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Matisse. La danse. 1909.  

 
  • Comment définir le bonheur ? Sa nature n'est-elle pas paradoxale ?
  • Est-il de l'ordre du don comme le suggère l'étymologie (bonheur signifie bon augure : part de chance attribuée par les dieux aux hommes) ou de la conquête ?
  • Est-il à notre portée ou bien fondamentalement inaccessible ? Bref, faut-il dire avec Schopenhauer et avec Freud que l'homme n'a pas été conçu pour le bonheur ou avec les sages antiques, considérer que la vertu de l'homme est de se rendre content ?
 
 
  • Le bonheur est-il une fin morale comme l'entend la pensée antique ou faut-il dire avec Kant que « la majesté du devoir n'a rien à faire avec la jouissance de la vie » ?
  • Comment s'articulent dans notre représentation du souverain bien la vertu et le bonheur ?
  • Est-ce un devoir de rechercher le bonheur ?
 

 

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22 Réponses à “Présentation du chapitre V. Bonheur et moralité”

  1. Emil dit :

    Bonsoir, je voulais simplement vous demander si vous pouviez ,dans le peu de temps qu’il vous reste, m’indiquez toutes les distinctions de notions qu’il faut faire dans le domaine de la morale. Je voudrais connaître simplement les noms des notions à opposer sans explication. Je vous remercie d’avance, quand bien même vous n’auriez pas le temps de combler mon ignorance. Bravo en tout cas pour votre site authentique. Cordialement

  2. Simone MANON dit :

    Il est impossible de répondre à votre question de manière exhaustive. Vous pourrez trouver sur ce blog de quoi étayer la distinction:
    -d’une morale déontologique et d’une morale téléologique (morale antique et morale moderne)
    -d’une morale de la conviction et d’une morale de la responsabilité (Max Weber)
    -d’une morale de l’intention et d’une morale conséquentialiste (Kant, l’utilitarisme)
    -d’une morale du sentiment, du devoir ou de l’intérêt. (Rousseau, Smith, Schopenhauer, Kant, Bentham, Stuart Mill)
    -d’une morale close et d’une morale ouverte (Bergson)
    -de la morale et du droit (Kant, Kelsen)
    -du surmoi et de la conscience morale (Freud)
    -de la morale et des moeurs (Durkheim, les sophistes)
    -de l’éthique et de la morale (Spinoza et Kant)
    -de la morale et de la politique (Machiavel, Rousseau)
    -de l’indicatif et du prescriptif (Kelsen, Hume)
    -de la moralité objective et de la moralité subjective (Hegel)
    Vous pouvez vous demander si on peut fonder une morale sans obligation ni sanction à la manière de Jean-Marie Guyau etc.

  3. Emil dit :

    Merci beaucoup, c’est une aide précieuse. Cordialement

  4. Lionel dit :

    bonjour,votre site est formidable,j’apprends beaucoup.Cependant j’ai une question,je suis à jour J-4 car je suis dans un centre étranger.je voudrais savoir si dans une disserte de philo il est possible au lieu d’en faire une classique (intro-développement-conclusion),de faire un dialogue avec les arguments à la clé bien sûr?Ne serais-ce pas mal vue par le correcteur?

  5. Simone MANON dit :

    Je ne pense pas que ce soit judicieux.
    Il y a une règle du développement: sa démarche doit être dialectique, ce qui est très exactement la méthode du dialogue. Dans la deuxième partie (antithèse) on énonce les arguments que poserait dans un dialogue, celui qui pointerait les difficultés de la thèse (1°partie) et la nécessité de son dépassement.
    Dès lors à quoi bon prétendre suivre une autre méthode? Chaque fois que j’ai corrigé au bac une copie s’y essayant, c’était calamiteux.
    Dîtes vous bien que les règles de l’épreuve de la dissertation ne sont pas arbitraires. Elles ont une nécessité qui est celle de la pensée philosophique elle-même. On ne peut pas affronter une question sans comprendre les apories auxquelles exposent des réponses dogmatiques, d’où l’exigence de la problématisation à chaque étape de la réflexion c’est-à-dire d’une démarche dialectique.

  6. big dione dit :

    chaque etre humain a son bonheur dans sa propre main.nous devons etre tous heureux mais a condition quel conditon? c une question.

  7. Simone MANON dit :

    D’abord il me semble que les exigences de la pensée philosophique impliquent la rigueur expressive. Elles ne sont guère compatibles avec les facilités de l’écriture propre aux SMS.
    Ensuite, c’est à vous d’affronter par votre propre effort cette question. Les cours vous donnent de multiples pistes mais ce site n’est pas destiné à vous dispenser de penser par vous-même.

  8. elie dit :

    Bonour ,je sius emerveillé par votre site . Mais j’ai une preoccupationque voici :comment en gardant la morale on peut trouver le bonheur

  9. Simone MANON dit :

    C’est à vous d’élucider cette question par votre propre effort. Les cours de ce site vous fournissent suffisamment de pistes.
    Bon travail.

  10. Louise dit :

    Bonjour, ici vous traitez la question de la morale et du bonheur, avec celle du devoir. Cependant peut-on dissocier juste la morale et le bonheur, et composer une dissertation avec ces deux notions seulement, ou alors le devoir est obligé de faire irruption dans une troisième partie?

  11. Simone MANON dit :

    Bonjour Louise
    Dans ce chapitre, je ne traite rien. J’annonce les problèmes qui seront traités dans les articles rassemblés dans ce chapitre.
    Il vous suffit de les consulter, d’assimiler les cours, de lire les dissertations pour clarifier votre pensée.
    Bon travail.

  12. Loulou dit :

    On peut aussi se demander, dans les rapports entre bonheur et moralité, si le bonheur ne serait pas le fondement des valeurs. Au sens ou ce qui nous rendrait heureux, voilà ce qui aurait une valeur. Une piste écartée par http://www.axiologie.org/nihilisme-philosophie/valeurs-universelles/proposition-5/Page-4.html mais à ne pas négliger !

  13. Simone MANON dit :

    Bonjour
    Si le bonheur était le fondement des valeurs, n’importe quoi pourrait être valorisé car certains trouvent leur bonheur dans les choix les plus ignobles.

    Bien à vous.

  14. Nour dit :

    Bonsoir
    Je tiens d’abord à vous remercier pour les précieuses informations que vous nous livré ici.
    Je réfléchis à un sujet depuis quelques jours et j’avoue que je me perd de plus en plus dans cette notion du Bonheur …
    Je n’arrive pas à sortir les grandes idées du sujet suivant afin de faire un plan : Le bonheur a tout prix ?

    Pouvez-vous m’aider s’il-vous-plait ?
    Merci

  15. Simone MANON dit :

    Bonjour
    Désolée, ce site n’est pas un site d’aide aux devoirs. C’est dit et répété dans de multiples messages.
    Bon travail.

  16. Moana dit :

    Bonjour

    J’essaie d’unifier à la fois la conception de bonheur chez Descartes et sa conception de l’humain, mais j’ai peur d’être dans l’erreur. Pouvez-vous m’aider?
    Voici ma réflexion: L’humain est imparfait de par ses nombreux manques (si on le compare avec Dieu). Naturellement, il va essayer de combler ces manques comme il essaie de devenir maître et possesseur de la nature. L’homme veut à tout prix devenir meilleur. Le bonheur représente le stade ultime. Celui-ci est atteignable au prix d’efforts, car (comme vous l’indiquez dans le billet consacré au Discours de la Méthode) rien n’est acquis sans aucun travail (excepté la conception de l’infini, les sens, etc.; mais là n’est pas le propos). Et, si j’ai bien compris, ce travail est effectué par l’homme lui-même en diminuant ses désirs et en reconsidérant ses possibilités. En acceptant ce qu’il peut réellement faire, donc sa condition (que sa soit en tant qu’individu avec des capacités limités par rapports à ses pairs ou à Dieu), l’homme peut accéder le bonheur. Donc le bonheur est l’acceptation de la condition humaine: soit un être imparfait, inférieur à Dieu.
    J’ai l’impression que ça ressemble un peu à du Pascal. Est-ce que je fais fausse route?

    Je vous remercie

  17. Simone MANON dit :

    Bonjour
    Les messages précédant le vôtre précisent que vous n’êtes pas sur un site d’aide au devoir.
    Votre propos est dans l’ensemble très confus. Vous semblez tout mélanger.
    Non, Descartes n’est pas Pascal.
    Le projet de se rendre COMME maître et possesseur de la nature n’est pas à rapporter à une aspiration à la perfection, etc.
    Bien à vous.

  18. Léana dit :

    Bonjour,
    Je suis en Terminale S et j’ai une dissertation sur le bonheur, Peut on être heureux en étant injuste ?
    Mais je n’arrive pas trouver un plan correct car je n’arrive pas à définir le mot injuste dans la question, que signifie être injuste ?
    Puis concernant le Bonheur, selon Aristote il réside dans la raison et dans la vertu (donc il n’est pas d’accord avec le sujet, pour lui ce n’est pas possible?). Selon Kant, c’est la morale qui nous amène au bonheur, mais il n’est pas un idéal de la raison mais de l’imagination, donc est il en désaccord avec Aristote ?
    (Pour eux, ce n’est pas possible d’être heureux en étant injuste)
    Cependant pour Ted Bundy (tueur en série) la moral n’a rien a voir avec le bonheur car il dit « Il y a des gens qui vivent avec la culpabilité, la trainent péniblement comme un sac de pierre, moi j’ai décidé de la poser et de vivre », il n’éprouve aucune culpabilité donc pour lui il n’a rien fait d’injuste, alors peut on dire qu’il est heureux en étant injuste ? Tout comme Jordan Belfort (Le loup de Wall Street), et quels philosophes sont en accord avec le fait qu’il est possible d’être heureux en étant injuste ?

    Je vous remercie de votre site qui m’est d’une grande aide.
    Léana

  19. Simone MANON dit :

    Bonjour
    J’ai pour principe de ne pas intervenir dans le travail des élèves. Néanmoins j’attire votre attention sur certaines confusions.
    La pensée de Kant n’est pas du tout comprise. Pour cet auteur la moralité est une chose, le bonheur en est une autre et Kant ne cesse d’approfondir l’hétérogénéité des ordres. http://www.philolog.fr/morale-antique-morale-moderne/
    http://www.philolog.fr/la-morale-kantienne-rigorisme-et-formalisme/
    Bref, il ne suffit pas d’être vertueux pour être heureux. http://www.philolog.fr/faut-il-etre-vertueux-pour-etre-heureux/
    Ce qui est aussi, sur ce point, la position aristotélicienne.« Dire que dans les pires malheurs on est heureux pourvu qu’on soit vertueux, c’est exprès ou non, parler pour ne rien dire » (Aristote).

    La notion d’injustice exige de penser l’homme comme être social, engagé dans des rapports avec les autres, la question étant de savoir si l’on peut être heureux en n’ayant aucun égard pour les autres, en niant leurs droits fondamentaux.
    Un sujet similaire est: Un tyran peut-il être heureux? Lisez sur cette question le premier chapitre du Hiéron de Xénophon. http://ugo.bratelli.free.fr/Xenophon/XenophonHieron.htm
    Lisez le passage sur le tyran à la fin de la première partie de cette dissertation http://www.philolog.fr/peut-on-vouloir-le-mal/

    Bien à vous.

  20. APEA dit :

    simplement vous dire merci madame pour ce blog

  21. Kelly22 dit :

    Bonjour, je fais une dissertation sur la morale et le bonheur : La morale conduit-elle à sacrifier notre bonheur ? et je dois utiliser Kant est ce que vous pourriez m’aider ? Qu’est ce que je dois dire principalement , les grandes lignes s’il vous plait ?
    élève de Terminale S

  22. Simone MANON dit :

    Bonjour
    Ce site n’est pas destiné à dispenser les élèves de réfléchir par eux-mêmes. Vous avez tout ce qu’il faut sur ce blog pour éclairer votre lanterne.
    Bon travail.

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