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LA CHAPELLE MONTLINARD. Cher. 18. 

 

 

   L’Etat est une forme, historiquement déterminée du Pouvoir, plus exactement la forme moderne du phénomène intemporel qu’est le Pouvoir politique. Elle apparaît vers le 14° siècle en Occident. C’est grossièrement défini ; l’Etat-Nation, caractérisé par trois traits essentiels :

L’unité territoriale et démographique.

 L’existence d’une puissance souveraine détentrice du monopole de l’usage de la force. L’Etat est l’instance qui « a le monopole de la violence physique légitime ». (Cf. texte de Max Weber. Manuel : § La justice et le droit. Réflexion 1)

 La structure juridico-administrative.

 

   

PB:

Pourquoi les hommes instituent-il l’Etat?

Qu’entend-on par les expressions « état de nature » et « contrat social »?

Qu’est-ce qui est au principe du lien social?

L’Etat et la Nation sont-ils une seule et même réalité?

N’y a-t-il de socialité que politiquement instituée ou peut-on penser une socialité prépolitique? Cette idée que l’homme fait société avec l’homme antérieurement à l’institution politique est en jeu dans la distinction que la pensée moderne opère entre la société civile et l’Etat. Que faut-il entendre par là?

Comment penser les rapports du sociétal et de l’étatique?

Qu’est-ce que l’Etat libéral; l’Etat Providence; l’Etat totalitaire?

   NB: Il me faut avouer ici ma dette à l’égard de ce grand professeur qu’est Pierre Manent. La construction de ce cours doit beaucoup à la luminosité de ses analyses.

  Même si je ne l’ai pas utilisé, j’invite à lire de toute urgence ce qui est, à mes yeux, un petit chef-d’oeuvre : Cours Familier de Philosophie Politique.(Fayard.2001).   J’aimerais avoir le talent d’écrire un tel livre.  La phrase est limpide, saturée d’une culture si bien assimilée qu’elle n’apparaît qu’à ceux qui la possèdent. L’analyse du politique, dans ses formes  passées et présentes est d’une perspicacité exemplaire. Pierre Manent décrit « la grande illusion » de notre temps tenant à la confusion du droit, de la politique et de la morale mais si le propos est sans complaisance pour ce nouveau visage de nos fantasmes, il ne se contente pas d’être critique et a le mérite très discret de contenir une salutaire leçon de sagesse politique.

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9 Réponses à “Présentation du chapitre XX: Etat et Société.”

  1. charline dit :

    Allez-vous mettre plus d’articles sur l’Etat ?
    Merci de votre réponse.

  2. Simone MANON dit :

    Vous aurez le temps de le voir. Pour l’instant je traite d’autres thèmes.

  3. Antoine dit :

    Bonjour Madame,
    Je suis à la recherche de lectures sur le thème de la société, à la fois originales mais également sur ceux que vous considériez comme inévitables. Auriez vous une idée sur différents ouvrages qui soit intéressants ?
    Merci d’avance et merci pour ce blog très pédagogue.
    Bonne journée.

  4. Simone MANON dit :

    Bonjour Antoine
    A défaut de préciser l’angle sous lequel le thème de la société est étudié, (angle politique, économique, psychosocial, culturel, historique), il est bien difficile de vous indiquer des suggestions de lecture.
    Les pères fondateurs de la sociologie (Comte, Durkheim, Mauss, Max Weber) sont incontournables. Plus près de nous, Bourdieu, Boudon, etc.
    Rousseau me paraît essentiel pour l’intelligence du fait social et Tocqueville pour l’intelligence de la société démocratique. Mais la liste est immense….
    Bien à vous.

  5. Antoine dit :

    Je vais explorer ces différentes pistes,
    Merci madame, et encore félicitations pour ce blog.
    Cordialement
    Antoine Bordas

  6. Saulnier dit :

    Sur la question de l’antériorité de la « cité » chez Aristote
    si ce n’est pas abordé selon un ordre temporel, mais selon l’ordre logique des raisons
    Est ce parce que la cité réalise le Bien suprême?
    Si ce n’est pas le cas pour quelle raison la « cité » d’Aristote est elle antérieure?

  7. Simone MANON dit :

    D’abord, permettez-moi de vous rappeler une règle élémentaire de civilité. Quand on fait une demande on ne se dispense pas d’une formule de politesse à l’endroit de la personne dont on attend une réponse.
    L’ordre génétique ou analytique (famille-village-cité) est inverse de l’ordre réel ou de l’ordre de la chose même. Cela tient au fait que l’histoire d’un être est l’actualisation de ce qu’il est en puissance: tout être tend à devenir ce qu’il est et sa nature est la réalisation de la fin qui est la sienne.
    Ainsi les communautés qui génétiquement viennent avant ne trouvent leur achèvement que dans la cité qui est à elle-même sa propre fin.
    La cité est antérieure aux éléments qui la constituent comme le corps est logiquement antérieur aux parties qui le composent.
    Cf. « Le tout, en effet, est nécessairement antérieur à la partie, car le corps entier une fois détruit, il n’y a plus ni pied, ni main, sinon par homonymie » 1253, a, 20.
    Les organes qui se sont formés dans l’embryon avant l’existence du corps, sont logiquement postérieurs à l’organisme entier, puisqu’une main ne peut accomplir sa fonction sans le corps dont elle fait partie. Un corps peut être sans main mais l’inverse n’est pas possible. Le tout est donc raison d’être des parties comme la fin est raison d’être du commencement.
    Cf. http://www.philolog.fr/aristote-la-main-et-lintelligence/
    Bien à vous.

  8. Saulnier dit :

    Bonjour,
    Merci pour votre réponse.
    En effet, je vois que dans la précipitation j’ai oublié les formules toute mes excuses.
    Cordialement.

  9. Mgr Saïd dit :

    Toujours beaucoup de bien.

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