*
On me demande parfois une bibliographie. C’est de plus en plus rare car, chacun le sait bien, nos élèves lisent de moins en moins. Il faut aujourd’hui des textes courts et faciles. Ce qui est antinomique avec le principe même d’une formation philosophique. Je consens à fournir celle-ci avec beaucoup de scrupules. D’abord elle est loin d’être exhaustive. Je donne à lire les auteurs que je fréquente. Ensuite il me semble que le principe d’une bibliographie est décourageant. On se dit qu’on ne pourra jamais lire tout cela… et pourtant il faut bien commencer un jour. Dans le cadre de ma pratique pédagogique, je préfère donner des indications de lecture pour chaque question du programme mais puisque quelques internautes sont demandeurs la voici.
*
LE MONDE ANTIQUE :
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PLATON : Apologie de Socrate
Protagoras
Gorgias
Ménon
Le Banquet
Phèdre
Phédon
La République
ARISTOTE : Ethique à Nicomaque
La politique
Métaphysique
EPICURE : Lettre à Ménécée
Lettre à Pytoclès
Lettre à Hérodote
LUCRECE : De la nature
EPICTETE : Manuel
Entretiens
MARC-AURELE : Pensées
SEXTUS EMPIRUS : Hypotyposes pyrrhoniennes
*
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POUR LA CONNAISSANCE DU MONDE GREC :
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R. FLACELIERE : La Grèce au siècle de Périclès
L. GERNET : Anthropologie de la Grèce antique
E.R. DODDS : Les Grecs et l’irrationnel
J.P. VERNANT : Mythe et pensée chez les Grecs
W. JAEGER : Paideia
J. de ROMILLY : Les grands sophistes au siècle de Périclès
P. HADOT : Qu’est-ce que la philosophie antique ?
*
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POUR L’INTRODUCTION AUX AUTEURS :
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J.P. DUMONT : Eléments d’histoire de la philosophie antique
A. KOYRE : Introduction à la lecture de Platon
F. CHATELET : Platon
P. AUBENQUE : La prudence chez Aristote
R.A. GAUTHIER : La morale d’Aristote
J. MOREAU : Aristote et son époque
F. WOLFF : Aristote et la politique
G. RODIS-LEWIS : Epicure et son école
P. HADOT : La citadelle intérieure
J. BRUNSCHVICG : Etudes sur les philosophies hellénistiques : épicurisme, stoïcisme, scepticisme.
*
*
LE MOYEN PLATONISME :
*
*
PLUTARQUE : La vie des hommes illustres
*
*
LE NEO-PLATONISME :
*
*
PLOTIN : Les Ennéades
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*
INTRODUCTION AUX AUTEURS :
*
*
J. BRUN : Le néoplatonisme
R. FLACELIERE : Sagesse de Plutarque
P. HADOT : Plotin ou la simplicité du regard
*
*
LA PHILOSOPHIE MEDIEVALE :
*
*
SAINT AUGUSTIN : Les Confessions
SAINT THOMAS D’AQUIN : Somme théologique
*
*
LA PENSEE MODERNE ET CONTEMPORAINE :
*
*
*
N. MACHIAVEL : Le Prince
Discours sur la première décade de Tite-Live
MONTAIGNE : Essais
F. BACON : Novum Organum
La nouvelleAtlandide
R. DESCARTES : Discours de la méthode
Méditations métaphysiques
Les passions de l’âme
Correspondance avec Elisabeth et autres lettres
N. MALEBRANCHE : La recherche de la vérité
B. SPINOZA : Ethique
Traité politique- Lettres
Traité théologico-politique
G.W. LEIBNIZ : Essais de théodicée
Discours de métaphysique
La monadologie
B. PASCAL : Pensées et opuscules (édition établie par Léon Brunschvicg)
T. HOBBES : Léviathan
Le citoyen ou les fondements de la politique
J. LOCKE : Essai philosophique concernant l’entendement humain
Lettre sur la tolérance et autres textes
Traité du gouvernement civil
D. HUME : Traité de la nature humaine
Enquête sur l’entendement humain
Dialogues sur la religion naturelle
MONTESQUIEU : L’esprit des lois
Les lettres persanes
J.J. ROUSSEAU : Discours sur les sciences et les arts
Discours sur l’origine de l’inégalité
Le contrat social
L’Emile
Article de l’Encyclopédie : Economie politique
Les Confessions
La Nouvelle Héloïse
Les Rêveries du Promeneur solitaire
VOLTAIRE : Dictionnaire philosophique
Traité sur la tolérance
D. DIDEROT : Supplément au voyage de Bougainville
Pensées philosophiques
Lettre sur les aveugles
A. SMITH: Théorie des sentiments moraux
Recherches sur la nature et les causes de le richesse des nations
I. KANT : Fondements de la métaphysique des moeurs
Idée d’une histoire universelle au point de vue cosmopolitique
Qu’est-ce que les lumières ?
Anthropologie du point de vue pragmatique
Critique de la raison pure
Critique de la raison pratique
Critique de la faculté de juger
Réflexions sur l’éducation
J. BENTHAM : Introduction aux principes de la morale et de la législation
Traité des peines et des récompenses
B. CONSTANT : Ecrits politiques
De la liberté des Anciens comparée à celle des Modernes
G.W.F. HEGEL : Leçons sur l’histoire de la philosophie
Esthétique
La raison dans l’histoire
La phénoménologie de l’esprit
A. COMTE : Cours de philosophie positive
Discours sur l’esprit positif
A. de TOCQUEVILLE : De la Démocratie en Amérique
K. MARX et F. ENGELS : L’idéologie allemande
K. MARX : Le Capital
Les manuscrits de 1844
A. SCHOPENHAUER : Le monde comme volonté et comme représentation
Aphorismes sur la sagesse dans la vie
S. KIERKEGAARD : Post-scriptum aux miettes philosophiques
Traité du désespoir
Le concept d’angoisse
J.S. MILL : L’utilitarisme
F. NIETZSCHE : Le gai savoir
Généalogie de la morale
Par delà le bien et le mal
Considérations inactuelles
Ainsi parlait Zarathoustra
M. WEBER : L’éthique protestante et l’esprit du capitalisme
Le savant et la politique
Economie et société
H. BERGSON : Les deux sources de la morale et de la religion
L’énergie spirituelle
Le rire : essai sur la signification du comique
S. FREUD : Cinq leçons de psychanalyse
Introduction à la psychanalyse
Totem et tabou
Un souvenir d’enfance de Léonard de Vinci
L’avenir d’une illusion
Malaise dans la civilisation
E. HUSSERL : La crise de l’humanité européenne et la philosophie
Idées directrices pour une phénoménologie
M. HEIDEGGER : Chemins qui ne mènent nulle part
Essais et conférences
Etre et Temps
Lettre sur l’humanisme
ALAIN : Propos sur le bonheur
Eléments de philosophie
Idées
Propos sur les pouvoirs
R. ARON : Introduction à la philosophie de l’histoire
Démocratie et totalitarisme
Les désillusions du progrès
J.P. SARTRE : L’existentialisme est un humanisme
L’Etre et le Néant
Qu’est-ce que la littérature ?
A. CAMUS : Le mythe de Sisyphe : essai sur l’absurde
L’homme révolté
G. BACHELARD : La formation de l’esprit scientifique
La psychanalyse du feu
L. WITTGENSTEIN : Tractatus logico-philosophicus
C. LEVI-STRAUSS : Anthropologie structurale
Race et histoire
Tristes tropiques
H. ARENDT : La crise de la culture
Condition de l’homme moderne
Le système totalitaire
La vie de l’esprit, I, (La pensée), II, (Le vouloir)
Juger, sur la philosophie politique de Kant
J. RAWLS : Théorie de la justice
Libéralisme politique
V. JANKELEVITCH : L’ironie
La mort
M. FOUCAULT : Histoire de la folie à l’âge classique
Les mots et les choses
L’archéologie du savoir
Dits et écrits I,II
E. LEVINAS : Totalité et infini
L’humanisme de l’autre homme
Quatre lectures talmudiques
H. JONAS : Le principe responsabilité
Le concept de Dieu après Auschwitz
P. RICOEUR : Lectures
Le conflit des interprétations
Temps et récit I,II,III
Histoire et vérité
La mémoire, l’histoire et l’oubli
Soi-même comme un autre
M. GAUCHET : Le désenchantement du monde
La démocratie contre elle-même
La religion dans la démocratie
P. MANENT : Cours familier de philosophie politique
Enquête sur la démocratie
Les libéraux
Les métamorphoses de la cité
C. CASTORIADIS : Domaines de l’homme
Les carrefours du labyrinthe
P. MURAY : Exorcismes spirituels I, II, III, IV
Après l’Histoire I, II
L’empire du bien
*
*
IDEE DE PHILOSOPHIE :
*
*
PLATON : Gorgias
Protagoras
R. DESCARTES : Le discours de la méthode
I. KANT : Qu’est-ce que les lumières
ALAIN : Eléments de philosophie
F. CHATELET : Une histoire de la raison
J.P. VERNANT : Mythe et pensée chez les grecs
M. MERLEAU-PONTY : Eloge de la philosophie
P. HADOT : Qu’est-ce que la philosophie antique ?
J. HERSCH : L’étonnement philosophique
J. VIALATOUX : L’intention philosophique
K. JASPERS : Introduction à la philosophie
F. ALQUIE : Signification de la philosophie
J. DE ROMILLY : Les grands sophistes dans l’Athènes de Périclès
*
*
MYTHOLOGIE :
*
*
P. GRIMAL : La mythologie grecque
E. HAMILTON : La mythologie
M. DETIENNE : L’invention de la mythologie
J.P. VERNANT : L’Univers, les Dieux, les Hommes
D. LECOURT : Prométhée, Faust, Frankenstein
M. SHELLEY : Frankenstein
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Je découvre aujourd’hui cette bibliographie et vous en remercie beaucoup car je faisais partie des demandeurs.
Je découvre aujourd’hui cette bibliographie et vous en remercie beaucoup car je faisais partie des demandeurs.
Bonjour,
je souhaiterai que vous me communiquiez des livres traitant de l’histoire de l’art, ancienne et moderne, mais une histoire philosophique de l’art. Titulaire d’un bac+5 en philosophie, spécialité philo politique, je n’arrive pas à trouver de livre conséquent sur ce sujet et je suis toujours déçu par les simple « histoire « de l’art. Je recherche quelque chose d’exigent. Pouvez-vous m’orienter?
merci beaucoup
carine
Bonjour,
je souhaiterai que vous me communiquiez des livres traitant de l’histoire de l’art, ancienne et moderne, mais une histoire philosophique de l’art. Titulaire d’un bac+5 en philosophie, spécialité philo politique, je n’arrive pas à trouver de livre conséquent sur ce sujet et je suis toujours déçu par les simple « histoire « de l’art. Je recherche quelque chose d’exigent. Pouvez-vous m’orienter?
merci beaucoup
carine
Ne prenez pas mal ma remarque mais permettez moi de m’étonner que vous ayez besoin d’un professeur de philosophie de lycée pour savoir ce que vous devez lire alors que vous êtes à bac +5. C’est à se demander ce que l’on fait aujourd’hui à l’Université!
La bibliographie que vous me demandez est immense et sans doute vais-je oublier des titres essentiels. Les ouvrages qui me semblent importants sont les suivants:
Valéry: Pièces sur l’art. Variété.
Baudelaire: Ecrits sur l’art.
Hegel: esthétique.
Kant: La critique de la faculté de juger.
Heidegger: L’origine de l’oeuvre d’art.
Hannah Arendt: La crise de la culture.
Merleau-Ponty: L’oeil et l’esprit.
Elie Faure: Histoire de l’art. L’Esprit des formes.
Gombrich: Histoire de l’art. L’art et l’illusion.
Focillon: La vie des formes.
Francastel: Peinture et société.
Patocka: L’art et le temps.
Domecq: Artistes sans art.
Goodman: Langage de l’art.
Greenberg: Art et culture.
Dora Vallier: L’art abstrait.
Panovsky: L’oeuvre d’art et ses significations.
Wolfflin: Réflexions sur l’histoire de l’art.
Malraux: Le musée imaginaire.
Benjamin: L’oeuvre d’art à l’ère de sa reproductibilité technique.
Millet Catherine: L’art contemporain.
Michaud Yves: L’artiste et les commissaires. La crise de l’art contemporain. L’art à l’état gazeux.
Daniel Arasse: On n’y voit rien.
J. Gasquet: Cézanne.
J’ai choisi dans ma bibliothèque ces titres. Il va de soi que cette liste a l’arbitraire de mes préférences et les limites de ma culture. Elle peut être sérieusement rallongée.
Ne prenez pas mal ma remarque mais permettez moi de m’étonner que vous ayez besoin d’un professeur de philosophie de lycée pour savoir ce que vous devez lire alors que vous êtes à bac +5. C’est à se demander ce que l’on fait aujourd’hui à l’Université!
La bibliographie que vous me demandez est immense et sans doute vais-je oublier des titres essentiels. Les ouvrages qui me semblent importants sont les suivants:
Valéry: Pièces sur l’art. Variété.
Baudelaire: Ecrits sur l’art.
Hegel: esthétique.
Kant: La critique de la faculté de juger.
Heidegger: L’origine de l’oeuvre d’art.
Hannah Arendt: La crise de la culture.
Merleau-Ponty: L’oeil et l’esprit.
Elie Faure: Histoire de l’art. L’Esprit des formes.
Gombrich: Histoire de l’art. L’art et l’illusion.
Focillon: La vie des formes.
Francastel: Peinture et société.
Patocka: L’art et le temps.
Domecq: Artistes sans art.
Goodman: Langage de l’art.
Greenberg: Art et culture.
Dora Vallier: L’art abstrait.
Panovsky: L’oeuvre d’art et ses significations.
Wolfflin: Réflexions sur l’histoire de l’art.
Malraux: Le musée imaginaire.
Benjamin: L’oeuvre d’art à l’ère de sa reproductibilité technique.
Millet Catherine: L’art contemporain.
Michaud Yves: L’artiste et les commissaires. La crise de l’art contemporain. L’art à l’état gazeux.
Daniel Arasse: On n’y voit rien.
J. Gasquet: Cézanne.
J’ai choisi dans ma bibliothèque ces titres. Il va de soi que cette liste a l’arbitraire de mes préférences et les limites de ma culture. Elle peut être sérieusement rallongée.
Madame,
je vous remercie pour la bibliographie. A vrai dire, je connaissais déjà les « philosophie » de l’art, c’est à dire une bonne partie des livres que vous avez cité. Je cherchais moi une « histoire philosophique »de l’art contemporaine traîtant de l’art ancien et moderne, du genre Gombrich, mais plus contemporaine. Une partie des livres cités va m’aider. Cependant peut-être ne me suis-je pas adressée à la bonne personne en posant la question à une philosophe!La difficulté est que les profs d’histoire de l’art ne me sont pas non plus d’une grand secours, ou bien encore, peut-être que ce que je cherche n’existe pas. J’ai vu qu’il y avait Marcel Gauchet sur votre site, voila l’exemple de quelqu’un qui ecrit l’histoire de façon philosophique. Je cherche quelqu’un qui fasse la même chose s’agissant non plus de l’histoire politique mais de l’histoire de l’art.
Cordialement,
Carine
Madame,
je vous remercie pour la bibliographie. A vrai dire, je connaissais déjà les « philosophie » de l’art, c’est à dire une bonne partie des livres que vous avez cité. Je cherchais moi une « histoire philosophique »de l’art contemporaine traîtant de l’art ancien et moderne, du genre Gombrich, mais plus contemporaine. Une partie des livres cités va m’aider. Cependant peut-être ne me suis-je pas adressée à la bonne personne en posant la question à une philosophe!La difficulté est que les profs d’histoire de l’art ne me sont pas non plus d’une grand secours, ou bien encore, peut-être que ce que je cherche n’existe pas. J’ai vu qu’il y avait Marcel Gauchet sur votre site, voila l’exemple de quelqu’un qui ecrit l’histoire de façon philosophique. Je cherche quelqu’un qui fasse la même chose s’agissant non plus de l’histoire politique mais de l’histoire de l’art.
Cordialement,
Carine
Bonjour, pourriez-vous me communiquer une liste de livres reliés à l’Etat car c’est mon thème de prépa hec et je souhaiterais commencer à l’étudier; pourquoi ne mettez-vous pas aussi des livres de français, je veux dire comme « le portrait de Dorian gray »…qui ont aussi un intérêt pour la culture philosophique ?
Merci
Bonjour, pourriez-vous me communiquer une liste de livres reliés à l’Etat car c’est mon thème de prépa hec et je souhaiterais commencer à l’étudier; pourquoi ne mettez-vous pas aussi des livres de français, je veux dire comme « le portrait de Dorian gray »…qui ont aussi un intérêt pour la culture philosophique ?
Merci
Désolée, je n’ai pas le temps de satisfaire votre demande. Votre professeur de philosophie se fera un plaisir de vous construire une bibliographie.
Désolée, je n’ai pas le temps de satisfaire votre demande. Votre professeur de philosophie se fera un plaisir de vous construire une bibliographie.
Mon dieu que les lecteurs sont exigeants, tu leur donnes déjà matière à réflexion et à lectures je pense qu’ils ne se rendent pas compte du travail que ça représente, ils pourraient quand même chercher par eux mêmes aussi ! Internet est là que diable !!!!
Bonjour,
Je suis élève en terminal S, et je m’interesse beaucoup à la philosophie, je vous remercie de la bibliographie que vous avez faites ci-dessus, mais j’aimerais savoir si vous pouvez m’indiquer d’autres livres moins compliquer à comprendre, en effet j’ai déjà lu « introduction à la psychanalyse » de Freud et j’ai reussi à le comprendre qu’après 5 ou 6 re-lecture de certains passages !!
Ma demande va peut-etre prendre un peu de votre temps libre, mais j’ai déjà poser la question à ma prof de philo actuelle, et je n’ai pas eu la réponse attendu !
Merci beaucoup.
Il faudrait indiquer un thème à propos duquel vous aimeriez des suggestions de lectures plus accessibles. Sur le thème conscience, inconscient, j’indique des éléments bibliographiques dans la présentation du chapitre II.
merci beaucoup !!
Si je puis me permettre, je pense que vous avez fait une faute en écrivant Thomas d’Aquin avec un « c » (Acquin).
Merci de votre vigilance
Mme Manon,
Je me permets d’ajouter à votre belle bibliographie en matière d’art le précieux ouvrage de Georges Didi Huberman, Devant l’image, questions posées aux fins d’une histoire de l’art, aux éditions de Minuit, collection Critique, Paris, 1990, qui me semble correspondre en partie aux souhaits de votre correspondant Genova. En effet, Georges Didi Huberman y confronte l’histoire de l’art (incluant l’iconologie) au questionnement philosophique de ses limites, de sa raison d’être et de son efficacité.
En espérant avoir été utile, je vous embrasse.
Merci Selyne pour cette suggestion. Je vais m’empresser de combler une lacune de plus…
Avec mon amitié.
Je suis tombé par hasard sur votre blog que j’ai trouvé trés intéressant.
Ex lycéen, actuellement en classe préparatoire, et j’y ai pris goût.
Notre thème traite de la vie, et on a disserté sur un sujet particulière difficile celui de la vie et des droits, dans l’intitulé suivant: « La vie donne-t-elle des droits? »
Auriez vous des pistes de lectures intéressantes ?
L’expression droit à la vie renvoyant à des significations très différentes, la bibliographie est très diversifiée selon qu’on s’intéresse à un ordre ou à un autre. Thierry Hoquet dans son corpus sur la vie (GF Flammarion) rappelle les trois niveaux de problématique:
« Depuis 1945, un peut constater un glissement sémantique dans la notion de droit à la vie. Dans un premier temps, en 1945, le droit à la vie sert de contrepoids au droit de vie et de mort dont se réclame l’Etat totalitaire sur ses membres, et la notion sert à refonder les droits de l’homme contre les menaces de persécution, de torture, de génocide. « Vie » signifie alors personne humaine (autonome), et le droit qui l’accompagne est une reformulation de l’humanisme.
Un second niveau désigne non plus les droits de la personne humaine, mais les droits de la vie humaine en tant que telle, détachée du concept d’autonomie qui fait la personne. Le droit à la vie concerne alors les embryons avant leur naissance, et il se renverse en un droit à la mort, pour les personnes qui souhaitent bénéficier de l’euthanasie.
Enfin, le droit à la vie peut être lu comme le droit du vivant global, droit de toutes les formes de vie. Dans cette dernière acception, la notion de droit à la vie sert à rabaisser la technoscience et à limiter les velléités humaines de maîtriser la nature. Après les droits de l’homme, les droits de la femme, les droits de l’enfant, il y aurait les droits des animaux er les droits du vivant. On notera cependant que les vivants ne peuvent être sujets de droit : on ne peut les personnifier, puisqu’ils ne peuvent exercer effectivement ces droits, et doivent toujours s’en remettre sur ce point à des associations et à des humains, pour leur représentation en justice. »
Je vous conseille le livre de Michel Serres: le contrat naturel, François Bourin, 1987; le collectif: l’éthique du vivant, Paris, Editions Unesco, 1998, La revue Pouvoirs n° 56, 1991 sur la bioéthique, Le n°3 de la revue Droits, biologie, personne et droit, PUF, 1991.
Bonsoir,
Auriez-vous la gentillesse de m’indiquer les auteurs qui travaillent sur et autour du concept de surhomme chez Nietzsche?
De même, si des références vous paraissent essentielles concernant le thème du devenir de l’homme (dans l’idée de mouvement vers autre chose et non celle d’un état ultime), je vous serais reconnaissant de me les indiquer.
Merci à vous
En tapant sur google les thèmes qui vous intéressent, vous trouverez quantité de suggestions. Je suis en effet en manque d’idées sur ce que vous me demandez.
Bonjour,
Je suis ravi d’avoir découvert votre blog. J’adore la philosophie, la littérature, l’art, l’histoire, etc… tout ce qui peut élever et construire. je suis à la recherche d’un méthodologie pour développer une culture philosophique qui n’est pas structurée. Cela pourrait être réalisé par des cours « particuliers ».
J’ai 50 ans , donc pas d’objectif sociétal, mais un vrai désir d’Apprendre.
Je vous remercie
Votre message me fait plaisir car je crois bien avoir ouvert mon blog pour trois types de personnes. Des élèves qui ne sont pas dans les meilleures conditions scolaires pour être initiés avec rigueur à la philosophie, des professeurs débutants qui peuvent trouver sur ce site une base de données, et enfin des personnes comme vous, uniquement soucieuses de nourrir leur réflexion.
Vous m’interrogez sur la méthode à suivre pour développer une culture philosophique. Il me semble qu’il faut surtout lire mais pour que cela soit fécond il est bon d’avoir des clés pour comprendre les enjeux d’une analyse et les problèmes qu’elle pose.
Vous êtes certainement intéressé par des thèmes précis. Alors commencez par en choisir un afin de l’approfondir par les lectures appropriées. Vous pourrez m’interroger, si j’ai la compétence pour vous répondre, je le ferai avec plaisir.
Bien à vous.
Pour être précis j’ai obtenu il y a des lustres un bac A ou la philosophie était ma matière de prédilection et je nourissais un grand intérêt pour Hegel. J’ai ensuite fait des études de droit et tardivement tout en travaillant la première année de philo par correspondance mais les aléas de la vie, les contraintes je n’ai pu continuer.
Mon intérêt aujourd’hui se porte sur les philosophes « compréhensibles » et surtout qui m’apportent concrètement dont je peux tirer des enseignements. Ainsi Shopenhauer, Alain, Nieztche, Montaigne etc…L’important est un résultat pratique tant sur la perception du monde que sur nous-même afin d’être « utile » et d’avoir un rôle positif pour autrui, pour l’avenir.
Je vous remercie de l’aide que vous m’offrez et je ne manquerais pas de vous solliciter.
Bien Cordialement
Pour faire suite à mon précédent message j’aimerai des éclairages sur le livre Ainsi parlait Zarathoustra. C’est ouvrage à la fois facile à lire mais difficile à comprendre. Bien sur les grands thèmes sont présents : Dieu est mort, le suhomme, etc… mais finalement je n’ai pas l’impression de comprendre en profondeur.
Merci de votre aide
Je vous conseille le livre de Pierre Hébert-Suffrin, Le Zarathoustra de Nietzsche, Paris, PUF, 1988.
Il y a quelques articles sur ce blog consacrés à Nietzsche qui peuvent aussi éclairer le Zarathoustra.
Bien à vous.
Je vous remercie pour ce conseil mais ce livre n’est plus disponible.
Il semble très difficile de l’obtenir.
Bonnes Fêtes de fin d’année.
Cordialement
Vous le trouverez en bibliothèque universitaire.
A mon tour de vous présenter tous mes voeux de bonheur pour la nouvelle année.
bonsoir,
j’ai découvert par hasard votre blog et j’en suis ravi. je voulais avoir votre avis sur « l’histoire de la philosophie » d’émile bréhier. j’ai commencé à lire sur les conseils d’un ami agrégé de lettres modernes « apprendre à vivre » de luc ferry. également sartre (l’existentialisme est un humanisme ») et andré comte-sponville (le bonheur désespérément). j’ai commencé l’être et le néant mais il est très difficile. alors je voulais simplement avoir votre humble avis sur « le bréhier ».
merci pour votre réponse.
salutations
Je trouve que c’est une très bonne initiation à l’histoire de la philosophie. Simple, claire et précise.
Je l’ai beaucoup utilisée lorsque je faisais mes études.
Bien à vous.
bonsoir,
votre réponse a aiguisé ma curiosité et j’ai recherché d’autres « histoires ». je suis tombé sur celle d’yvon belaval. qu’en pensez-vous ? par ailleurs, existe-t-il des ouvrages complets accessibles à des personnes qui ont juste envie de lire par plaisir ? c’est vrai que dans tous ce qui existe, on peine à s’y retrouver. enfin, la bibliographie que vous proposez doit-elle être lue selon une certaine logique ? pour information, je suis titulaire d’une maîtrise de sciences de gestion et contrôleur de gestion de profession. donc pas philosophe de formation. je suis également investi dans la vie de ma commune en tant que conseiller municipal. donc au contact des Hommes…
bonne soirée
Je n’ai pas lu l’ouvrage de Belaval, je ne peux donc porter un jugement.
Une histoire de la philosophie ne constitue pas, à mes yeux, une lecture pouvant se suffire à elle-même. Elle n’est féconde qu’autant qu’elle permet à un lecteur des philosophes de situer l’auteur en lui donnant des clés d’interprétation.
Il me semble donc qu’il faut commencer par les grands textes en choisissant les livres les plus accessibles: par exemple la république de Platon plutôt que les Lois, l’éthique à Nicomaque ou la politique d’Aristote plutôt que la métaphysique etc.
Vous pouvez suivre un ordre chronologique, néanmoins je crois plus intéressant d’aborder les auteurs à travers un thème de prédilection.
Les outils de connaissance sont aujourd’hui très nombreux, à commencer par l’internet, banque de données fantastique, requérant cependant la capacité de trier le bon grain de l’ivraie.
Mais il y a des professeurs qui peuvent répondre à vos questions et cela aussi est un avantage de ce média.
Cordialement.
Actuellement en Terminale ES, je vous remercie vivement pour cette bibliographie riche et complète qui a constitué – et constitue encore – pour moi un formidable support d’initiation à la lecture philosophique. Je me permets également de souligner que le fait de situer les ouvrages en fonctions des différentes époques et courants auquel appartenaient ou adhéraient leurs auteurs respectifs m’a permis de percevoir avec davantage de cohérence comment ils se situaient au sein de l’histoire de la philosophie.
Je vous souhaite bonne continuation dans votre perspective réussie de mettre à la portée de tous l’aspect attractif et intéréssant de la philosophie !
Selma
Merci pour ce sympathique message.
Bonjour,
Je souhaiterais aller en hypokhâgne l’an prochain et je me rends compte que je n’ai toujours pas lu des ouvrages pourtant essentiels, que vous avez évoqués dans cette bibliographie. Que me conseilleriez-vous : de commencer à les lire tranquillement ou de les lire en diagonale afin d’emmagasiner le plus de connaissances possible ?
Pensez-vous qu’il faille nécessairement lire toute cette liste, ou au moins savoir de quoi ils traitent, la thèse de l’auteur etc…
J’aime la lecture, mais le fait est que l’on doit aussi se cultiver dans les autres matières (je pense à l’histoire en particulier, mais aussi au français, à l’anglais, et à l’espagnol dans mon cas). Lorsque je vois une telle bibliographie, je me demande si ces lectures se font progressivement, sur plusieurs années ou s’il faut impérativement lire ces oeuvres rapidement et efficacement pour pouvoir faire une dissertation correcte dans le cadre des études supérieures ? Il y a tellement d’écrivains et de philosophes, comme d’historiens, que le fait de tenter l’encyclopédisme me semble presque impossible voire démesuré et pourtant j’ai l’impression que c’est ce qui est demandé si l’on souhaite faire des études de lettre dans de bonnes conditions.
Merci d’avance pour vos conseils.
Faut-il que vous n’ayez aucune idée du temps qu’il faut pour lire ces monuments de la philosophie et surtout des études requises pour les comprendre, pour croire qu’on peut les lire en une année! Il vous faudra des années d’apprentissage pour commencer à en comprendre quelques-uns. Et cela supposera autre chose que de les lire en diagonale. L’enjeu de la formation intellectuelle n’est pas l’accumulation des connaissances, c’est l’apprentissage de ce que penser et juger veulent dire.
Vous avez un professeur qui vous propose certainement des lectures accessibles, en lien avec ses cours. Suivez ses conseils. L’important n’est pas de savoir beaucoup mais de bien savoir ce que l’on sait.
Bon courage.
Bonjour,
Je vous laisse un petit message pour vous remercier de prendre le temps d’entretenir un site agréable et clair. Par ailleurs, je me permets de vous demander (étant en seconde année de prépa littéraire, je partage les préjugés de mon professeur de philosophie, à savoir qu’il ne faut lire que les « grands » comme Platon, Kant et compagnie) s’il faut privilégier à tout prix (faute de pouvoir tout lire) les esprits les plus illustres ou s’il est intéressant de profiter du recul historique des penseurs du XXème (qui ont parfois mauvaise presse). J’ai moi même beaucoup « fréquenté » l’oeuvre de Platon, de Descartes et de Nietzsche, mais j’aurais voulu avoir un autre avis sur la question que celle de mon professeur, par peur d’adopter un point de vue trop « sectaire ». Je vous pose cette question car j’ai remarqué que vous accordez dans votre bibliographie une réelle importance à des penseurs récents.
Merci d’avance.
Bonne continuation.
Bonsoir
J’avoue partager le jugement de votre professeur. Il faut commencer par fréquenter les grands auteurs du passé, ne serait-ce que parce que leur connaissance est nécessaire à la compréhension des auteurs contemporains. Mais cela ne signifie pas qu’il faut se dispenser de lire les auteurs contemporains. Simplement on n’a pas toujours le recul suffisant pour séparer le bon grain de l’ivraie, surtout lorsqu’on est jeune. Avec la maturité le jugement est plus assuré et nombre d’auteurs à la mode vous tombent des mains.
J’ai indiqué les penseurs que je fréquente. Ma liste n’est pas exhaustive et en la relisant je vois surtout ce qui manque mais le principe d’une bibliographie est tellement décourageant quand on est un étudiant que j’évite de la rallonger.
Je crois que l’important est d’être méthodique et modeste. Il vaut mieux lire peu mais bien que trop vouloir survoler. Plus on approfondit un auteur, plus on est conduit à rencontrer ceux avec lesquels il débat ou dont il a été nourri.
Bon courage pour votre formation.
Bonsoir, merci pour le texte assez explicite concernant la religion naturelle. Je fais un travail de thèse, et j’ai cherché la référence de la citation de Rousseau : « je n’ai pas voulu diminuer la religion, j’ai voulu élaguer pour sauver l’arbre. » Pourriez vous me dire ou la retrouver ?
merci pour ce travail dense et précieux
marie pierre
Je suis désolée mais j’ai noté beaucoup de propos d’auteurs dans un cahier lorsque j’étais étudiante, sans avoir le souci d’indiquer les sources précises (Je ne pensais pas alors ouvrir un blog où la rigueur serait nécessaire).
Je n’ai jamais retrouvé cette formule dans sa littéralité dans le texte rousseauiste, mais je n’ai pas tout relu. Nul doute qu’elle ne traduise l’esprit de l’effort théorique de Rousseau en matière de religion : émonder l’arbre de toutes ses branches parasites afin de sauver le noyau dur, l’essentiel. Quant à savoir si dans sa lettre, elle est bien rousseauiste, je ne peux en fournir la preuve. Ce qui me conduit de ce pas à supprimer les guillemets dans le cours concerné.
Merci de m’y inviter.
Bien à vous.
Madame,
Petit bonjour de Belgique et grand clap-clap pour votre incroyable travail et le temps que vous y accordez, pardon, que VOUS NOUS accordez.
Il est d’autant plus rare que charme et intelligence se marient à ce point.
Bien à vous
Je suis sensible à votre message Salim et je vous en remercie.
J’ai 43 ans maintenant, et il y a longtemps la société m’a offert un document attestant que j’avais étudié les sciences agronomiques, évidemment je sais maintenant que je ne savais rien. Lorsque l’on cherche réellement les tenants sociaux, historiques ou psychologiques d’une discipline scientifique, l’on retombe inmanquablement sur la philosophie, pour autant que j’en aie une définition opératoire. Ceci étant dit, je vous remercie sincèrement pour ce que vous mettez en ligne comme contenu et bibliographie, surtout parce que je n’ai jamais eu de formation guidée en philosophie et que vos balises me permettent d’apprendre ce que pourrait réellement être la philosophie, oui, j’en suis malheureusement encore à cette question.
Merci, Madame, c’est un plaisir enrichissant de vous lire.
Votre message me réjouit. Merci pour ce plaisir partagé.
Bien à vous.
Bonjour Madame,
Je suis étudiant en Thèse d’Histoire de la pensée économique et Philosophie de l’économie, et je cite cette célèbre phrase de Péguy, selon qui « le kantisme a les mains propres, mais il ne s’agit pas de mains ». Cependant, malgré de nombreuses recherches, je ne parviens pas à trouver de quelle oeuvre est issue cette phrase (qui plus est j’en trouve de multiples formulations, ce qui est bien étonnant, étant donné que, en tant qu’auteur français, Péguy n’a pas pu voir ses textes souffrir de quelque erreur de traduction), et cela me pose un problème d’ordre technique.
Si vous avez l’information, je vous remercie d’avance pour votre aide 🙂
Bien à vous,
Dimitri
Bonjour Dimitri.
Je vous répondrai dès que je serai rentrée de vacances car je ne dispose pas actuellement de ma bibliothèque.
Bien à vous.
C’est vrai, j’oubliais, ce sont les vacances de Toussaint au lycée 🙂
Merci beacoup.
Bien à vous,
Dimitri
Bonjour,
On trouve cette citation dans Victor Marie, Comte Hugo. La référence que j’ai trouvé indique tome IV de l’ancienne édition de la pléiade, p.331. Je ne peux vérifier présentement.
On trouve plusieurs formulations de cette phrase parce que Péguy l’utilise dans plusieurs textes et il n’a pas toujours utilisé exactement les mêmes termes ( « par malheur » est présent ou non). Le texte se trouve en édition séparée chez Gallimard (200pages) et une autre référence indique le texte : les pensées.
Merci Georges pour cette indication. Je vérifierai à mon retour.
Bien à vous.
Bonjour Madame,
J’aimerais votre conseil pour la lecture d’un ouvrage sur les sciences, synthétique, clair où je puisse trouver des exemples précis et originaux utilisables dans une dissertation de philosophie.
Merci de votre aide,
Stéphanie
Vous pouvez lire, Stéphanie, le texte de Alan Chalmers: Qu’est-ce que la science? dans l’édition de 1999.
En réponse à un internaute, je propose une bibliographie dans laquelle vous pouvez puiser (En particulier le texte de Jean Ullmo). Elle se trouve dans les commentaires de l’article: trois explications du monde. Tom Keve.
Bien à vous.
Merci de ces références ! J’y cours.
Bien à vous
Bonjour Dimitri.
Comme convenu, j’ai vérifié dans l’édition des oeuvres en prose de la Pléiade (1992). Je n’ai trouvé qu’une seule occurrence de l’expression et sa formule exacte est la suivante: « Le kantisme a les mains pures (en italique), MAIS IL N’A PAS DE MAINS ». Victor-Marie, comte Hugo.(1910) La Pléiade,t.III. p.331.
La formule de ce texte a été reprise sous forme de « Pensées », par le fils de Péguy dans une édition de 1934 chez Gallimard, p. 47. Dans cette édition, il n’y a ni italique, ni majuscules comme c’est le cas dans la Pléiade.
Péguy ne pouvait pas dire « les mains propres », car il connaît très bien la pensée de Kant. Or si le mobile sensible est, pour Kant, un principe de corruption de la pureté de l’intention morale, il ne saurait être question de salissure, de souillure car ce qui salit est nécessairement mauvais. Or Kant ne dit jamais que l’inclination naturelle est mauvaise. La nature est extérieure au champ de la moralité. Seule une volonté (=une liberté) peut être dite bonne ou mauvaise. Le mal est imputable à la volonté qui choisit le bonheur plutôt que la moralité, non à la nature. Kant dit même qu’on ne peut pas en vouloir à celui qui préfère la satisfaction de son inclination naturelle à l’effectuation de son devoir. Simplement ce dernier ne peut pas se prétendre moral. Cf. la troisième partie de cette dissertation: https://www.philolog.fr/peut-on-vouloir-le-mal/
L’idée de pureté de l’intention morale signifie seulement que seule la représentation de la loi morale doit déterminer la volonté, que ce motif ne doit pas être mêlé à autre chose. Dès qu’un mobile sensible intervient, l’action perd sa valeur morale. Kant nous demande donc d’éviter la confusion de l’ordre pratique et de l’ordre pathologique.
Bien à vous.
Merci beaucoup Simone, merci George aussi,
Je dois bien avouer que je trouvais cela étrange de ne pouvoir « mettre la main » sur cette citation. Merci pour cet éclaircissement.
Bien à vous,
Dimitri
Bonjour Simone,
Etant donné que vous m’avez été d’un grand recours la dernière fois, je voulais vous demander si vous saviez d’où provient cette phrase, que l’on attribue généralement à Héraclite : « Rien n’est permanent, sauf le changement ». Partout je trouve cette sentence, même dans des revues scientifiques, mais, étrangement, aucune référence bibliographique ne lui correspond (!). Or, comme je ne veux pas citer ce qu’il a peut-être dit, mais bien ce qu’il a dit, je souhaiterais savoir d’où provient cette assertion.
De mon côté, mes recherches ne m’ont mené nulle part, impossible de trouver la référence…
D’avance merci de votre aide précieuse.
Bien à vous,
Dimitri
Bonjour Dimitri
Vous savez que de l’oeuvre d’Héraclite ne nous sont parvenus que les commentaires et les citations des philosophes. Nous disposons d’un corpus de 130 fragments environ dont nous pensons que ce sont des originaux, les autres sont des citations.
La recension de référence est celle de Diels-Kranz.
Simone Weil, Marcel Conche et d’autres auteurs en ont proposé une à partir de celle-ci.
Je n’en dispose pas dans ma bibliothèque, aussi ne puis-je vous répondre.
Ce fragment ne figure pas dans les études sur les présocratiques dont je dispose mais il va da soi qu’il formule une des pensées maîtresses d’Héraclite, à savoir qu’il n’y a d’être que du devenir
Voyez sur internet cette recension: http://philoctetes.free.fr/heraclitefraneng.htm
Bien à vous.
Merci Simone,
Justement, j’avais lu les fragments, et pas trouvé cette sentence dedans. Elle n’était pas non plus rappelée par Diogène Laërce alors je ne voyais vraiment pas où la trouver. Il se peut que ce soit une invention (!)
Merci pour le lien.
Bien à vous,
Dimitri
Bonjour, je vouDRais savoir si dans la partie mythologie de la bibliographie, il y a des textes de mythologie expliqués ou si il s’agit juste de définir la mythologie en général par rapport à la philosophie.
Bonjour madame MANON! 🙂
Je sais que vous ne me connaissez pas du tout,
mon nom est Guillaume Bégin et je viens juste de découvrir votre blogue et honnêtement je suis très surpris par la qualité de vos publications!! J’ai débuté à avoir une passion pour la philosophie dès mon entrée au CEGEP et mon blogue alimente donc vivement ma nouvelle passion!
Sur ce je vous en remercie!
J’ai même parler de votre blogue sur le mien; vous pouvez lire mon article en suivant ce lien: http://opinionsbegin.blogspot.com/2011/12/hehehe-jai-trouve-ma-lecture-des-fetes.html
J’espère que vous m’autorisez à mentionner votre nom de blogue, mais s’il y a un quelconque problème, n’hésiter pas à me le dire et je supprimerai à vos souhaits mon article 🙂
Je suis par contre intrigué et j’aimerais savoir vous êtes professeur de philosophie à quel Cégep exactement? (si vous ne voyez pas d’inconvénient à me répondre!)
Sur ce,
veuillez accepté cordialement mes remerciements distingués,
et dans l’attente de votre réponse, je vous souhaite un très joyeux temps des fêtes!
Guillaume Bégin, alias ¡BEDGE!, étudiant au Cégep Lévis-Lauzon!
Bonjour Fanny
Bien sûr que tous les textes indiqués ont à la fois une dimension narrative et explicative des mythes.
Bonne lecture.
Bonjour Guillaume.
Il vous suffit de lire la première ligne de la page introductive de mon blog pour apprendre que je suis un professeur. En France, on ne parle pas de cegep mais de lycée où la philosophie s’enseigne en classe terminale.
Bon vent pour votre formation intellectuelle et vos blogs.
Oh! Avant tout merci et deuxièmement mille excuses pour ne pas avoir lu votre introduction !
Sachez que votre blogue m’inspire déjà beaucoup et me fascine tout autant!
Alors merci pour cette si brillante initiative de vouloir partager votre passions et vos savoirs, et bonne continuité aussi à vous dans votre profession en France!
Guillaume
Bonjour Madame Manon,
J’ai encore besoin de votre aide… J’ai trouvé, dans le Fondement de la morale de Schopenhauer, une citation (traduite du grec) de Timon, et l’auteur donne pour référence un ouvrage intitulé Sextié Empirici Adversus Mathematicos ; or cet ouvrage, d’une part, je ne l’ai trouvé qu’en latin (ce qui est étrange puisque la citation donnée par Schopenhauer est en grec), d’autre part, je n’arrive pas à trouver qui en est l’auteur…
Si vous pouviez m’éclairer sur la question, cela serait très sympathique 🙂
D’avance merci !
Dimitri
Bonjour Dimitri.
La citation de Schopenhauer est extraite du livre de Sextus Empiricus, auteur sceptique du II°, III° siècle, écrivant en grec: Adversus Mathematicos (Contre les savants). Il y rapporte une opinion d’un sceptique ancien: Timon de Phlionte.https://www.philolog.fr/le-scepticisme-est-il-un-destin/
Sextus Empiricus est un auteur dont il nous reste aussi les Esquisses pyrrhoniennes, ouvrage incontournable pour s’initier à la pensée sceptique.
Joyeux Noël.
Merci beaucoup 🙂
JOYEUX NOEL !!!
Bonjour,
Je suis tombée sur votre blog quand j’ai tapé « blog de philosophie » étant donné que je me passionne pour la philosophie. Je suis encore jeune pour commencer à m’exprimer de la même manière que vous, et je suis en plus de cela impressionnée, moi aussi, par la qualité de vos articles.
Plus tard, je voudrais devenir professeur de philosophie (enfin, écrivain en priorité) car ça me plaît beaucoup d’écrire de temps en temps des textes « relativement philosophiques » par rapport à ce que je pense, à ma vision des choses. Mes textes évoquent à peu près les mêmes thèmes que les vôtres : moralité, raison, etc.
J’aime beaucoup votre blog, étant donné que les articles que vous écrivez me passionnent. Je regarderai souvent son contenu, c’est sûr !
Je vous souhaite une bonne journée.
Merci, Mathilde pour ce sympathique message et tous mes voeux d’accomplissement de vos projets.
Bien à vous.
Amateur/amoureux/esclave de philo, je découvre ce site et n’ai qu’un mot : Admirable.
(C’est-à-dire à lire sans modération, sans trop d’ivresse).
Pourriez-vous m’aider? Une phrase m’interpelle : « Si tu veux contrôler un peuple, contrôle sa musique ». Comme souvent, je l’ai vue attribuée à différents auteurs, Confucius et Platon, pour ne pas les nommer… Jacqueline de Romilly évoque le « théâtrocratie » de Platon, idée qui se rapproche…Connaissez-vous cette phrase (qui peut se formuler différemment), et dès lors, son auteur?
Si oui, merci, sinon, bravo encore.
Bonjour
L’idée selon laquelle la musique est éducative est une idée académique.
Voyez le livre III de la République où Platon célèbre les harmonies dorienne et phrygienne, qui plaisent aux âmes simples « 400e », c’est-à-dire à celles qui demeurent elles-mêmes, qui ne se laissent pas posséder par le rythme ni altérer par la transe ; et critique les harmonies lydienne (plaintive) et ionienne (lascive), musiques dionysiaques de l’ivresse et de l’extase (398d ). Pour Platon comme pour Aristote (Politique, VIII, 3 et 5), la musique est éducative puisque, exprimant l’équilibre esthétique de l’âme, elle l’influence en retour.
Voyez les nazis et la musique de Wagner.
Si vous tapez sur google: musique et politique vous découvrirez une bibliographie immense.
Bon courage pour traiter ce magnifique thème.
Bien à vous.
Je m’en doutais..
Moi-même musicien de jazz, j’ai très vite (au début de mon apprentissage) été convaincu de l’impact potentiel de la musique sur la vie, tant personnelle que collective, sociale, politique, civilisationnelle. Dès lors l’enseignement de la musique, pas forcément pour en jouer, mais pour la mieux connaître, la mieux comprendre, la mieux écouter et (surtout) la mieux critiquer, me semble une clé possible pour envisager une civilisation plus calme, plus éclairée, plus joyeuse. Métaphore de l’harmonie.
Or, cet enseignement reste réservé depuis toujours aux spécialistes, et la diffusion musicale n’est rien qu’un torrent incessant de médiocrité.
Encore merci.
Bonjour,
Tout d’abord, merci pour vos nombreux articles documentés et stimulants. Je consultais votre bibliographie et j’ai vu que vous aviez rangé Plutarque dans la catégorie « Néoplatonisme ». Or, Plutarque de Chéronée est un médio-platonicien, c’est Plutarque d’Athènes dont il ne nous reste que des fragments qui fut le premier scholarque de l’école néoplatonicienne d’Athènes. A mon avis, outre Plotin, s’il fallait rajouter quelque chose ce serait plutôt Proclus.
Bien cordialement.
Merci pour votre vigilance me permettant sur le champ de corriger cette erreur.
Bien à vous.
bonjour
je viens de découvrir votre site. je le trouve bien structuré, très pédagogique. j’en ressens le désir d’un grand professeur qui veut donner. qu’ils sont devenus rares, ces professeurs avides de transmettre. J’ai un fils de quinze ans. Je me demande souvent comment il percevra cette matière. J’ai le souvenir de m’être ennuyée devant des connaissances et un jargon fort hermétique. Avec le temps, je me suis rendu compte que le problème était dans le professeur que j’avais eu à l’époque. Aujourd’hui, la philosophie me passionne, et je mets votre site en favori afin que mon fils puisse commencer à s’y intéresser, gräce à la succession de vos séquences très commplètes, vos lectures suivies, et éventuellement, pour qu’il puisse se plonger dans quelques passages de la bibliographie que vous proposez.
merci Simone et vive la philo
Merci Alma pour ce sympathique message et tous mes voeux d’accomplissement intellectuel pour votre fils et vous-même.
Que la nouvelle année comble vos désirs les plus chers.
Si je puis me permettre de donner un conseil c’est celui de puiser d’innombrables commentaires sur l’Antiquité et surtout sur Homère dans un ouvrage exceptionnel qui vient de paraître chez Beya Éditions en 2012: Hans van Kasteel, QUESTIONS HOMÉRIQUES. Une véritable mine d’or! C’est à se demander comment on n’a pas connu ces commentaires (tant païens que chrétiens) plus tôt. On n’est plus le même après l’avoir lu.
Très cordialement.
Merci pour cette référence.
Bien à vous.
Bonjour Madame. C’est maintenant que je suis très intéressé de votre site. Si cela ne vous dérange pas pouvez vous m’expliciter plus clairement le livre VIII la RÉPUBLIQUE de PLATON s’il vous plait.
Désolé, Thierry, je ne travaille pas à la commande.
Par ailleurs, ce n’est pas en attendant des autres qu’ils nous dispensent de faire des efforts que l’on acquiert des compétences.
Au travail!
Chère Simone Manon,
Je ne savais pas où poster ce commentaire. Je vous avais déjà écrit pour vous féliciter pour votre site, mais je tenais à le faire une seconde fois. En effet, je passe les écrits du CAPES en juin et votre site est également une mine pour aider à réviser l’ensemble du programme de terminale! Sachez que j’ai fait déjà mon stage de master enseignement au lycée et que j’apprécie particulièrement le fait d’enseigner la philosophie. Aussi, j’espère bien être votre futur collègue. 🙂
Bien cordialement,
Geoffrey Martin.
Bonjour Geoffrey
Je me souviens bien de votre premier commentaire et je ne peux que me réjouir de constater que vous êtes comblé par le choix que vous avez fait d’enseigner. C’est un beau métier si on ne se mêle pas d’en modifier radicalement les conditions. Il y a des domaines où le conservatisme est plus fécond que des supposés progressismes n’ayant de progressistes que le nom.
Tous mes voeux de réussite dans vos projets.
Avec toute ma sympathie.
Ah, encore une question: j’aimerais citer un passage de vos commentaires sur le mythe de Prométhée. Celui-ci: … toute conquête de pouvoir sur le réel est, de la part des hommes, une façon de s’approprier un pourvoir qui n’est pas le leur… (ce faisant,) ils se rendent coupables d’un acte de transgression dont ils doivent s’attendre à être punis. Le mythe (de prométhée) exprime ainsi la réaction de peur que, dans l’imaginaire, le geste et l’objet technique ont toujours largement suscitée. .. Cette peur immémoriale de l’homme devant son propre pouvoir, qu’il vit irrationnellement comme un pouvoir interdit. Le fantasme du châtiment suprême (…), c’est-à-dire de la vie prise au piège de ses propres possibilités, hante la conscience de nos contemporains et nourrit en grande partie le procès instruit contre ce qu’on appelle aujourd’hui la techno-science. » Est-il publié? Comment vous nommer?
Merci de vos indications,
Françoise
Bonjour Françoise
Dès lors que vous précisez le nom de l’auteur et la source (ici philolog), il n’y a pas de problème.
Tous mes voeux de succès pour votre exposition.
Bien à vous.
Bonjour,
Tout d’abord, n’ayant trouvé aucune page pertinente pour exprimer mon propos, j’ai décidé de l’écrire ici ; veuillez m’excuser si cela peut causer problème.
Je viens récemment d’entreprendre la lecture du Tractatus logico-philosophicus de Wittgenstein, et je crois relativement mal saisir ce que Wittgenstein entend par objet. Je crois comprendre que pour Wittgenstein le concept d’objet n’est pas accessible, car il ne fait pas partie du monde (à ce titre il n’est qu’un postulat); il serait plutôt métaphysique. Cela est-il juste?
Merci.
Bonjour
Pour Wittgenstein, le monde est un ensemble de faits, non un ensemble de choses.
Il définit le fait simple comme un état de choses c’est-à-dire une liaison d’objets.
L’objet est un constituant possible d’un fait, mais comme il n’est donné que dans des relations, il est seulement théorique.
Voyez http://www.implications-philosophiques.org/actualite/une/l%E2%80%99objet-dans-le-tractatus-l-wittgenstein-avec-ou-contre-et-b-russell-ii/
Bien à vous.
Bonjour Professeur,
Je suis heureux de lire ce grand travail que vous avez entrepris pour réaliser une oeuvre aussi magnifique. C’est depuis un bout de temps que j’ai fait la découverte de ce site.
Je suis étudiant en Philosophie à l’Université de Lubumbashi et je serai ravi de vous lire très prochainement.
Merci pour votre travail
Merci pour ce sympathique message. Mais enfin, il faut raison garder et bien voir que la notion d’oeuvre est un bien grand mot pour qualifier le travail d’un professeur.
Bien à vous.
Bonjour,
je suis triste de constater que Simone de Beauvoir n’apparaît pas dans votre bibliographie. Grande « penseuse » de son temps, elle a eu pour moi une influence considérable dans la manière dont j’ai décidé de façonner ma vie, je pense bien-sûr au Deuxième sexe, que je pense toute jeune filles devrait lire quelques extraits. Je voulais parler au passage de ce magnifique recueil d’entretiens : »La plus belle histoire des femmes » de Michèle Perrot, Françoise Héritier et Sylviane Agacinsky au Seuil, trois très belles et grandes femmes.
Cordialement
Bonjour
Vous avez raison. Cette bibliographie est loin d’être exhaustive. Je l’ai bien précisé en introduction.
Bien à vous.
Bonsoir,
S’il y a un livre à lire en priorité sur le thème de la conscience, quel est-il ?
Respectueusement.
Bonjour
Il m’est impossible de répondre à votre question tant le thème de la conscience doit faire l’objet d’approches multiples et diverses.
Si vous voulez l’envisager sous l’angle transcendantal, il faut lire les méditations métaphysiques de Descartes et les méditations cartésiennes de Husserl.
Si vous voulez l’envisager sous l’angle psychanalytique, il faut lire Freud, sous l’angle de ses données immédiates, Bergson est incontournable, etc.
Bien à vous.
Bonsoir
merci de partager vos connaissances et votre point de vue ! c’est un beau travail de synthèse qui est rare sur internet où la dispersion est plutôt générale ! bravo à vous
Merci pour ce sympathique message.
Bien à vous
Bonsoir Madame Manon,
Pourriez-vous me conseiller une édition en français moderne des Essais de Montaigne?
Avec mes remerciements pour votre site magnifique, qui permet aux plus jeunes comme aux moins jeunes d’explorer l’archipel philosophique une boussole à la main.
Bien à vous et bonne fin d’année.
Alain Ginestar
Bonsoir Monsieur
Merci pour votre sympathique message.
Je lis Montaigne dans deux éditions: chez Arléa dans le texte établi par Claude Pinganaud et chez Gallimard (livre de poche) dans le texte établi par Pierre Michel.
Bonne fin d’année et tous mes voeux de bonheur pour 2014.
Bonsoir Madame Manon,
Merci pour votre réponse, je prends bonne note de ces deux éditions.
Moi aussi, je vous souhaite une belle année 2014.
Bien à vous.
Alain Ginestar
Chère Madame Simone Manon,
je découvre votre article sur Prométhée et il m’enthousiasme ; moi qui éprouve habituellement tant de difficulté avec la philosophie, voici que votre écrit m’est clair et enseignant,
je vous en remercie,
Adeline Yzac
Merci Adeline pour ce sympathique message.
Tous mes vœux d’épanouissement dans vos études.