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Falconet. 1716.1791. Eros menaçant.  

 

 Le désir désigne tout mouvement portant à rechercher la jouissance ou la possession d'un objet. Il est au principe du dynamisme de la vie qu'il colore de ses inquiétudes, de ses ruses, de sa démesure ou de sa sagesse. Pour rendre compte de ce dynamisme la psychologie moderne a élaboré le concept de tendance. Une tendance est l'élan d'un sujet vers un objet propre à le satisfaire. Les tendances sont multiples en l'homme et l'on définit la nature humaine comme l'ensemble des tendances fondamentales, communes à tous les hommes. Une tendance peut s'exprimer sous des formes très diverses : le besoin, le désir, la passion, la volonté.

 

Problèmes :

  • En quoi consiste chacune des modalités d'expression de la tendance ? Cette question engage une analyse d'ordre phénoménologique.
  • D'où vient que l'homme désire ? Et que désirons-nous ? Y a-t-il un objet du désir, un désirable en soi ou bien l'objet du désir est-il constitué comme désirable par le désir lui-même ? Dans ce débat s'opposeront Platon pour qui il y a un objet du désir, ontologiquement préexistant et dont le désir est le manque et Spinoza pour qui  le désir exprime le dynamisme de l'existence, source par sa propre positivité de la désirabilité des choses.
  • Le sujet va-t-il en ligne droite à l'objet de son désir ou bien faut-il comprendre avec René Girard que le désir est mimétique et qu'entre le sujet et l'objet du désir il y a l'omniprésence d'autrui?
  • Le désir a-t-il la jouissance pour fin ou se poursuit-il lui-même comme une fin en soi ?
  • Quelle est la valeur du désir ? Si les grands biens de la vie sont le bonheur, la liberté et la moralité, la sagesse n'implique-t-elle pas de définir un certain nombre de règles permettant de cultiver le désir pour le meilleur et d'éviter le pire ?

 

 

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51 Réponses à “Présentation du chapitre IV. Désir.”

  1. Simone MANON dit :

    Bonjour
    Le désir est une excitation, le plaisir est consubstantiel à la suppression de l’excitation.
    Cela n’exclut pas qu’il y ait du plaisir dans l’excitation, mais ce plaisir est mélangé à de la douleur, voilà pourquoi les anciens opposent les plaisirs purs aux plaisirs mélangés. Vous avez tout un chapitre (XXV) consacré à la question du plaisir sur ce blog.
    Pour ce qui est de l’idée du pendule entre la souffrance et l’ennui, voyez cet article. http://www.philolog.fr/la-vie-oscille-comme-un-pendule-de-droite-a-gauche-de-la-souffrance-a-lennui-schopenhauer/
    Bien à vous.

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