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 « Qu’est-ce que cette philosophie, si universelle et qui se manifeste sous des formes si étranges ?

    Le mot grec  « philosophe » (philosophos) est formé par opposition à sophos. Il désigne celui qui aime le savoir, par différence avec celui qui, possédant le savoir, se nomme savant. Ce sens persiste encore aujourd’hui : l’essence de la philosophie, c’est la recherche de la vérité, non sa possession, même si elle se trahit elle-même, comme il arrive souvent, jusqu’à dégénérer en dogmatisme, en un savoir mis en formules, définitif, complet, transmissible par l'enseignement. Faire de la philosophie, c'est être en route. Les questions, en philosophie, sont plus essentielles que les réponses, et chaque réponse devient une nouvelle question.

   Pourtant, cette marche en avant - qui est le sort de l'homme dans le temps - n'exclut pas la possibilité d'un profond apaisement, et même, à certains instants suprêmes, d'une sorte d'achèvement. Celui-ci n'est jamais enfermé dans un savoir formulable, dans des énoncés ou des professions de foi; il est dans la façon dont s'accomplit, au sein de l'histoire, la condition d'un être humain auquel se révèle l'être même. Conquérir cette réalité dans la situation donnée, toujours particulière, où l'on se trouve placé, tel est le sens de l'effort philosophique ».

   Karl Jaspers,  Introduction à la philosophie, traduction Jeanne Hersch, Plon, 10/18, 1966, p. 10-11.

 

 

 

   « L’histoire de la philosophie a commencé sous la forme d’un effort de pensée méthodique il y a deux mille cinq cents ans ; sous la forme d’une pensée mythique, beaucoup plus tôt.

   Mais un commencement, c’est autre chose qu’une origine : le commencement est historique et procure aux successeurs une quantité croissante d’éléments fournis par le travail intellectuel déjà accompli. Tandis que l’origine, c’est la source d’où jaillit constamment l’impulsion à philosopher. C’est par elle seulement qu’une philosophie contemporaine devient, quelque chose d’essentiel, par elle que l’on comprendra la philosophie du passé.

   Cet élément originel est multiple. L’étonnement engendre l’interrogation et la connaissance ; le doute au sujet de ce qu’on croit connaître engendre l’examen et la claire certitude ; le bouleversement de l’homme et le sentiment qu’il a d’être perdu l’amène à s’interroger sur lui-même. Précisons d’abord ces trois facteurs.

   1° Platon a dit que l’origine de la philosophie, c’est l’étonnement. Notre œil nous a fait « participer au spectacle des étoiles, du soleil et de la voûte céleste ». Ce spectacle nous « a incités à étudier l’univers entier. De là est née pour nous la philosophie, le plus précieux des biens que les dieux aient accordé à la race des mortels ». Et Aristote : « Car c’est l’émerveillement qui poussa les hommes à philosopher : ils s’étonnèrent d’abord des choses étranges auxquelles ils se heurtaient ; puis ils allèrent peu à peu plus loin et se posèrent des questions concernant les phases de la lune, le mouvement du soleil et des astres, et la naissance enfin de l’univers entier. »

   S’étonner, c’est tendre à la connaissance. En m’étonnant, je prends conscience de mon ignorance. Je cherche à savoir, mais seulement pour savoir « et non pour contenter quelque exigence ordinaire ».

   Philosopher, c’est s’éveiller en échappant aux liens de la nécessité vitale. Cet éveil s’accomplit lorsque nous jetons un regard désintéressé sur les choses, le ciel et le monde, lorsque nous nous demandons : « Qu’est-ce que tout cela ? D’où tout cela vient-il ? » Et l’on n’attend pas que les réponses à ces questions aient une quelconque utilité pratique, mais qu’elles soient en elles-mêmes satisfaisantes.

   2° Une fois mon étonnement et mon émerveillement apaisés par la connaissance du réel, voici que surgit le doute. Les connaissances, il est vrai, s’accumulent, mais pour peu qu’on se livre à un examen critique, plus rien n’est certain. Les perceptions sensibles sont conditionnées par nos organes et elles nous trompent, en tout cas elles ne coïncident pas avec ce qui existe en soi hors de nous, indépendamment de la perception que nous en avons. Les formes de notre pensée appartiennent à notre entendement humain. Elles s’emmêlent en d’insolubles antinomies. Partout des affirmations s’opposent à d’autres affirmations. Si je veux philosopher, je me saisis du doute, j’essaie de le pousser jusqu’au bout. Ce faisant, je peux soit me livrer à la volupté de nier — car le doute, sans permettre un seul pas en avant, fait que rien ne vaut désormais — soit rechercher une certitude qui lui échappe et résiste à tout examen critique loyal.

   La célèbre formule de Descartes, « je pense donc je suis, » lui est apparue indubitable au moment où il doutait de tout le reste. Car si même, sans m’en rendre compte, je me trompe totalement pour tout ce que je crois connaître, il n’est pas possible que je me trompe encore sur le fait que j’existe malgré tout, alors même qu’on m’induit en erreur.

   Le doute devenu méthodique entraîne un examen critique de toute connaissance. D’où il découle que sans doute radical, il n’est pas de philosophie véritable. Mais ce qui est décisif, c’est de voir comment et où le doute lui-même permet de conquérir le fondement d’une certitude.

   3° Quand je suis absorbé par la connaissance des objets dans le monde, par le déploiement du doute qui doit me conduire à la certitude, je m’occupe des choses, je ne pense pas à moi, à mes fins, à mon bonheur, mon salut. Au contraire, je suis content de m’oublier moi-même en acquérant ces nouvelles connaissances.

   Cela change lorsque je prends conscience de moi-même dans ma situation.

    Epictète, le stoïcien, a dit : « L’origine de la philosophie, c’est l’expérience que nous faisons de notre propre faiblesse et de notre impuissance. » Comment me tirer d’affaire, dans cette impuissance ? Il a donné la réponse suivante : il faut que je considère tout ce qui n’est pas en mon pouvoir, de par sa nécessité propre, comme indifférent pour moi ; en revanche il m’appartient d’amener par la pensée tout ce qui dépend de moi, notamment le mode et le contenu de mes représentations, à la clarté et à la liberté.

   Considérons un peu quelle est notre condition, à nous, hommes. Nous nous trouvons toujours dans des situations déterminées. Les situations changent, des occasions se présentent. Quand on les manque, elles ne reviennent plus. Je peux travailler moi-même à changer une situation. Mais il en est qui subsistent dans leur essence, même si leur apparence momentanée se modifie et si leur toute-puissance se dissimule sous un voile : il me faut mourir, il me faut souffrir, il me faut lutter ; je suis soumis au hasard, je me trouve pris inévitablement dans les lacets de la culpabilité. Ces situations fondamentales qu’implique notre vie, nous les appelons situations-limites. Cela veut dire que nous ne pouvons pas les dépasser, nous ne pouvons pas les transformer. En prendre conscience, c’est atteindre, après l’étonnement et le doute, l’origine plus profonde de la philosophie. Dans la vie courante nous nous dérobons souvent devant elles ; nous fermons les yeux et nous vivons comme si elles n’existaient pas. Nous oublions que nous devons mourir, nous oublions que nous sommes coupables, que nous sommes à la merci d’un hasard. Nous n’avons dès lors affaire qu’à des situations concrètes que nous manœuvrons à notre avantage et auxquelles nous réagissons en dressant des plans d’action pratique dans le monde, poussés que nous sommes par nos intérêts vitaux. En revanche, nous réagissons aux situations-limites soit en nous les dissimulant, soit — lorsque nous les voyons clairement — par le désespoir et une sorte de rétablissement : nous devenons nous-mêmes, par une métamorphose de notre conscience de l’être.

   Nous pouvons aussi nous faire une idée plus claire de notre condition d’hommes par une voie différente, en considérant qu’il est impossible de compter sur quoi que ce soit dans le monde. Quand nous ne nous posons pas de questions, le monde nous apparaît comme l’être en soi. Dans le bonheur, nous jouissons de notre force, nous avons une confiance tout irréfléchie, nous ne connaissons rien d’autre que notre présent. Dans la douleur, la faiblesse, l’impuissance, nous désespérons. Et quand ce désespoir est dépassé et que nous vivons encore, nous nous oublions à nouveau et nous nous laissons glisser dans l’hédonisme.

   C’est par de telles expériences que l’homme s’est instruit ; sous la menace, il cherche la sécurité. Maîtrise de la nature, communauté organisée des hommes, voilà qui doit garantir la vie.

   L’homme s’empare de la nature afin de la réduire à son service ; la connaissance et la technique doivent permettre de compter sur elle.

   Pourtant, jusque dans la domination sur la nature, persiste l’imprévisibilité, et avec elle une menace constante, et finalement, l’échec sur toute la ligne. La dure loi du travail, la vieillesse, la maladie et la mort ne sauraient être supprimées. Lorsque la nature enfin maîtrisée nous offre quelque sécurité, ce n’est là qu’un fait isolé au sein d’une insécurité totale.

    Et l’homme s’organise en communauté pour limiter le combat sans fin de tous contre tous et pour y mettre un terme ; il essaie de trouver sa sécurité dans l’entraide.

   Mais ici encore une limite persiste. La justice et la liberté ne pourraient régner à l’intérieur des Etats que si chaque citoyen se comportait envers autrui conformément à l’exigence d’une solidarité absolue. C’est dans ce cas seulement que tous s’opposeraient comme un seul homme à l’injustice commise à l’égard d’un seul. Il n’en a jamais été ainsi. Cette solidarité qui groupe les hommes autour d’un de leurs semblables, dans les pires moments, fût-ce dans l’impuissance, n’a jamais existé que dans des cercles restreints ou chez quelques individus isolés. Aucun Etat, aucune Église, aucune société ne donne une protection absolue. On nourrissait cette belle illusion dans les époques paisibles où la limite restait voilée.

   Ce monde décevant a cependant sa contrepartie : il s’y trouve aussi ce qui est digne de foi, ce qui attire la confiance, il y a le sol qui nous porte, patrie et paysage, parents et ancêtres, frères, sœurs, amis, il y a l’épouse. Il y a le fondement créé par la tradition, au fil de l’histoire : la langue maternelle, la foi, l’œuvre des penseurs, des poètes et des artistes. Mais l’ensemble de cette tradition ne nous fournit pas d’asile sûr, nous ne pouvons pas non plus compter absolument sur elle. Car telle qu’elle nous atteint, elle est tout entière œuvre humaine. Dieu n’est nulle part dans le monde. Toute tradition reste en même temps une interrogation. Les yeux fixés sur elle, il faut sans cesse que l’homme trouve à la source de lui-même la certitude, l’être, la force sur laquelle il peut compter. Un avertissement nous est donné, semble-t-il, d’un doigt autoritaire : on ne peut compter sur rien de ce qui est du monde ; il nous est interdit de nous en contenter. Cet index nous désigne autre chose.

   Les situations-limites — mort, hasard, culpabilité, impossibilité de compter sur le monde — me révèlent mon échec. Que puis-je faire devant cet échec absolu dont je ne puis loyalement nier l’évidence ?

    Le stoïcisme conseillait à l’homme de se retirer dans sa liberté propre qui est celle de la pensée indépendante. Cela ne nous suffit pas. Le stoïcisme se trompait, car il ne voyait pas l’impuissance de l’homme dans toute sa radicalité. Il n’a pas vu que la pensée même est dépendante, étant en soi vide et obligée de recourir à ce qui lui est donné ; et il n’a pas vu non plus que la folie reste possible. Il nous abandonne à la désolation d’une pensée qui n’est indépendante que faute de tout contenu. Il nous laisse sans espoir parce qu’il exclut toute tentative de victoires intérieures spontanément obtenues, toute plénitude par le don de soi à soi qu’accomplit l’amour, toute attente et tout espoir devant le possible.

    Mais ce que veut le stoïcisme, c’est la philosophie dans toute son authenticité. L’homme qui a fait l’expérience originelle des situations-limites est poussé du fond de lui-même à chercher à travers l’échec le chemin de l’être. La façon dont il fait cette expérience de l’échec est pour lui décisive : l’échec peut lui demeurer caché et finir par l’écraser, en fait seulement ; l’homme peut au contraire le contempler en face et le garder présent à son esprit comme la limite constante de sa vie ; il peut recourir contre lui à des solutions et à des apaisements imaginaires, ou bien au contraire l’accepter loyalement en gardant le silence devant l’inexplicable. La manière dont l’homme fait l’expérience de l’échec détermine ce qu’il va devenir.

    Dans les situations-limites, on rencontre le néant, ou bien on pressent, malgré la réalité évanescente du monde et au-dessus d’elle, ce qui est véritablement. Le désespoir lui-même, du fait qu’il peut se produire dans le monde, nous désigne ce qui se trouve au-delà.

   Autrement dit : l’homme veut être sauvé. Le salut lui est offert par les grandes religions universelles qui ont pour signe distinctif d’offrir une garantie objective de la vérité et de la réalité du salut. Leur voie, c’est celle où s’accomplit l’acte individuel de la conversion. Cela, la philosophie ne peut pas le donner. Et pourtant, philosopher, c’est toujours vaincre le monde, c’est quelque chose d’analogue au salut.

   En résumé, l’origine de la recherche philosophique se trouve dans l’étonnement, le doute, la conscience que l’on a d’être perdu. Dans chaque cas, elle commence par un bouleversement qui saisit l’homme et fait naître en lui le besoin de se donner un but.

   C’est l’étonnement qui poussa Platon et Aristote à chercher l’essence de l’être.

   Descartes a cherché à travers l’indétermination sans fin des choses incertaines la certitude indubitable.

    Les stoïciens ont cherché dans les souffrances de la vie la paix de l’âme.

   Chacune de ces tentatives a sa vérité, à travers le vêtement historique chaque fois différent des représentations et du langage. En les assimilant à travers l’histoire, nous pénétrons jusqu’aux origines qui sont encore présentes en nous.

   Elles cherchent un fondement sûr, la profondeur de l’être, l’éternité.

    Mais peut-être aucune de ces origines n’est-elle pour nous-mêmes la plus originelle, la plus inconditionnelle. Quand l’être se révèle en suscitant notre étonnement, nous reprenons haleine, mais nous sommes tentés de nous dérober aux hommes et de nous abandonner à une pure magie métaphysique. La certitude incontestable, elle, ne règne que lorsque nous cherchons à nous orienter dans le monde à l’aide du savoir scientifique. L’attitude inébranlable de l’âme dans le stoïcisme n’a de valeur que passagère, lorsqu’il nous faut traverser le malheur, nous sauver d’une ruine totale, mais elle reste en elle-même privée de substance et de vie.

    Ces trois mobiles qui agissent en nous — étonnement et connaissance, doute et certitude, situation de l’homme perdu dans le monde et qui devient lui-même — n’épuisent pas les raisons qui nous portent aujourd’hui à philosopher.

   A notre époque où s’est produite une coupure radicale dans la continuité historique, en ce temps d’effondrement sans précédent et de chances obscures et à peine pressenties, les trois mobiles que nous avons examinés jusqu’ici restent bien valables, mais ils ne suffisent plus. Leur valeur est conditionnelle, elle dépend de la communication entre les hommes.

    Jusqu’ici, dans l’histoire, il y avait d’homme à homme des liens incontestés : communautés dans lesquelles on pouvait avoir confiance, institutions, esprit commun. Le solitaire lui-même était encore porté, dans sa solitude. Aujourd’hui, si une décadence se manifeste, c’est surtout dans le fait que des hommes de plus en plus nombreux cessent de, se comprendre, qu’ils se rencontrent et se quittent dans l’indifférence, qu’aucune fidélité désormais, aucune communauté n’est sûre et digne de confiance.

    Aujourd’hui la situation humaine en général, telle qu’elle a existé de tout temps, prend pour nous une importance décisive : je peux m’accorder avec autrui dans la vérité, et je ne le peux pourtant pas ; ma foi se heurte à une foi différente, et cela justement alors que je suis sûr de moi ; quelque part, à la limite, nous semblons voués au combat, sans espoir de nous unir, avec pour seule issue la soumission ou l’anéantissement ; la mollesse et la passivité de ceux qui n’ont aucune conviction font qu’ils se rallient aveuglément, ou se contentent de défis obstinés.

    Tout cela n’est pas secondaire ni dénué d’importance. Cela pourrait l’être s’il y avait pour moi, dans l’isolement, une vérité qui me suffirait. La souffrance que j’éprouve quand la communication avec autrui est imparfaite, la satisfaction extraordinaire que donne une communication véritable, ne m’atteindraient pas ainsi sur le plan philosophique si j’étais pour mon propre compte, et dans une solitude absolue, sûr de la vérité. Mais je n’existe qu’avec autrui ; seul je ne suis rien.

   La communication qui s’établit, non pas seulement d’entendement à entendement, d’esprit à esprit, mais d’existence à existence n’utilise toutes les significations et les valeurs impersonnelles que comme intermédiaires. Les justifications et les attaques sont alors des moyens, non de conquérir du pouvoir, mais de s’approcher l’un de l’autre. On mène la lutte avec un amour fraternel pour l’adversaire, et chacun livre à l’autre toutes ses armes. La certitude de l’être véritable n’existe que dans cette communication où liberté et liberté se font face, s’opposent sans égard aucun parce qu’elles sont unies ; alors, tous les rapports avec le prochain ne sont que voies d’approche ; au moment décisif, et par une exigence réciproque, chacun pose à l’autre les questions essentielles. C’est dans la communication que s’actualise toute autre vérité, c’est en elle seulement que je suis moi-même, qu’au lieu de me contenter de vivre, j’accomplis pleinement ma vie.

   L’attitude fondamentale que j’expose ici en termes intellectuels naît de la souffrance que provoque le manque de communication, du besoin d’une communication authentique et de la possibilité d’un combat fraternel unissant jusqu’au tréfonds un être libre à un être libre.

   Et cet élan philosophique provient aussi des trois mobiles dont nous avons parlé et dont la valeur dépendra désormais de ce qu’ils signifieront pour cette communication d’homme à homme. Il s’agira de voir s’ils la favorisent ou s’ils l’entravent.

   Ainsi, l’origine de la philosophie réside dans la faculté de s’étonner, de douter, de faire l’expérience des situations-limites, mais en dernier lieu et incluant tout cela, dans la volonté d’une communication véritable. On peut le voir dès le début dans le fait que toute philosophie tend à se transmettre, s’exprime, essaie de se faire entendre. C’est son essence même que d’être transmissible et ce caractère est indissociable de sa vérité.

    C’est seulement dans la communication qu’on atteint le but de la philosophie où réside en dernier ressort le sens de tous les autres buts : prendre connaissance de l’être, éclairer l’amour, trouver la perfection du repos. »

 Ibid, p. 15 à 25.

 

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6 Réponses à “Introduction à la philosophie. Karl Jaspers.”

  1. Frédéric dit :

    Bonjour Mme MANON,
    J’ai été enchanté du thème que vous nous proposez. Je viens de finir la lecture d’un ouvrage de Xavier Pavie sur la philosophie antique et je retrouve dans votre texte une continuité ou un complément. A quoi peut nous servir la Philosophie ? est-elle utile au bonheur, à la sagesse, à l’apaisement ? les philosophes antiques avaient ces précoccupations de façon permanente c’est ce que j’ai appelé à tort peut-être la philosophie « chaude » celle qui aide, qui « rechauffe » qui propose des solutions en opposition à celle qui nourrit l’intellect de façon « aride » et celle qui se situe dans la tiedeur.
    Quoiqu’il en soit philosopher est primordial, Platon nous le rappelle en précisant que la cité se porterait mieux s’il y avait des Philosophes (et qu’ils soient écoutés) !

    EPICURE dans la lettre à MENECEE dit qu’il « n’est jamais trop tôt ni trop tard pour prendre soin de son âme. On doit philosopher quand on est jeune et quand on est vieux ».
    Voilà un conseil à suivre. Merci Mme Manon.
    Cordialement
    Frédéric

  2. Simone MANON dit :

    Bonjour Frédéric
    Oui, ce texte de Jaspers est un beau texte que je n’avais jamais mis en ligne. Pour ma génération, c’était un classique et à force d’être citées certaines phrases (du type: philosopher c’est être en route…) confinaient au cliché. Mais en ces temps de rentrée où il faut initier les élèves à ce qu’ils vont faire pendant l’année, il est bien adapté.
    Je consulte votre blog de temps en temps. Bravo pour votre curiosité et vos articles.
    Bien à vous.

  3. MUNYARUGERO Jean Baptiste dit :

    Bonjour,

    Madame MANON: votre blog est super riche. Merci pour tout ce que Vous nous offrez en matière de philosophie. Vous nous la faites aimer: c’est si bien.

    Bien à Vous.

  4. Simone MANON dit :

    Merci pour ce sympathique message.
    Bien à vous.

  5. Max-Henri Vidot dit :

    Karl Jaspers m’a aussi laissé le souvenir de cette phrase: « L’être, c’est l’englobant », très belle définition qui classe aussi ce philosophe parmi les penseurs de l’essence, et non pas seulement parmi les existentialistes…

  6. Jeanpierre Emmanuel dit :

    Madame, je tiens à vous remercier pour cette belle page de philosophie qui m’a édifié sur la vie humaine surtout avec les philosophes du passé et celui qu’on nomme Karl Jaspers qui nous enseigne que faire de la philosophie c’est être en route. Jeanpierre Emmanuel.

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