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	<title>Commentaires sur : Liberté et nécessité. Spinoza.</title>
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	<link>http://www.philolog.fr/liberte-et-necessite-spinoza/</link>
	<description>Cours de philosophie</description>
	<lastBuildDate>Sat, 11 Feb 2012 06:29:17 +0000</lastBuildDate>
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		<title>Par : Simone MANON</title>
		<link>http://www.philolog.fr/liberte-et-necessite-spinoza/comment-page-1/#comment-10668</link>
		<dc:creator>Simone MANON</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 06 Dec 2011 07:19:29 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.philolog.fr/liberte-et-necessite-spinoza/#comment-10668</guid>
		<description>Bonjour Monsieur
Il n&#039;y a aucune antinomie entre le refus de l&#039;idée de contingence et le refus du finalisme. Le propre des sciences n&#039;est-il pas d&#039;expliciter le déterminisme des phénomènes tout en s&#039;interdisant de recourir au principe de finalité?
Votre difficulté (et conséquemment votre question) procède de l&#039;illusion anthropomorphique dénoncée par Spinoza. Seul peut s&#039;enquérir d&#039;un pourquoi (en vue de quelle fin?) celui qui renverse l&#039;ordre de la nature parce qu&#039;il nourrit des illusions sur sa propre action. Les hommes se croient libres, libres de s&#039;autodéterminer par des fins qu&#039;ils ont le pouvoir de se représenter et en croyant qu&#039;il en est de même pour la nature, et donc que: &quot; la Nature ne fait rien en vain [...], ils semblent avoir uniquement montré que la Nature et les Dieux délirent aussi bien que les hommes&quot; (Ethique, I, Appendice)
Pour Spinoza, la Nature est une puissance qui se déploie selon sa nécessité propre et c&#039;est là sa perfection. Relisez l&#039;appendice de la première partie de l&#039;Ethique pour bien comprendre cette idée.
Bien à vous.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour Monsieur<br />
Il n&#8217;y a aucune antinomie entre le refus de l&#8217;idée de contingence et le refus du finalisme. Le propre des sciences n&#8217;est-il pas d&#8217;expliciter le déterminisme des phénomènes tout en s&#8217;interdisant de recourir au principe de finalité?<br />
Votre difficulté (et conséquemment votre question) procède de l&#8217;illusion anthropomorphique dénoncée par Spinoza. Seul peut s&#8217;enquérir d&#8217;un pourquoi (en vue de quelle fin?) celui qui renverse l&#8217;ordre de la nature parce qu&#8217;il nourrit des illusions sur sa propre action. Les hommes se croient libres, libres de s&#8217;autodéterminer par des fins qu&#8217;ils ont le pouvoir de se représenter et en croyant qu&#8217;il en est de même pour la nature, et donc que: &nbsp;&raquo; la Nature ne fait rien en vain [...], ils semblent avoir uniquement montré que la Nature et les Dieux délirent aussi bien que les hommes&nbsp;&raquo; (Ethique, I, Appendice)<br />
Pour Spinoza, la Nature est une puissance qui se déploie selon sa nécessité propre et c&#8217;est là sa perfection. Relisez l&#8217;appendice de la première partie de l&#8217;Ethique pour bien comprendre cette idée.<br />
Bien à vous.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : Aether</title>
		<link>http://www.philolog.fr/liberte-et-necessite-spinoza/comment-page-1/#comment-10655</link>
		<dc:creator>Aether</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 05 Dec 2011 11:52:22 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.philolog.fr/liberte-et-necessite-spinoza/#comment-10655</guid>
		<description>Chère Madame,

Je vous réitère mes félicitations pour vos articles qui sont d&#039;admirables synthèses pour aborder les philosophes ou des concepts particuliers d&#039;un philosophe. Sans vouloir abuser de votre temps, je me permets de vous écrire car j&#039;ai une question concernant Spinoza: Je n&#039;arrive pas tout à fait réaliser comment celui-ci arrive à concilier son refus de toute contingence avec son antifinalisme? En effet, pourquoi diantre la Nature- ou Dieu- structure l&#039;Univers de telle ou telle façon si ce n&#039;est sans aucune intention préalable d&#039;une part (pas de finalité), mais selon une stricte nécessité d&#039;autre part (pas de hasard)? A la lumière de la philosophie Spinoziste, on a bel et bien l&#039;impression de vivre dans un monde où tout est organisé, tout à une cause, mais qu&#039;il est paradoxalement absurde puisque Dieu- Nature naturante- le fait sans aucun dessein particulier. Peut-on alors, à l&#039;aune de notre raison, comprendre cette énigme qu&#039;est le monde?

Bien à vous!

P.S : Merci encore pour le texte de Gouhier que vous m&#039;avez indiqué, il s&#039;est avéré particulièrement lumineux pour ma compréhension de la bonté naturelle chez Rousseau.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Chère Madame,</p>
<p>Je vous réitère mes félicitations pour vos articles qui sont d&#8217;admirables synthèses pour aborder les philosophes ou des concepts particuliers d&#8217;un philosophe. Sans vouloir abuser de votre temps, je me permets de vous écrire car j&#8217;ai une question concernant Spinoza: Je n&#8217;arrive pas tout à fait réaliser comment celui-ci arrive à concilier son refus de toute contingence avec son antifinalisme? En effet, pourquoi diantre la Nature- ou Dieu- structure l&#8217;Univers de telle ou telle façon si ce n&#8217;est sans aucune intention préalable d&#8217;une part (pas de finalité), mais selon une stricte nécessité d&#8217;autre part (pas de hasard)? A la lumière de la philosophie Spinoziste, on a bel et bien l&#8217;impression de vivre dans un monde où tout est organisé, tout à une cause, mais qu&#8217;il est paradoxalement absurde puisque Dieu- Nature naturante- le fait sans aucun dessein particulier. Peut-on alors, à l&#8217;aune de notre raison, comprendre cette énigme qu&#8217;est le monde?</p>
<p>Bien à vous!</p>
<p>P.S : Merci encore pour le texte de Gouhier que vous m&#8217;avez indiqué, il s&#8217;est avéré particulièrement lumineux pour ma compréhension de la bonté naturelle chez Rousseau.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : Mathieu</title>
		<link>http://www.philolog.fr/liberte-et-necessite-spinoza/comment-page-1/#comment-8662</link>
		<dc:creator>Mathieu</dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Aug 2011 08:24:43 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.philolog.fr/liberte-et-necessite-spinoza/#comment-8662</guid>
		<description>Vous avez raison de me remettre à ma place.
Effectivement, je ne parviens pas à concevoir un nécessitarisme qui ne soit pas un fatalisme. Que la nécessité soit passionnelle ou rationnelle, je ne vois pas de différence, elle reste nécessité, même si l&#039;une semble plus &quot;subie&quot; que l&#039;autre.
Je retourne donc aux bouquins pour démêler l&#039;écheveau.
merci encore pour votre disponibilité et encore bravo pour ce site !

Mathieu</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Vous avez raison de me remettre à ma place.<br />
Effectivement, je ne parviens pas à concevoir un nécessitarisme qui ne soit pas un fatalisme. Que la nécessité soit passionnelle ou rationnelle, je ne vois pas de différence, elle reste nécessité, même si l&#8217;une semble plus &laquo;&nbsp;subie&nbsp;&raquo; que l&#8217;autre.<br />
Je retourne donc aux bouquins pour démêler l&#8217;écheveau.<br />
merci encore pour votre disponibilité et encore bravo pour ce site !</p>
<p>Mathieu</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : Simone MANON</title>
		<link>http://www.philolog.fr/liberte-et-necessite-spinoza/comment-page-1/#comment-8656</link>
		<dc:creator>Simone MANON</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 09 Aug 2011 16:34:35 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.philolog.fr/liberte-et-necessite-spinoza/#comment-8656</guid>
		<description>Lorsqu&#039;on a un problème de compréhension, la meilleure chose à faire est de lire et relire l&#039;auteur et aussi des commentateurs autorisés.
Ainsi comprendrez-vous que dans le système de Spinoza il n&#039;y a pas de contingence. Tous les phénomènes sont régis par les lois naturelles. L&#039;homme ne fait pas exception à la règle mais avec lui les choses sont plus complexes car il a la capacité de comprendre la nécessité passionnelle grâce à son entendement. Il n&#039;est donc pas condamné à la subir. Mais ne pas subir la nécessité passionnelle ne signifie pas échapper à la nécessité car si une conduite ne relève pas de la nécessité passionnelle, elle relève de la nécessité rationnelle comme j&#039;ai essayé de vous l&#039;expliquer dans le dernier post.
Il me semble que votre incompréhension tient au fait que vous confondez nécessitarisme et fatalisme.
Bien à vous.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Lorsqu&#8217;on a un problème de compréhension, la meilleure chose à faire est de lire et relire l&#8217;auteur et aussi des commentateurs autorisés.<br />
Ainsi comprendrez-vous que dans le système de Spinoza il n&#8217;y a pas de contingence. Tous les phénomènes sont régis par les lois naturelles. L&#8217;homme ne fait pas exception à la règle mais avec lui les choses sont plus complexes car il a la capacité de comprendre la nécessité passionnelle grâce à son entendement. Il n&#8217;est donc pas condamné à la subir. Mais ne pas subir la nécessité passionnelle ne signifie pas échapper à la nécessité car si une conduite ne relève pas de la nécessité passionnelle, elle relève de la nécessité rationnelle comme j&#8217;ai essayé de vous l&#8217;expliquer dans le dernier post.<br />
Il me semble que votre incompréhension tient au fait que vous confondez nécessitarisme et fatalisme.<br />
Bien à vous.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : Mathieu</title>
		<link>http://www.philolog.fr/liberte-et-necessite-spinoza/comment-page-1/#comment-8654</link>
		<dc:creator>Mathieu</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 09 Aug 2011 12:08:12 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.philolog.fr/liberte-et-necessite-spinoza/#comment-8654</guid>
		<description>Vraiment merci beaucoup pour prendre le temps de développer ainsi vos réponses !

J&#039;ai beau essayé de comprendre, je tombe toujours sur le problème suivant (qui vient peut-être d&#039;une mauvaise définition de ma part de la nécessité (une possibilité dont la non-actualisation est impossible)) : si tout arrive par nécessité, alors le fait (ou l&#039;action) même de comprendre l&#039;est aussi. Autrement dit, j&#039;étais déterminé par nécessité à parvenir à cette compréhension (puisque c&#039;était ma nécessité intérieure).
Dans la philosophie spiniziste, j&#039;ai l&#039;impression que celui qui arrive à la &quot;liberté&quot; s&#039;est en quelque sorte &quot;arraché&quot; à un certain déterminisme, qu&#039;il l&#039;a surmonté. Alors qu&#039;il n&#039;a fait que suivre sa nécessité intérieure aidée par des causes extérieures, elles-mêmes parfaitement nécessaires. A moins que celles-ci soient contingentes. Auquel cas, je comprendrais.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Vraiment merci beaucoup pour prendre le temps de développer ainsi vos réponses !</p>
<p>J&#8217;ai beau essayé de comprendre, je tombe toujours sur le problème suivant (qui vient peut-être d&#8217;une mauvaise définition de ma part de la nécessité (une possibilité dont la non-actualisation est impossible)) : si tout arrive par nécessité, alors le fait (ou l&#8217;action) même de comprendre l&#8217;est aussi. Autrement dit, j&#8217;étais déterminé par nécessité à parvenir à cette compréhension (puisque c&#8217;était ma nécessité intérieure).<br />
Dans la philosophie spiniziste, j&#8217;ai l&#8217;impression que celui qui arrive à la &laquo;&nbsp;liberté&nbsp;&raquo; s&#8217;est en quelque sorte &laquo;&nbsp;arraché&nbsp;&raquo; à un certain déterminisme, qu&#8217;il l&#8217;a surmonté. Alors qu&#8217;il n&#8217;a fait que suivre sa nécessité intérieure aidée par des causes extérieures, elles-mêmes parfaitement nécessaires. A moins que celles-ci soient contingentes. Auquel cas, je comprendrais.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : Simone MANON</title>
		<link>http://www.philolog.fr/liberte-et-necessite-spinoza/comment-page-1/#comment-8623</link>
		<dc:creator>Simone MANON</dc:creator>
		<pubDate>Fri, 05 Aug 2011 16:26:10 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.philolog.fr/liberte-et-necessite-spinoza/#comment-8623</guid>
		<description>Au fond, votre question revient à comprendre comment l’homme passe de la passivité ou de la servitude passionnelle à l’action ou à la liberté. Je ne peux que répondre : par une nécessité intérieure à sa nature et aussi par l’effet de causes extérieures. 
-Par une nécessité intérieure à sa nature car la raison est présente de façon structurelle dans tous les hommes. Elle est une modalité du conatus ou de l’effort pour persévérer dans son être mais il est vrai que sous ce rapport il y a une grande différence entre le sage et l’ignorant. La compréhension rationnelle est difficile et seul celui qui comprend vraiment éprouve du plaisir (=est auto-affecté positivement). Peut-être est-ce à ce niveau que la différence entre les uns et les autres se creuse, ce qui est déterminant, car  il ne s’agit pas de croire que Spinoza conçoive la libération des passions comme l’effet d’un pouvoir de l’entendement (ou des représentations) sur les affects. Seul un affect peut vaincre un autre affect. Autrement dit, il faut un affect plus puissant que celui que l&#039;on veut réduire pour avoir barre sur lui. Or c’est le cas des affects « nés de la raison ». Ils sont plus puissants que les affects passifs et c&#039;est par leur médiation que s&#039;opère la sortie de l&#039;affectivité passionnelle. 
Manière de dire que lorsqu’on comprend rationnellement, on s’auto-affecte de joie, et cela est le signe qu’on exerce la puissance de notre nature. Mais les hommes n&#039;exercent pas ordinairement cette puissance car ils vivent sous l&#039;emprise des passions. Spinoza ne rate jamais une occasion de souligner ce fait (cette nécessité) et fustige ceux qui font profession de déplorer l&#039;impuissance des hommes. Cf. l&#039;article: http://www.philolog.fr/ni-rire-ni-pleurer-mais-comprendre-spinoza/

- Par des causes extérieures : certains événements déterminent ceux qui les subissent à faire l’effort de comprendre mais aussi l’immersion dans un contexte éducatif, culturel amène certains à développer une aptitude que d’autres, dans d’autres contextes n’actualisent pas. Reste que lorsqu’on a fait l’expérience de la joie de comprendre, on ne revient plus en arrière.

C’est l’expérience que je vous souhaite. Ainsi découvrirez-vous que la liberté va de pair avec la puissance de l’entendement et que celle-ci est la condition de la vie heureuse.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Au fond, votre question revient à comprendre comment l’homme passe de la passivité ou de la servitude passionnelle à l’action ou à la liberté. Je ne peux que répondre : par une nécessité intérieure à sa nature et aussi par l’effet de causes extérieures.<br />
-Par une nécessité intérieure à sa nature car la raison est présente de façon structurelle dans tous les hommes. Elle est une modalité du conatus ou de l’effort pour persévérer dans son être mais il est vrai que sous ce rapport il y a une grande différence entre le sage et l’ignorant. La compréhension rationnelle est difficile et seul celui qui comprend vraiment éprouve du plaisir (=est auto-affecté positivement). Peut-être est-ce à ce niveau que la différence entre les uns et les autres se creuse, ce qui est déterminant, car  il ne s’agit pas de croire que Spinoza conçoive la libération des passions comme l’effet d’un pouvoir de l’entendement (ou des représentations) sur les affects. Seul un affect peut vaincre un autre affect. Autrement dit, il faut un affect plus puissant que celui que l&#8217;on veut réduire pour avoir barre sur lui. Or c’est le cas des affects « nés de la raison ». Ils sont plus puissants que les affects passifs et c&#8217;est par leur médiation que s&#8217;opère la sortie de l&#8217;affectivité passionnelle.<br />
Manière de dire que lorsqu’on comprend rationnellement, on s’auto-affecte de joie, et cela est le signe qu’on exerce la puissance de notre nature. Mais les hommes n&#8217;exercent pas ordinairement cette puissance car ils vivent sous l&#8217;emprise des passions. Spinoza ne rate jamais une occasion de souligner ce fait (cette nécessité) et fustige ceux qui font profession de déplorer l&#8217;impuissance des hommes. Cf. l&#8217;article: <a href="http://www.philolog.fr/ni-rire-ni-pleurer-mais-comprendre-spinoza/" rel="nofollow">http://www.philolog.fr/ni-rire-ni-pleurer-mais-comprendre-spinoza/</a></p>
<p>- Par des causes extérieures : certains événements déterminent ceux qui les subissent à faire l’effort de comprendre mais aussi l’immersion dans un contexte éducatif, culturel amène certains à développer une aptitude que d’autres, dans d’autres contextes n’actualisent pas. Reste que lorsqu’on a fait l’expérience de la joie de comprendre, on ne revient plus en arrière.</p>
<p>C’est l’expérience que je vous souhaite. Ainsi découvrirez-vous que la liberté va de pair avec la puissance de l’entendement et que celle-ci est la condition de la vie heureuse.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : Mathieu</title>
		<link>http://www.philolog.fr/liberte-et-necessite-spinoza/comment-page-1/#comment-8619</link>
		<dc:creator>Mathieu</dc:creator>
		<pubDate>Fri, 05 Aug 2011 11:16:14 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.philolog.fr/liberte-et-necessite-spinoza/#comment-8619</guid>
		<description>Merci pour votre réponse.

Mais je n&#039;arrive toujours pas à saisir un chose : ce &quot;pouvoir&quot;, cette &quot;aptitude&quot;, cette &quot;puissance de la raison&quot;, cette &quot;capacité&quot; de comprendre la nécessité des choses, de s&#039;affranchir des passions n&#039;échappe elle-même pas la nécessité. Nous, individus, l&#039;avons ou ne l&#039;avons pas. Non ?
Nous actualisons notre nature d&#039;être de raison en développant cette aptitude. Mais l&#039;individu qui ne l&#039;actualise pas ne le fait pas par un libre décret, de même que celui qui l&#039;actualise. Cette &quot;action&quot; dont nous avons besoin pour nous affranchir de l&#039;aliénation passionnelle semble, tel que je le comprends, échapper à la nécessité. Dit autrement, y a-t-il un moyen d&#039;aider l&#039;&quot;ignorant&quot; à ne plus l&#039;être ? Ou sa nature est-elle d&#039;être ignorant et de ne pas en avoir même conscience de l&#039;être, quoi que nous lui enjoignons de faire ?

Je lirai en tout cas avec plaisir le post que vous me suggérez.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Merci pour votre réponse.</p>
<p>Mais je n&#8217;arrive toujours pas à saisir un chose : ce &laquo;&nbsp;pouvoir&nbsp;&raquo;, cette &laquo;&nbsp;aptitude&nbsp;&raquo;, cette &laquo;&nbsp;puissance de la raison&nbsp;&raquo;, cette &laquo;&nbsp;capacité&nbsp;&raquo; de comprendre la nécessité des choses, de s&#8217;affranchir des passions n&#8217;échappe elle-même pas la nécessité. Nous, individus, l&#8217;avons ou ne l&#8217;avons pas. Non ?<br />
Nous actualisons notre nature d&#8217;être de raison en développant cette aptitude. Mais l&#8217;individu qui ne l&#8217;actualise pas ne le fait pas par un libre décret, de même que celui qui l&#8217;actualise. Cette &laquo;&nbsp;action&nbsp;&raquo; dont nous avons besoin pour nous affranchir de l&#8217;aliénation passionnelle semble, tel que je le comprends, échapper à la nécessité. Dit autrement, y a-t-il un moyen d&#8217;aider l&#8217;&nbsp;&raquo;ignorant&nbsp;&raquo; à ne plus l&#8217;être ? Ou sa nature est-elle d&#8217;être ignorant et de ne pas en avoir même conscience de l&#8217;être, quoi que nous lui enjoignons de faire ?</p>
<p>Je lirai en tout cas avec plaisir le post que vous me suggérez.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : Simone MANON</title>
		<link>http://www.philolog.fr/liberte-et-necessite-spinoza/comment-page-1/#comment-8618</link>
		<dc:creator>Simone MANON</dc:creator>
		<pubDate>Fri, 05 Aug 2011 07:37:42 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.philolog.fr/liberte-et-necessite-spinoza/#comment-8618</guid>
		<description>Non, le nécessitarisme spinoziste n&#039;est pas un fatalisme, c&#039;est paradoxalement une philosophie de la liberté. Pourquoi? Parce que nous avons le pouvoir, en déployant la puissance de la raison, de comprendre la nécessité des choses. Par cette aptitude, nous nous affranchissons en partie de l&#039;aliénation passionnnelle, des idées et des désirs insensés, mais cette capacité ne se déploie pas en nous sans nous. Il s&#039;agit d&#039;une action, non d&#039;une passion et nous ne la mettons pas en oeuvre parce que, selon votre expression &quot;nous sommes séduits&quot; par des idées ou des êtres (plan du passionnel), mais parce que nous actualisons notre nature d&#039;être de raison. 
Par là nous agissons selon notre nécessité propre et cela change tout. Puissance libératrice de la connaissance: elle nous permet d&#039;échapper à  la contrainte de certaines causes extérieures dont l&#039;ignorant est le jouet, elle rend possible l&#039;intelligence de notre utile propre et donc l&#039;expression de notre désir sous une forme heureuse. En termes spinozistes, elle nous dispose à rechercher ce qui nous augmente et à fuir ce qui nous diminue. 
Voyez le cours sur le désir.http://www.philolog.fr/le-desir-comme-puissance-detre-spinoza/</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Non, le nécessitarisme spinoziste n&#8217;est pas un fatalisme, c&#8217;est paradoxalement une philosophie de la liberté. Pourquoi? Parce que nous avons le pouvoir, en déployant la puissance de la raison, de comprendre la nécessité des choses. Par cette aptitude, nous nous affranchissons en partie de l&#8217;aliénation passionnnelle, des idées et des désirs insensés, mais cette capacité ne se déploie pas en nous sans nous. Il s&#8217;agit d&#8217;une action, non d&#8217;une passion et nous ne la mettons pas en oeuvre parce que, selon votre expression &laquo;&nbsp;nous sommes séduits&nbsp;&raquo; par des idées ou des êtres (plan du passionnel), mais parce que nous actualisons notre nature d&#8217;être de raison.<br />
Par là nous agissons selon notre nécessité propre et cela change tout. Puissance libératrice de la connaissance: elle nous permet d&#8217;échapper à  la contrainte de certaines causes extérieures dont l&#8217;ignorant est le jouet, elle rend possible l&#8217;intelligence de notre utile propre et donc l&#8217;expression de notre désir sous une forme heureuse. En termes spinozistes, elle nous dispose à rechercher ce qui nous augmente et à fuir ce qui nous diminue.<br />
Voyez le cours sur le désir.<a href="http://www.philolog.fr/le-desir-comme-puissance-detre-spinoza/" rel="nofollow">http://www.philolog.fr/le-desir-comme-puissance-detre-spinoza/</a></p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : Mathieu</title>
		<link>http://www.philolog.fr/liberte-et-necessite-spinoza/comment-page-1/#comment-8613</link>
		<dc:creator>Mathieu</dc:creator>
		<pubDate>Thu, 04 Aug 2011 23:15:06 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.philolog.fr/liberte-et-necessite-spinoza/#comment-8613</guid>
		<description>Merci pour ce très bon article !

Une question cependant : si j&#039;ai bien compris, on est libre au sens de Spinoza lorsqu&#039;on agit selon la nécessité de sa nature, et on &quot;subit&quot; moins si on parvient à trouver les causes qui nous déterminent nécessairement.
Mais alors, s&#039;il n&#039;y a aucune contingence, Spinoza est-il fataliste ? Celui qui, séduit par les idées lumineuses de Spinoza, cherche les causes de ses passions et affects le fait également par nécessité. De même que celui qui n&#039;y parvient pas, n&#039;a pas le choix d&#039;y parvenir ou non. Le fait d&#039;adhérer à cette philosophie, ou d&#039;y travailler du moins, n&#039;est pas non plus une décision libre (au sens courant).</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Merci pour ce très bon article !</p>
<p>Une question cependant : si j&#8217;ai bien compris, on est libre au sens de Spinoza lorsqu&#8217;on agit selon la nécessité de sa nature, et on &laquo;&nbsp;subit&nbsp;&raquo; moins si on parvient à trouver les causes qui nous déterminent nécessairement.<br />
Mais alors, s&#8217;il n&#8217;y a aucune contingence, Spinoza est-il fataliste ? Celui qui, séduit par les idées lumineuses de Spinoza, cherche les causes de ses passions et affects le fait également par nécessité. De même que celui qui n&#8217;y parvient pas, n&#8217;a pas le choix d&#8217;y parvenir ou non. Le fait d&#8217;adhérer à cette philosophie, ou d&#8217;y travailler du moins, n&#8217;est pas non plus une décision libre (au sens courant).</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : Simone MANON</title>
		<link>http://www.philolog.fr/liberte-et-necessite-spinoza/comment-page-1/#comment-8060</link>
		<dc:creator>Simone MANON</dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Jun 2011 16:11:24 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.philolog.fr/liberte-et-necessite-spinoza/#comment-8060</guid>
		<description>Merci pour ce sympathique message.
Bien à vous.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Merci pour ce sympathique message.<br />
Bien à vous.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
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