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Falconet. 1716.1791. Eros menaçant.  

 

 Le désir désigne tout mouvement portant à rechercher la jouissance ou la possession d'un objet. Il est au principe du dynamisme de la vie qu'il colore de ses inquiétudes, de ses ruses, de sa démesure ou de sa sagesse. Pour rendre compte de ce dynamisme la psychologie moderne a élaboré le concept de tendance. Une tendance est l'élan d'un sujet vers un objet propre à le satisfaire. Les tendances sont multiples en l'homme et l'on définit la nature humaine comme l'ensemble des tendances fondamentales, communes à tous les hommes. Une tendance peut s'exprimer sous des formes très diverses : le besoin, le désir, la passion, la volonté.

 

Problèmes :

  • En quoi consiste chacune des modalités d'expression de la tendance ? Cette question engage une analyse d'ordre phénoménologique.
  • D'où vient que l'homme désire ? Et que désirons-nous ? Y a-t-il un objet du désir, un désirable en soi ou bien l'objet du désir est-il constitué comme désirable par le désir lui-même ? Dans ce débat s'opposeront Platon pour qui il y a un objet du désir, ontologiquement préexistant et dont le désir est le manque et Spinoza pour qui  le désir exprime le dynamisme de l'existence, source par sa propre positivité de la désirabilité des choses.
  • Le sujet va-t-il en ligne droite à l'objet de son désir ou bien faut-il comprendre avec René Girard que le désir est mimétique et qu'entre le sujet et l'objet du désir il y a l'omniprésence d'autrui?
  • Le désir a-t-il la jouissance pour fin ou se poursuit-il lui-même comme une fin en soi ?
  • Quelle est la valeur du désir ? Si les grands biens de la vie sont le bonheur, la liberté et la moralité, la sagesse n'implique-t-elle pas de définir un certain nombre de règles permettant de cultiver le désir pour le meilleur et d'éviter le pire ?

 

 

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51 Réponses à “Présentation du chapitre IV. Désir.”

  1. laura dit :

    Bonjour !
    J’aurais aimé savoir ce qu’est la fantasme et ce qui le différencie du désir, j’ai seulement trouvé que ce mot vient de « fantôme » et que le fantasme est ancré dans l’imaginaire.
    Ne peux-t-on jamais assouvir un fantasme et est-il seulement sexuel ?
    Je vous remercie

  2. Simone MANON dit :

    Un fantasme est une image mentale, distincte de la réalité ou s’opposant à elle. Il est le produit d’une activité psychique qu’il n’y a pas lieu de réduire à celle du désir sexuel. Les fantasmes sont à l’oeuvre dans la création artistique.
    Selon l’interprétation psychanalytique, il est la satisfaction imaginaire d’un désir inconscient

  3. laura dit :

    Escusez-moi mais je ne comprends pas comment distinguer fantasme et désir, le fantasme est-il impossible à assouvir comme le désir ? Une fois le fantasme assouvi, un autre apparaît-t-il ? Pourquoi dites-vous que le fantasme « s’oppose à la réalité » ? Ce mot m’intéresse beaucoup j’aimerais vraiment comprendre quels sont ses fonctions à part donc « la satisfaction imaginaire d’un désir inconscient » ?
    Je vous remercie..

  4. Simone MANON dit :

    Un désir est une force, une énergie. Un fantasme est une représentation mentale mettant en jeu l’imaginaire. Par définition on distingue ce qui renvoie au réel et ce qui est de l’ordre de l’ilmaginaire.
    La satisfaction (ou ce que vous appelez l’assouvissement n’a de sens) que pour un désir. Elle est possible sous une forme réelle ou de manière imaginaire. Cette satisfaction imaginaire est la fonction que la psychanalyse reconnaît au fantasme. Mais l’imaginaire est aussi au principe de la création et de l’action humaines.

  5. laura dit :

    Cela me semble bien plus clair !! Cependant comment la satisfaction a-t-elle lieu dans l’imaginaire puisqu’il n’y a rien de concret ?? Passe-t-elle par les rêves, les pensées ?
    Pouvez-vous développez la notion de création s’il vous plaît ?
    Je viens d’acheter « le fantasme le plaisir de lire Lacan », j’espère mieux comprendre ensuite.
    Merci beaucoup.

  6. Simone MANON dit :

    Vous disposez d’une capacité de penser pour expliciter la substance des idées. Mettez la en oeuvre et n’attendez pas des autres qu’ils pensent à votre place.

  7. kaced dit :

    j ‘ai une question concernant un sujet de philosophie pour lequel j ‘ai peu d ‘idées le sujet étant: peut on conçevoir un désir qui nesoit pas sexuel ? Comme dans tous sujets de philosophie on peut répondre par oui et non et la si je vois des exemples pour illustrer qu ‘il n ‘est pas nécessairement sexuel je n en vois pas pour illustrer qu ‘il peut l ‘être . Je sais que jung et freud avait mené un débat sur la question mais je ne connais pas les grandes lignes du débat . Alors je viens demander un peu d ‘aide. Merci d’ avance.

  8. Simone MANON dit :

    Demandez-vous quelle source il faut attribuer au désir pour qu’il ne puisse pas être identifié comme de source sexuelle. Voyez le commentaire du mythe de l’androgyne pour éclairer votre lanterne.

  9. Elsa dit :

    bonjour, comment expliquer que le desir est en son fond egoïste?
    parce que pour l’amour c’est le cas mais pour l’amitié non car on partage le bonheur d el’autre

  10. Simone MANON dit :

    L’axiome : le désir est en son fond égoïste est bien dogmatique. La question est de savoir ce qu’il en est de la nature du désir. S’il est vrai qu’il est souvent l’expression d’un élan centré sur la satisfaction du moi, il arrive qu’il soit altruiste. Et cette observation ne recoupe pas la distinction de l’amour et de l’amitié.

  11. Manon dit :

    Bonjour, je suis en terminale S et notre professeur de philo nous a donné une dissertation à faire avec pour sujet : Ne désire-t-on que ce que désire autrui?
    Je voudrai savoir si j’ai bien compris le sujet ou si je pars dans un hors sujet en disant que le vrai problème ici concerne la liberté de désirer et non le désir lui même.
    C

  12. Simone MANON dit :

    Le vrai problème, comme vous dîtes, est ici de savoir si le désir mimétique épuise la nature du désir. Analyse vous conduisant à rencontrer le thème de la liberté du sujet désirant puisqu’on peut voir dans le désir mimétique une forme d’aliénation.

  13. laurent dit :

    Bonjour, je regarde avec beaucoup d’intérêt votre site qui m’aide dans la réflexion de mon mémoire. J’écris actuellement sur la gourmandise comme lieu d’analyse des désirs. J’aimerai savoir si vous aviez des références sur l’ivresse (pour moi le lieu de densité du désir chez l’être) car je bloque un peu sur ce chapitre. Merci beaucoup et continuez votre travail de qualité.

  14. Simone MANON dit :

    Bonjour Laurent
    En méditant sur l’ivresse vous rencontrerez nécessairement la question de l’orgiasme (Cf. Mon dernier article), celle de l’usage du vin et des drogues (Baudelaire: les Paradis artificiels: du vin, du haschish, opium et haschish, Junger: Approches, drogue et ivresse), celle de l’ivresse de l’art (Nietzsche, Paul Audi:L’Ivresse de l’art, Nietzsche et l’esthétique) (Il y deux textes sur ce blog dans l’article intitulé: Pourvu qu’on ait l’ivresse), et bien d’autres champs encore comme celui de la guerre et du religieux (le culte de Dionysos).
    Bien à vous.

  15. Audrey dit :

    Bonjour,
    J’aimerais avoir quelques pistes de travail sur le sujet qu’est-ce que désirer?
    Merci d’avance.

  16. Simone MANON dit :

    Il me semble, Audrey, que vous avez tout ce qu’il faut dans ce chapitre. Il vous suffit de l’exploiter.
    Bon courage.

  17. Sarah dit :

    Bonsoir, j’ai vraiment besoin de conseils voir d’aide carrément pour ma dissertation…  » le désir n’est-il qu’un tyran ?  » J’ai quelques pistes mais pour l’anti-thèse je n’ai rien du tout … Aidez-moi, je suis perdue —

  18. Simone MANON dit :

    Il ne faut pas paniquer Sarah, simplement réfléchir sérieusement à la question.
    Vous avez quantité de cours dans ce chapitre susceptibles de vous aider à clarifier les choses.
    Le « n’est-il que » de votre énoncé suggère que le désir n’est pas qu’un tyran. Demandez-vous ce qu’est le contraire d’un tyran et voyez en quoi le désir peut être une puissance de libération plutôt que d’asservissement.
    Bon courage.

  19. Sarah dit :

    Bonsoir, Merci beaucoup ! Votre aide m’a été précieuse :). J’ai tout ce qu’il me faut à présent excepté une problématique claire car la mienne est assez « vague » –. Une proposition ?

  20. Simone MANON dit :

    Désolée Sarah. Sauf exception dont vous avez bénéficié car j’ai eu l’impression que vous étiez découragée, je n’interviens pas dans le travail des élèves.
    Bon courage.

  21. Amandine dit :

    Madame,
    Je suis personnellement en train de rédiger ma première dissertation de philosophie et dans le III- est censé apporter une solution au problème pose mais je ne sais pas a quoi cela correspond pour mon sujet étant : le désir n’est-il que l’aveux de la vulnérabilité de l’âme humaine?
    J’ai d’abord propose comme I- le désir en tant que faiblesse et en II- le désir en tant que force.
    Si vous pouviez m’aider svp je suis complètement perdue….

    Merci.

  22. Simone MANON dit :

    Voyez Amandine, dans le cours: méthodologie de la dissertation la règle du dépassement. (en particulier dans les commentaires la réponse à Juliette).
    Pour opérer ce dépassement ici, vous devez vous poser la question suivante: quelle est donc la nature du désir pour que l’on puisse dire sans se contredire qu’il est une force et une faiblesse?
    Bon courage.

  23. margaux dit :

    Bonjour . Dites moi , peut-on dire que le désir nous condamne au malheur ?
    Merci d’avance .

  24. Simone MANON dit :

    C’est un beau sujet de dissertation, Margaux, qui est proposé à votre réflexion. Il faut vous dépêcher de vous mettre au travail!
    Bon courage.

  25. Elise . L dit :

    Bonsoir ,
    Je suis tombée sur votre site il y a 1mois suite a une recherche sur le stoïcisme . Pour le moment , j’ai pu lire certains de vos articles notamment sur la méthode d’un commentaire et sur la dissertation . J’avoue que cela m’a fortement éclairée dans l’apprentissage de la méthode phylosophique (étant en Terminale S) : ainsi j’ai pu obtenir un 12.5/20 (soit la meilleure note de la classe ) grâce a vos méthodes pédagogiques . Je vous remercie .
    Actuellement , comme la plupart de mes camarades je fais face a ma toute première  » dissertation phylosophique » et je crains également le hors sujet … J’aimerais que vous me conseillez sur ma réfléxion quand a mon sujet : – » Suivons nous nos désirs ou nos intérêts ? »
    Intro : Est-il raisonnable de suivre ses désirs, lorsque la raison tend a nous convaincre du contraire ? Nous éprouvons quotidiennement des désirs à l’égard d’objets ou d’autruis ; c’est ce qui font de nous des êtres d’ambitions , capable d’avancé pour obtenir ce qui est désiré . Mais l’intérêt de telles ou telles actions ne nous apportent pas, finalement, davantage de réussite dans notre recherche du Bonheur ? L’esprit est sans cesse tiraillé entre désir et intérêt ce qui amène parfois a en confondre leurs 2 sens . Suivons nous nos désirs ou nos intérêts ? Après avoir analysé la notion de désir et d’intérêt , nous verrons en quoi il est judicieux d’avoir son propre libre arbitre .
    Dans ma première partie j’aimerais développer la théorie selon laquelle le désir serait source de bonheur comme le dit Spinoza , Epictète ; l’hédonisme enfait … peut etre faire une parenthèse avec Freud et l’insconscient. Mais que finalement, réaliser tous ses désirs mènerait a une recherche constante de nouveaux désirs a assouvir de plus en plus fort et de plus en plus inaccessibles ?
    Dans ma 2eme partie, développer que le désir est un obstacle a la réalisation de ses intérets est donc au bonheur ( le stoïcisme ) avec Protagoras mais que , ne jamais réalisé ses désirs pourrait mener au fatalisme ? Rousseau : » Malheur a qui n’a plus rien a désirer ! »
    Dans ma 3eme partie que finalement il faut classer ses désirs ( Epicurisme) avec Epicure et faire une sorte de « libre arbitre  » entre désirs et intérets …

    Je ne sais pas trop si je rentre dans le sujet avec cette réfléxion … Mon plus grand défault, c’est d’avoir tendance a m’éparpiller dans mes idées …
    J’espère que vous pourrez m’éclairer , je vous remercie de m’avoir lu .

  26. Simone MANON dit :

    Bonjour Elise
    Si vous pratiquiez mon blog, vous auriez dû vous apercevoir que je n’interviens pas dans le travail des élèves.
    Trois remarques néanmoins:
    1) Votre expression doit être impérativement améliorée. Ex: méthode philosophique – réflexion – autrui – quant à, etc.
    2) Manifestement vous n’avez pas compris la règle de l’introduction. Vous ne dégagez pas la problématique impliquée dans l’énoncé. Comment peut-on traiter des problèmes que l’on n’a pas formulés?
    3) De nombreuses expressions n’ont aucun sens ou sont absurdes.
    Ex: Si la raison tend à nous convaincre qu’un désir est déraisonnable, y a-t-il sens à demander s’il est raisonnable de le suivre?
    Ex: Y a-t-il sens à écrire: « faire une sorte de libre arbitre entre désirs et intérêts »?
    Bon travail.

  27. Elise.L dit :

    Bonsoir ,
    En effet , j’avais remarqué que nombres de vos commentaires étaient adressés a des élèves. « Je n’interviens pas dans le travail des élèves  » leur répondez vous le plus souvent . Néanmoins j’ai remarqué que lorsque l’effort était fourni , vous preniez la peine de répondre a leurs questions tout en leur rappelant que vous ne pouviez pas les aider .
    Je suis contente que vous m’ayez répondu , je vois maintenant où sont mes erreurs et le travail qu’il me reste a accomplir .
    Merci beaucoup .

  28. Simone MANON dit :

    Je constate que vous êtes une bonne observatrice, Elise.
    Soyez aussi attentive à ce qui distingue un intérêt d’un simple désir et votre réflexion aura une pertinence.
    Voyez bien que la question est formulée à l’indicatif. Il s’agit d’examiner ce qui est au principe des conduites humaines dans les faits, (non dans l’idéal c’est-à-dire dans ce qu’il serait souhaitable que celles-ci soient): le désir dans sa spontanéité et son irrationnalité ou la compréhension de notre utile propre, de ce qui nous est avantageux?
    Bien à vous.

  29. arthur dit :

    je suis en terminale L. Vous êtes à bien des égards un bon pédagogue, votre site est très accessible pour des élèves de terminale. aussi, j’aimerais vous proposer mon aide. en fait j’ai eu l’occasion de disserter sur les sujets suivants: faut-il s’abstenir de penser pour être heureux?/ Accomplir tous ses désirs, est-ce une bonne règle de vie/ l’héritage de mots est-il un héritage d’idées ?/ constater que la vérité change avec le temps conduit-il nécessairement au scepticisme/ peut-on ne pas être soi-même/ la science peut-elle produire des croyances?…. et chaque fois j’ai obtenu une note comprise entre 16 et 17: j’aimerais les mettre sur votre site et si vous me le permettez rédiger bénévolement des sujets pour vous.

  30. Simone MANON dit :

    Bonjour
    C’est une bien curieuse proposition que vous formulez Arthur.
    Il m’est arrivé une fois de mettre en ligne une bonne copie du bac.https://www.philolog.fr/le-sens-de-ce-que-lon-dit-se-reduit-il-a-ce-que-lon-veut-dire/
    Envoyez-moi une dissertation et je jugerai par moi-même.
    Bien à vous.

  31. Arthur dit :

    Voici les introductions des devoirs que je vous propose quelle dissertation voulez-vous lire dans son intégralité?

    Sujet: Pourquoi faut-il respecter autrui?

    “ Autrui […] cest l’autre, c’est-à-dire le moi qui n’est pas moi” nous dit Sartre. A priori, ce qui fait le paradoxe d’autrui, c’est qu’il est à la fois comme moi et un autre que moi. Dès lors, je me sens obligé de lui accorder déférence en raison de sa valeur morale que je lui reconnais. Toutefois la notion d’autrui est assez ambigue car c’est un autre qui nest pas moi. Il y aurait donc une distance irréductible entre autrui et moi? Par conséquent, il est tout à fait légitime de se demander: pourquoi faut-il respecter autrui? Autrement dit quel est le fondement de ce devoir moral? Si je ne respecte pas un autre que moi, mon prochain est-ce que cela veut dire que ne me respecte pas au même titre? Faut-il nécessairement respecter ce dernier, ne peut-on pas passer outre cette obligation? Néanmoins respecter autrui ne dépasse- t-elle pas la simple question d’analogie et d’altérité?

    Sujet: faut-il s’abstenir de penser pour être heureux?

    “Il veut être gand, il se voit petit; il veut être heureux, il se voit misérable; il veut être parfait, il se voit plein d’imperfections” constate Pascal. La pensée, au sens de conscience nous mettrait ainsi toujours devant le fait accompli, et nous rappellerait toujours notre finitude et la “misérable” condition humaine. Cela expliquerait pour beaucoup le fait que les hommes cherchent à échapper à la conscience et à la réalité par la consommation de certaines drogues et en se lançant dans le divertissement ( au sens pascalien) . faut-il, alors s’abstenir de penser pour être heureux ? Notre essence pensante annihile t-elle toute idée du bonheur ou pas? Certes il peut sembler tout à fait légitime de vouloir échapper à la conscience pour tenter d’atteindre le bonheur, si tant que cette entreprise soit possible. Mais celui qui consomme des drogu s ou se divertie recherche -t-il le bonheur ou du plaisir? Dés lors, on peut se demander si le bonheur est accessible ou s’il est un idéal qui nous échappe toujours? A bien y réfléchir l’exercice de la pensée procure t-il le bonheur ou la liberté?

    Peut-on ne pas être soi-même?

    “Suis-je un satan” se demande Lorenzaccio à lui-même. Ce dernier ne semble plus se reconnaître force d’avoir joué le rôle d’un autre pour induire autrui en erreur. Peut-on ne pas être soi-même? Ce sujet à priori peut parraître parodaxal puisque: que puis-je être d’autre que moi-même? Ne nous arrive t-il pas de découvrir en nous de nouvelles facettes qui fait que nous nous sentons étranger à nous. Dés lors est-il possible d’être étranger à soi-même ou est-on toujours nous-même comme le présuppose le sujet?

    Constater que la vérité change avec le temps conduit-il nécessairement au scepticisme?

    Si “ on ne peut descendre deux fois dans le même fleuve” comme l’affirme Héraclite, cela signifie que le réel change sans cesse et que rien ne subsiste ni ne demeure jamais à l’identique. Ainsi, les hommes, le monde autrement tout ce qui existe change perpétuellement. Mais tout s’écoule t-il vraiment? Qu’en est-il au sujet de la vérité? Conster que la vérité change avec le temps? conduit-il nécesairement au scepticisme? Le sujet ainsi posé est contradictoire et paradoxal car il présuppose que la vérité est tributaire du temps. Or la vérité par défintion est immuable et qui plus est, si la vérité est amenée à changer c’est qu’elle n’était pas vérité. Alors qu’en est-il rééllement? Cela a t-il encore un sens? D’autre part le sujet présuppose également que cette prise de conscience conduit nécessairement au scepticisme. Ce constat ne peut-il pas incliner à d’autres états d’espris? Ainsi, l’analyse de ce sujet nous invite à poser les problèmes en ces termes: ce qui change avec le temps est-ce la vérité, nos erreurs ou le réél? Dés lors faut-il nécessairement être sceptique ou bien peut-on avoir encore foi en les capacités humaines? est-ce la vérité elle-même ou bien l’accès à la vérité qui est soumis au temps et du coup incline au scepticisme? Enfin, y a t-il une progression lente vers la vérité ou bien s’agit-il d’une progression assymtotique? (s’il y a progression)

    L’héritage de mots est-il un héritage d’idées?

    Dans L’enfant sauvage, François Truffaut met en scène l’histoire d’un enfant d’une dizaine d’années découvert dans la forêt de l’Aveyron, privé de toute re lation et d’éducation trop longtemps ce dernier ne parlera plus jamais. L’homme nait inachevé sur le plan psychique aussi il doit être éduqué et le savoir est véhiculé par le langage. L’héritage de mots est-il un héritage d’idées? L’aquisition du langage permet-elle de former la pensée? Comment comprendre le rapprochement des termes: “mots et idée”? cela veut-il dire que l’on ne pourrait pas penser en dehors des mots? Les mots sont-ils nécessairement liés à la pensée ou peut-elle s’en affranchir, s’en libéré? D’autre part, une fois cette éducation “achevé” ne faut-il pas se servir de son propre ententement et vérifier si cet héritage n’est pas un carcan ou pas? Dés lors, l’héritage de mots est-il un héritage d’idées ou de préjugés?

    Accomplir tous ces désirs est-ce une bonne règle de vie?

    Dans le film Wim Wenders, les ailles du désir (1987), un ange s’éprend d’une femme et décide de devenir un homme pour connaître les âffres du désir. Cette parabole sur la condition humaine montre que les anges jalousent le désir humain. Le sujet: accomplir tous ses désirs est-ce une bonne règle de vie ?, présuppose que les hommes sont en mesure de satisfaire “tous “ leurs désirs . est-ce faisable? Est est-ce contraire à la morale ou à la raison? Si le désir semble être un privilège il peut être source d’aliénation. Dés lors chercher à assouvir tous ses désirs est-ce un idéal de vie ou pas? Est-ce la satisfaction de nos désirs qui est une mauvaise règle de vie ou le fait de “tous” les satisfaire ? une “possitivité” du désir n’est-elle pas envisageable et possible?

  32. Simone MANON dit :

    Bonjour
    A vous de choisir la dissertation qui vous paraît la plus réussie.
    Bien à vous.

  33. dilcius dit :

    ok. bien à vous

  34. Nicolas dit :

    Bonjour madame,
    je suis arrivé sur votre site totalement par hasard (ce qui arrive souvent avec internet…) et j’ai lu plusieurs de vos cours, par curiosité, notamment celui qui concerne le désir. J’en suis venu à me demander si le désir de connaissance, celui qui caractérise la philosophie, n’était pas singulier. Je pense en effet que bien qu’il y ait le mot désir, il n’y ait pas vraiment d’antithèse. Le désir de connaissance est spécial, il ne résulte pas d’un manque. C’est un désir qui a de la valeur, même s’il peine à s’imposer face aux autres. Et c’est peut-être justement le principe de l’éducation que de susciter ce désir, qui ne semble pas aller de soi. Peut-être est-ce le seul désir qui peut mener au bonheur en ce qu’il y a un bonheur à se sentir intelligent ? Il y a de l’enthousiasme à apprendre. Peut-être justement parler du rôle d’autrui, le désir est communicatif… On peut s’intéresser aux désirs de connaissance des autres. Enfin ce ne sont que des réflexions désordonnées et j’aimerais bien savoir ce que vous pensez du désir de connaissance. On peut bien sûr objecter qu’il y a derrière le désir de reconnaissance, le désir d’honneur… Chercher à s’immortaliser par ses écrits… mais en même temps il y a des écrivains qui publient sous pseudonyme, voire complètement anonymement… enfin bref, c’est très complexe et j’ai du mal à y voir clair !
    Nicolas, hypokhâgneux

  35. Simone MANON dit :

    Bonjour Nicolas
    Vous avez raison de dire que le désir de connaître, de comprendre, poussé à ses limites (dans l’investissement scientifique ou philosophique) n’est pas développé chez la plupart des hommes. Il n’en demeure pas moins qu’il est une caractéristique de l’humaine nature dans la mesure où nous sommes tous porteurs d’un esprit.
    Je ne peux donc pas vous suivre lorsque vous le singularisez au point d’en faire le propre des seuls philosophes ou savants et de le désolidariser de l’expérience d’un manque (que celui-ci soit ontologique comme chez Platon ou imaginaire comme chez Spinoza).
    Etre un esprit, c’est aspirer à réduire notre manque de sagesse, d’intelligence de nous-même et du réel en général. C’est aspirer à découvrir la vérité.
    Que l’éducation ait vocation à réveiller chez les élèves ce désir, nul doute. Mais, réveiller n’est pas créer et en aucun cas il ne s’agit de « s’imposer face aux autres ». S’il y a un objet du désir qui devrait faire échapper la relation humaine aux luttes de pouvoir, aux stratégies de séduction, c’est bien le savoir au sens où sa quête implique l’ascèse des passions et le désintéressement. Mais il est vrai que ce désir est souvent l’otage des passions. La science et la philosophie se dégradent alors en idéologies. Cette corruption est très répandue dans une époque comme la nôtre où l’école a renoncé à former les esprits avec les exigences intellectuelles nécessaires. (Cf. Platon: « nul n’entre ici s’il n’est géomètre »)
    Il me semble que le passionnel auquel vous semblez réduire le désir de connaissance (plaisir de se sentir intelligent, dîtes-vous, ou désir de reconnaissance) ne lui rend pas justice dans la mesure où la véritable connaissance requiert le déploiement des exigences de la raison et que celles-ci doivent, pour se conquérir, s’arracher à la prison des affects.

    Bien à vous.

  36. Juliette dit :

    Bonjour, je suis en Terminale S et j’ai une dissertation dont le sujet est : La religion peut-elle répondre au désir ?
    Vais je dans la bonne direction si je pose plutôt la religion interdit elle le désir, car je ne trouve aucun argument montrant qu’elle y répond. Est-ce un hors sujet ?
    Merci beaucoup

  37. Simone MANON dit :

    Bonjour
    Il vous suffit d’ouvrir un dictionnaire pour comprendre que les verbes interdire et répondre ont des significations tout à fait différentes.
    Votre lecture du sujet est donc totalement dénuée de fondement et vous engage dans un hors sujet.
    Bon courage pour procéder à un vrai travail d’analyse.
    Bien à vous.

  38. […] » Présentation du chapitre IV. Désir. – PhiloLogCours de philosophie  […]

  39. Florent dit :

    Bonjour

    Je tiens juste à vous féliciter pour votre excellent cours sur le désir. Je suis ravi que le lien inaliénable entre la philosophie et l’éducation soit mis en oeuvre sur ce site.

  40. Simone MANON dit :

    Bonjour
    Avec tous mes remerciements pour ce sympathique message.
    Bien à vous.

  41. michel dit :

    Bonjour mme, je me suis sentis émerveillé en parcourant votre site car il regorge de trésor tres précieux a mes yeux,mais puis-je me permettre de vous poser cette question;quelle est donc la différence entre espoir et désir? et si Kant a fait une distinction entre désir nécessaire(besoin) et désir au sens large, espoir n’est il pas synonyme de désir nécéssaire.
    Par ex: un malade mourant espère que lui survient la guérison le plus vite possible,est-il correcte de reformuler la phrase ainsi:un malade mourant désir trouver la guérison .
    tout mes remerciements en avance .

  42. Simone MANON dit :

    Bonjour
    D’abord permettez-moi d’attirer votre attention sur la nécessité de corriger votre expression.
    Ex: est-il correct? un malade désirE trouver la guérison, touS mes remerciements.
    Parce que l’homme désire, il est conduit à espérer (ou à désespérer). Désirer consiste en effet à tendre vers des objets ou des fins que l’on se représente comme source de plaisir. On en espère donc l’obtention.
    Bien à vous.

  43. Arthur dit :

    Quelle la difference.existant entre volonte et desir?

  44. Simone MANON dit :

    Je ne prends la peine de répondre qu’aux internautes témoignant de la plus élémentaire des politesses. C’est ce qu’il faut vous empresser d’apprendre.
    Bien à vous.

  45. arthur2 dit :

    Bonjour,
    Mon professeur de philosophie nous a donner comme sujet « Est-il absurde de ne désirer que l’impossible? » or je suis assez perdu car il y a des modalités qui changent « ne…que » par rapport aux sujets de philo déjà tombés au bac. J’aimerais savoir s’il était possible d’avoir quelques piste / plan.
    Merci beaucoup

  46. Simone MANON dit :

    Bonjour
    Non, ce n’est pas possible car ce site n’est pas destiné à encourager la paresse.
    Bon travail.

  47. Hubert dit :

    Bonjour madame,

    Je découvre avec émerveillement votre site de cours et de méthode de philosophie.
    Actuellement enseignant en économie gestion, je souhaite redécouvrir progressivement la pratique de la philosophie afin de suivre une formation universitaire à partir de la rentrée prochaine. Je me dis qu’un jour, peut-être, cela pourrait me conduire à changer de discipline d’enseignement. Mais c’est d’abord l’intérêt que je porte au travail sur l’exigence de la pensée qui me pousse aujourd’hui dans cette direction.
    L’envie est très forte, certes, mais je vous avoue que devant l’immensité du domaine, je suis un peu impressionné et ne sais pas trop par quoi commencer. Me conseillez-vous de travailler sur un ouvrage de classe de terminale et étudier une à une les grandes notions au programme ? Ou faut-il plutôt que je commence par la lecture d’une oeuvre en particulier ? Quels types d’exercices me conseillez-vous pour me familiariser avec l’écriture philosophique ?
    Mon objectif dans un premier temps, serait de profiter de ces prochains mois pour réapprendre à penser philosophiquement et, surtout, à retrouver une certaine aisance rédactionnelle que je sais capitale dans ce domaine.
    Je vous remercie par avance de l’intérêt que vous porterez à ma demande, j’en profite pour vous souhaiter une très belle année 2016.
    Hubert

  48. Simone MANON dit :

    Bonjour
    Il me semble qu’il s’agit pour vous de réactualiser un enseignement que vous avez reçu en classe terminale. Je vous conseille de revoir vos cours afin de vous familiariser avec les thèmes de votre année d’initiation, des définitions conceptuelles, des problématiques liées à chaque notion.
    Si vous utilisez mon blog, commencez toujours par la présentation du chapitre et les premiers articles dans chacune des rubriques car ce sont les cours élémentaires.
    Il faut bien sûr lire les philosophes, ce qui est une entreprise de longue haleine. Lorsque vous avez terminé la formation de base sur un thème, vous pouvez vous exercer à appliquer ce que vous avez compris dans un exercice de dissertation. Ce blog en propose beaucoup, soit entièrement rédigées, soit sous forme d’une introduction détaillée ou pas.
    L’étude des textes des auteurs est aussi incontournable. J’en propose aussi beaucoup.
    Je vous souhaite une heureuse année de réappropriation de l’inquiétude philosophique car si vous développez l’esprit philosophique, vous n’aurez pas rendez-vous avec les certitudes dogmatiques mais avec un étonnement toujours recommencé. Tous mes vœux de réussite dans votre entreprise.

  49. Hubert dit :

    Bonjour,

    Je vous remercie vivement de votre prompte réponse.
    Je ne manquerai pas de suivre vos précieux conseils et d’utiliser votre Blog que je découvre à peine mais qui me semble être d’une infinie richesse.

    Bien cordialement

  50. Merlin dit :

    Bonjour,
    Après avoir tenté de me faire une image mentale nette de la différence qui pouvait exister entre le désir et le plaisir, je reste face à une incertitude: j’ai compris le désir comme une tension vers ce que l’on perçoit comme une porte vers notre bonheur. Et le corolaire est pour moi que le plaisir est l’aboutissement du désir: la réalisation de celui-ci qui se termine irrémédiablement par l’ennui.
    Ainsi, je ne suis pas certain d’avoir véritablement cerné ce à quoi ces deux termes renvoyaient, car alors qu’il me semble que la différence entre les deux est notable, elle n’est pas si nette dans mon esprit.
    Si vous pouviez avoir la gentillesse d’éclairer ma lanterne.
    Merci d’avance,
    Très cordialement.

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