*
On me demande parfois une bibliographie. C’est de plus en plus rare car, chacun le sait bien, nos élèves lisent de moins en moins. Il faut aujourd’hui des textes courts et faciles. Ce qui est antinomique avec le principe même d’une formation philosophique. Je consens à fournir celle-ci avec beaucoup de scrupules. D’abord elle est loin d’être exhaustive. Je donne à lire les auteurs que je fréquente. Ensuite il me semble que le principe d’une bibliographie est décourageant. On se dit qu’on ne pourra jamais lire tout cela… et pourtant il faut bien commencer un jour. Dans le cadre de ma pratique pédagogique, je préfère donner des indications de lecture pour chaque question du programme mais puisque quelques internautes sont demandeurs la voici.
*
LE MONDE ANTIQUE :
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PLATON : Apologie de Socrate
Protagoras
Gorgias
Ménon
Le Banquet
Phèdre
Phédon
La République
ARISTOTE : Ethique à Nicomaque
La politique
Métaphysique
EPICURE : Lettre à Ménécée
Lettre à Pytoclès
Lettre à Hérodote
LUCRECE : De la nature
EPICTETE : Manuel
Entretiens
MARC-AURELE : Pensées
SEXTUS EMPIRUS : Hypotyposes pyrrhoniennes
*
*
POUR LA CONNAISSANCE DU MONDE GREC :
*
*
R. FLACELIERE : La Grèce au siècle de Périclès
L. GERNET : Anthropologie de la Grèce antique
E.R. DODDS : Les Grecs et l’irrationnel
J.P. VERNANT : Mythe et pensée chez les Grecs
W. JAEGER : Paideia
J. de ROMILLY : Les grands sophistes au siècle de Périclès
P. HADOT : Qu’est-ce que la philosophie antique ?
*
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POUR L’INTRODUCTION AUX AUTEURS :
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J.P. DUMONT : Eléments d’histoire de la philosophie antique
A. KOYRE : Introduction à la lecture de Platon
F. CHATELET : Platon
P. AUBENQUE : La prudence chez Aristote
R.A. GAUTHIER : La morale d’Aristote
J. MOREAU : Aristote et son époque
F. WOLFF : Aristote et la politique
G. RODIS-LEWIS : Epicure et son école
P. HADOT : La citadelle intérieure
J. BRUNSCHVICG : Etudes sur les philosophies hellénistiques : épicurisme, stoïcisme, scepticisme.
*
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LE MOYEN PLATONISME :
*
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PLUTARQUE : La vie des hommes illustres
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LE NEO-PLATONISME :
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PLOTIN : Les Ennéades
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INTRODUCTION AUX AUTEURS :
*
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J. BRUN : Le néoplatonisme
R. FLACELIERE : Sagesse de Plutarque
P. HADOT : Plotin ou la simplicité du regard
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LA PHILOSOPHIE MEDIEVALE :
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SAINT AUGUSTIN : Les Confessions
SAINT THOMAS D’AQUIN : Somme théologique
*
*
LA PENSEE MODERNE ET CONTEMPORAINE :
*
*
*
N. MACHIAVEL : Le Prince
Discours sur la première décade de Tite-Live
MONTAIGNE : Essais
F. BACON : Novum Organum
La nouvelleAtlandide
R. DESCARTES : Discours de la méthode
Méditations métaphysiques
Les passions de l’âme
Correspondance avec Elisabeth et autres lettres
N. MALEBRANCHE : La recherche de la vérité
B. SPINOZA : Ethique
Traité politique- Lettres
Traité théologico-politique
G.W. LEIBNIZ : Essais de théodicée
Discours de métaphysique
La monadologie
B. PASCAL : Pensées et opuscules (édition établie par Léon Brunschvicg)
T. HOBBES : Léviathan
Le citoyen ou les fondements de la politique
J. LOCKE : Essai philosophique concernant l’entendement humain
Lettre sur la tolérance et autres textes
Traité du gouvernement civil
D. HUME : Traité de la nature humaine
Enquête sur l’entendement humain
Dialogues sur la religion naturelle
MONTESQUIEU : L’esprit des lois
Les lettres persanes
J.J. ROUSSEAU : Discours sur les sciences et les arts
Discours sur l’origine de l’inégalité
Le contrat social
L’Emile
Article de l’Encyclopédie : Economie politique
Les Confessions
La Nouvelle Héloïse
Les Rêveries du Promeneur solitaire
VOLTAIRE : Dictionnaire philosophique
Traité sur la tolérance
D. DIDEROT : Supplément au voyage de Bougainville
Pensées philosophiques
Lettre sur les aveugles
A. SMITH: Théorie des sentiments moraux
Recherches sur la nature et les causes de le richesse des nations
I. KANT : Fondements de la métaphysique des moeurs
Idée d’une histoire universelle au point de vue cosmopolitique
Qu’est-ce que les lumières ?
Anthropologie du point de vue pragmatique
Critique de la raison pure
Critique de la raison pratique
Critique de la faculté de juger
Réflexions sur l’éducation
J. BENTHAM : Introduction aux principes de la morale et de la législation
Traité des peines et des récompenses
B. CONSTANT : Ecrits politiques
De la liberté des Anciens comparée à celle des Modernes
G.W.F. HEGEL : Leçons sur l’histoire de la philosophie
Esthétique
La raison dans l’histoire
La phénoménologie de l’esprit
A. COMTE : Cours de philosophie positive
Discours sur l’esprit positif
A. de TOCQUEVILLE : De la Démocratie en Amérique
K. MARX et F. ENGELS : L’idéologie allemande
K. MARX : Le Capital
Les manuscrits de 1844
A. SCHOPENHAUER : Le monde comme volonté et comme représentation
Aphorismes sur la sagesse dans la vie
S. KIERKEGAARD : Post-scriptum aux miettes philosophiques
Traité du désespoir
Le concept d’angoisse
J.S. MILL : L’utilitarisme
F. NIETZSCHE : Le gai savoir
Généalogie de la morale
Par delà le bien et le mal
Considérations inactuelles
Ainsi parlait Zarathoustra
M. WEBER : L’éthique protestante et l’esprit du capitalisme
Le savant et la politique
Economie et société
H. BERGSON : Les deux sources de la morale et de la religion
L’énergie spirituelle
Le rire : essai sur la signification du comique
S. FREUD : Cinq leçons de psychanalyse
Introduction à la psychanalyse
Totem et tabou
Un souvenir d’enfance de Léonard de Vinci
L’avenir d’une illusion
Malaise dans la civilisation
E. HUSSERL : La crise de l’humanité européenne et la philosophie
Idées directrices pour une phénoménologie
M. HEIDEGGER : Chemins qui ne mènent nulle part
Essais et conférences
Etre et Temps
Lettre sur l’humanisme
ALAIN : Propos sur le bonheur
Eléments de philosophie
Idées
Propos sur les pouvoirs
R. ARON : Introduction à la philosophie de l’histoire
Démocratie et totalitarisme
Les désillusions du progrès
J.P. SARTRE : L’existentialisme est un humanisme
L’Etre et le Néant
Qu’est-ce que la littérature ?
A. CAMUS : Le mythe de Sisyphe : essai sur l’absurde
L’homme révolté
G. BACHELARD : La formation de l’esprit scientifique
La psychanalyse du feu
L. WITTGENSTEIN : Tractatus logico-philosophicus
C. LEVI-STRAUSS : Anthropologie structurale
Race et histoire
Tristes tropiques
H. ARENDT : La crise de la culture
Condition de l’homme moderne
Le système totalitaire
La vie de l’esprit, I, (La pensée), II, (Le vouloir)
Juger, sur la philosophie politique de Kant
J. RAWLS : Théorie de la justice
Libéralisme politique
V. JANKELEVITCH : L’ironie
La mort
M. FOUCAULT : Histoire de la folie à l’âge classique
Les mots et les choses
L’archéologie du savoir
Dits et écrits I,II
E. LEVINAS : Totalité et infini
L’humanisme de l’autre homme
Quatre lectures talmudiques
H. JONAS : Le principe responsabilité
Le concept de Dieu après Auschwitz
P. RICOEUR : Lectures
Le conflit des interprétations
Temps et récit I,II,III
Histoire et vérité
La mémoire, l’histoire et l’oubli
Soi-même comme un autre
M. GAUCHET : Le désenchantement du monde
La démocratie contre elle-même
La religion dans la démocratie
P. MANENT : Cours familier de philosophie politique
Enquête sur la démocratie
Les libéraux
Les métamorphoses de la cité
C. CASTORIADIS : Domaines de l’homme
Les carrefours du labyrinthe
P. MURAY : Exorcismes spirituels I, II, III, IV
Après l’Histoire I, II
L’empire du bien
*
*
IDEE DE PHILOSOPHIE :
*
*
PLATON : Gorgias
Protagoras
R. DESCARTES : Le discours de la méthode
I. KANT : Qu’est-ce que les lumières
ALAIN : Eléments de philosophie
F. CHATELET : Une histoire de la raison
J.P. VERNANT : Mythe et pensée chez les grecs
M. MERLEAU-PONTY : Eloge de la philosophie
P. HADOT : Qu’est-ce que la philosophie antique ?
J. HERSCH : L’étonnement philosophique
J. VIALATOUX : L’intention philosophique
K. JASPERS : Introduction à la philosophie
F. ALQUIE : Signification de la philosophie
J. DE ROMILLY : Les grands sophistes dans l’Athènes de Périclès
*
*
MYTHOLOGIE :
*
*
P. GRIMAL : La mythologie grecque
E. HAMILTON : La mythologie
M. DETIENNE : L’invention de la mythologie
J.P. VERNANT : L’Univers, les Dieux, les Hommes
D. LECOURT : Prométhée, Faust, Frankenstein
M. SHELLEY : Frankenstein
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Bonjour,
On trouve cette citation dans Victor Marie, Comte Hugo. La référence que j’ai trouvé indique tome IV de l’ancienne édition de la pléiade, p.331. Je ne peux vérifier présentement.
On trouve plusieurs formulations de cette phrase parce que Péguy l’utilise dans plusieurs textes et il n’a pas toujours utilisé exactement les mêmes termes ( « par malheur » est présent ou non). Le texte se trouve en édition séparée chez Gallimard (200pages) et une autre référence indique le texte : les pensées.
Merci Georges pour cette indication. Je vérifierai à mon retour.
Bien à vous.
Bonjour Madame,
J’aimerais votre conseil pour la lecture d’un ouvrage sur les sciences, synthétique, clair où je puisse trouver des exemples précis et originaux utilisables dans une dissertation de philosophie.
Merci de votre aide,
Stéphanie
Vous pouvez lire, Stéphanie, le texte de Alan Chalmers: Qu’est-ce que la science? dans l’édition de 1999.
En réponse à un internaute, je propose une bibliographie dans laquelle vous pouvez puiser (En particulier le texte de Jean Ullmo). Elle se trouve dans les commentaires de l’article: trois explications du monde. Tom Keve.
Bien à vous.
Merci de ces références ! J’y cours.
Bien à vous
Bonjour Dimitri.
Comme convenu, j’ai vérifié dans l’édition des oeuvres en prose de la Pléiade (1992). Je n’ai trouvé qu’une seule occurrence de l’expression et sa formule exacte est la suivante: « Le kantisme a les mains pures (en italique), MAIS IL N’A PAS DE MAINS ». Victor-Marie, comte Hugo.(1910) La Pléiade,t.III. p.331.
La formule de ce texte a été reprise sous forme de « Pensées », par le fils de Péguy dans une édition de 1934 chez Gallimard, p. 47. Dans cette édition, il n’y a ni italique, ni majuscules comme c’est le cas dans la Pléiade.
Péguy ne pouvait pas dire « les mains propres », car il connaît très bien la pensée de Kant. Or si le mobile sensible est, pour Kant, un principe de corruption de la pureté de l’intention morale, il ne saurait être question de salissure, de souillure car ce qui salit est nécessairement mauvais. Or Kant ne dit jamais que l’inclination naturelle est mauvaise. La nature est extérieure au champ de la moralité. Seule une volonté (=une liberté) peut être dite bonne ou mauvaise. Le mal est imputable à la volonté qui choisit le bonheur plutôt que la moralité, non à la nature. Kant dit même qu’on ne peut pas en vouloir à celui qui préfère la satisfaction de son inclination naturelle à l’effectuation de son devoir. Simplement ce dernier ne peut pas se prétendre moral. Cf. la troisième partie de cette dissertation: https://www.philolog.fr/peut-on-vouloir-le-mal/
L’idée de pureté de l’intention morale signifie seulement que seule la représentation de la loi morale doit déterminer la volonté, que ce motif ne doit pas être mêlé à autre chose. Dès qu’un mobile sensible intervient, l’action perd sa valeur morale. Kant nous demande donc d’éviter la confusion de l’ordre pratique et de l’ordre pathologique.
Bien à vous.
Merci beaucoup Simone, merci George aussi,
Je dois bien avouer que je trouvais cela étrange de ne pouvoir « mettre la main » sur cette citation. Merci pour cet éclaircissement.
Bien à vous,
Dimitri
Bonjour Simone,
Etant donné que vous m’avez été d’un grand recours la dernière fois, je voulais vous demander si vous saviez d’où provient cette phrase, que l’on attribue généralement à Héraclite : « Rien n’est permanent, sauf le changement ». Partout je trouve cette sentence, même dans des revues scientifiques, mais, étrangement, aucune référence bibliographique ne lui correspond (!). Or, comme je ne veux pas citer ce qu’il a peut-être dit, mais bien ce qu’il a dit, je souhaiterais savoir d’où provient cette assertion.
De mon côté, mes recherches ne m’ont mené nulle part, impossible de trouver la référence…
D’avance merci de votre aide précieuse.
Bien à vous,
Dimitri
Bonjour Dimitri
Vous savez que de l’oeuvre d’Héraclite ne nous sont parvenus que les commentaires et les citations des philosophes. Nous disposons d’un corpus de 130 fragments environ dont nous pensons que ce sont des originaux, les autres sont des citations.
La recension de référence est celle de Diels-Kranz.
Simone Weil, Marcel Conche et d’autres auteurs en ont proposé une à partir de celle-ci.
Je n’en dispose pas dans ma bibliothèque, aussi ne puis-je vous répondre.
Ce fragment ne figure pas dans les études sur les présocratiques dont je dispose mais il va da soi qu’il formule une des pensées maîtresses d’Héraclite, à savoir qu’il n’y a d’être que du devenir
Voyez sur internet cette recension: http://philoctetes.free.fr/heraclitefraneng.htm
Bien à vous.
Merci Simone,
Justement, j’avais lu les fragments, et pas trouvé cette sentence dedans. Elle n’était pas non plus rappelée par Diogène Laërce alors je ne voyais vraiment pas où la trouver. Il se peut que ce soit une invention (!)
Merci pour le lien.
Bien à vous,
Dimitri
Bonjour, je vouDRais savoir si dans la partie mythologie de la bibliographie, il y a des textes de mythologie expliqués ou si il s’agit juste de définir la mythologie en général par rapport à la philosophie.
Bonjour madame MANON! 🙂
Je sais que vous ne me connaissez pas du tout,
mon nom est Guillaume Bégin et je viens juste de découvrir votre blogue et honnêtement je suis très surpris par la qualité de vos publications!! J’ai débuté à avoir une passion pour la philosophie dès mon entrée au CEGEP et mon blogue alimente donc vivement ma nouvelle passion!
Sur ce je vous en remercie!
J’ai même parler de votre blogue sur le mien; vous pouvez lire mon article en suivant ce lien: http://opinionsbegin.blogspot.com/2011/12/hehehe-jai-trouve-ma-lecture-des-fetes.html
J’espère que vous m’autorisez à mentionner votre nom de blogue, mais s’il y a un quelconque problème, n’hésiter pas à me le dire et je supprimerai à vos souhaits mon article 🙂
Je suis par contre intrigué et j’aimerais savoir vous êtes professeur de philosophie à quel Cégep exactement? (si vous ne voyez pas d’inconvénient à me répondre!)
Sur ce,
veuillez accepté cordialement mes remerciements distingués,
et dans l’attente de votre réponse, je vous souhaite un très joyeux temps des fêtes!
Guillaume Bégin, alias ¡BEDGE!, étudiant au Cégep Lévis-Lauzon!
Bonjour Fanny
Bien sûr que tous les textes indiqués ont à la fois une dimension narrative et explicative des mythes.
Bonne lecture.
Bonjour Guillaume.
Il vous suffit de lire la première ligne de la page introductive de mon blog pour apprendre que je suis un professeur. En France, on ne parle pas de cegep mais de lycée où la philosophie s’enseigne en classe terminale.
Bon vent pour votre formation intellectuelle et vos blogs.
Oh! Avant tout merci et deuxièmement mille excuses pour ne pas avoir lu votre introduction !
Sachez que votre blogue m’inspire déjà beaucoup et me fascine tout autant!
Alors merci pour cette si brillante initiative de vouloir partager votre passions et vos savoirs, et bonne continuité aussi à vous dans votre profession en France!
Guillaume
Bonjour Madame Manon,
J’ai encore besoin de votre aide… J’ai trouvé, dans le Fondement de la morale de Schopenhauer, une citation (traduite du grec) de Timon, et l’auteur donne pour référence un ouvrage intitulé Sextié Empirici Adversus Mathematicos ; or cet ouvrage, d’une part, je ne l’ai trouvé qu’en latin (ce qui est étrange puisque la citation donnée par Schopenhauer est en grec), d’autre part, je n’arrive pas à trouver qui en est l’auteur…
Si vous pouviez m’éclairer sur la question, cela serait très sympathique 🙂
D’avance merci !
Dimitri
Bonjour Dimitri.
La citation de Schopenhauer est extraite du livre de Sextus Empiricus, auteur sceptique du II°, III° siècle, écrivant en grec: Adversus Mathematicos (Contre les savants). Il y rapporte une opinion d’un sceptique ancien: Timon de Phlionte.https://www.philolog.fr/le-scepticisme-est-il-un-destin/
Sextus Empiricus est un auteur dont il nous reste aussi les Esquisses pyrrhoniennes, ouvrage incontournable pour s’initier à la pensée sceptique.
Joyeux Noël.
Merci beaucoup 🙂
JOYEUX NOEL !!!
Bonjour,
Je suis tombée sur votre blog quand j’ai tapé « blog de philosophie » étant donné que je me passionne pour la philosophie. Je suis encore jeune pour commencer à m’exprimer de la même manière que vous, et je suis en plus de cela impressionnée, moi aussi, par la qualité de vos articles.
Plus tard, je voudrais devenir professeur de philosophie (enfin, écrivain en priorité) car ça me plaît beaucoup d’écrire de temps en temps des textes « relativement philosophiques » par rapport à ce que je pense, à ma vision des choses. Mes textes évoquent à peu près les mêmes thèmes que les vôtres : moralité, raison, etc.
J’aime beaucoup votre blog, étant donné que les articles que vous écrivez me passionnent. Je regarderai souvent son contenu, c’est sûr !
Je vous souhaite une bonne journée.
Merci, Mathilde pour ce sympathique message et tous mes voeux d’accomplissement de vos projets.
Bien à vous.
Amateur/amoureux/esclave de philo, je découvre ce site et n’ai qu’un mot : Admirable.
(C’est-à-dire à lire sans modération, sans trop d’ivresse).
Pourriez-vous m’aider? Une phrase m’interpelle : « Si tu veux contrôler un peuple, contrôle sa musique ». Comme souvent, je l’ai vue attribuée à différents auteurs, Confucius et Platon, pour ne pas les nommer… Jacqueline de Romilly évoque le « théâtrocratie » de Platon, idée qui se rapproche…Connaissez-vous cette phrase (qui peut se formuler différemment), et dès lors, son auteur?
Si oui, merci, sinon, bravo encore.
Bonjour
L’idée selon laquelle la musique est éducative est une idée académique.
Voyez le livre III de la République où Platon célèbre les harmonies dorienne et phrygienne, qui plaisent aux âmes simples « 400e », c’est-à-dire à celles qui demeurent elles-mêmes, qui ne se laissent pas posséder par le rythme ni altérer par la transe ; et critique les harmonies lydienne (plaintive) et ionienne (lascive), musiques dionysiaques de l’ivresse et de l’extase (398d ). Pour Platon comme pour Aristote (Politique, VIII, 3 et 5), la musique est éducative puisque, exprimant l’équilibre esthétique de l’âme, elle l’influence en retour.
Voyez les nazis et la musique de Wagner.
Si vous tapez sur google: musique et politique vous découvrirez une bibliographie immense.
Bon courage pour traiter ce magnifique thème.
Bien à vous.
Je m’en doutais..
Moi-même musicien de jazz, j’ai très vite (au début de mon apprentissage) été convaincu de l’impact potentiel de la musique sur la vie, tant personnelle que collective, sociale, politique, civilisationnelle. Dès lors l’enseignement de la musique, pas forcément pour en jouer, mais pour la mieux connaître, la mieux comprendre, la mieux écouter et (surtout) la mieux critiquer, me semble une clé possible pour envisager une civilisation plus calme, plus éclairée, plus joyeuse. Métaphore de l’harmonie.
Or, cet enseignement reste réservé depuis toujours aux spécialistes, et la diffusion musicale n’est rien qu’un torrent incessant de médiocrité.
Encore merci.
Bonjour,
Tout d’abord, merci pour vos nombreux articles documentés et stimulants. Je consultais votre bibliographie et j’ai vu que vous aviez rangé Plutarque dans la catégorie « Néoplatonisme ». Or, Plutarque de Chéronée est un médio-platonicien, c’est Plutarque d’Athènes dont il ne nous reste que des fragments qui fut le premier scholarque de l’école néoplatonicienne d’Athènes. A mon avis, outre Plotin, s’il fallait rajouter quelque chose ce serait plutôt Proclus.
Bien cordialement.
Merci pour votre vigilance me permettant sur le champ de corriger cette erreur.
Bien à vous.
bonjour
je viens de découvrir votre site. je le trouve bien structuré, très pédagogique. j’en ressens le désir d’un grand professeur qui veut donner. qu’ils sont devenus rares, ces professeurs avides de transmettre. J’ai un fils de quinze ans. Je me demande souvent comment il percevra cette matière. J’ai le souvenir de m’être ennuyée devant des connaissances et un jargon fort hermétique. Avec le temps, je me suis rendu compte que le problème était dans le professeur que j’avais eu à l’époque. Aujourd’hui, la philosophie me passionne, et je mets votre site en favori afin que mon fils puisse commencer à s’y intéresser, gräce à la succession de vos séquences très commplètes, vos lectures suivies, et éventuellement, pour qu’il puisse se plonger dans quelques passages de la bibliographie que vous proposez.
merci Simone et vive la philo
Merci Alma pour ce sympathique message et tous mes voeux d’accomplissement intellectuel pour votre fils et vous-même.
Que la nouvelle année comble vos désirs les plus chers.
Si je puis me permettre de donner un conseil c’est celui de puiser d’innombrables commentaires sur l’Antiquité et surtout sur Homère dans un ouvrage exceptionnel qui vient de paraître chez Beya Éditions en 2012: Hans van Kasteel, QUESTIONS HOMÉRIQUES. Une véritable mine d’or! C’est à se demander comment on n’a pas connu ces commentaires (tant païens que chrétiens) plus tôt. On n’est plus le même après l’avoir lu.
Très cordialement.
Merci pour cette référence.
Bien à vous.
Bonjour Madame. C’est maintenant que je suis très intéressé de votre site. Si cela ne vous dérange pas pouvez vous m’expliciter plus clairement le livre VIII la RÉPUBLIQUE de PLATON s’il vous plait.
Désolé, Thierry, je ne travaille pas à la commande.
Par ailleurs, ce n’est pas en attendant des autres qu’ils nous dispensent de faire des efforts que l’on acquiert des compétences.
Au travail!
Chère Simone Manon,
Je ne savais pas où poster ce commentaire. Je vous avais déjà écrit pour vous féliciter pour votre site, mais je tenais à le faire une seconde fois. En effet, je passe les écrits du CAPES en juin et votre site est également une mine pour aider à réviser l’ensemble du programme de terminale! Sachez que j’ai fait déjà mon stage de master enseignement au lycée et que j’apprécie particulièrement le fait d’enseigner la philosophie. Aussi, j’espère bien être votre futur collègue. 🙂
Bien cordialement,
Geoffrey Martin.
Bonjour Geoffrey
Je me souviens bien de votre premier commentaire et je ne peux que me réjouir de constater que vous êtes comblé par le choix que vous avez fait d’enseigner. C’est un beau métier si on ne se mêle pas d’en modifier radicalement les conditions. Il y a des domaines où le conservatisme est plus fécond que des supposés progressismes n’ayant de progressistes que le nom.
Tous mes voeux de réussite dans vos projets.
Avec toute ma sympathie.
Ah, encore une question: j’aimerais citer un passage de vos commentaires sur le mythe de Prométhée. Celui-ci: … toute conquête de pouvoir sur le réel est, de la part des hommes, une façon de s’approprier un pourvoir qui n’est pas le leur… (ce faisant,) ils se rendent coupables d’un acte de transgression dont ils doivent s’attendre à être punis. Le mythe (de prométhée) exprime ainsi la réaction de peur que, dans l’imaginaire, le geste et l’objet technique ont toujours largement suscitée. .. Cette peur immémoriale de l’homme devant son propre pouvoir, qu’il vit irrationnellement comme un pouvoir interdit. Le fantasme du châtiment suprême (…), c’est-à-dire de la vie prise au piège de ses propres possibilités, hante la conscience de nos contemporains et nourrit en grande partie le procès instruit contre ce qu’on appelle aujourd’hui la techno-science. » Est-il publié? Comment vous nommer?
Merci de vos indications,
Françoise
Bonjour Françoise
Dès lors que vous précisez le nom de l’auteur et la source (ici philolog), il n’y a pas de problème.
Tous mes voeux de succès pour votre exposition.
Bien à vous.
Bonjour,
Tout d’abord, n’ayant trouvé aucune page pertinente pour exprimer mon propos, j’ai décidé de l’écrire ici ; veuillez m’excuser si cela peut causer problème.
Je viens récemment d’entreprendre la lecture du Tractatus logico-philosophicus de Wittgenstein, et je crois relativement mal saisir ce que Wittgenstein entend par objet. Je crois comprendre que pour Wittgenstein le concept d’objet n’est pas accessible, car il ne fait pas partie du monde (à ce titre il n’est qu’un postulat); il serait plutôt métaphysique. Cela est-il juste?
Merci.
Bonjour
Pour Wittgenstein, le monde est un ensemble de faits, non un ensemble de choses.
Il définit le fait simple comme un état de choses c’est-à-dire une liaison d’objets.
L’objet est un constituant possible d’un fait, mais comme il n’est donné que dans des relations, il est seulement théorique.
Voyez http://www.implications-philosophiques.org/actualite/une/l%E2%80%99objet-dans-le-tractatus-l-wittgenstein-avec-ou-contre-et-b-russell-ii/
Bien à vous.
Bonjour Professeur,
Je suis heureux de lire ce grand travail que vous avez entrepris pour réaliser une oeuvre aussi magnifique. C’est depuis un bout de temps que j’ai fait la découverte de ce site.
Je suis étudiant en Philosophie à l’Université de Lubumbashi et je serai ravi de vous lire très prochainement.
Merci pour votre travail
Merci pour ce sympathique message. Mais enfin, il faut raison garder et bien voir que la notion d’oeuvre est un bien grand mot pour qualifier le travail d’un professeur.
Bien à vous.
Bonjour,
je suis triste de constater que Simone de Beauvoir n’apparaît pas dans votre bibliographie. Grande « penseuse » de son temps, elle a eu pour moi une influence considérable dans la manière dont j’ai décidé de façonner ma vie, je pense bien-sûr au Deuxième sexe, que je pense toute jeune filles devrait lire quelques extraits. Je voulais parler au passage de ce magnifique recueil d’entretiens : »La plus belle histoire des femmes » de Michèle Perrot, Françoise Héritier et Sylviane Agacinsky au Seuil, trois très belles et grandes femmes.
Cordialement
Bonjour
Vous avez raison. Cette bibliographie est loin d’être exhaustive. Je l’ai bien précisé en introduction.
Bien à vous.
Bonsoir,
S’il y a un livre à lire en priorité sur le thème de la conscience, quel est-il ?
Respectueusement.
Bonjour
Il m’est impossible de répondre à votre question tant le thème de la conscience doit faire l’objet d’approches multiples et diverses.
Si vous voulez l’envisager sous l’angle transcendantal, il faut lire les méditations métaphysiques de Descartes et les méditations cartésiennes de Husserl.
Si vous voulez l’envisager sous l’angle psychanalytique, il faut lire Freud, sous l’angle de ses données immédiates, Bergson est incontournable, etc.
Bien à vous.
Bonsoir
merci de partager vos connaissances et votre point de vue ! c’est un beau travail de synthèse qui est rare sur internet où la dispersion est plutôt générale ! bravo à vous
Merci pour ce sympathique message.
Bien à vous
Bonsoir Madame Manon,
Pourriez-vous me conseiller une édition en français moderne des Essais de Montaigne?
Avec mes remerciements pour votre site magnifique, qui permet aux plus jeunes comme aux moins jeunes d’explorer l’archipel philosophique une boussole à la main.
Bien à vous et bonne fin d’année.
Alain Ginestar
Bonsoir Monsieur
Merci pour votre sympathique message.
Je lis Montaigne dans deux éditions: chez Arléa dans le texte établi par Claude Pinganaud et chez Gallimard (livre de poche) dans le texte établi par Pierre Michel.
Bonne fin d’année et tous mes voeux de bonheur pour 2014.
Bonsoir Madame Manon,
Merci pour votre réponse, je prends bonne note de ces deux éditions.
Moi aussi, je vous souhaite une belle année 2014.
Bien à vous.
Alain Ginestar
Chère Madame Simone Manon,
je découvre votre article sur Prométhée et il m’enthousiasme ; moi qui éprouve habituellement tant de difficulté avec la philosophie, voici que votre écrit m’est clair et enseignant,
je vous en remercie,
Adeline Yzac
Merci Adeline pour ce sympathique message.
Tous mes vœux d’épanouissement dans vos études.