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	<title>Commentaires sur : Suffit-il d&#039;être certain pour être dans le vrai?</title>
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	<description>Cours de philosophie</description>
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		<title>Par : MICONI</title>
		<link>http://www.philolog.fr/suffit-il-detre-certain-pour-etre-dans-le-vrai/comment-page-1/#comment-1507</link>
		<dc:creator>MICONI</dc:creator>
		<pubDate>Fri, 16 Oct 2009 09:10:15 +0000</pubDate>
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		<description>La certitude est définie comme l&#039;assurance pleine et entière de l&#039;exactitude de quelque chose. La vérité est issu du latin veritas est un terme de philosophie qui exprime la qualité de ce qui est vrai. C&#039;est la conformité de l&#039;idée avec son objet, conformité de ce que l&#039;on dit ou pense avec ce qui est réel. C&#039;est également un terme à forte connotation juridique, entendu d&#039;un point de vue judiciaire au sens de « ce qui est vrai », à savoir ce dont on peut rapporter la preuve.

La diversité des interprétations du mot a constitué dans le passé et jusqu&#039;à maintenant bien des controverses. Les réflexions de penseurs et de philosophes au cours des siècles constituent autant d&#039;écoles différentes.


Certain&quot; se distingue d&#039;évident: c&#039;est l&#039;état de celui qui est assuré de la vérité d&#039;une affirmation, d&#039;un discours: ce discours est vrai dans la mesure où il propose une connaissance conforme à son objet, bien ajustée, bien adaptée. Mais la certitude est &quot;la pleine croyance qui exclut entièrement le doute.&quot;

être dans le vrai: avoir un discours correspondant à son objet, avoir une idée (forme intellectuelle d&#039;un objet claire, distincte et adéquate).

Mais cette certitude qui accompagne l&#039;évidence, le caractère de ce qui s&#039;affirme avec une telle force, qu&#039;il n&#039;y a besoin d&#039;aucune autre preuve, renvoie en fait à l&#039;évidence de l&#039;opinion qui transforme ses désirs en connaissance et qui accompagne souvent la conscience spontanée et à l&#039;évidence rationnelle d&#039;une déduction par exemple ou d&#039;un calcul (1+1=2).

Selon que vous envisagerez l&#039;évidence sensible ou l&#039;évidence rationnelle, la réponse au sujet va être différente.

Pourtant ne faut-il pas distinguer la certitude et l&#039;évidence. Alors que l&#039;évidence désigne une qualité de l&#039;objet &quot;la certitude est simplement le repos de l&#039;esprit qui a cessé de douter&quot; (Vinet).

&quot;La seule chose qui soit vraiment indépendante de nous c&#039;est la vérité: la certitude ne l&#039;est jamais.&quot; Brochard, De l&#039;erreur page 131.

De même si vous distinguez la vérité formelle du discours (sa cohérence logique) et sa vérité matérielle (l&#039;accord de son contenu et de la réalité). Il peut donc y avoir des certitudes sans évidences.

&quot;Sans certitude impossible d&#039;exprimer un doute? Celui qui doute rend hommage au caractère absolu de la vérité; car, en énonçant sa pensée avec réserve il proclame que la pensée comme telle est nécessaire.&quot; Ortegat, Philosophie de la religion.

 Approcher le problème de la vérité suppose en premier lieu de briser l&#039;identification « non philosophique » entre vérité et réalité. Nous avons tendance à juger que ce qui est vrai est ce qui est réel. Pourtant, on ne peut qu&#039;admettre la différence suivante : supposons que je regarde le soleil, je dirai sans hésitation qu&#039;il est réel ; mais quel sens y aurait-il à dire que le soleil est vrai ? Lorsque j&#039;affirme que quelque chose est réel, je ne fais rien d&#039;autre que reconnaître son existence. La vérité semble exiger autre chose qu&#039;une telle reconnaissance. Dans notre exemple, ce n&#039;est pas le soleil lui-même qui peut être dit vrai ou faux mais notre représentation ou notre jugement : si je dis « cela est le soleil » en désignant la lune, alors mon affirmation sera fausse tandis que si je désigne le soleil elle sera vraie. La distinction de la vérité et de la réalité se dévoile encore si l&#039;on reprend un exemple de Descartes : en effet, nous pouvons avoir en notre esprit des représentations qui ne sont qu&#039;imaginaires (ex : la représentation d&#039;une Chimère) donc fausses car ne renvoyant à rien d&#039;existant en dehors d&#039;elles, et qui pourtant ont une certaine réalité en tant qu&#039;elles sont bien des choses dans notre esprit. Ayant ainsi explicité la différence de la vérité et de la réalité, il n&#039;en faut pas pour autant conclure que ces deux concepts sont sans rapports aucun. C&#039;est même autour de la question de ces rapports que s&#039;affrontent les différentes conceptions de la vérité. On peut en effet prendre comme critère de vérité d&#039;un jugement sa conformité avec la réalité. C&#039;est la thèse de la vérité-correspondance. Inversement, on peut penser que la vérité se définit avant tout par la cohérence de la pensée avec elle-même, l&#039;accord qu&#039;elle manifeste entre ses différentes assertions. Étant donné notamment l&#039;abîme ontologique qui sépare une idée d&#039;une chose, la conformité du rapport de la pensée à la réalité ne peut être évalué immédiatement. C&#039;est la thèse de la vérité-cohérence. Les différentes théories de la vérité que nous allons à présent exposer se distribuent assez bien autour de ces deux pôles sans toutefois s&#039;y réduire dans la mesure où elles fournissent chacune des contributions originales qui ne se laisse enfermer dans aucun modèle prédéfini.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>La certitude est définie comme l&#8217;assurance pleine et entière de l&#8217;exactitude de quelque chose. La vérité est issu du latin veritas est un terme de philosophie qui exprime la qualité de ce qui est vrai. C&#8217;est la conformité de l&#8217;idée avec son objet, conformité de ce que l&#8217;on dit ou pense avec ce qui est réel. C&#8217;est également un terme à forte connotation juridique, entendu d&#8217;un point de vue judiciaire au sens de « ce qui est vrai », à savoir ce dont on peut rapporter la preuve.</p>
<p>La diversité des interprétations du mot a constitué dans le passé et jusqu&#8217;à maintenant bien des controverses. Les réflexions de penseurs et de philosophes au cours des siècles constituent autant d&#8217;écoles différentes.</p>
<p>Certain&nbsp;&raquo; se distingue d&#8217;évident: c&#8217;est l&#8217;état de celui qui est assuré de la vérité d&#8217;une affirmation, d&#8217;un discours: ce discours est vrai dans la mesure où il propose une connaissance conforme à son objet, bien ajustée, bien adaptée. Mais la certitude est &laquo;&nbsp;la pleine croyance qui exclut entièrement le doute.&nbsp;&raquo;</p>
<p>être dans le vrai: avoir un discours correspondant à son objet, avoir une idée (forme intellectuelle d&#8217;un objet claire, distincte et adéquate).</p>
<p>Mais cette certitude qui accompagne l&#8217;évidence, le caractère de ce qui s&#8217;affirme avec une telle force, qu&#8217;il n&#8217;y a besoin d&#8217;aucune autre preuve, renvoie en fait à l&#8217;évidence de l&#8217;opinion qui transforme ses désirs en connaissance et qui accompagne souvent la conscience spontanée et à l&#8217;évidence rationnelle d&#8217;une déduction par exemple ou d&#8217;un calcul (1+1=2).</p>
<p>Selon que vous envisagerez l&#8217;évidence sensible ou l&#8217;évidence rationnelle, la réponse au sujet va être différente.</p>
<p>Pourtant ne faut-il pas distinguer la certitude et l&#8217;évidence. Alors que l&#8217;évidence désigne une qualité de l&#8217;objet &laquo;&nbsp;la certitude est simplement le repos de l&#8217;esprit qui a cessé de douter&nbsp;&raquo; (Vinet).</p>
<p>&laquo;&nbsp;La seule chose qui soit vraiment indépendante de nous c&#8217;est la vérité: la certitude ne l&#8217;est jamais.&nbsp;&raquo; Brochard, De l&#8217;erreur page 131.</p>
<p>De même si vous distinguez la vérité formelle du discours (sa cohérence logique) et sa vérité matérielle (l&#8217;accord de son contenu et de la réalité). Il peut donc y avoir des certitudes sans évidences.</p>
<p>&laquo;&nbsp;Sans certitude impossible d&#8217;exprimer un doute? Celui qui doute rend hommage au caractère absolu de la vérité; car, en énonçant sa pensée avec réserve il proclame que la pensée comme telle est nécessaire.&nbsp;&raquo; Ortegat, Philosophie de la religion.</p>
<p> Approcher le problème de la vérité suppose en premier lieu de briser l&#8217;identification « non philosophique » entre vérité et réalité. Nous avons tendance à juger que ce qui est vrai est ce qui est réel. Pourtant, on ne peut qu&#8217;admettre la différence suivante : supposons que je regarde le soleil, je dirai sans hésitation qu&#8217;il est réel ; mais quel sens y aurait-il à dire que le soleil est vrai ? Lorsque j&#8217;affirme que quelque chose est réel, je ne fais rien d&#8217;autre que reconnaître son existence. La vérité semble exiger autre chose qu&#8217;une telle reconnaissance. Dans notre exemple, ce n&#8217;est pas le soleil lui-même qui peut être dit vrai ou faux mais notre représentation ou notre jugement : si je dis « cela est le soleil » en désignant la lune, alors mon affirmation sera fausse tandis que si je désigne le soleil elle sera vraie. La distinction de la vérité et de la réalité se dévoile encore si l&#8217;on reprend un exemple de Descartes : en effet, nous pouvons avoir en notre esprit des représentations qui ne sont qu&#8217;imaginaires (ex : la représentation d&#8217;une Chimère) donc fausses car ne renvoyant à rien d&#8217;existant en dehors d&#8217;elles, et qui pourtant ont une certaine réalité en tant qu&#8217;elles sont bien des choses dans notre esprit. Ayant ainsi explicité la différence de la vérité et de la réalité, il n&#8217;en faut pas pour autant conclure que ces deux concepts sont sans rapports aucun. C&#8217;est même autour de la question de ces rapports que s&#8217;affrontent les différentes conceptions de la vérité. On peut en effet prendre comme critère de vérité d&#8217;un jugement sa conformité avec la réalité. C&#8217;est la thèse de la vérité-correspondance. Inversement, on peut penser que la vérité se définit avant tout par la cohérence de la pensée avec elle-même, l&#8217;accord qu&#8217;elle manifeste entre ses différentes assertions. Étant donné notamment l&#8217;abîme ontologique qui sépare une idée d&#8217;une chose, la conformité du rapport de la pensée à la réalité ne peut être évalué immédiatement. C&#8217;est la thèse de la vérité-cohérence. Les différentes théories de la vérité que nous allons à présent exposer se distribuent assez bien autour de ces deux pôles sans toutefois s&#8217;y réduire dans la mesure où elles fournissent chacune des contributions originales qui ne se laisse enfermer dans aucun modèle prédéfini.</p>
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