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Aristote. La main et l’intelligence.

« Linné et Cuvier ont été mes deux divinités mais ce sont de simples écoliers en comparaison du vieil Aristote » Darwin. Lettre à William Ogle. 22 février 1882.

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  « (…) Anaxagore prétend que c’est parce qu’il a des mains que l’homme est le plus intelligent des animaux. Ce qui est rationnel, plutôt, c’est de dire qu’il a des mains parce qu’il est le plus intelligent. Car la main est un outil ; or la nature attribue toujours, comme le ferait un homme sage, chaque organe à qui est capable de s’en servir. Ce qui convient, en effet, c’est de donner des flûtes au flûtiste, plutôt que d’apprendre à jouer à qui possède des flûtes. C’est toujours le plus petit que la nature ajoute au plus grand et au plus puissant, et non pas le plus précieux et le plus grand au plus petit. Si donc cette façon de faire est préférable, si la nature réalise parmi les possibles celui qui est le meilleur, ce n’est pas parce qu’il a des mains que l’homme est le plus intelligent des êtres, mais c’est parce qu’il est le plus intelligent qu’il a des mains.

    En effet, l’être le plus intelligent est celui qui est capable de bien utiliser le plus grand nombre d’outils : or, la main semble bien être non pas un outil, mais plusieurs. Car elle est pour ainsi dire un outil qui tient lieu des autres. C’est donc à l’être capable d’acquérir le plus grand nombre de techniques que la nature a donné l’outil de loin le plus utile, la main.

   Aussi, ceux qui disent que l’homme n’est pas bien constitué et qu’il est le moins bien partagé des animaux (parce que, dit-on, il est sans chaussures, il est nu et il n’a pas d’armes pour combattre) sont dans l’erreur. Car les autres animaux n’ont chacun qu’un seul moyen de défense et il ne leur est pas possible de le changer pour faire n’importe quoi d’autre, et ne doivent jamais déposer l’armure qu’ils ont autour de leur corps ni changer l’arme qu’ils ont reçue en partage. L’homme, au contraire, possède de nombreux moyens de défense, et il lui est toujours loisible d’en changer et même d’avoir l’arme qu’il veut et quand il le veut. Car la main devient griffe, serre, corne, ou lance, ou épée, ou toute autre arme ou outil. Elle peut être tout cela, parce qu’elle est capable de tout saisir et de tout tenir.
La forme même que la nature a imaginée pour la main est adaptée à cette fonction. Elle est, en effet, divisée en plusieurs parties. Et le fait que ces parties peuvent s’écarter implique aussi pour elles la faculté de se réunir, tandis que la réciproque n’est pas vraie. Il est possible de s’en servir comme d’un organe unique, double ou multiple ».

     Les Parties des animaux, § 10, 687 b, éd. Les Belles Lettres, trad. P. Louis, p. 136. 137.

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Thème : La main et l’intelligence.

Question : Pourquoi l’homme est-il le seul animal à disposer de mains ?

Thèse : S’interrogeant sur la structure anatomique du corps humain, Aristote engage une double polémique :

 Questions : Pourquoi Aristote substitue-t-il une explication finaliste à une explication mécaniste ? Et quel est l’enjeu de sa critique des sophistes ?

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I)                   L’intelligence est la raison d’être de la main, non ce qui en résulte.

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   « Anaxagore prétend que c’est parce qu’il a des mains que l’homme est le plus intelligent des animaux. Ce qui est rationnel, plutôt, c’est de dire qu’il a des mains parce qu’il est le plus intelligent. Car la main est un outil ; or la nature attribue toujours, comme le ferait un homme sage, chaque organe à qui est capable de s’en servir »

   Nous dirions aujourd’hui que ce qui est rationnel c’est d’éviter de se représenter l’ordre naturel comme un système ordonné de fins et de prêter à la nature, comme Aristote se le permet ici, une intention. Aussi le savant moderne dénonce-t-il dans l’explication finaliste le type même d’une illusion anthropomorphique. Seule l’explication mécaniste est valide à ses yeux. Celle-ci consiste à expliquer les phénomènes selon l’ordre temporel de leur enchaînement. Tout fait est l’effet d’une cause et cette cause est antérieure à son effet. Ainsi, la main précédant l’intelligence comme l’organe sa fonction, celle-ci est la cause de celle-là. L’intelligence et la spécificité de l’homme par rapport à l’animal résultent de sa main. La nécessité de faire usage de cette partie du corps humain détermine le développement de la capacité instrumentale ou intelligence. Ce modèle mécanique [1] de causalité repris par Marx et Engels et tous les matérialistes est aussi celui de la paléontologie contemporaine. Leroi-Gourhan par exemple montre que la station verticale de l’archanthrope libère les mains (ne servant plus à marcher elles sont disponibles pour la préhension), cette libération conditionnant celle de la face et du développement cérébral.

   Avec humour le paléontologue explique que le départ du progrès humain « n’a pas été pris par le cerveau mais par le pied ». En effet la station verticale conditionne le développement des facultés supérieures à travers un triple processus : « le dégagement mécanique de l’arrière crâne par l’acquisition de la station droite, le dégagement progressif du front par la réduction des racines dentaires, l’augmentation du volume du cerveau ». Ainsi le développement du système nerveux et la naissance de l’intelligence symbolique marquent l’aboutissement d’une ligne évolutive zoologique où le supérieur naît de l’inférieur.

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   Aristote lie lui aussi la possession de la main à la bipédie : la main est le propre du corps qui est en station verticale. «  Et puisque sa nature est de se tenir droit, il n’avait aucun besoin de jambes devant : aussi au lieu de ses jambes, la nature lui a donné des bras et des mains » (686b, p. 136) mais il ne faut pas inverser l’ordre des déterminations. Ce qui est valide « dans l’ordre de la génération » ou ordre temporel ne l’est pas « dans l’ordre de la substance ». Car ce qui fait une main c’est la capacité de s’en servir or celle-ci n’est pas mécaniquement inscrite dans la structure de la main. La main est biologiquement un organe non spécialisé dans une fonction. Comme la flûte ne produit pas ce qu’il est possible de tirer d’elle sans un flûtiste,  la main ne serait pas une main sans l’intelligence. Ce qui est rationnel c’est donc de dire que l’homme a des mains parce qu’il est intelligent.

    « Car la main est un outil ; or la nature attribue toujours, comme le ferait un homme sage, chaque organe à qui est capable de s’en servir ». Aristote joue ici de la polysémie du mot grec : organon désignant à la fois l’instrument et l’organe. La main est bien un organe du corps humain mais si les organes naturels sont adaptés à une fin, la main ne l’est pas. Leroi-Gourhan parle d’ailleurs d’elle comme « d’un organe invraisemblablement archaïque » et au fond, lui aussi, admet que sans le cerveau elle serait inefficiente. Ses « opérations sont dirigées par un cerveau surspécialisé dans la généralisation ».

   Voilà pourquoi l’explication par la cause finale [La raison d’être d’une chose est sa fin ; « Ce qu’une chose est une fois que sa genèse est complètement achevée, nous disons que c’est la nature de cette chose » Politique I, 2, 1252, 1253A] est, pour Aristote, plus satisfaisante pour l’esprit que l’explication par la cause antécédente. De fait, la main semble moins être ce qui conditionne l’émergence de l’intelligence que ce qui la requiert comme sa propre condition. Comment ce qui dépend de l’intellect pourrait-il en être la condition ? Selon l’ordre rationnel il faut donc dire que l’intelligence est la raison d’être de la main. Sans l’aptitude à s’en servir la main serait inutile. Or «  la nature ne fait rien en vain ». La main a donc été donnée à l’être qui est aussi doué d’intelligence. Il s’ensuit qu’il faut renverser le schéma explicatif et convenir que «  c’est parce qu’il est intelligent que l’homme a des mains ».

   Telle est la thèse qu’Aristote va établir sous forme syllogistique. La majeure du syllogisme posant que «  l’être le plus intelligent est celui qui est capable de bien utiliser le plus grand nombre possible d’outils » et la mineure que «  la main semble bien être non pas un outil mais plusieurs » la conclusion s’impose d’elle-même : est doté de la main celui qui est doté de l’intelligence.

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   La question est de savoir si les prémisses de ce raisonnement sont fondées. Peut-on suivre Aristote dans sa définition de l’intelligence et son analyse de la main ?

   On dit d’ordinaire que l’intelligence est la capacité de résoudre des problèmes. Problèmes théoriques ou pratiques ; dans tous les cas il s’agit de vaincre un obstacle et de se tirer d’affaire en découvrant une solution. Ce qui exige une activité mentale par laquelle on envisage des possibilités, on met en rapport les idées ou les choses. Toute solution pratique implique d’établir un rapport entre une fin visée et le moyen propre à l’atteindre. Si l’on veut immobiliser un animal il faut mettre en relation son cou, un arbre et une corde. S’il n’y a pas d’arbre il faut imaginer un pieu et une massue pour le planter et ces derniers n’étant pas donnés, pas plus que la corde, il faut les fabriquer. D’où de nouveaux problèmes appelant de nouvelles solutions. Il est donc exact que l’habileté instrumentale et la souplesse opératoire sont des expressions de l’intelligence. Sans opération mentale pas de véritables opérations techniques. Certes la capacité technique n’est pas le propre du seul dispositif physique humain mais la technicité humaine est sans commune mesure avec la technicité animale. Ce qu’Aristote établit en réfléchissant sur la nature de la main. Elle est  « non pas un outil mais plusieurs » écrit-il.

   Il y a dans cette petite phrase toute une méditation de la main. En bon observateur et en spécialiste de l’anatomie comparée, Aristote nous invite à découvrir que la main étant en elle-même un organe indéterminé, se prête à un usage polymorphe dont l’homme a le génie parce qu’il est capable de se donner toutes sortes de fins. Saisir et tenir sans doute, la fonction d’appréhension étant la plus évidente mais il y en a tant d’autres! L’homme se sert de  sa main pour explorer la distance du monde, s’informer, communiquer, éprouver par le toucher la résistance et l’énigmatique profondeur des corps ou déjouer par la caresse l’obstacle de l’extériorité. Dans son Discours aux chirurgiens [2]Valéry s’applique à pointer les extraordinaires pouvoirs de la main.

   Sa polyvalence s’atteste ainsi dans chaque comportement humain. Ici Aristote analyse sa polytechnicité. La comparaison avec le singe en souligne la spécificité. « Les mains, les doigts et les ongles du singe ont un aspect plus bestial » remarque-il. Et surtout le singe se sert de ses mains comme les autres animaux le font de leurs pieds. Etant plus souvent à quatre pattes que debout, les extrémités de ses mains sont un composé de main et de pied. Sa main n’est donc pas une vraie main car la fonction de cette dernière n’est pas de porter habituellement le poids du corps mais d’être l’instrument de l’intelligence. Aussi est-elle en elle-même un organe intelligent. Aristote le montre en décrivant l’anatomie de la main. Les doigts et leurs articulations, le pouce opposé aux autres doigts, les ongles protecteurs des extrémités, les articulations du bras qui se plie à l’inverse des pattes antérieures des quadrupèdes, font de la main un instrument performant. Le pouce est court  « pour augmenter sa force et parce qu’il ne servirait à rien s’il était long » ; le doigt du milieu est long car pour se servir d’un objet il faut pouvoir l’entourer par le milieu (867b, p.138). La main est anatomiquement et physiologiquement disponible pour les usages que le cerveau lui assigne. Par nature elle peut être utilisée comme un outil et même comme plusieurs. L’homme peut en faire une pince, un marteau, une pioche, un crochet, un moule etc. Il lui suffit de jouer de la mobilité de sa paume et de ses doigts. « Elle tient lieu » de tous ces outils qu’elle permet aussi de fabriquer pour multiplier ses propres pouvoirs et se libérer ainsi des tâches qu’elle transfère à des outils artificiels. En ce sens elle n’est pas seulement un instrument, elle est « un instrument d’instruments ».

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   Au terme de cette première analyse on peut donc suivre l’auteur lorsqu’il dit que ce qui fait vraiment des mains, c’est qu’elles font quelque chose d’intelligent. Aristote part de ce qu’il observe : la main comme instrument et organe. Un instrument suppose une capacité instrumentale. On ne peut pas rationnellement concevoir un outil sans la faculté permettant de s’en servir. La faculté déterminante de la possession de la main est donc « la capacité d’acquérir le plus grand nombre de techniques ». L’intelligence est donnée en creux dans la polytechnicité de la main. Il s’ensuit que l’explication finaliste ou téléologique dont le propre est d’expliquer la structure par la fonction est plus satisfaisante que l’explication mécaniste expliquant la fonction par la structure. La main n’est pas la condition de l’intelligence, elle en est l’expression. L’intelligence est rationnellement l’essence des mains.

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II)                L’homme est le mieux doté des animaux.

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    D’où la seconde polémique du texte. Il est difficile de suivre les sophistes dans l’interprétation qu’ils donnent de la nature humaine. « Aussi, ceux qui disent que l’homme n’est pas bien constitué et qu’il est le moins bien partagé des animaux sont dans l’erreur ». La référence au mythe de Prométhée que Platon met dans la bouche de Protagoras est explicite : « l’homme est né nu, sans chaussures, sans couvertures, sans armes ». Protagoras insiste sur la déficience native de l’être humain. Sa supériorité n’est pas donnée. Il n’est pas équipé comme les animaux d’organes spécialisés dans des fonctions précises, il ne dispose pas d’un instinct c’est-à-dire d’un savoir-faire inné. Sa supériorité est une conquête. Il ne doit qu’à lui seul ce qu’il est. Sa main et son intelligence ne sont pas d’emblée opératoires. Tout ce qu’elles peuvent doit être conquis par l’art humain. Ainsi supplée-t-il peu à peu l’avarice de la nature  et se constitue-t-il un dispositif technique artificiel par lequel il témoigne de son étrange statut. L’homme est un être dont la nature est d’être en rupture avec la nature.

    Aristote réfute le mythe qui met l’homme à l’origine de lui-même. La main et l’intelligence ne sont pas des productions humaines, ce sont des dons de la nature. Elles lui sont octroyées et il fait ce qu’il peut avec. A l’inverse des sophistes, le Stagirite donne la priorité à la nature. L’invention de la culture, l’immense corps inorganique par lequel l’homme prolonge les pouvoirs de son corps sont un déploiement de sa nature non un signe d’antinature. La technique est expression de la vie ou comme l’écrit Canguilhem : « L’homme est en continuité avec la vie par la technique ». Simplement les possibilités cérébrales donnent aux techniques du vivant humain une dimension que n’ont pas celles du vivant animal.

   La fin du texte approfondit cette différence. L’auteur souligne la souplesse opératoire de l’adaptation humaine. L’homme peut inventer divers moyens pour accomplir une même fin. Aristote prend l’exemple de la défense contre les dangers parce que c’est une des fins des équipements animaux, mais ce qui distingue l’organe animal de l’outil humain c’est que le premier est spécialisé dans une seule fonction. L’organe animal a très peu de souplesse. Il ne peut pas être perfectionné ou tenir lieu d’un autre organe. L’animal ne peut pas en substituer un à un autre et surtout il ne peut pas s’en déprendre ou les reprendre. La main au contraire qui se fait pince n’est pas figée dans cet usage ; elle peut devenir marteau ou aiguille. Pas plus la main-outil que les outils artificiels ne sont annexés au corps de l’homme. D’où liberté inventive et liberté motrice. Rien de tel chez l’animal. Son adaptation se caractérise par sa rigidité. Il dispose en général d’un seul moyen de défense (crocs, griffes, cornes etc.). Celui-ci adhère à son corps. Il n’en dispose pas librement car la fonction de ses organes est déterminée par un instinct. L’usage qu’il en fait est donc programmé par un savoir-faire inné, relativement aveugle. Aussi ne sait-il pas toujours inventé le geste adapté à une situation inédite. L’organe devient alors un fardeau. Ainsi si l’indétermination de la main est la marque en creux d’une souplesse opératoire, elle-même signe de l’intelligence, l’extrême spécialisation du corps animal est le chiffre de la rigidité des mécanismes instinctifs. Ceux-ci sont parfaitement bien adaptés à leur fonction mais cette perfection immédiate se paie d’un prix lourd. La pince du crabe fait remarquablement bien ce qu’elle fait mais elle ne peut pas faire autre chose que ce que la nature lui a assigné. Les dispositifs animaux peuvent donc devenir des prisons. A l’inverse la main et l’intelligence peuvent se tromper, elles commencent par être peu performantes mais elles ouvrent l’adaptation humaine à des progrès indéfinis.

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    Cf. Leroi-Gourhan : « Pour l’homme, la stabilisation puis le dépassement du cerveau technique ont revêtu une signification capitale car, si l’évolution s’était poursuivie vers une corticalisation de plus en plus poussée du système neuro-moteur, l’évolution, pour lui, se serait fermée sur un être comparable aux plus évolués des insectes. Bien au contraire, les territoires moteurs ont été surpassés par des zones d’association de caractère très différent, qui, au lieu d’orienter le cerveau vers une spécialisation technique de plus en plus poussée, l’ont ouvert à des possibilités de généralisation illimitées, du moins par rapport à celles de l’évolution zoologique. Tout au long de son évolution, depuis les reptiles, l’homme apparaît comme l’héritier de celles d’entre les créatures qui ont échappé à la spécialisation anatomique. Ni ses dents, ni ses mains, ni son pied, ni finalement son cerveau n’ont atteint le haut degré de perfection de la dent du mammouth, de la main et du pied du cheval, du cerveau de certains oiseaux, de sorte qu’il est resté capable d’à peu près toutes les actions possibles, qu’il peut manger pratiquement n’importe quoi, courir, grimper et utiliser l’organe invraisemblablement archaïque qu’est dans son squelette la main pour des opérations dirigées par un cerveau surspécialisé dans la généralité » Le geste et la parole, 1964. Albin Michel, 1985, p. 168.

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Conclusion :

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   Qui, d’Anaxagore ou d’Aristote, de Protagoras ou d’Aristote nous aide le mieux à nous comprendre nous-mêmes ? Il semble qu’Aristote aille droit à l’essentiel. Il se refuse à penser l’homme et son corps « avant l’homme ». Dans son analyse il part du fait : le dispositif fonctionnel de l’être debout à la main libre et il donne la priorité au locataire du dispositif, à savoir le cerveau, parce que l’ordre selon le temps lui semble secondaire par rapport à l’ordre selon la nature des choses. Si contre Anaxagore, et en opposition au présupposé méthodologique de la science moderne il fait peu de cas de la genèse, contre les sophistes il donne la priorité à la nature. L’homme est le père de ses actes mais il n’a pas fait sa main et son intelligence, il les a reçues de la nature.

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     * Anaxagore: Philosophe et savant grec: 500. 428 av. J.C. Il enseigna à Athènes où il eut Périclès et peut-être Socrate pour élèves. Accusé d’impiété, il s’exila et mourut à Lampsaque.

       NB: Sur le site:  www.futura-sciences.com/…/c3/221/p6/ [3]     on peut lire les résultats de la comparaison de la main du singe et celle de l’homme. Avec la main humaine: