
« Pour ma part, je dis que cette chose est libre qui existe et agit par la seule nécessité de sa nature, et contrainte cette chose qui est déterminée par une autre à exister et à agir selon une modalité précise et déterminée. [...]
Vous voyez donc que je ne situe pas la liberté dans un libre décret mais dans une libre nécessité.
Concevez maintenant, si vous voulez bien, que la pierre, tandis qu’elle continue de se mouvoir, sache et pense qu’elle fait tout l’effort possible pour continuer de se mouvoir, Cette pierre, assurément, puisqu’elle n’est consciente que de son effort, et qu’elle n’est pas indifférente, croira être libre et ne persévérer dans son mouvement que par la seule raison qu’elle le désire. Telle est cette liberté humaine que tous les hommes se vantent d’avoir et qui consiste en cela seul que les hommes sont conscients de leurs désirs et ignorants des causes qui les déterminent. C’est ainsi qu’un enfant croit désirer librement le lait, et un jeune garçon irrité vouloir se venger s’il est irrité, mais fuir s’il est craintif. Un ivrogne croit dire par une décision libre ce qu’ensuite il aurait voulu taire. De même un dément, un bavard et de nombreux cas de ce genre croient agir par une libre décision de leur esprit, et non pas portés par une impulsion. Et comme ce préjugé est inné en tous les hommes, ils ne s’en libèrent pas facilement. L’expérience nous apprend assez qu’il n’est rien dont les hommes soient moins capables que de modérer leurs passions, et que souvent, aux prises avec des passions contraires, ils voient le meilleur et font le pire : ils se croient libres cependant, et cela parce qu’ils n’ont pour un objet qu’une faible passion, à laquelle ils peuvent facilement s’opposer par le fréquent rappel du souvenir d’un autre objet. »
Spinoza, Lettre à Schuller, 1674.
Métaphysiquement, la liberté, définie comme libre arbitre, s’oppose à l’idée de nécessité et de déterminisme. De fait, si tout ce qui se produit dans l’univers se produit selon l’enchaînement nécessaire des causes et des effets, il n’y a aucun sens à parler de libre arbitre. Celui-ci suppose d’admettre qu’il y a de la contingence. Ce qui a son principe dans le libre arbitre n’est pas déterminé à être ou à être ce qu’il est. Un acte procède du libre arbitre s’il met en jeu une initiative du sujet ne devant pas être conçue comme l’effet nécessaire de causes antécédentes, elles-mêmes effets nécessaires d’autres causes et ainsi à l’infini. Le libre arbitre suppose que l’auteur de l’acte s’institue cause première de celui-ci. Il commence avec lui une série de conséquences ayant son origine dans une faculté qu’on suppose être une possibilité humaine et qu’on définit comme le pouvoir de se déterminer à agir sans autre cause que la mise en oeuvre de ce pouvoir ou de cette faculté.
D’où la définition kantienne : « J’entends par liberté, au sens cosmologique la faculté de commencer de soi-même, un état dont la causalité n’est pas subordonnée à son tour, suivant la loi de la nature à une autre cause qui la détermine quant au temps.» Kant, Critique de la raison pure, PUF, Traduction : Tremesaygues et Pacaud, p. 394.
Cette idée de libre arbitre ne va pas du tout de soi. Spinoza, par exemple, la dénonce comme une illusion et une croyance irrationnelle.
C’est une croyance irrationnelle car elle consiste à faire de l’homme « un empire dans un empire », un individu échappant aux lois naturelles. Or l’homme n’échappe pas aux lois du réel et comme tout ce qui existe, il est soumis à la nécessité naturelle. Il n’y a pas de contingence dans le règne de la nécessité.
C’est une illusion car « Les hommes se croient libres parce qu’ils sont conscients de leurs désirs mais ignorants des causes qui les déterminent ». Si l’homme a l’impression qu’il agit « sans qu’aucune force extérieure » l’y contraigne, comme le prétend Descartes, cela tient au fait qu’il n’a pas la connaissance des déterminismes pesant sur lui et les ignorant, ils croient qu’ils sont inexistants. En réalité, il est le jouet des mouvements du corps, eux-mêmes déterminés par les corps environnants. Ce qu’il croit être le décret de son âme est l’effet des passions. Dans la Lettre à Schuller ou dans Ethique, III, prop.II, scolie, Spinoza prend l’exemple de l’enfant, du colérique, du poltron, du bavard ou du dément. Les uns et les autres croient choisir librement ce qu’ils font. En réalité, ils agissent sous l’empire des passions. S’ils ont le sentiment qu’ils peuvent se déterminer dans un sens ou dans un autre, par exemple choisir le pire alors qu’ils voient le meilleur, c’est qu’ils sont le jouet de passions contraires dont aucune n’est assez forte pour l’emporter. Ils balancent donc entre l’une et l’autre au gré des situations, étant poussés dans une direction ou dans une autre « par le plus léger motif » Ethique, ibid.
Alors faut-il renoncer à l’idée de liberté ? Certes il faut faire le deuil de l’idée de la liberté conçue comme libre arbitre. Mais n’est-il pas possible de concevoir autrement la liberté ?
L’intérêt de toutes les philosophies de la nécessité (stoïcisme, spinozisme, marxisme, freudisme) est d’établir qu’il est possible d’articuler l’idée de liberté et celle de nécessité. Toutes proposent donc une définition paradoxale de la liberté. Celle-ci ne s’oppose pas à la nécessité, elle est la nécessité comprise et agie en connaissance de cause. La connaissance de ce qui nous détermine nous permet de moins subir, de ruser avec ces déterminismes et d’accomplir notre nécessité propre.
Spinoza, par exemple, affirme que la liberté ne s’oppose pas à la nécessité, elle s’oppose à la contrainte. Libre, l’être agissant selon la nécessité de sa propre nature, contraint celui qui est déterminé à agir par une nécessité extérieure à la sienne.
Or tel est le cas de la nécessité passionnelle. Une passion, un affect, comme les mots l’indiquent, procèdent de l’action sur nous de quelque chose d’extérieur à nous. Agir sous l’empire des affects revient donc à subir, à agir sous la contrainte d’une nécessité extérieure à sa nécessité propre. Voilà pourquoi « l’impuissance de l’homme à gouverner et à contenir ses sentiments, je l’appelle servitude. En effet, l’homme soumis aux sentiments ne dépend pas de lui-même mais de la fortune, dont le pouvoir sur lui est tel qu’il est souvent contraint de faire le pire même s’il voit le meilleur » Ethique, IV, préface.
Cependant la nécessité passionnelle n’est pas une fatalité. Certes il est impossible de lui échapper totalement, l’homme étant un élément du réel condamné à subir l’action des éléments avec lesquels il est en rapport. Mais « chacun a le pouvoir de se comprendre lui-même et de comprendre ses affects de façon claire et distincte, sinon totalement, du moins en partie, et il a par conséquent le pouvoir de faire en sorte d’avoir moins à les subir » Ethique, V, Prop. IV, scolie.
Spinoza ne prétend pas ici que l’homme peut prendre une conscience claire de tout ce qu’il subit. Il annonce ainsi Freud et le thème de l’inconscient. Reste que même si ce n’est pas « totalement », il le peut « en partie ». Il y a là l’expression d’une autre nécessité, une nécessité intérieure à l’être de raison. En comprenant rationnellement, celui-ci n’agit plus selon une nécessité extérieure à son être. Il agit selon sa nécessité propre et par la compréhension rationnelle il se libère de la servitude passionnelle. Il se fait une idée adéquate de l’ordre nécessaire des choses, idée le déterminant à agir en accord avec lui.
Descartes donne un bon exemple de ce qu’explique ici Spinoza avec son témoignage relatif à l’affect suscité pendant son enfance par une petite fille qui louchait, affect dont il surprend la répétition au cours de sa vie à l’égard de personnes atteintes de la même caractéristique visuelle. En prenant conscience du mécanisme dont il semble être le jouet, (réactivation dans la vie actuelle de l’état psychosomatique lié à un événement enfantin, par la rencontre de femmes suscitant le souvenir de la petite fille aimée de l’enfance) il s’en libère.
« Lorsque j’étais enfant, j’aimais une fille de mon âge, qui était un peu louche au moyen de quoi, l’impression qui se faisait par la vue en mon cerveau, quand je regardais ses yeux égarés, se joignait tellement à celle qui s’y faisait aussi pour émouvoir la passion de l’amour, que longtemps après, en voyant des personnes louches, je me sentais plus enclin à les aimer qu’à en aimer d’autres, pour cela seul qu’elles avaient ce défaut; et je ne savais pas néanmoins que ce fût pour cela. Au contraire, depuis que j’y ai fait réflexion, et que j’ai reconnu que c’était un défaut, je n’en ai plus été ému. Ainsi, lorsque nous sommes portés à aimer quelqu’un, sans que nous en sachions la cause, nous pouvons croire que cela vient de ce qu’il y a quelque chose en lui de semblable à ce qui a été dans un autre objet que nous avons aimé auparavant, encore que nous ne sachions pas ce que c’est. Et bien que ce soit plus ordinairement une perfection qu’un défaut, qui nous attire ainsi à l’amour, toutefois, à cause que ce peut être quelquefois un défaut, comme en l’exemple que j’en ai apporté, un homme sage ne se doit pas laisser entièrement aller à cette passion, avant que d’avoir considéré le mérite de la personne pour laquelle nous nous sentons émus ».
René Descartes, Lettre à Chanut (6 juin 1647)
Freud rétorquerait sans doute à Descartes qu’on ne se libère pas d’un affect ou d’un pathos par la seule prise de conscience intellectuelle, reste que lui aussi propose par la cure analytique de rendre conscient un déterminisme inconscient, et par la prise de conscience de reconquérir un pouvoir sur sa vie.
Autour de ce Sujet :
- Liberté/déterminisme: la question épineuse.
- La liberté d'indifférence est-elle une vraie liberté?
- Présentation du chapitre XXI: La liberté.
- Déterminisme et liberté. Kant.
- La liberté de l'être en situation dans le monde. Sartre.
Marqueurs:connaissance, contingence, contrainte, déterminisme, libération, liberté, libre-arbitre, nécessité, nécessité passionnelle, nécessité rationnelle, passion, prise de conscience, raison
Encore une fois , je touche du doigt la citation de Maimonide, : » Et, c’est dans ce sens que celui qui a enseigné quelque chose à quelqu’un peut-être considéré comme ayant fait naître cette personne [...] » naître à une compréhension plus claire… Merci pour ce partage.
Emouvante formule de Maimonide. Je vous remercie de me la faire connaître.
Bien à vous.
Bonjour, j’ai plusieurs questions autour de Spinoza et je ne sais pas bien, ni où, ni comment les formuler, je tente quelques chose ici:
Je trouve assez intrigant que Spinoza ne s’intéresse pas plus à notre origine… en y pensant, la thèse qu’une « force transcendante » doit être au commencement de tout, est assez attrayante. De fait, si tout dépends d’une autre cause il est nécessaire qu’il en ait une première ; car si chaque cause est indéfiniment reportée sur une seconde cela signifie qu’il n’y en a aucune et par conséquent que rien ne pourrait advenir. Cette cause première doit avoir son principe en elle-même ; elle est donc d’une autre nature (que la logique terrestre, puisque que sa cause efficiente n’est pas distincte de ce qui est produit), ce qui nous amène à penser quelle est de nature surnaturelle. Donc il y aurait deux réalités: naturelle et surnaturelle ou transcendante.
Pour savoir si l’on peu réellement parler de Dieu, dans le sens d’une puissance surnaturelle dotée d’attributs et de fonctions spécifiques qui peuvent influencer la vie des hommes, et d’où découlerai le culte.
Il faudrait étudier les rapports entre la cause première, la nature et les Hommes.
D’abord il s’agit de déterminer si cette force possède une morale. Si elle agit intentionnellement cela indiquerai une finalité: la finalité permettant de discerner le bien (ce qui s’y rapproche) et le mal (ce qui s’en éloigne), c’est-à-dire une morale. Comment faire pour savoir il y a intention dans l’acte premier de la cause?
Poser un acte créateur, fondamentalement cela nécessite un choix…. oui mais pour qu’il est un choix il est nécessaire d’avoir un certain degré de conscience… une conscience du monde. L’action se fait tjrs par rapport au monde, et à tjrs un sens par rapport à lui, ce qui peut faire penser qu’il y a bien une finalité: nous tendons tous vers un certain bien. Quand à la nature, elle cherche à se perfectionner, à s’adapter aux besoins -Darwin- donc d’avancer aussi vers un certain bien. À moins que ce soit nous qui déterminons cela comme un bien? Mais qu’est ce que c’est le bien, le bon… persévérer dans son être, ça me parait très égoïste.
Je ne sais pas si l’on peut parler de morale, mais il y a un sens, une finalité.
Ensuite, il faut savoir si cette force a un impact sur nous. Est ce qu’une providence existe? Du point de vue de la nature des choses, le système de Spinoza me parait très probable; chaque chose ayant une place dans l’ordre du monde. Je suis d’accord pour penser que le hasard n’existe pas vraiment. Le hasard vient du fait qu’une chose est en puissance à différents états. Un stylo peu rouler, tomber, se briser, fuir etc. très grossièrement, il suffit d’avoir un cause A pour obtenir une conséquence 1, 2 ou 3. Le hasard c’est la probabilité que tel chose arrive: s’il y a du vent mon stylo roulera probablement, tombera peut être ou même se brisera. On ne sait pas parce que nous ne possédons pas toutes les données qui permettent de prévoir les conséquences d’une cause sur une chose.
Mais nous, sommes nous construit exactement de la même façon? Nous avons tout de même un certain contrôle, une volonté, ce n’est pas qu’illusion.
Là se pose la question du déterminisme. Est-ce que nous possédons une « vrai » liberté de choix? C’est à dire que nous ne sommes pas uniquement le fruit d’un système de causes et effets incontrôlables. Comment puis-je être sure que mes décisions ne résultent pas inconsciemment de faits antérieurs? D’abord il semble que l’expérience du choix elle-même, le fait d’hésiter entre plusieurs choses montre que nous ne sommes pas prédéterminés. mais il est vrai que choisir ne veut pas dire que notre volonté s’exerce de façon purement arbitraire, il y a des motifs et des mobiles et nous pouvons ne pas toujours être conscient de ces dispositions. Mais même avec des motivations plus ou moins conscientes, nous avons l’expérience d’avoir à choisir! Ce n’est pas tout fait!
Plus fondamentalement, nous pouvons voir aussi qu’il ya deux sortes d’inclinations en l’homme: sensible, portée vers le plaisir et liée à des déterminations concrètes, non libres et une inclination à une réalité absolue, sans limite… Qu’on pourrait appeler « volonté » et qui de sa nature même ne porte pas sur un objet particulier et n’est donc pas déterminée dans son passage à l’acte par sa nature. C’est à elle de se déterminer; aucun objet particulier ne la nécessite… pour cela il vaut prendre du recul vis-à-vis de ses désirs, faire preuve de tempérance et de prudence.
Le problème de l’immanence soulève aussi la question du désir: j’ai toujours en tête l’idée platonicienne que le désir découle de notre imperfection lié au fait que nous somme le fruit d’une force transcendante et que donc nous avons (ou avons eu) une certaine connaissance de cette force puisque nous en sommes les descendants. Plus concrètement, comme le pense Freud, Lacan etc. que nous gardons en nous un souvenir de complétude lié à notre vécu de nourrisson qui une fois l’expérience de la réalité et de ses contraintes faite, nous laisse une certaine nostalgie, un manque qui nous pousse à désirer. Mais dans ce cas là, le désir vient de l’extérieur dans le sens ou il y est tjrs question de l’autre dans mon désir.
Je ne comprends pas comment, si Dieu, la Nature est immanent, il peut y avoir du manque en l’homme. Qu’est ce que ça signifie immanent. Si l’homme est à l’origine de lui-même, il serait parfait comme un cercle platonicien. Mais l’homme dépend tjrs de l’autre pour naitre. Comment Spinoza explique cette imperfection? Est ce qu’il est juste de penser qu’il y a désir que parce qu’il y a manque?
Toujours à propos d’immanence, je ne comprends pas bien pourquoi l’idée d’un « Dieu immanent » est elle si critiqué par l’Église? Bien sur le Dieu de Spinoza n’est pas un Dieu révélé, il est la Nature. Mais si Spinoza conçoit la substance (Dieu, la Nature) comme présent en chaque homme; cela ne veut pas dire que l’homme est Dieu. Spinoza a bien conscience que la connaissance de Dieu, la nature est difficile à atteindre; on le comprend particulièrement lorsqu’il traite des 3 niveaux de connaissance dans l’Ethique. Mais alors, qu’est ce qu’apporte la transcendance par rapport à l’immanence?
En fait c’est parce que pour Spinoza il n’y a qu’une seule substance infinie, divine en ce sens, et ce que nous voyons sont les modes finis de cette unique substance. Sa pensée peut donc se caractérise comme un monisme? Tout ce que nous distinguons (il ne dirait pas en effet que l’homme est Dieu, mais une « manifestation ») n’est qu’une modalité de cette réalité unique. Ce n’est donc pas tant qu’il pense que Dieu est présent en l’homme, qui est critiquable, c’est que c’est la seule réalité; et de plus une réalité totalement impersonnelle (la nature) n’exprimant qu’un ordre de pure nécessité. Il n’y a pas de finalités pour lui… mais comment on peut concevoir ça… le perfectionnement de la nature, c’est une finalité!?
Donc pour Spinoza, tout l’effort de l’homme, comme mode fini, c’est de rejoindre la compréhension de cette nécessité qui régit tout… ce qui l’appelle la sagesse? Mais est ce que ce n’est pas, un peu contradictoire avec ce caractère totalement impersonnel de la nature-divinité…?
Alors que la transcendance signifie qu’il y a une consistance propre aux deux termes que sont la force première et l’homme. Chacun est autre que l’autre, radicalement différent, même. Certes l’homme dans son existence est créé par cette force première (qui à pour fruit la nature et les hommes) il en dépend sous ce rapport, mais comme différent de lui avec une réalité qui lui est propre. Ce qui n’est pas du tout le cas chez Spinoza. Ce rapport de transcendance peut commencer à être envisagé dès que l’on commence à reconnaître qu’il n’y a pas qu’une seule réalité. L’esprit humain sait via leurs propriétés que les choses que nous connaissons ont tous une nature propre. Elles peuvent sans doute exprimer une unité d’ordre dans leur coordination et dépendance mutuelle, mais elles sont radicalement différentes du point de vue formel. Sinon il serait impossible de rendre compte de toutes les différences substantielles que nous constatons. Ce qui semble être sur c’est qu’une pure causalité matérielle ne peut à elle seule rendre compte de cette diversité. La multiplicité des êtres nécessite une cause efficiente distincte de ce qui est produit…
Merci pour toutes les réponses ou avis que vous m’apporterez,
Sur ce sujet, avez-vous des lectures à me conseiller?
Cordialement.
Je ne peux que vous conseiller de lire Spinoza en vous aidant d’un commentaire. Celui de Deleuze par exemple.
Cela vous permettra de comprendre :
qu’une philosophie de l’immanence exclut par principe l’idée de transcendance,
que chez Spinoza le désir connote puissance d’être, non manque d’être
que l’idée de finalité est pour lui une illusion anthropomorphique
que l’idée de libre arbitre est une pure illusion, il n’y a que de la nécessité, les notions d’appétit, de désir, de volonté désignant le conatus rapporté soit au corps, soit à l’âme
que Spinoza définit une éthique (avec les notions de bon et de mauvais ou d’utile) et non une morale (celle-ci implique les notions absolues de bien et de mal) etc.
Vous pouvez exploiter sur ce blog l’article: ni rire, ni pleurer mais comprendre.
vos remarques sont tres pertinantes et me permettent de mieux saisir les points que je ne maitrise pas encore. merci, je n’avais pas remarqué cet article, tres bien ecrit… je lirais le commentaire de deleuze.
hum… un petit regret de ne pas vous avoir comme professeur!