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	<title>Commentaires sur : Le contrat rousseauiste à l&#039;épreuve de la théorie et non des faits.</title>
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	<description>Cours de philosophie</description>
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		<title>Par : Simone MANON</title>
		<link>http://www.philolog.fr/le-contrat-rousseauiste-a-lepreuve-de-la-theorie-et-non-des-faits/comment-page-1/#comment-1870</link>
		<dc:creator>Simone MANON</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 01 Feb 2010 17:20:24 +0000</pubDate>
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		<description>Je pense que vous ne dîtes pas autre chose sur l&#039;idée de volonté générale que ce que ce que je dis succinctement. Le propos de Diderot sur ce qu&#039;il faut entendre par volonté générale du côté de l&#039;individu a le mérite de la limpidité et montre que ce que Rousseau appelle ainsi est effectivement ce que Kant définit comme volonté morale. D&#039;où la difficulté, voire l&#039;impossibilité de la faire émerger dans les faits ne serait-ce que parce que Rousseau a bien vu que toute volonté générale est particulière par rapport à d&#039;autres nations.
La réconciliation de l&#039;homme et du citoyen n&#039;est pas difficile sur le plan moral, c&#039;est une autre histoire sur le plan politique. Les Considérations sur le gouvernement de Pologne sont à cet égard éloquentes. Il ne s&#039;agit plus de réconcilier la citoyenneté et l&#039;humanité mais de résorber l&#039;homme dans le citoyen.
Le thème du législateur a surtout pour vocation à mes yeux de pointer les apories de sa construction théorique.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Je pense que vous ne dîtes pas autre chose sur l&#8217;idée de volonté générale que ce que ce que je dis succinctement. Le propos de Diderot sur ce qu&#8217;il faut entendre par volonté générale du côté de l&#8217;individu a le mérite de la limpidité et montre que ce que Rousseau appelle ainsi est effectivement ce que Kant définit comme volonté morale. D&#8217;où la difficulté, voire l&#8217;impossibilité de la faire émerger dans les faits ne serait-ce que parce que Rousseau a bien vu que toute volonté générale est particulière par rapport à d&#8217;autres nations.<br />
La réconciliation de l&#8217;homme et du citoyen n&#8217;est pas difficile sur le plan moral, c&#8217;est une autre histoire sur le plan politique. Les Considérations sur le gouvernement de Pologne sont à cet égard éloquentes. Il ne s&#8217;agit plus de réconcilier la citoyenneté et l&#8217;humanité mais de résorber l&#8217;homme dans le citoyen.<br />
Le thème du législateur a surtout pour vocation à mes yeux de pointer les apories de sa construction théorique.</p>
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		<title>Par : Alexandre Panetto</title>
		<link>http://www.philolog.fr/le-contrat-rousseauiste-a-lepreuve-de-la-theorie-et-non-des-faits/comment-page-1/#comment-1867</link>
		<dc:creator>Alexandre Panetto</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 01 Feb 2010 15:02:36 +0000</pubDate>
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		<description>Bonjour, 
vous êtes conscientes de la différence entre une volonté générale et une volonté particulière; votre distinction d&#039;avec la volonté majoritaire est intéressante mais l&#039;explication de ce qu&#039;est la volonté générale par le concept d&#039;intégral ou calcul infinitésimal me semble insuffisant pour rendre compte du caractère inédit de cette volonté. 
Ce concept de calcul me semble réducteur (quoique cela soit efficace quant à la réalisation de fait de ce que pourrait être une volonté générale) quant au vecteur politique rousseauiste : en effet, l’unité du peuple résulterait la volonté générale votée en tant qu’elle serait la déduction des différences minimes entre les volontés particulières, ce qui est une compréhension quantitative de la volonté générale (comprise à partir de l’ensemble des individus composant le peuple). Je la comprends qualitativement (à partir de l’individu visant le peuple) comme une volonté vertueuse, c&#039;est-à-dire rationnelle et morale, en tant qu&#039;elle ouvre à un autre registre du vouloir (du registre politique au registre moral, être dirigé par la raison et non plus par l’instinct de conservation ou les passions, puisque la raison se détache des passions, ce qui s&#039;accorde avec l&#039;impératif de Kant mais que vous avez illustré par Diderot). L&#039;unité du peuple est effective dans l&#039;acte même de la volonté générale. C’est le registre de l&#039;autonomie qui vaut en droit mais est difficile de fait pour le peuple, qui n’est pas encore tel, car les individus doivent comprendre ce qu’est la généralité de la volonté). 
Ce registre est qualitativement différent de celui d&#039;une volonté particulière ou de leur somme, car il est celui de la raison d&#039;intérêt général ou commun (pour par dire universel) et non celui de l&#039;affectivité d&#039;intérêt particulier ou individuel (pour pas dire personnel). Donc, l&#039;acte de la volonté générale est un acte d&#039;éducation de la volonté à la vertu (à la raison morale ou pratique, au sens de Kant, la volonté générale serait alors un devoir) ; acte qui institue l’ensemble des individus (ayant des volontés particulières ou étant une somme de volontés particularisées) comme peuple uni (ayant une volonté générale car chacun s’est exprimé dans le registre nouveau de la généralité-universalité de la volonté). Il s’agit d’un devenir peuple en devant citoyen au sens fort auteur-acteur de la loi. Ce qui intègre la compréhension quantitative (du calcul infinitésimal ou intégral des volontés) à partir de l’ensemble dans une compréhension qualitative (de la volonté du peuple) à partir de l’individu : le vecteur politique est celui de l’unité de la volonté générale du peuple, unique souverain légitime de la loi de par cet acte de volonté générale votant la loi. Rousseau ne propose-t-il pas une théorie politique qui est une éducation morale dans l’acte d’être auteur-acteur de la loi (citoyen actif et non citoyen passif en tant qu’il subit cette loi une fois votée) ? Ne porte-t-il pas l’accent sur la responsabilité politico-morale de chacun, c’est-à-dire sur la volonté générale à partir de l’individu (du particulier) pour aller à l’ensemble (au général) et pas l’inverse comme vous semblez parfois le laisser penser ? En ce sens, l’intervention du législateur, être déjà autonome donc capable de guider le peuple à la généralité de la volonté (ou autonomie de la volonté), est nécessaire en tant qu’il éclaircit l’enjeu moral de la volonté générale : il s’agit d’être citoyen (enjeu politique) libre (enjeu moral) ; théoriquement, cela constitue un cercle vertueux dont Rousseau lui-même est conscient  (il faut des dieux pour donner des lois aux hommes) ; pratiquement, il fait signe vers l’éducation morale de chacun (l’autonomie est une liberté et politique (avoir des droits) et morale (avoir des devoirs)). Le rôle du législateur rousseauiste serait une préfiguration de la raison pratique dans son fait a priori et apodictique de devoir-être qu’est la loi morale ou impératif catégorique moral kantien. Qu’en pensez-vous ?</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour,<br />
vous êtes conscientes de la différence entre une volonté générale et une volonté particulière; votre distinction d&#8217;avec la volonté majoritaire est intéressante mais l&#8217;explication de ce qu&#8217;est la volonté générale par le concept d&#8217;intégral ou calcul infinitésimal me semble insuffisant pour rendre compte du caractère inédit de cette volonté.<br />
Ce concept de calcul me semble réducteur (quoique cela soit efficace quant à la réalisation de fait de ce que pourrait être une volonté générale) quant au vecteur politique rousseauiste : en effet, l’unité du peuple résulterait la volonté générale votée en tant qu’elle serait la déduction des différences minimes entre les volontés particulières, ce qui est une compréhension quantitative de la volonté générale (comprise à partir de l’ensemble des individus composant le peuple). Je la comprends qualitativement (à partir de l’individu visant le peuple) comme une volonté vertueuse, c&#8217;est-à-dire rationnelle et morale, en tant qu&#8217;elle ouvre à un autre registre du vouloir (du registre politique au registre moral, être dirigé par la raison et non plus par l’instinct de conservation ou les passions, puisque la raison se détache des passions, ce qui s&#8217;accorde avec l&#8217;impératif de Kant mais que vous avez illustré par Diderot). L&#8217;unité du peuple est effective dans l&#8217;acte même de la volonté générale. C’est le registre de l&#8217;autonomie qui vaut en droit mais est difficile de fait pour le peuple, qui n’est pas encore tel, car les individus doivent comprendre ce qu’est la généralité de la volonté).<br />
Ce registre est qualitativement différent de celui d&#8217;une volonté particulière ou de leur somme, car il est celui de la raison d&#8217;intérêt général ou commun (pour par dire universel) et non celui de l&#8217;affectivité d&#8217;intérêt particulier ou individuel (pour pas dire personnel). Donc, l&#8217;acte de la volonté générale est un acte d&#8217;éducation de la volonté à la vertu (à la raison morale ou pratique, au sens de Kant, la volonté générale serait alors un devoir) ; acte qui institue l’ensemble des individus (ayant des volontés particulières ou étant une somme de volontés particularisées) comme peuple uni (ayant une volonté générale car chacun s’est exprimé dans le registre nouveau de la généralité-universalité de la volonté). Il s’agit d’un devenir peuple en devant citoyen au sens fort auteur-acteur de la loi. Ce qui intègre la compréhension quantitative (du calcul infinitésimal ou intégral des volontés) à partir de l’ensemble dans une compréhension qualitative (de la volonté du peuple) à partir de l’individu : le vecteur politique est celui de l’unité de la volonté générale du peuple, unique souverain légitime de la loi de par cet acte de volonté générale votant la loi. Rousseau ne propose-t-il pas une théorie politique qui est une éducation morale dans l’acte d’être auteur-acteur de la loi (citoyen actif et non citoyen passif en tant qu’il subit cette loi une fois votée) ? Ne porte-t-il pas l’accent sur la responsabilité politico-morale de chacun, c’est-à-dire sur la volonté générale à partir de l’individu (du particulier) pour aller à l’ensemble (au général) et pas l’inverse comme vous semblez parfois le laisser penser ? En ce sens, l’intervention du législateur, être déjà autonome donc capable de guider le peuple à la généralité de la volonté (ou autonomie de la volonté), est nécessaire en tant qu’il éclaircit l’enjeu moral de la volonté générale : il s’agit d’être citoyen (enjeu politique) libre (enjeu moral) ; théoriquement, cela constitue un cercle vertueux dont Rousseau lui-même est conscient  (il faut des dieux pour donner des lois aux hommes) ; pratiquement, il fait signe vers l’éducation morale de chacun (l’autonomie est une liberté et politique (avoir des droits) et morale (avoir des devoirs)). Le rôle du législateur rousseauiste serait une préfiguration de la raison pratique dans son fait a priori et apodictique de devoir-être qu’est la loi morale ou impératif catégorique moral kantien. Qu’en pensez-vous ?</p>
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	<item>
		<title>Par : Simone MANON</title>
		<link>http://www.philolog.fr/le-contrat-rousseauiste-a-lepreuve-de-la-theorie-et-non-des-faits/comment-page-1/#comment-1168</link>
		<dc:creator>Simone MANON</dc:creator>
		<pubDate>Sat, 12 Dec 2009 07:16:00 +0000</pubDate>
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		<description>Mais bien sûr, il y a difficulté à faire émerger dans les faits une vraie volonté générale car les membres d&#039;une société ne sont pas vertueux au sens où ils ne sont guère enclins à subordonner leurs intérêts particuliers à l&#039;intérêt général. Reste qu&#039;on ne pourra jamais invoquer sans sophisme une volonté générale distincte d&#039;une volonté majoritaire. C&#039;est elle qui s&#039;en rapproche le plus sous réserve que:
d&#039;une part les citoyens appelés à se prononcer soient formés intellectuellement et non pas conditionnés idéologiquement ;
d&#039;autre part qu&#039;ils soient entraînés à s&#039;affranchir des passions politiques qui gangrènent la scène publique. Cela suppose une vraie école où l&#039;on a le souci de former les jeunes à la rationalité et non d&#039;entretenir les passions partisanes. De ce point de vue, la France a du souci à se faire.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Mais bien sûr, il y a difficulté à faire émerger dans les faits une vraie volonté générale car les membres d&#8217;une société ne sont pas vertueux au sens où ils ne sont guère enclins à subordonner leurs intérêts particuliers à l&#8217;intérêt général. Reste qu&#8217;on ne pourra jamais invoquer sans sophisme une volonté générale distincte d&#8217;une volonté majoritaire. C&#8217;est elle qui s&#8217;en rapproche le plus sous réserve que:<br />
d&#8217;une part les citoyens appelés à se prononcer soient formés intellectuellement et non pas conditionnés idéologiquement ;<br />
d&#8217;autre part qu&#8217;ils soient entraînés à s&#8217;affranchir des passions politiques qui gangrènent la scène publique. Cela suppose une vraie école où l&#8217;on a le souci de former les jeunes à la rationalité et non d&#8217;entretenir les passions partisanes. De ce point de vue, la France a du souci à se faire.</p>
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		<title>Par : Irene</title>
		<link>http://www.philolog.fr/le-contrat-rousseauiste-a-lepreuve-de-la-theorie-et-non-des-faits/comment-page-1/#comment-1167</link>
		<dc:creator>Irene</dc:creator>
		<pubDate>Fri, 11 Dec 2009 21:49:45 +0000</pubDate>
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		<description>Bonjour.
Vous relevez la différence établie par Rousseau entre volonté générale et volonté majoritaire. Mais dans les faits, ne sont elles pas nécessairement confondues ? Si l&#039;on établit une volonté générale différente de la volonté majoritaire, la démocratie ne fonctionne plus, comme vous le dîtes dans le message du dessus. Dès lors si volonté générale et vote majoritaire ne peuvent se différencier mais pourtant se dédoublent, n&#039;est ce pas en cela que la théorie de Rousseau se confronte difficilement au réel ?</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour.<br />
Vous relevez la différence établie par Rousseau entre volonté générale et volonté majoritaire. Mais dans les faits, ne sont elles pas nécessairement confondues ? Si l&#8217;on établit une volonté générale différente de la volonté majoritaire, la démocratie ne fonctionne plus, comme vous le dîtes dans le message du dessus. Dès lors si volonté générale et vote majoritaire ne peuvent se différencier mais pourtant se dédoublent, n&#8217;est ce pas en cela que la théorie de Rousseau se confronte difficilement au réel ?</p>
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	<item>
		<title>Par : Simone MANON</title>
		<link>http://www.philolog.fr/le-contrat-rousseauiste-a-lepreuve-de-la-theorie-et-non-des-faits/comment-page-1/#comment-1166</link>
		<dc:creator>Simone MANON</dc:creator>
		<pubDate>Wed, 26 Aug 2009 16:16:40 +0000</pubDate>
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		<description>Le conflit est constitutif des sociétés humaines dès lors qu&#039;elles reposent sur le principe de la liberté. Il n&#039;y a grosso modo que deux moyens de le régler: la violence de volontés particulières soumettant d&#039;autres volontés particulières ou la règle du jeu de la démocratie. Une démocratie ne subsiste qu&#039;aussi longtemps que ses membres considèrent majoritairement que ses procédures de dépassement des conflits (négociations permettant de réaliser des compromis; vote majoritaire) sont les seules légitimes.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Le conflit est constitutif des sociétés humaines dès lors qu&#8217;elles reposent sur le principe de la liberté. Il n&#8217;y a grosso modo que deux moyens de le régler: la violence de volontés particulières soumettant d&#8217;autres volontés particulières ou la règle du jeu de la démocratie. Une démocratie ne subsiste qu&#8217;aussi longtemps que ses membres considèrent majoritairement que ses procédures de dépassement des conflits (négociations permettant de réaliser des compromis; vote majoritaire) sont les seules légitimes.</p>
]]></content:encoded>
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	<item>
		<title>Par : ladeb</title>
		<link>http://www.philolog.fr/le-contrat-rousseauiste-a-lepreuve-de-la-theorie-et-non-des-faits/comment-page-1/#comment-1165</link>
		<dc:creator>ladeb</dc:creator>
		<pubDate>Wed, 26 Aug 2009 14:31:09 +0000</pubDate>
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		<description>Bonjour. Je voudrais savoir si par exemple, les citoyens ont des points de vue divergents à propos d&#039;une question fondamentale(les moyens de production par exemple) comment régler ce conflit. C&#039;est à dire comment instituer une volonté commune sachant qu&#039;on est pas face au  simple problème de l&#039;individu privilégiant son propre intéret privé?</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour. Je voudrais savoir si par exemple, les citoyens ont des points de vue divergents à propos d&#8217;une question fondamentale(les moyens de production par exemple) comment régler ce conflit. C&#8217;est à dire comment instituer une volonté commune sachant qu&#8217;on est pas face au  simple problème de l&#8217;individu privilégiant son propre intéret privé?</p>
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