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   « Quiconque boit de cette eau, lui répondit Jésus, aura soif à nouveau ; mais celui qui boira de l’eau que je lui donnerai n’aura plus jamais soif. L’eau que je lui donnerai deviendra en lui une source qui jaillira jusque dans la vie éternelle » Jean, 4, 13, 14.

     Joyeux Noël à tous.

 

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   «  M. Pascal vint aussi, en ce temps-là, demeurer à Port-Royal-des-Champs. Je ne m’arrête point à dire qui était cet homme, que non seulement toute la France, mais toute l’Europe a admiré. Son esprit toujours vif, toujours agissant, était d’une étendue, d’une élévation, d’une fermeté, d’une pénétration et d’une netteté au delà de ce qu’on peut croire…. Cet homme admirable, enfin, étant touché de Dieu, soumit cet esprit si élevé au joug de Jésus-Christ, et ce cœur si noble et si grand embrassa avec humilité la pénitence. Il vint à Paris se jeter entre les bras de M. Singlin, résolu de faire tout ce qu’il lui ordonnerait. M. Singlin crut, en voyant ce grand génie, qu’il ferait bien de l’envoyer à Port-Royal-des-Champs, où M. Arnauld lui prêterait le collet en ce qui regarde les autres sciences, et où M. de Saci lui apprendrait à les mépriser.

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Idée de nation.

 

   « Toute ma vie, je me suis fait une certaine idée de la France. Le sentiment me l’inspire aussi bien que la raison. Ce qu’il y a, en moi, d’affectif imagine naturellement la France, telle la princesse des contes ou la madone aux fresques des murs, comme vouée à une destinée éminente et exceptionnelle. J’ai, d’instinct, l’impression que la Providence l’a créée pour des succès achevés ou des malheurs exemplaires. S’il advient que la médiocrité marque, pourtant, ses faits et gestes, j’en éprouve la sensation d’une absurde anomalie, imputable aux fautes des Français, non au génie de la patrie. Mais aussi, le côté positif de mon esprit me convainc que la France n’est réellement elle-même qu’au premier rang; que, seules, de vastes entreprises sont susceptibles de compenser les ferments de dispersion que son peuple porte en lui-même; que notre pays, tel qu’il est, parmi les autres, tels qu’ils sont, doit, sous peine de danger mortel, viser haut et se tenir droit. Bref, à mon sens, la France ne peut être la France sans la grandeur. »

         Charles de Gaulle, Les Mémoires de guerre, ouverture. Pléiade, p. 5.

 Cf: http://www.ina.fr/video/I00012375/charles-de-gaulle-esperanto-ou-volapuk-integres.fr.html

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   « Je me propose d’analyser avec vous une idée, claire en apparence, mais qui prête aux plus dangereux malentendus. Les formes de la société humaine sont des plus variées.

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   Deux livres de Pierre Manent sont aujourd’hui sur les rayons des libraires, pour le bonheur de penser: Le regard politique et Les métamorphoses de la cité publiés chez Flammarion. L’un est un livre d’entretiens avec Bénédicte Delorme-Montini, l’autre un Essai sur la dynamique de l’Occident. Le premier retrace l’itinéraire intellectuel de l’auteur et présente sous forme synoptique la thèse que le second déploie dans un foisonnement d’analyses toutes plus séduisantes les unes que les autres. Je conseille de commencer par la lecture du premier, les approfondissements du second n’en prennent que plus de relief.

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   « _ […] Je suis fait d’une telle sorte que je ne puis croire. Que voulez-vous que je fasse ?

        _ Il est vrai. Mais apprenez au moins que votre impuissance à croire, puisque la raison vous y porte, et que néanmoins vous ne le pouvez, vient de vos passions. Travaillez donc, non pas à vous convaincre par l’augmentation des preuves de Dieu, mais par la diminution de vos passions. Vous voulez aller à la foi, et vous n’en savez pas le chemin ; vous voulez vous guérir de l’infidélité, et vous en demandez les remèdes : apprenez de ceux qui ont été liés comme vous, et qui parient maintenant tout leur bien ; ce sont gens qui savent ce chemin que vous voudriez suivre, et guéris d’un mal dont vous voulez guérir. Suivez la manière par où ils ont commencé : c’est en faisant tout comme s’ils croyaient, en prenant de l’eau bénite, en faisant dire des messes, etc. Naturellement même cela vous fera croire et vous abêtira.

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       « La civilisation occidentale est composée de deux éléments dont les racines sont en total désaccord. Nous appelons ces éléments (…) Jérusalem et Athènes ou, pour recourir à un langage non métaphorique, la Bible et la philosophie grecque. De nos jours, ce désaccord radical est souvent minimisé, pour une raison toute superficielle, toute l’histoire de l’Occident se présentant au premier abord comme une tentative de les harmoniser ou d’établir une synthèse entre elles.

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Cf. http://bibliotheque-russe-et-slave.com/index1.html 

   « Voici donc, d’une part, Socrate avec son « savoir », qui s’est retranché dans un monde idéal, et voici, d’autre part, le récit biblique de la chute du premier homme et l’apôtre qui commente ce récit en déclarant que tout ce qui ne vient pas de la foi est péché. La tâche que je me suis proposé dans ce livre, Athènes et Jérusalem, consiste à mettre à l’épreuve les prétentions à la possession de la vérité qu’émet la raison humaine ou la philosophie spéculative. La connaissance n’est pas reconnue ici comme le but suprême de l’humanité, la connaissance ne justifie pas l’être, c’est de l’être, au contraire, qu’elle doit obtenir sa justification. L’homme veut penser dans les catégories dans lesquelles il vit et non pas vivre dans les catégories dans lesquelles il est accoutumé à penser. L’arbre de la science n’étouffe plus l’arbre de vie » Chestov, Athènes et Jérusalem, Aubier, 1993, p. 34. Traduction Boris de Schloezer.

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    Existe-t-il une pensée philosophique habilitée à se dire existentielle ? Au moment où Kierkegaard affronte cette question avec toute la violence d’un pathos existentiel en guerre contre la gloire de Hegel, le penseur abstrait, comme il l’appelle, la question  n‘a rien d’insolite. Mais comment la réitérer en 1945 et a fortiori aujourd’hui, après des décennies de magistère existentialiste ? Heidegger, Sartre, n’ont-ils pas mis l’existence au centre de leurs préoccupations ? Et ne faut-il pas porter au crédit des analyses d’Hegel lui-même, une attention scrupuleuse au concret, à l’existence dans sa finitude essentielle, sa misère, sa négativité ?

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   A l’occasion de la journée du patrimoine 2010, le petit village de St Jean d’Arvey en Savoie s’est souvenu, qu’en 1931, Benjamin et Geneviève Fondane avaient choisi de célébrer leur mariage  sous la protection du Peney.  Une plaque a ainsi été apposée sur un mur du lieu ayant abrité leurs escapades dans la verte campagne : l’hôtel Bellevue.

 

 

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