<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
		>
<channel>
	<title>Commentaires sur : Qu&#8217;est-ce qui fonde le lien social?</title>
	<atom:link href="http://www.philolog.fr/quest-ce-qui-fonde-le-lien-social/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://www.philolog.fr/quest-ce-qui-fonde-le-lien-social/</link>
	<description>Cours de philosophie</description>
	<lastBuildDate>Thu, 09 Feb 2012 18:51:52 +0000</lastBuildDate>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>http://wordpress.org/?v=3.3.1</generator>
	<item>
		<title>Par : Stabilo</title>
		<link>http://www.philolog.fr/quest-ce-qui-fonde-le-lien-social/comment-page-1/#comment-11686</link>
		<dc:creator>Stabilo</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 16 Jan 2012 14:32:33 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.philolog.fr/quest-ce-qui-fonde-le-lien-social/#comment-11686</guid>
		<description>Merci infiniment pour votre réponse !</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Merci infiniment pour votre réponse !</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : Simone MANON</title>
		<link>http://www.philolog.fr/quest-ce-qui-fonde-le-lien-social/comment-page-1/#comment-11625</link>
		<dc:creator>Simone MANON</dc:creator>
		<pubDate>Fri, 13 Jan 2012 07:21:19 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.philolog.fr/quest-ce-qui-fonde-le-lien-social/#comment-11625</guid>
		<description>Bonjour
On peut en effet donner une telle extension à l&#039;idée d&#039;intérêt que rien ne lui échappe mais c&#039;est au prix d&#039;une certaine déperdition de sens.
On peut prendre intérêt à quelque chose, disait Kant, sans pour autant agir par intérêt. On peut soupçonner cette distinction d&#039;être illusoire mais si on l&#039;admet, il est impossible de soutenir que l&#039;intérêt est le seul ressort des conduites humaines. Dans ce cas, il convient de trouver une alternative, ce que le &quot;ne que&quot; du libellé de l&#039;énoncé appelle.
Bien à vous.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour<br />
On peut en effet donner une telle extension à l&#8217;idée d&#8217;intérêt que rien ne lui échappe mais c&#8217;est au prix d&#8217;une certaine déperdition de sens.<br />
On peut prendre intérêt à quelque chose, disait Kant, sans pour autant agir par intérêt. On peut soupçonner cette distinction d&#8217;être illusoire mais si on l&#8217;admet, il est impossible de soutenir que l&#8217;intérêt est le seul ressort des conduites humaines. Dans ce cas, il convient de trouver une alternative, ce que le &laquo;&nbsp;ne que&nbsp;&raquo; du libellé de l&#8217;énoncé appelle.<br />
Bien à vous.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : Stabilo</title>
		<link>http://www.philolog.fr/quest-ce-qui-fonde-le-lien-social/comment-page-1/#comment-11621</link>
		<dc:creator>Stabilo</dc:creator>
		<pubDate>Thu, 12 Jan 2012 22:31:35 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.philolog.fr/quest-ce-qui-fonde-le-lien-social/#comment-11621</guid>
		<description>Bonsoir,
Je vous remercie pour votre réponse à la question sur j&#039;ai formulée. Le texte d&#039;Alain ma apporté quelques éclaircissements. Avant de rendre mon travail j&#039;ai effectué beaucoup de modifications que j&#039;estime cohérentes.
Pour ce qui est de Kant, je me suis trompé dans mon message je voulais parler de la bonne volonté qui exclue a priori la recherche de l&#039;intérêt. Et j&#039;ai ajouté dans le registre kantien un élément que je trouve en mon sens pertinent : celui du &quot;plaisir désintéressé&quot; que constitue le jugement du beau.
Et dans ma dernière partie j&#039;ai aussi apporté quelques modifications pour appuyer mon argumentation en élargissant la définition de ce qu&#039;est un intérêt à tous ces aspects. Ce n&#039;est pas seulement un bénéfice conscient que l&#039;on retire de ses actes, mais c&#039;est aussi et surtout le fait de donner une légitimité et une importance à des actes, et aussi le fait d&#039;éprouver de la curiosité pour quelque chose. En ce sens, le fondement exclusif serait l&#039;intérêt puisque les hommes ont jugé légitime et important de d&#039;associer, de fonder les lois, le plaisir de l&#039;instruction constitue une certaine forme de curiosité et j&#039;en passe...
Qu&#039;en dites vous ?
Bien cordialement</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Bonsoir,<br />
Je vous remercie pour votre réponse à la question sur j&#8217;ai formulée. Le texte d&#8217;Alain ma apporté quelques éclaircissements. Avant de rendre mon travail j&#8217;ai effectué beaucoup de modifications que j&#8217;estime cohérentes.<br />
Pour ce qui est de Kant, je me suis trompé dans mon message je voulais parler de la bonne volonté qui exclue a priori la recherche de l&#8217;intérêt. Et j&#8217;ai ajouté dans le registre kantien un élément que je trouve en mon sens pertinent : celui du &laquo;&nbsp;plaisir désintéressé&nbsp;&raquo; que constitue le jugement du beau.<br />
Et dans ma dernière partie j&#8217;ai aussi apporté quelques modifications pour appuyer mon argumentation en élargissant la définition de ce qu&#8217;est un intérêt à tous ces aspects. Ce n&#8217;est pas seulement un bénéfice conscient que l&#8217;on retire de ses actes, mais c&#8217;est aussi et surtout le fait de donner une légitimité et une importance à des actes, et aussi le fait d&#8217;éprouver de la curiosité pour quelque chose. En ce sens, le fondement exclusif serait l&#8217;intérêt puisque les hommes ont jugé légitime et important de d&#8217;associer, de fonder les lois, le plaisir de l&#8217;instruction constitue une certaine forme de curiosité et j&#8217;en passe&#8230;<br />
Qu&#8217;en dites vous ?<br />
Bien cordialement</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : Simone MANON</title>
		<link>http://www.philolog.fr/quest-ce-qui-fonde-le-lien-social/comment-page-1/#comment-11500</link>
		<dc:creator>Simone MANON</dc:creator>
		<pubDate>Sun, 08 Jan 2012 01:35:14 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.philolog.fr/quest-ce-qui-fonde-le-lien-social/#comment-11500</guid>
		<description>Bonjour
J&#039;ai pour principe de ne pas intervenir dans le travail des élèves.
Je me permets simplement de m&#039;étonner de l&#039;usage que vous faîtes du thème de la perfectibilité rousseausite et de préciser que l&#039;impératif moral est, au sens kantien, un impératif catégorique non un impératif hypothétique.
Pour ce qui concerne votre question, voyez le chapitre qu&#039; Alain consacre à la critique de la conception pessimiste de la nature humaine dans ses propos sur le bonheur. Article intitulé: l&#039;égoïste.
Car la question est de savoir si l&#039;on peut ramener toutes les conduites humaines à l&#039;amour de soi. C&#039;est ce que font de très nombreux auteurs (Spinoza, Pascal, Smith, Rousseau par exemple). Voyez les articles sur le thème de l&#039;amour de soi sur ce blog. Mais... le propos d&#039;Alain peut être mobilisé avec intérêt.

Bien à vous.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour<br />
J&#8217;ai pour principe de ne pas intervenir dans le travail des élèves.<br />
Je me permets simplement de m&#8217;étonner de l&#8217;usage que vous faîtes du thème de la perfectibilité rousseausite et de préciser que l&#8217;impératif moral est, au sens kantien, un impératif catégorique non un impératif hypothétique.<br />
Pour ce qui concerne votre question, voyez le chapitre qu&#8217; Alain consacre à la critique de la conception pessimiste de la nature humaine dans ses propos sur le bonheur. Article intitulé: l&#8217;égoïste.<br />
Car la question est de savoir si l&#8217;on peut ramener toutes les conduites humaines à l&#8217;amour de soi. C&#8217;est ce que font de très nombreux auteurs (Spinoza, Pascal, Smith, Rousseau par exemple). Voyez les articles sur le thème de l&#8217;amour de soi sur ce blog. Mais&#8230; le propos d&#8217;Alain peut être mobilisé avec intérêt.</p>
<p>Bien à vous.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : Stabilo</title>
		<link>http://www.philolog.fr/quest-ce-qui-fonde-le-lien-social/comment-page-1/#comment-11490</link>
		<dc:creator>Stabilo</dc:creator>
		<pubDate>Sat, 07 Jan 2012 16:20:23 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.philolog.fr/quest-ce-qui-fonde-le-lien-social/#comment-11490</guid>
		<description>Bonjour,

J&#039;ai un sujet à traiter sur : &quot;La société n&#039;est-elle fondée que sur l&#039;intérêt ?&quot;.
Après un long moment de réflexion, j&#039;ai réussi à formuler une ébauche de plan et j&#039;aimerais avoir votre avis :

I) La société est fondée sur l&#039;intérêt
1) De par sa base économique (interdépendance, perfectibilité de Rousseau, besoins chez Platon) qui correspondent à l&#039;intérêt personnel
2) La nécessité du droit et d&#039;un Etat pour organiser ces échanges (pas seulement marchands), limiter ce qui limite, garantir la sécurité, etc : au service de l&#039;intérêt général

II) Mais il serait réducteur de penser que la société est exclusivement fondée sur l&#039;intérêt, d&#039;autres valeurs existent
1) La sociabilité (principe d&#039;amitié chez Aristote, politesse chez Cicéron, La Rochefoucauld), Le principe de sympathie chez Hume...
2) La morale
L&#039;impératif hypothétique qui exclue a priori l&#039;intérêt dans la recherche du bien

III) Mais au final, on en revient toujours à l&#039;intérêt
1) L&#039;amitié la plus véritable n&#039;exclue pas l&#039;intérêt (l&#039;égoisme positif dans le sens où, en voulant ce qui est bon pour l&#039;autre, on veut ce qui est bon pour soi : La Bible, Hegel, et l&#039;on est egoiste car l&#039;on reçoit la plus grosse par de satisfaction en donnant, et c&#039;est l&#039;intérêt pour cette satisfaction qui motive l&#039;amitié véritable)
2) Même l&#039;être le plus moral est motivé par ce même intérêt

Qu&#039;en pensez-vous ? Je trouve mon travail cohérent seulement voilà : Je me persiste à me dire qu&#039;il n&#039;y a pas exclusivement QUE de l&#039;intérêt dans le fondement de la société (un être qui fait de l&#039;humanitaire pourrait très bien se contenter de se faire passer pour quelqu&#039;un qui en fait et en tirerait la même reconnaissance sociale, alors pourquoi ne le fait-il pas ?)</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour,</p>
<p>J&#8217;ai un sujet à traiter sur : &laquo;&nbsp;La société n&#8217;est-elle fondée que sur l&#8217;intérêt ?&nbsp;&raquo;.<br />
Après un long moment de réflexion, j&#8217;ai réussi à formuler une ébauche de plan et j&#8217;aimerais avoir votre avis :</p>
<p>I) La société est fondée sur l&#8217;intérêt<br />
1) De par sa base économique (interdépendance, perfectibilité de Rousseau, besoins chez Platon) qui correspondent à l&#8217;intérêt personnel<br />
2) La nécessité du droit et d&#8217;un Etat pour organiser ces échanges (pas seulement marchands), limiter ce qui limite, garantir la sécurité, etc : au service de l&#8217;intérêt général</p>
<p>II) Mais il serait réducteur de penser que la société est exclusivement fondée sur l&#8217;intérêt, d&#8217;autres valeurs existent<br />
1) La sociabilité (principe d&#8217;amitié chez Aristote, politesse chez Cicéron, La Rochefoucauld), Le principe de sympathie chez Hume&#8230;<br />
2) La morale<br />
L&#8217;impératif hypothétique qui exclue a priori l&#8217;intérêt dans la recherche du bien</p>
<p>III) Mais au final, on en revient toujours à l&#8217;intérêt<br />
1) L&#8217;amitié la plus véritable n&#8217;exclue pas l&#8217;intérêt (l&#8217;égoisme positif dans le sens où, en voulant ce qui est bon pour l&#8217;autre, on veut ce qui est bon pour soi : La Bible, Hegel, et l&#8217;on est egoiste car l&#8217;on reçoit la plus grosse par de satisfaction en donnant, et c&#8217;est l&#8217;intérêt pour cette satisfaction qui motive l&#8217;amitié véritable)<br />
2) Même l&#8217;être le plus moral est motivé par ce même intérêt</p>
<p>Qu&#8217;en pensez-vous ? Je trouve mon travail cohérent seulement voilà : Je me persiste à me dire qu&#8217;il n&#8217;y a pas exclusivement QUE de l&#8217;intérêt dans le fondement de la société (un être qui fait de l&#8217;humanitaire pourrait très bien se contenter de se faire passer pour quelqu&#8217;un qui en fait et en tirerait la même reconnaissance sociale, alors pourquoi ne le fait-il pas ?)</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : Romain</title>
		<link>http://www.philolog.fr/quest-ce-qui-fonde-le-lien-social/comment-page-1/#comment-10691</link>
		<dc:creator>Romain</dc:creator>
		<pubDate>Wed, 07 Dec 2011 12:18:54 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.philolog.fr/quest-ce-qui-fonde-le-lien-social/#comment-10691</guid>
		<description>Vous y avez très bien répondu, et je vous en remercie!</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Vous y avez très bien répondu, et je vous en remercie!</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : Simone MANON</title>
		<link>http://www.philolog.fr/quest-ce-qui-fonde-le-lien-social/comment-page-1/#comment-10650</link>
		<dc:creator>Simone MANON</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 05 Dec 2011 07:06:01 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.philolog.fr/quest-ce-qui-fonde-le-lien-social/#comment-10650</guid>
		<description>Bonjour Romain
Pourquoi voulez-vous mobiliser une expression dont le sens, les présupposés ne peuvent guère avoir de place dans la pensée de Smith? Ce que Locke (je prends l&#039;exemple de cet auteur car la conception que Locke se fait de l&#039;homme est très proche de celle de Smith) théorise dans la notion de  contrat social est ce que Smith théorise dans celle de marché.
Voyez bien que l&#039;idée de contrat social implique celle d&#039;institution consciente et volontaire de l&#039;état politique. Elle engage une aliénation de la souveraineté individuelle au profit d&#039;une souverainété politique et le principe d&#039;une intervention du politique dans le fonctionnement du marché, ce que condamne avec l&#039;insistance que vous savez, Adam Smith. Elle suppose aussi la distinction d&#039;un état de nature et de l&#039;état civil.
Or la société civile est pour le philosophe écossais une société naturelle étant entendu que la nature est historicisée. La civilité s&#039;accroît avec le développement de la culture et du commerce. Le ressort du lien social est l&#039;activité économique. L&#039;unité du corps politique est conçue comme le résultat inconscient et involontaire de l&#039;interaction des comportements individuels. D&#039;où la métaphore de la main invisible. Celle-ci invalide le principe d&#039;un contrat social car celui-ci renvoie à l&#039;idée d&#039;une socialité construite. Le politique est donc conçu comme un pouvoir minimum de régulation des conditions du libre jeu des passions et des intérêts individuels. Il est dépourvu de signification éthique car c&#039;est dans l&#039;espace des relations économiques et culturelles que l&#039;homme accomplit son excellence humaine non dans la délibération politique comme le voulaient les Anciens.

Bref, soit on recourt à l&#039;idée d&#039;un contrat social et il faut en admettre les présupposés. Soit ses présupposés sont incompatibles avec une analyse (ici le principe du marché) et l&#039;on s&#039;interdit de mobiliser positivement l&#039;expression.

En espérant avoir répondu à votre question.
Bien à vous.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour Romain<br />
Pourquoi voulez-vous mobiliser une expression dont le sens, les présupposés ne peuvent guère avoir de place dans la pensée de Smith? Ce que Locke (je prends l&#8217;exemple de cet auteur car la conception que Locke se fait de l&#8217;homme est très proche de celle de Smith) théorise dans la notion de  contrat social est ce que Smith théorise dans celle de marché.<br />
Voyez bien que l&#8217;idée de contrat social implique celle d&#8217;institution consciente et volontaire de l&#8217;état politique. Elle engage une aliénation de la souveraineté individuelle au profit d&#8217;une souverainété politique et le principe d&#8217;une intervention du politique dans le fonctionnement du marché, ce que condamne avec l&#8217;insistance que vous savez, Adam Smith. Elle suppose aussi la distinction d&#8217;un état de nature et de l&#8217;état civil.<br />
Or la société civile est pour le philosophe écossais une société naturelle étant entendu que la nature est historicisée. La civilité s&#8217;accroît avec le développement de la culture et du commerce. Le ressort du lien social est l&#8217;activité économique. L&#8217;unité du corps politique est conçue comme le résultat inconscient et involontaire de l&#8217;interaction des comportements individuels. D&#8217;où la métaphore de la main invisible. Celle-ci invalide le principe d&#8217;un contrat social car celui-ci renvoie à l&#8217;idée d&#8217;une socialité construite. Le politique est donc conçu comme un pouvoir minimum de régulation des conditions du libre jeu des passions et des intérêts individuels. Il est dépourvu de signification éthique car c&#8217;est dans l&#8217;espace des relations économiques et culturelles que l&#8217;homme accomplit son excellence humaine non dans la délibération politique comme le voulaient les Anciens.</p>
<p>Bref, soit on recourt à l&#8217;idée d&#8217;un contrat social et il faut en admettre les présupposés. Soit ses présupposés sont incompatibles avec une analyse (ici le principe du marché) et l&#8217;on s&#8217;interdit de mobiliser positivement l&#8217;expression.</p>
<p>En espérant avoir répondu à votre question.<br />
Bien à vous.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : Romain</title>
		<link>http://www.philolog.fr/quest-ce-qui-fonde-le-lien-social/comment-page-1/#comment-10638</link>
		<dc:creator>Romain</dc:creator>
		<pubDate>Sun, 04 Dec 2011 16:10:08 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.philolog.fr/quest-ce-qui-fonde-le-lien-social/#comment-10638</guid>
		<description>Bonjour Madame, 
Vous dites que la société conçue par Adam Smith gravite autour des notions de besoin et d&#039;échange. Je suis complètement d&#039;accord avec vous sur ce point. Ma question est la suivante: 
Si l&#039;on met la théorie smithienne en perspective avec les auteurs contractualistes des XVII et XVIII siècles -je pense en premier lieu à Hobbes, Locke et JJ Rousseau-  peut-on en déduire que Smith ai été partisan d&#039;un contrat social apolitique, fondé non pas sur l&#039;obligation d&#039;entrer en société et d&#039;investir un dépositaire (le Léviathan, l&#039;Etat ou la &quot;volonté générale&quot;) des libertés de l&#039;état de nature , mais sur le développement organique d&#039;une société autorégulatrice qui met en relation divers acteurs économiques? Quelle serait, dans cet optique, l&#039;origine du gouvernement et sa place dans le contrat social? 
Je vous remercie par avance.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour Madame,<br />
Vous dites que la société conçue par Adam Smith gravite autour des notions de besoin et d&#8217;échange. Je suis complètement d&#8217;accord avec vous sur ce point. Ma question est la suivante:<br />
Si l&#8217;on met la théorie smithienne en perspective avec les auteurs contractualistes des XVII et XVIII siècles -je pense en premier lieu à Hobbes, Locke et JJ Rousseau-  peut-on en déduire que Smith ai été partisan d&#8217;un contrat social apolitique, fondé non pas sur l&#8217;obligation d&#8217;entrer en société et d&#8217;investir un dépositaire (le Léviathan, l&#8217;Etat ou la &laquo;&nbsp;volonté générale&nbsp;&raquo;) des libertés de l&#8217;état de nature , mais sur le développement organique d&#8217;une société autorégulatrice qui met en relation divers acteurs économiques? Quelle serait, dans cet optique, l&#8217;origine du gouvernement et sa place dans le contrat social?<br />
Je vous remercie par avance.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : Simone MANON</title>
		<link>http://www.philolog.fr/quest-ce-qui-fonde-le-lien-social/comment-page-1/#comment-9261</link>
		<dc:creator>Simone MANON</dc:creator>
		<pubDate>Wed, 21 Sep 2011 09:21:03 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.philolog.fr/quest-ce-qui-fonde-le-lien-social/#comment-9261</guid>
		<description>Bonjour
Votre propos n&#039;est pas exempt de confusion. Par exemple une tendance naturelle est distincte d&#039;un choix réfléchi mais une distinction n&#039;est pas nécessairement une opposition.
Pour ce qui est de Platon, comme tous les Grecs, il voit en l’homme un être social mais, à la différence d’Aristote, il ne considère pas que l’existence politique incarne  la vie la plus haute et la seule dans laquelle l’homme peut accomplir son excellence. La plus haute vertu est inséparable pour lui de la vie philosophique, de la contemplation de l’intelligible. Elle est le propre de la vie divine et le philosophe est l’homme qui s’efforce de se rendre semblable à Dieu. (récurrence du thème de la fuite)
Sa préoccupation majeure n’est donc pas la vie politique, vie immergée dans « la caverne ». Remarquez que Socrate ne va pas à l’Assemblée, ce qui signifie que seule une subversion de l’ordre politique, tel qu’il est, pourrait réduire le divorce de la philosophie et de la politique et permettre au philosophe de vivre en paix parmi ses concitoyens.  D’où le thème du gouvernement royal ou du philosophe-roi, thème témoignant que Platon ne fonde pas la cité bonne ou juste sur les vertus d’une sociabilité naturelle. Il la fonde sur la science royale ou divine mais il prend bien soin de pointer les apories de cette solution. Pas plus que les philosophes ne souhaitent gouverner, les non philosophes ne sont disposés à voir en eux le salut.
Avec le mythe de la métempsycose que l&#039;on  trouve dans le Phédon, Platon trace une frontière entre le citoyen et l’homme. La vie de l’honnête homme  (des êtres sociables) est certes bien supérieure à celle des insociables (qui se réincarnent en loups, faucons ou milans). « Ils sont les plus heureux, dit-il, et vont à la meilleure place ceux qui ont pratiqué la vertu civile et sociale qu’on appelle tempérance et justice et qui leur est venue par l’habitude et l’exercice, sans philosophie ni intelligence […] il est naturel qu’ils reviennent dans une race sociale et douce comme eux, comme celle des abeilles, des guêpes ou des fourmis, ou qu’ils rentrent dans la même race, la race humaine, où ils engendrent d’honnêtes gens » (82b)
Mais…. « pour entrer dans la race des dieux, cela n’est pas permis à qui n’a pas été philosophe et n’est point parti entièrement pur, ce droit n’appartient qu’à l’ami du savoir »

Platon développe donc une conception aristocratique et élitiste de la politique que lui reprochera son disciple, même si pas plus que le Maître, Aristote ne sera un démocrate.
Bien à vous</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour<br />
Votre propos n&#8217;est pas exempt de confusion. Par exemple une tendance naturelle est distincte d&#8217;un choix réfléchi mais une distinction n&#8217;est pas nécessairement une opposition.<br />
Pour ce qui est de Platon, comme tous les Grecs, il voit en l’homme un être social mais, à la différence d’Aristote, il ne considère pas que l’existence politique incarne  la vie la plus haute et la seule dans laquelle l’homme peut accomplir son excellence. La plus haute vertu est inséparable pour lui de la vie philosophique, de la contemplation de l’intelligible. Elle est le propre de la vie divine et le philosophe est l’homme qui s’efforce de se rendre semblable à Dieu. (récurrence du thème de la fuite)<br />
Sa préoccupation majeure n’est donc pas la vie politique, vie immergée dans « la caverne ». Remarquez que Socrate ne va pas à l’Assemblée, ce qui signifie que seule une subversion de l’ordre politique, tel qu’il est, pourrait réduire le divorce de la philosophie et de la politique et permettre au philosophe de vivre en paix parmi ses concitoyens.  D’où le thème du gouvernement royal ou du philosophe-roi, thème témoignant que Platon ne fonde pas la cité bonne ou juste sur les vertus d’une sociabilité naturelle. Il la fonde sur la science royale ou divine mais il prend bien soin de pointer les apories de cette solution. Pas plus que les philosophes ne souhaitent gouverner, les non philosophes ne sont disposés à voir en eux le salut.<br />
Avec le mythe de la métempsycose que l&#8217;on  trouve dans le Phédon, Platon trace une frontière entre le citoyen et l’homme. La vie de l’honnête homme  (des êtres sociables) est certes bien supérieure à celle des insociables (qui se réincarnent en loups, faucons ou milans). « Ils sont les plus heureux, dit-il, et vont à la meilleure place ceux qui ont pratiqué la vertu civile et sociale qu’on appelle tempérance et justice et qui leur est venue par l’habitude et l’exercice, sans philosophie ni intelligence […] il est naturel qu’ils reviennent dans une race sociale et douce comme eux, comme celle des abeilles, des guêpes ou des fourmis, ou qu’ils rentrent dans la même race, la race humaine, où ils engendrent d’honnêtes gens » (82b)<br />
Mais…. « pour entrer dans la race des dieux, cela n’est pas permis à qui n’a pas été philosophe et n’est point parti entièrement pur, ce droit n’appartient qu’à l’ami du savoir »</p>
<p>Platon développe donc une conception aristocratique et élitiste de la politique que lui reprochera son disciple, même si pas plus que le Maître, Aristote ne sera un démocrate.<br />
Bien à vous</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : françois</title>
		<link>http://www.philolog.fr/quest-ce-qui-fonde-le-lien-social/comment-page-1/#comment-9253</link>
		<dc:creator>françois</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 20 Sep 2011 20:48:01 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.philolog.fr/quest-ce-qui-fonde-le-lien-social/#comment-9253</guid>
		<description>bonjour, tout d&#039;abord je vous remercie pour l&#039;article et l&#039;ensemble du site qui sont très bien faits. Je suis en khâgne et cette année le programme a pour libellé la politique, tout ce qui concerne la sociabilité trouve donc sa place (importante même) dans les axes de réflexion. j&#039;aurais juste une petite question, j&#039;aimerais savoir quel est la réflexion de Platon quant à la sociabilité naturelle et son rôle ans la constitution de la politique. Chez Aristote elle est donc le facteur de la politique, le moyen d&#039;accomplissement, c&#039;est une tendance naturelle qui s&#039;oppose aux choix réfléchis (logos), et chez Rousseau l&#039;Etat politique ne fait pas partie intégrante de la nature comme chez Aristote. Je saisis cela, mais qu&#039;en est-il de cette sociabilité naturelle dans la pensée de Platon, je pense plus particulièrement à son discours le politique? La cité, la politique l&#039;Etat est-elle issue d&#039;un simple besoin de survivre ou d&#039;une sociabilité naturelle et sa réflexion rejoindrai alors celle d&#039;Aristote? Merci d&#039;avance. (je précise que je ne vous demande pas de faire un travail à ma place, je lis juste mes cours et les ouvrages qui me sont demandés de lire et souhaiterais quelques éclaircissements).</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>bonjour, tout d&#8217;abord je vous remercie pour l&#8217;article et l&#8217;ensemble du site qui sont très bien faits. Je suis en khâgne et cette année le programme a pour libellé la politique, tout ce qui concerne la sociabilité trouve donc sa place (importante même) dans les axes de réflexion. j&#8217;aurais juste une petite question, j&#8217;aimerais savoir quel est la réflexion de Platon quant à la sociabilité naturelle et son rôle ans la constitution de la politique. Chez Aristote elle est donc le facteur de la politique, le moyen d&#8217;accomplissement, c&#8217;est une tendance naturelle qui s&#8217;oppose aux choix réfléchis (logos), et chez Rousseau l&#8217;Etat politique ne fait pas partie intégrante de la nature comme chez Aristote. Je saisis cela, mais qu&#8217;en est-il de cette sociabilité naturelle dans la pensée de Platon, je pense plus particulièrement à son discours le politique? La cité, la politique l&#8217;Etat est-elle issue d&#8217;un simple besoin de survivre ou d&#8217;une sociabilité naturelle et sa réflexion rejoindrai alors celle d&#8217;Aristote? Merci d&#8217;avance. (je précise que je ne vous demande pas de faire un travail à ma place, je lis juste mes cours et les ouvrages qui me sont demandés de lire et souhaiterais quelques éclaircissements).</p>
]]></content:encoded>
	</item>
</channel>
</rss>

<!-- Performance optimized by W3 Total Cache. Learn more: http://www.w3-edge.com/wordpress-plugins/

Minified using disk: basic
Page Caching using disk: enhanced
Database Caching 3/17 queries in 0.010 seconds using memcached
Object Caching 423/423 objects using memcached

Served from: www.philolog.fr @ 2012-02-10 23:55:12 -->
