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	<title>Commentaires sur : Le travail.</title>
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	<description>Cours de philosophie</description>
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		<title>Par : Simone MANON</title>
		<link>http://www.philolog.fr/le-travail/comment-page-1/#comment-5935</link>
		<dc:creator>Simone MANON</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 07 Mar 2011 07:16:07 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.philolog.fr/le-travail/#comment-5935</guid>
		<description>La matière est régie par des lois. Par exemple tous les corps sont soumis aux lois de la pesanteur. Les phénomènes se produisent donc avec régularité. Si on observe le phénomène A et que celui-ci est lié à B selon une loi, on prévoit avec certitude l&#039;apparition de B. En ce sens on parle de déterminisme.
Mais c&#039;est précisément parce que les phénomènes ne se produisent pas au hasard que, connaissant les lois qui les régissent, on peut intervenir sur eux. L&#039;ingénieur ne construit pas l&#039;avion en ignorant la pesanteur mais en inventant un dispositif faisant d&#039;elle un auxiliaire de son efficacité.
Voilà pourquoi Sartre peut dire que le déterminisme de la matière, qui est en soi la négation de la liberté, offre à l&#039;homme une image de sa propre liberté:
d&#039;une part parce qu&#039;à la différence des choses, le pour soi se découvre projet, transcendance, capacité de nier le donné,
d&#039;autre part parce que dans le travail, l&#039;homme expérimente son pouvoir de transformation du donné. Et ce pouvoir est d&#039;autant plus étendu qu&#039;il s&#039;appuie sur la connaissance du déterminisme de la nature, déterminisme qu&#039;il instrumentalise à ses fins. 
J&#039;espère vous avoir éclairé.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>La matière est régie par des lois. Par exemple tous les corps sont soumis aux lois de la pesanteur. Les phénomènes se produisent donc avec régularité. Si on observe le phénomène A et que celui-ci est lié à B selon une loi, on prévoit avec certitude l&#8217;apparition de B. En ce sens on parle de déterminisme.<br />
Mais c&#8217;est précisément parce que les phénomènes ne se produisent pas au hasard que, connaissant les lois qui les régissent, on peut intervenir sur eux. L&#8217;ingénieur ne construit pas l&#8217;avion en ignorant la pesanteur mais en inventant un dispositif faisant d&#8217;elle un auxiliaire de son efficacité.<br />
Voilà pourquoi Sartre peut dire que le déterminisme de la matière, qui est en soi la négation de la liberté, offre à l&#8217;homme une image de sa propre liberté:<br />
d&#8217;une part parce qu&#8217;à la différence des choses, le pour soi se découvre projet, transcendance, capacité de nier le donné,<br />
d&#8217;autre part parce que dans le travail, l&#8217;homme expérimente son pouvoir de transformation du donné. Et ce pouvoir est d&#8217;autant plus étendu qu&#8217;il s&#8217;appuie sur la connaissance du déterminisme de la nature, déterminisme qu&#8217;il instrumentalise à ses fins.<br />
J&#8217;espère vous avoir éclairé.</p>
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	<item>
		<title>Par : Araen</title>
		<link>http://www.philolog.fr/le-travail/comment-page-1/#comment-5930</link>
		<dc:creator>Araen</dc:creator>
		<pubDate>Sun, 06 Mar 2011 18:52:07 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.philolog.fr/le-travail/#comment-5930</guid>
		<description>Je ne comprends pas l&#039;expression &quot;déterminisme de la matière&quot; de Sartre. La matière est-elle vraiment déterminée, puisque justement le travailleur peut la modifier ? Ou déterminée dans le sens que le travailleur a un projet pour celle-ci, et que dans l&#039;esprit de l&#039;ingénieur elle est invariable ?</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Je ne comprends pas l&#8217;expression &laquo;&nbsp;déterminisme de la matière&nbsp;&raquo; de Sartre. La matière est-elle vraiment déterminée, puisque justement le travailleur peut la modifier ? Ou déterminée dans le sens que le travailleur a un projet pour celle-ci, et que dans l&#8217;esprit de l&#8217;ingénieur elle est invariable ?</p>
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	<item>
		<title>Par : Simone MANON</title>
		<link>http://www.philolog.fr/le-travail/comment-page-1/#comment-2633</link>
		<dc:creator>Simone MANON</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 06 Apr 2010 16:38:15 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.philolog.fr/le-travail/#comment-2633</guid>
		<description>Voyez le cours sur: qu&#039;est-ce qui fonde le lien social? Vous trouverez des réponses à vos questions.
Pour les Anciens, il y a un ordre naturel des choses (la nature est conçue comme un cosmos c&#039;est-à-dire un système ordonné de fins. Conception métaphysique de la nature). L&#039;homme est par nature un animal politique  (cf. le cours sur ce thème) en tant qu&#039;il est un être doué de logos (= de parole et de raison). &quot;Née du besoin de vivre, la cité existe pour être heureux&quot; Aristote.
Avec le thème de l&#039;insociable sociabilité Kant articule le fait social d&#039;une part sur la dynamique des besoins et des intérêts (avec son caractère conflictuel: insociabilité), d&#039;autre part sur la raison (sociabilité) . D&#039;où deux perspectives permettant de penser le droit: une perspective empirique selon laquelle le droit est &quot;pathologiquement extorqué&quot;, une perspective idéaliste selon laquelle il est déduit transcendantalement du devoir moral.
Voyez aussi qu&#039;aucun penseur libéral ne réduit les rapports humains à un pur rapport de forces ou d&#039;intérêt. Le rôle de la sympathie est central chez Smith.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Voyez le cours sur: qu&#8217;est-ce qui fonde le lien social? Vous trouverez des réponses à vos questions.<br />
Pour les Anciens, il y a un ordre naturel des choses (la nature est conçue comme un cosmos c&#8217;est-à-dire un système ordonné de fins. Conception métaphysique de la nature). L&#8217;homme est par nature un animal politique  (cf. le cours sur ce thème) en tant qu&#8217;il est un être doué de logos (= de parole et de raison). &laquo;&nbsp;Née du besoin de vivre, la cité existe pour être heureux&nbsp;&raquo; Aristote.<br />
Avec le thème de l&#8217;insociable sociabilité Kant articule le fait social d&#8217;une part sur la dynamique des besoins et des intérêts (avec son caractère conflictuel: insociabilité), d&#8217;autre part sur la raison (sociabilité) . D&#8217;où deux perspectives permettant de penser le droit: une perspective empirique selon laquelle le droit est &laquo;&nbsp;pathologiquement extorqué&nbsp;&raquo;, une perspective idéaliste selon laquelle il est déduit transcendantalement du devoir moral.<br />
Voyez aussi qu&#8217;aucun penseur libéral ne réduit les rapports humains à un pur rapport de forces ou d&#8217;intérêt. Le rôle de la sympathie est central chez Smith.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : Philippe</title>
		<link>http://www.philolog.fr/le-travail/comment-page-1/#comment-2632</link>
		<dc:creator>Philippe</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 06 Apr 2010 15:18:38 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.philolog.fr/le-travail/#comment-2632</guid>
		<description>Bonjour, 

Je me demandais si, en rapport avec ce sujet, l&#039;insociable sociabilité que Kant énonce dans l&#039;ouvrage que vous citez : Idées sur l&#039;Histoire d&#039;un point de vue cosmopolitique, permet de définir la société. Je m&#039;explique, la société ne serait elle qu&#039;un ensemble de tension ? Chacun essayant de faire passer son propre intérêt, ce qui serait le moteur de la société de droit. J&#039;ai de gros doutes quant à cela, pour moi les vices privés ne font pas les vertus publiques, et même si je reconnais la pertinence de ces analyses et l&#039;originalité de l&#039;idée, je ne voit pas comment du mal sortirai le bien de tous. D&#039;autant que l&#039;on voit que ces théories s&#039;arrêtent au stade de la théorie puisque dans les faits le développement de l&#039;industrie et du capitalisme s&#039;est fait majoritairement à l&#039;aide de deux éléments, comme dit Marx, du sang et des larmes. Il suffit pour cela de se référer à un auteur comme Céline encore pour voir les ravages qu&#039;on causé le fordisme et le taylorisme, j&#039;imagine qu&#039;il en est de même pour le toyotisme. Le tableau me semble bien gris et triste, plus que la théorie de la main invisible d&#039;Adam Smith, dont on a vu les limites. Engels ne prédisait il pas des crises de surproductions et des crises financières pour le capitalisme tous les 5 ans? Je crois que cette prédiction est tristement juste... 
        Je m&#039;achemine vers mon idée et la question que je voulais initialement vous poser, en fait il y&#039;en a deux. Quelle est la transcendance qui chez les Anciens organise les rapports humains, transcendance remplacée par le travail? Ma deuxième question est plus actuelle, peut on vraiment dire que toute relation sociale n&#039;est aujourd&#039;hui le fruit que du travail et d&#039;un rapport de force? 
    Ma deuxième question m&#039;intéresse plus particulièrement car comme je l&#039;ai dit plus haut cela me peine de l&#039;admettre mais je ne vois pas quelle serait la transcendance, sauf dans une société religieuse, et encore... 

Je dois par ailleurs vous féliciter et vous remercier pour votre site d&#039;une qualité sans égal, en tous cas pas que je sache, je le consulte régulièrement sur divers sujets, et il me donne bon nombre de pistes de réfléxions. Merci d&#039;avance pour votre réponse.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour, </p>
<p>Je me demandais si, en rapport avec ce sujet, l&#8217;insociable sociabilité que Kant énonce dans l&#8217;ouvrage que vous citez : Idées sur l&#8217;Histoire d&#8217;un point de vue cosmopolitique, permet de définir la société. Je m&#8217;explique, la société ne serait elle qu&#8217;un ensemble de tension ? Chacun essayant de faire passer son propre intérêt, ce qui serait le moteur de la société de droit. J&#8217;ai de gros doutes quant à cela, pour moi les vices privés ne font pas les vertus publiques, et même si je reconnais la pertinence de ces analyses et l&#8217;originalité de l&#8217;idée, je ne voit pas comment du mal sortirai le bien de tous. D&#8217;autant que l&#8217;on voit que ces théories s&#8217;arrêtent au stade de la théorie puisque dans les faits le développement de l&#8217;industrie et du capitalisme s&#8217;est fait majoritairement à l&#8217;aide de deux éléments, comme dit Marx, du sang et des larmes. Il suffit pour cela de se référer à un auteur comme Céline encore pour voir les ravages qu&#8217;on causé le fordisme et le taylorisme, j&#8217;imagine qu&#8217;il en est de même pour le toyotisme. Le tableau me semble bien gris et triste, plus que la théorie de la main invisible d&#8217;Adam Smith, dont on a vu les limites. Engels ne prédisait il pas des crises de surproductions et des crises financières pour le capitalisme tous les 5 ans? Je crois que cette prédiction est tristement juste&#8230;<br />
        Je m&#8217;achemine vers mon idée et la question que je voulais initialement vous poser, en fait il y&#8217;en a deux. Quelle est la transcendance qui chez les Anciens organise les rapports humains, transcendance remplacée par le travail? Ma deuxième question est plus actuelle, peut on vraiment dire que toute relation sociale n&#8217;est aujourd&#8217;hui le fruit que du travail et d&#8217;un rapport de force?<br />
    Ma deuxième question m&#8217;intéresse plus particulièrement car comme je l&#8217;ai dit plus haut cela me peine de l&#8217;admettre mais je ne vois pas quelle serait la transcendance, sauf dans une société religieuse, et encore&#8230; </p>
<p>Je dois par ailleurs vous féliciter et vous remercier pour votre site d&#8217;une qualité sans égal, en tous cas pas que je sache, je le consulte régulièrement sur divers sujets, et il me donne bon nombre de pistes de réfléxions. Merci d&#8217;avance pour votre réponse.</p>
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	<item>
		<title>Par : Simone MANON</title>
		<link>http://www.philolog.fr/le-travail/comment-page-1/#comment-796</link>
		<dc:creator>Simone MANON</dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Feb 2009 17:26:55 +0000</pubDate>
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		<description>Je n&#039;ai pas pour habitude de penser à la place des autres. Il me semble qu&#039;il vous suffit de réfléchir pour répondre à votre question.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Je n&#8217;ai pas pour habitude de penser à la place des autres. Il me semble qu&#8217;il vous suffit de réfléchir pour répondre à votre question.</p>
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	<item>
		<title>Par : T.C</title>
		<link>http://www.philolog.fr/le-travail/comment-page-1/#comment-795</link>
		<dc:creator>T.C</dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Feb 2009 17:16:34 +0000</pubDate>
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		<description>Bonjour, je suis en train d&#039;étudier un texte de H Arendt et il me reste une question sans reponse. Le travail suppose-t-il toujours un rapport d&#039;exploitation/domination? (prenez des exemples philosophiques ou concrets) Voila la question qui me pose probleme, pourriez vous m&#039;aider?

Merci par avance.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour, je suis en train d&#8217;étudier un texte de H Arendt et il me reste une question sans reponse. Le travail suppose-t-il toujours un rapport d&#8217;exploitation/domination? (prenez des exemples philosophiques ou concrets) Voila la question qui me pose probleme, pourriez vous m&#8217;aider?</p>
<p>Merci par avance.</p>
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	<item>
		<title>Par : Simone MANON</title>
		<link>http://www.philolog.fr/le-travail/comment-page-1/#comment-794</link>
		<dc:creator>Simone MANON</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 16 Dec 2008 06:15:58 +0000</pubDate>
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		<description>Votre question relève-t-elle de la blague?</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Votre question relève-t-elle de la blague?</p>
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	<item>
		<title>Par : ahmed</title>
		<link>http://www.philolog.fr/le-travail/comment-page-1/#comment-793</link>
		<dc:creator>ahmed</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 15 Dec 2008 20:35:23 +0000</pubDate>
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		<description>est ce que le travail participe a la richesse des nations?</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>est ce que le travail participe a la richesse des nations?</p>
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