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Jean-Dominique Ingres. Oedipe et le sphinx. 1808. Musée du Louvres

  

 

   La conscience est un pouvoir de représentation. « Avoir conscience qu'il y a une personne dans la pièce » ; « être conscient de ma joie » signifie que j'ai la connaissance d'une présence dans l'espace ou de mon état moral. Je m'en aperçois ; je me les représente. La conscience est une expérience de présence à soi, aux autres et aux choses enveloppant une connaissance d'elle-même. L'étymologie en témoigne. Le mot est formé de science et de cum (avec). La conscience est un savoir accompagnant ma pensée, mes actions, mon être au monde.

 

   Etrange pouvoir que ce pouvoir de représentation. Car qu'est-ce qui le rend possible ? Prenons avec Alain, l'exemple du dormeur. Il est en situation d'inconscience. Il n'a plus conscience qu'il y a un monde et qu'il y est présent. Il fait partie d'un ensemble dont il ne se distingue pas. Sa condition se caractérise par l'absence de toute forme d'écart entre lui et le monde, entre lui et lui-même. Aussi est-il immergé dans le monde à la manière des choses, sous une forme massive et opaque. Maintenant efforçons-nous de saisir le moment du retour à la conscience. Le dormeur se réveille, il  rompt la totalité dans laquelle il était englué, il se sépare de  lui-même et du monde, et cette opération de division, de séparation lui permet de se donner la représentation de sa chambre, de son lit, de son corps allongé dans son lit, de son désir de dormir encore un peu.

    « Dans le sommeil, je suis tout mais je n'en sais rien. La conscience suppose réflexion et division. La conscience n'est pas immédiate. Je pense et puis je pense que je pense, par quoi je distingue Sujet et Objet, Moi et le monde, Moi et ma sensation, Moi et mon sentiment, Moi et mon idée » Alain. Manuscrits inédits 1928.

   La conscience est ce par quoi il peut y avoir un sujet qui se représente et un objet représenté. Par elle s'opère la scission Sujet/ Objet. Le sujet doué de conscience se pose comme un sujet, un Je, en face d'objets. Il n'est pas dans le monde (chose parmi les choses) il fait face au monde et tout ce qui constitue ce monde : moi, autrui, les choses se met à exister comme un objet de représentation.

 

   Il s'ensuit que :

 

  • l'immédiat échappe à l'expérience humaine. Dès lors que s'opère la scission sujet-objet, la chose est à distance et médiatisée par une représentation. Elle est visée par la conscience qui essaie de se l'approprier symboliquement à travers des signes. La faculté symbolique est substantiellement liée au fait de conscience.
  • la temporalisation est une dimension fondamentale de notre expérience. A chaque instant présent j'ai  conscience de moi-même mais la division que la conscience introduit en moi fait retomber au passé tout ce que je ne suis déjà plus et projette dans l'avenir ce que je ne suis pas encore. La conscience est mémoire et projet.
  • le monde est jugé. Se représenter ne consiste jamais à se donner de manière neutre le spectacle de quoi que ce soit. Avec la conscience il y a toujours une reprise critique de ce qui est. Le monde est dévoilé en fonction de valeurs esthétiques, morales, intellectuelles etc. J'ai conscience de ce que j'écris et je juge que c'est vrai ou c'est faux, j'ai conscience de ta présence en face de moi, et je me dis que tu es beau aujourd'hui, j'ai conscience de la décision qui vient d'être prise politiquement et je juge que c'est juste ou injuste. « La conscience est toujours implicitement morale. Et l'immoralité consiste toujours à ne point vouloir penser qu'on pense et à ajourner le jugement intérieur » Alain Définitions.
 

    Avouons qu'il y a dans le fait de conscience un mystère. Comment ce morceau de matière que je suis peut-il sortir de lui, se tenir à  distance d'une réalité qu'il est aussi, pour se mettre à exister dans le double statut de sujet de la représentation et d'objet représenté ?

   Méditer le fait de conscience revient ainsi à méditer notre expérience la plus familière et pourtant la plus étonnante.

 

 Les questions que je vais affronter dans ce chapitre sont les suivantes :

  • De toute évidence, la conscience confère à l'existence humaine des caractéristiques spécifiques. Lesquelles ?
  • Comment rendre intelligible le fait de conscience ? La conscience est-elle un être, une substance comme l'analyse Descartes ou bien est-elle un acte, une intentionnalité comme la décrivent les phénoménologues ? (Husserl, Merleau-Ponty)
  • Comment penser l'expérience humaine du corps ? Faut-il dire que j'ai un corps ou que je suis mon corps, que le corps est un corps sujet ou un corps objet ? Est-il possible de sortir de l'ambiguïté qui fait que je suis mon corps tout en l'ayant ?
  • La conscience est-elle transparente à elle-même comme l'analyse Descartes ou bien faut-il avec Freud soupçonner qu'il y a dans notre expérience psychique, une part d'ombre récusant le projet moral d'une souveraineté exigible de la conscience ?
  • Dire Je, Moi, revient à présupposer une unité et une identité personnelle. Qu'en est-il de cette prétention ? Qu'est-ce que l'identité ? Une donnée ou une construction ? Une réalité ou une fiction ? Un être ou un devoir-être ?

 

BIBLIOGRAPHIE:

 

Descartes:                 Discours de la méthode.

 Méditations métaphysiques.

Nietzsche:                 Le gai savoir.

Bergson:                   L'énergie spirituelle.

Freud:                       Essais de psychanalyse.

 Nouvelles conférences de psychanalyse.

 Métapsychologie.

Alain:                        Eléments de philosophie.

Sartre:                       L'Etre et le Néant.

Merleau-Ponty:         Sens et non-sens.

 L'oeil et l'esprit

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119 Réponses à “Présentation du chapitre II: Conscience. Inconscient. Sujet.”

  1. Jean-François dit :

    Madame,

    Je réagis à l’une de vos réponses aux commentaires.
    Vous disiez que les notions de sujet et de conscience « engagent des problématiques diverses mais se rencontrent nécessairement », et vous donniez l’exemple suivant : « peut-on substantialiser la conscience ? ». Or, je ne comprends pas en quoi ce sujet (ou cette problématique, mais ça n’a pas l’air d’en être une) fait se rencontrer les deux notions. Disiez-vous que la substance peut se comprendre comme sujet ?

    Je vous remercie.

  2. Simone MANON dit :

    Bonjour
    Une problématique est un ensemble de problèmes s’articulant de manière précise et ayant pour fonction de préciser le sens d’une question.
    Se demander si l’on peut substantialiser la conscience (il s’agit ici d’une question. A distinguer des notions de problèmes et de problématique) revient à se demander s’il faut la concevoir comme un être, une réalité qui existerait en soi, comme l’envisage Descartes avec la distinction d’une substance pensante et d’une substance étendue, ou comme un acte, une intentionnalité, comme l’analysent les phénoménologues.
    Les notions de sujet et de substance se rencontrent dans la mesure où étymologiquement les deux connotent l’idée de « se tenir dessous ».
    En logique le sujet (opposable à prédicat) est le terme dont on nie ou l’on affirme quelque chose. En métaphysique on l’oppose aux attributs. Il est donc synonyme de substance. Le sujet est ce dont on prédique quelque chose ou ce qui sert de substrat aux attributs. Dans la métaphysique hégélienne la substance est définie comme sujet.
    Dans la pensée moderne, le sujet est surtout ce que l’on oppose à l’objet. Or comme un être ne peut se poser comme sujet par rapport à des objets que par une opération de la conscience, les philosophies du sujet sont des philosophies de la conscience, quelle que soit la manière dont on entend ce sujet: sujet épistémique, sujet transcendantal, moi transcendantal. La notion engage la distinction de la subjectivité et de l’objectivité, de l’intériorité et de l’extériorité, etc..
    Dire moi, je, revient à s’attribuer une permanence, une unité et une identité en-deçà des changements qui ne cessent de nous affecter en tant que notre existence se déploie dans le temps. La question est de savoir si cet être auquel je rapporte tous ces changements est une réalité ou une fiction.
    Bien à vous.

  3. Adrien.L dit :

    Bonjour
    J’ai pour devoir de vacances une dissertation de philosophie sur « le sujet moral ». Nous ne disposons pas de problématique au départ, nous devons la chercher nous même mais voilà, je bloque. J’ai déjà du mal à définir concrètement le sujet moral, j’en ai encore plus pour trouver un problématique car cette notion me paraît trop vaste et je n’ai jamais fait de dissertation de philo.
    Je voulais vous demander des extraits de texte qui pourrait m’orienter et me permettre peut-être de soulever une problématique et possiblement les thèmes principaux du « sujet moral », ceux à partir desquelles j’organiserai mon travail.
    Merci d’avance

  4. Simone MANON dit :

    Bonjour
    J’aimerais savoir pourquoi vous n’adressez pas cette demande à votre professeur… C’est quand même sa fonction!
    Je suis désolée, mon site n’est pas un site d’aide aux devoirs.
    Les problèmes liés au thème du sujet moral impliquent ceux qui concernent l’idée même d’un sujet même si celui-ci est ici envisagé dans sa dimension morale.
    La question est de savoir si l’on a affaire:
    – à une réalité ou une fiction, http://www.philolog.fr/identite-i-le-probleme-metaphysique/
    – s’il est une instance originaire, sui generis ou s’il est une production secondaire (un simple effet de surface comme l’analysent Nietzsche ou Freud), http://www.philolog.fr/la-critique-de-lanalyse-cartesienne/
    – s’il est opaque ou transparent à lui-même, http://www.philolog.fr/lopacite-du-sujet-moral-kant/
    – s’il appartient à l’ordre phénoménal ou nouménal etc.http://www.philolog.fr/libertedeterminisme-la-question-epineuse/
    Bien à vous.

  5. mahamat dit :

    merci pour aider à comprendre

  6. Inconnue dit :

    Bonjour, je ne comprend pas tout ce que vous avez dit (ce qui est en soi assez compréhensible puisque je suis en seconde et je que n’ai jamais fait de philosophie), mais je trouve que vous avez une façon assez poétique de parler, qui donne envie aux lecteurs de vous écouter (dans le cas présent, de vous lire!). Je n’ai rien à vous demander, pour l’instant, je découvres cette matière qui commence à m’intéresser.
    Merci,
    Une jeune fille.
    Post Scriptum: Si j’ai dit quelque chose de répréhensible, ou si ce message l’était, ne m’en voulez pas

  7. Simone MANON dit :

    Bonjour
    Balayez des scrupules qui ne sont pas fondés. Loin d’être répréhensible, votre message est émouvant. Il révèle la curiosité intellectuelle d’une jeune personne, sa sensibilité à la musique des mots et cela est une insigne richesse.
    Gardez votre fraîcheur, cultivez vos talents, ce sont des trésors fragiles sur lesquels il faut veiller avec soin.
    Bien à vous.

  8. Pierre dit :

    Bonjour, j’aurais souhaité recevoir un peu d’aide de votre part, j’ai une introduction de dissertation à faire sur le sujet suivant: Conscience et inconscient s’opposent-ils ?, mais je ne sais pas du tout comment m’y prendre.

  9. Simone MANON dit :

    Bonjour
    Vous avez dû vous apercevoir que ce site n’est pas un site d’aide aux devoirs.
    Votre professeur a dû vous initier à la méthode. http://www.philolog.fr/methodologie-de-la-dissertation-philosophique/
    Une introduction explicite la problématique. Celle-ci s’articule autour de la manière dont il faut concevoir les rapports conscience-inconscient. Analysez ce qu’implique l’idée d’opposition et demandez-vous si les significations dégagées sont pertinentes pour rendre compte du rapport conscience-inconscient.
    Bon travail.

  10. Quentin dit :

    Bonjour chère Madame,

    Pourrait-on légitimement associer le Subjet et l’Objet d’Alain respectivement au Pour-Soi et à l’En-Soi de Sartre?

    Mes préjugés me laissent à penser que chacun en donne une définition, de cette dissociation ou division, bien particulière. Si la réponse se nuance, de fait, pouvez-vous m’en donner les cléfs?

    Cordialement,

  11. Simone MANON dit :

    Bonjour
    Non, la philosophie n’est pas le royaume du relativisme où chacun peut, selon sa fantaisie, donner les définitions qui lui chantent.
    Le pour-soi et l’en-soi sont des modalités d’être. Voyez le passage sur Hegel dans ce cours : http://www.philolog.fr/ambiguite-de-la-condition-humaine/
    Est sujet l’être qui se pose par rapport à des objets. Cet être est l’être doué de conscience car la conscience est ce par quoi peut s’opérer la scission sujet-objet.
    Le sujet ne peut pas exister sous la modalité du pur en-soi car par sa conscience, il transcende nécessairement son être, il se met à distance de soi pour se représenter, se projeter vers des possibles, se nier dans sa dimension de donné, se faire être conformément à son projet. Toutes possibilités qui sont refusées à la chose dans la mesure où privée de conscience, elle ne peut pas se mettre à distance d’elle-même. Elle n’existe pas pour-soi, seulement en-soi.
    Bien à vous.

  12. ndjal-Amava dit :

    Bonsoir. Je suis sociologue Rural, chercheur et enseignant à l’Institut Tchadien de Recherche Agronomique et de Développement (ITRAD). L’apprt du présent article me permet d’enrichir mes connaissances générales, surtout philosphique.

  13. vero3873 dit :

    Bonjour Madame, j’ai posté un message hier mais je ne le vois apparaître. Est-ce normal ou bien faut-il s’inscrire sur le site pour pouvoir poster un message ?
    Je vous remercie

    bien cordialement

  14. vero3873 dit :

    Bonsoir,
    mon message n’a apparemment pas été accepté. Je vais essayer de trouver d’autres informations sur le net car nous n’avons pas eu de cours concernant la conscience/inconscience
    je vous remercie de me faire comprendre et de me faire réfléchir sur certains sujets, même si tout n’est pas toujours clair pour moi…
    belle soirée

  15. Simone MANON dit :

    Bonjour
    Votre message a bien été accepté, encore faut-il vous souvenir de la page où vous l’avez posté ( http://www.philolog.fr/comment-se-reperer-dans-ce-blog/comment-page-9/#comment-495786) ou simplement consulter la colonne de droite où sont indiqués les derniers messages.
    Bien à vous.

  16. Annah Martin dit :

    Bonjour Professeur MANON,

    Je m’intéresse en ce moment aux thèmes du sujet et de la conscience, et plus particulièrement à ce dernier, et en lisant votre présentation du chapitre II, je me suis vue confrontée à la question suivante « La conscience peut-elle sortir d’elle-même ? ».
    Dans cette présentation, vous ecrivez  » Comment ce morceau de matière que je suis peut sortir de lui […] pour se mettre à exister dans le double statut de sujet de la représentation et d’objet représenté ? »

    Tout d’abord, je voudrais vous demander si cette action de « sortir de soi-même » fait que la conscience peut penser (comme le sujet) ou si elle n’est qu’une structure de l’esprit humain qui lui permet d’accéder au monde extérieur ?

    Ensuite, dans la mesure du possible, pourriez-vous m’éclairer sur l’affirmation suivante: « la conscience, prise comme sujet substanciel, ne peut pas sortir d’elle-même. ».
    La conscience peut-elle être comparée à la notion de sujet ? Peut-on lui attribuer les mêmes fonctions ? Ainsi, la conscience peut-elle être considérée comme une substance pensante, qui peut avoir la certitude qu’elle est ?

    Pour finir, la notion de prise de conscience du sujet a-t-elle un lien avec cette question ? D’après Descartes, la prise de conscience de son existence est un acte individuel, peut-on rapprocher cette affirmation avec le fait que la conscience, en tant que substance autonome, peut choisir de sortir d’elle-même, après une réflexion individuelle ? Ainsi, la conscience peut-elle prendre conscience d’elle-même?

    Vous remerciant d’avance pour votre réponse,

    Cordialement,

    Annah MARTIN

  17. Simone MANON dit :

    Bonjour
    Je ne sais pas si je peux répondre clairement à vos questions car elles supposent des développements substantiels.
    -Remarquez que dans la formule que vous citez, il est question du « morceau de matière » non de la conscience. Nous avons en effet le pouvoir de nous mettre à distance de nous-mêmes et du monde pour nous représenter les choses, autrement dit « pour avoir conscience de quelque chose ». Ce pouvoir est rendu possible parce que nous avons un cerveau (en termes matérialistes), ou un esprit (en termes spiritualistes) et que l’enfant le développe dans un milieu de paroles. http://www.philolog.fr/le-langage/ http://www.philolog.fr/la-parole-nature-et-fonction/
    – La question est de savoir si la conscience peut être considérée comme un être (= peut être substantialisée. Ce que fait Descartes avec le thème de la substance pensante) ou seulement comme un acte (=une intentionnalité, un mouvement vers, un éclatement vers… comme l’envisagent les phénoménologues) Dans les deux cas elle se caractérise par le pouvoir de sortir de soi.
    -Pour clarifier les choses, voyez ces cours: http://www.philolog.fr/le-cogito-ou-la-certitude-de-soi-comme-chose-pensante/
    http://www.philolog.fr/la-critique-de-lanalyse-cartesienne/
    Bien à vous.

  18. Jérôme dit :

    Bonsoir Madame,
    J’aimerai avoir des éclaircissements sur un point.
    J’ai lu cette definition de la conscience:
    ‘ Au sens premier, psychologique, la conscience se définit comme l’intuition (c’est-à-dire la connaissance immédiate) qu’un être qui pense a de son activité, de ses actes, du monde et de lui-même.’ Objectif bac tle S
    Elle me paraît en contradiction avec celle de votre présentation.
    Le point qui me gêne est l’aspect immédiat de la connaissance.
    Qu’en pensez vous ?

    Cordialement.

  19. Simone MANON dit :

    Bonjour
    Il y a des degrés du fait de conscience. Mais sous sa forme immédiate (conscience immédiate) comme sous sa forme réfléchie (conscience réfléchie), la conscience enveloppe le savoir d’elle-même. Elle a l’intuition d’elle-même, sous une forme vague, confuse, dans la conscience immédiate, sous forme précise, claire dans la conscience réfléchie.
    EX; je perçois qu’il pleut=ma conscience de la pluie ou l’intuition que j’ai de cette conscience sont une seule et même chose. Si la conscience n’avait pas la connaissance immédiate d’elle-même, dans tous les états de conscience (du plus spontané au plus réfléchi), il y aurait inconscience, il n’y aurait pas conscience.
    La formule d’Alain qui vous paraît suggérer une contradiction insiste seulement sur le fait que pour que la conscience puisse surgir une opération de division, de séparation est implicite. En ce sens la conscience s’arrache à un état d’indifférenciation originaire, ce qui fait dire à l’auteur qu’elle n’est pas immédiate (puisqu’elle suppose division). Mais dès qu’elle est là, elle a l’intuition d’elle-même, c’est-à-dire la connaissance immédiate d’elle-même.
    En espérant avoir clarifié les choses.
    Bien à vous.

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