps d’écumer intégralement l’ensemble de vos textes mais je me demandais si vous aviez également rédigé quelques commentaires à propos de penseurs extra-européens et notamment africains ?
Je vous remercie par avance pour votre réponse et vous prie d’accepter, Madame, l’expression de ma plus sincère admiration envers cette œuvre qui est la votre.
Bien cordialement.
Bonjour
Merci pour ce sympathique message.
Il est facile de retrouver tous les articles concernant un auteur en tapant son nom dans l’index.
Dans la mesure où je ne parle que des auteurs que j’ai approfondis, il n’y a pas d’auteurs extra-européens et africains. L’obstacle de la langue, la non familiarité avec des cultures totalement différentes sont des obstacles majeurs.
Bien à vous.
Bonjour, Madame
Parfois, dans ce monde trop « rapide » nous perdons le recul nécessaire, que nous permettrai de ménager notre « âme ».
Grâce a vous madame je retrouve d’une manière pédagogique redoutable, les sens des choses, que avec le temps nous perdons
Merci, merci !
Merci pour ce sympathique message.
Bien à vous.