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   Selon Hegel, on n’a pas encore compris une idée tant qu’on ne l’a pas justifiée. Mais il ne va pas de soi de justifier une  thèse détestable et s’il en est une, c’est bien celle qu’étaie le texte présenté ci-dessous. Hegel y soutient l’idée que la guerre n’est pas un mal absolu et qu’elle n’est pas contingente. Elle a une dimension morale et une nécessité rationnelle. Elle est nécessaire à la santé morale des peuples et à ce titre sa justification consiste en une justification de la Providence.

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      C’est toujours un bonheur d’avoir rendez-vous avec Pierre Manent, de converser par sa médiation avec les grands auteurs dont il a une connaissance intime et qu’il mobilise pour nous aider à nous comprendre nous-mêmes et le monde dans lequel nous vivons. J’aime son art de rendre vivante l’inquiétude philosophique, de l’incarner dans l’obscurité d’une époque en quête d’une parole aspirant à être au diapason de son être. Avec lui, on a le sentiment de nouer une relation de proximité dans une cité philosophique où les exigences de l’esprit ne se renoncent jamais.

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   Quand le sociologue se mêle d’interpréter les résultats des enquêtes sociologiques ou d’observer les mœurs, les pratiques politiques, les relations entre les individus avec le recul philosophique, on a cette réussite que Dominique Schnapper nous offre avec son dernier livre : L’esprit démocratique des lois. Elle clôt avec cette étude, une réflexion sur la démocratie contemporaine, initiée il y a une vingtaine d’année, avec La communauté des citoyens (1994).

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   Comment comprendre l’empressement de tant d’hommes dans le conflit ukrainien à répondre présents à la mobilisation générale ? Nul doute que pour certains d’entre eux, la motivation dominante soit l’amour du pays, l’attachement à la liberté et le sentiment qu’il y a des circonstances où la dignité consiste à accepter le sacrifice de sa vie pour défendre les valeurs auxquelles on croit. Je ne sous-estime pas cette forme noble de l’engagement.

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    Cet article est une présentation du texte de Jünger: la guerre comme expérience intérieure.

   Les références renvoient à l’édition de la Pléiade I où le titre allemand Der Kampf als inneres Erlebnis est traduit:  Le combat comme expérience intérieure. Traduction de Julien Hervier, François Poncet et Henri Plard, revue par Julien Hervier et François Poncet.

   On peut aussi le lire dans l’édition Bourgois, 1997, avec une introduction d’André Glucksmann, sous le titre : La guerre comme expérience intérieure. Traduction François Poncet.

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   S’il faut élire un disciple talentueux d’Héraclite, le nom de Jünger vient immédiatement à l’esprit. Le jeune homme au cœur aventureux, le poète visionnaire, le combattant des troupes d’assaut en 14/18 ne fait pas mystère de l’admiration qu’il voue à l’antique penseur. Aussi, n’est-il pas étonnant que dans sa réflexion sur La guerre comme expérience intérieure,  il revendique explicitement sa filiation en faisant sienne, dès l’introduction, la célèbre formule héraclitéenne : Polemos est le père de toutes choses. « C’est la guerre qui a fait des hommes et des temps ce qu’ils sont. […] Voilà ce que nous ne pouvons nier, quand bien même plus d’un le voudrait : le combat, père de toutes choses, est aussi le nôtre ; c’est lui qui nous a martelés, ciselés et trempés pour faire de nous ce que nous sommes » (La guerre comme expérience intérieure,  1922. Trad. F. Poncet, Bourgois, 1997, p. 32)

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    Il ne nous reste que quelques fragments des écrits d’Héraclite. (Diels-Kranz en recensent 129, Marcel Conche, 136). Leur interprétation ne va pas de soi et ce n’est pas sans raison qu’on appelait Héraclite, l’Obscur, ou que Socrate disait qu’il fallait un plongeur de Délos pour trouver la perle cachée dans la parole d’Héraclite. Parole inspirée se voulant transparente au logos disant la vérité des choses pour les hommes éveillés.

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    Au sens strict la guerre est un conflit armé entre des groupes humains bien identifiés (tribus, Etats, empires etc.) Mais on peut donner une extension plus grande au terme en englobant sous cette dénomination  toute forme de querelle, conflit, discorde entre des personnes ou d’opposition entre des contraires.

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   « Pour quelle raison, les hommes d’à présent sont-ils moins attachés à la liberté que ceux d’autrefois : pour la même raison qui fait que ceux d’aujourd’hui sont moins forts ; et c’est si je ne me trompe, la différence d’éducation fondée sur la différence de religion. Notre religion, en effet, nous ayant montré la vérité et le droit chemin, fait que nous estimons moins la gloire de ce monde. Les païens, au contraire, qui l’estimaient beaucoup, qui plaçaient en elle le souverain bien, mettaient dans leurs actions infiniment plus de férocité : c’est ce qu’on peut inférer de la plupart de leurs institutions, à commencer par la magnificence de leurs sacrifices comparée à l’humilité de nos cérémonies religieuses dont la pompe, plus flatteuse que grandiose n’a rien de féroce ni de gaillard. Leurs cérémonies étaient non seulement pompeuses, mais on y joignait les sacrifices ensanglantés par le massacre d’une infinité d’animaux; ce qui rendait  les hommes aussi féroces, aussi terribles que le spectacle qu’on leur présentait. En outre la religion païenne  ne déifiait que des hommes d’une gloire terrestre, des capitaines d’armées, des chefs de républiques. Notre religion glorifie plutôt les humbles voués à la vie contemplative que les hommes d’action. Notre religion place le bonheur suprême dans l’humilité, l’abjection, le mépris des choses humaines; et l’autre, au contraire, le faisait consister dans la grandeur d’âme, la force du corps et dans toutes les qualités qui rendent les hommes redoutables. Si la nôtre exige quelque force d’âme, c’est plutôt celle qui fait supporter les maux que celle qui porte aux fortes actions.

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Nelson Mandela.

Nelson Mandela, http://levenementprecis.com/?p=23309 

 

Joyeuses fêtes à tous et  tous mes vœux de bonheur pour la nouvelle année.

 

   Puisqu’on vient de rendre un hommage planétaire à Nelson Mandela, qu’il me soit permis d’inviter à lire ses textes.

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