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	<title>Commentaires sur : La perfectibilité. Rousseau.</title>
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	<link>http://www.philolog.fr/la-perfectibilite-rousseau/</link>
	<description>Cours de philosophie</description>
	<lastBuildDate>Thu, 09 Feb 2012 18:51:52 +0000</lastBuildDate>
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		<title>Par : Simone MANON</title>
		<link>http://www.philolog.fr/la-perfectibilite-rousseau/comment-page-1/#comment-12296</link>
		<dc:creator>Simone MANON</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 31 Jan 2012 08:01:16 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.philolog.fr/la-perfectibilite-rousseau/#comment-12296</guid>
		<description>Bonjour
J&#039;entends bien ce que vous dîtes et je vous remercie de m&#039;avoir donné l&#039;occasion de relire l&#039;analyse de Léo Strauss.
Mais enfin, il rappelle lui aussi que Rousseau propose que la définition traditionnelle de l&#039;homme (animal raisonnable) soit remplacée par une nouvelle définition selon laquelle ce n&#039;est pas la raison mais la liberté qui distingue spécifiquement l&#039;homme. 
La liberté est le propre de la nature de l&#039;homme (de telle sorte, souligne encore Strauss, que&quot; la vie bonne réside pour lui dans la meilleure approximation possible de l&#039;état de nature au niveau de l&#039;humanité&quot;)
Aussi, si pour des raisons  théoriques, Rousseau substitue  la notion de perfectibilité à celle de liberté (couper l&#039;herbe sous le pied d&#039;objections métaphysiques interminables), il ne s&#039;ensuit pas que ce que les termes désignent ne renvoient pas à la même réalité envisagée sous des angles différents. 
Dans sa première analyse, il introduit la distinction: instinct, c&#039;est-à-dire déterminisme / liberté, (l&#039;homme concourt aux opérations de sa vie en qualité d&#039;agent libre).
Distinction que décline à nouveau l&#039;opposition: instinct, c&#039;est-à-dire rigidité d&#039;une nature/ perfectibilité, c&#039;est-à-dire plasticité.
Cette &quot;autre&quot; &quot;qualité&quot; très spécifique ne peut donc pas être définie comme une troisième faculté mais comme l&#039;expression  incontestable du propre de l&#039;homme à savoir de la liberté. Le coup de génie n&#039;est donc pas de pointer une troisième faculté mais d&#039;exhiber celle qui a déjà été énoncée sous la forme d&#039;une observation que chacun peut faire. L&#039;homme change, c&#039;est un fait. Quelle est la condition de possibilité de ce fait? La réponse à cette question permet de retrouver le thème de la liberté par un biais excluant le débat métaphysique auquel s&#039;expose la première formulation. Si l&#039;homme est manifestement perfectible, c&#039;est qu&#039;il n&#039;est pas soumis, comme l&#039;animal, au déterminisme de la nature.
Si l&#039;on peut, en effet, discuter sans fin le dualisme métaphysique qu&#039;implique la distinction matière (mécanisme) / âme (liberté), il est difficile de récuser un fait observable et de se dispenser d&#039;interroger ses conditions de possiblité.
Le gain est peut-être aussi de déplacer le débat du niveau radicalement métaphysique au niveau scientifique, celui d&#039;une anthropologie que Rousseau s&#039;efforce de construire avec toute la complexité que l&#039;on sait.
Bien à vous.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour<br />
J&#8217;entends bien ce que vous dîtes et je vous remercie de m&#8217;avoir donné l&#8217;occasion de relire l&#8217;analyse de Léo Strauss.<br />
Mais enfin, il rappelle lui aussi que Rousseau propose que la définition traditionnelle de l&#8217;homme (animal raisonnable) soit remplacée par une nouvelle définition selon laquelle ce n&#8217;est pas la raison mais la liberté qui distingue spécifiquement l&#8217;homme.<br />
La liberté est le propre de la nature de l&#8217;homme (de telle sorte, souligne encore Strauss, que&nbsp;&raquo; la vie bonne réside pour lui dans la meilleure approximation possible de l&#8217;état de nature au niveau de l&#8217;humanité&nbsp;&raquo;)<br />
Aussi, si pour des raisons  théoriques, Rousseau substitue  la notion de perfectibilité à celle de liberté (couper l&#8217;herbe sous le pied d&#8217;objections métaphysiques interminables), il ne s&#8217;ensuit pas que ce que les termes désignent ne renvoient pas à la même réalité envisagée sous des angles différents.<br />
Dans sa première analyse, il introduit la distinction: instinct, c&#8217;est-à-dire déterminisme / liberté, (l&#8217;homme concourt aux opérations de sa vie en qualité d&#8217;agent libre).<br />
Distinction que décline à nouveau l&#8217;opposition: instinct, c&#8217;est-à-dire rigidité d&#8217;une nature/ perfectibilité, c&#8217;est-à-dire plasticité.<br />
Cette &laquo;&nbsp;autre&nbsp;&raquo; &laquo;&nbsp;qualité&nbsp;&raquo; très spécifique ne peut donc pas être définie comme une troisième faculté mais comme l&#8217;expression  incontestable du propre de l&#8217;homme à savoir de la liberté. Le coup de génie n&#8217;est donc pas de pointer une troisième faculté mais d&#8217;exhiber celle qui a déjà été énoncée sous la forme d&#8217;une observation que chacun peut faire. L&#8217;homme change, c&#8217;est un fait. Quelle est la condition de possibilité de ce fait? La réponse à cette question permet de retrouver le thème de la liberté par un biais excluant le débat métaphysique auquel s&#8217;expose la première formulation. Si l&#8217;homme est manifestement perfectible, c&#8217;est qu&#8217;il n&#8217;est pas soumis, comme l&#8217;animal, au déterminisme de la nature.<br />
Si l&#8217;on peut, en effet, discuter sans fin le dualisme métaphysique qu&#8217;implique la distinction matière (mécanisme) / âme (liberté), il est difficile de récuser un fait observable et de se dispenser d&#8217;interroger ses conditions de possiblité.<br />
Le gain est peut-être aussi de déplacer le débat du niveau radicalement métaphysique au niveau scientifique, celui d&#8217;une anthropologie que Rousseau s&#8217;efforce de construire avec toute la complexité que l&#8217;on sait.<br />
Bien à vous.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : Bereshit</title>
		<link>http://www.philolog.fr/la-perfectibilite-rousseau/comment-page-1/#comment-12290</link>
		<dc:creator>Bereshit</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 30 Jan 2012 19:26:24 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.philolog.fr/la-perfectibilite-rousseau/#comment-12290</guid>
		<description>Vous identifiez liberté et perfectibilité, mais dans ce cas, que faites-vous du mot &quot;autre&quot; au début du texte, qui sans ambiguïté annonce une troisième faculté ? Rousseau annonce une approche de l&#039;homme qui ne pourra souffrir aucune contestation ; or il vient auparavant d&#039;affirmer une thèse que les matérialistes ne peuvent accepter. Le coup de génie n&#039;est-il pas alors précisément de proposer quelque chose d&#039;&quot;incontestable&quot;, c&#039;est-à-dire quelque chose que même les matérialistes et les sensualistes seront forcés d&#039;admettre ? Il me semble que Léo Strauss marque bien la distinction entre liberté et perfectibilité quand il écrit : &quot;Rousseau continue en disant que la définition en question est matière à discussion, et il remplace &quot;liberté&quot; par &quot;perfectibilité&quot; : personne ne peut nier le fait que l&#039;homme se distingue des brutes par sa perfectibilité. Rousseau veut établir sa doctrine sur le terrain le plus solide qui soit ; il ne veut pas la faire dépendre d&#039;une métaphysique dualiste exposée à des &quot;objections insolubles&quot;, à des &quot;puissantes objections&quot; ou à des &quot;difficultés insurmontables&quot;.&quot; (Droit naturel et histoire, Champs essais, p. 230). Or la phrase sur la liberté qui précède directement l&#039;extrait a une portée métaphysique évidente ; n&#039;est-ce pas pour cela qu&#039;il faut prendre au sérieux le mot &quot;autre&quot; et voir dans la perfectibilité une troisième faculté ?</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Vous identifiez liberté et perfectibilité, mais dans ce cas, que faites-vous du mot &laquo;&nbsp;autre&nbsp;&raquo; au début du texte, qui sans ambiguïté annonce une troisième faculté ? Rousseau annonce une approche de l&#8217;homme qui ne pourra souffrir aucune contestation ; or il vient auparavant d&#8217;affirmer une thèse que les matérialistes ne peuvent accepter. Le coup de génie n&#8217;est-il pas alors précisément de proposer quelque chose d&#8217;&nbsp;&raquo;incontestable&nbsp;&raquo;, c&#8217;est-à-dire quelque chose que même les matérialistes et les sensualistes seront forcés d&#8217;admettre ? Il me semble que Léo Strauss marque bien la distinction entre liberté et perfectibilité quand il écrit : &laquo;&nbsp;Rousseau continue en disant que la définition en question est matière à discussion, et il remplace &laquo;&nbsp;liberté&nbsp;&raquo; par &laquo;&nbsp;perfectibilité&nbsp;&raquo; : personne ne peut nier le fait que l&#8217;homme se distingue des brutes par sa perfectibilité. Rousseau veut établir sa doctrine sur le terrain le plus solide qui soit ; il ne veut pas la faire dépendre d&#8217;une métaphysique dualiste exposée à des &laquo;&nbsp;objections insolubles&nbsp;&raquo;, à des &laquo;&nbsp;puissantes objections&nbsp;&raquo; ou à des &laquo;&nbsp;difficultés insurmontables&nbsp;&raquo;.&nbsp;&raquo; (Droit naturel et histoire, Champs essais, p. 230). Or la phrase sur la liberté qui précède directement l&#8217;extrait a une portée métaphysique évidente ; n&#8217;est-ce pas pour cela qu&#8217;il faut prendre au sérieux le mot &laquo;&nbsp;autre&nbsp;&raquo; et voir dans la perfectibilité une troisième faculté ?</p>
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	</item>
	<item>
		<title>Par : Simone MANON</title>
		<link>http://www.philolog.fr/la-perfectibilite-rousseau/comment-page-1/#comment-12270</link>
		<dc:creator>Simone MANON</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 30 Jan 2012 07:25:59 +0000</pubDate>
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		<description>Bonjour
Je ne &quot;tends&quot; pas à identifier les concepts de liberté et de perfectibilité, je les identifie. Et il me semble que la première partie de l&#039;explication établit clairement en quoi cette identification est fondée.
La liberté ou perfectibilité n&#039;est pas un simple produit de l&#039;histoire car elle est ce qui la rend possible. Elle est donc bien ce qui distingue la condition humaine de la condition animale. L&#039;une se déploie sous le signe du changement comme si la plasticité était essentielle à sa nature, l&#039;autre est prisonnière d&#039;un déterminisme naturel l&#039;enfermant dans la rigidité d&#039;une nature immuable.
Souvenez-vous que dans sa construction théorique de l&#039;idée de nature humaine, Rousseau dit qu&#039;il faut dépouiller l&#039;homme civil : &quot;de toutes les facultés artificielles qu&#039;il n&#039;a pu acquérir que par de longs progrès&quot; ET ,&quot;de tous les dons surnaturels qu&#039;il a pu recevoir&quot;.
Avec cette dernière expression, il pointe une aporie. L&#039;homme est bien un animal au point zéro de l&#039;histoire (il est nul, comme il dit), mais cet animal n&#039;est pas un simple animal puisqu&#039;à la différence de l&#039;animal, il va produire de l&#039;histoire ou de la culture. On ne peut donc penser sa nature comme le simple effet de la culture puisqu&#039;elle en est la cause. Et on ne peut pas davantage penser la culture comme déploiement naturel de cette nature puisque sans un milieu social, elle n&#039;aurait pu se développer. Le milieu social est déjà impliqué dans sa propre condition de possibilité. L&#039;aporie semble donc totale. 
L&#039;idée de &quot;don surnaturel&quot; permet à la fois de souligner l&#039;impasse et de la dépasser.
Au degré zéro de l&#039;histoire, l&#039;homme est &quot;un animal stupide et borné&quot; mais cet animal n&#039;est pas un simple animal car il présente une différence de nature avec l&#039;animal: il est perfectible ou libre. Entendons, la nature humaine est une nature INDETERMINEE, l&#039;homme ne peut être défini ni par un code naturel, ni par un code culturel. Il peut les nier l&#039;un et l&#039;autre et se produire lui-même.
Bien à vous.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour<br />
Je ne &laquo;&nbsp;tends&nbsp;&raquo; pas à identifier les concepts de liberté et de perfectibilité, je les identifie. Et il me semble que la première partie de l&#8217;explication établit clairement en quoi cette identification est fondée.<br />
La liberté ou perfectibilité n&#8217;est pas un simple produit de l&#8217;histoire car elle est ce qui la rend possible. Elle est donc bien ce qui distingue la condition humaine de la condition animale. L&#8217;une se déploie sous le signe du changement comme si la plasticité était essentielle à sa nature, l&#8217;autre est prisonnière d&#8217;un déterminisme naturel l&#8217;enfermant dans la rigidité d&#8217;une nature immuable.<br />
Souvenez-vous que dans sa construction théorique de l&#8217;idée de nature humaine, Rousseau dit qu&#8217;il faut dépouiller l&#8217;homme civil : &laquo;&nbsp;de toutes les facultés artificielles qu&#8217;il n&#8217;a pu acquérir que par de longs progrès&nbsp;&raquo; ET ,&nbsp;&raquo;de tous les dons surnaturels qu&#8217;il a pu recevoir&nbsp;&raquo;.<br />
Avec cette dernière expression, il pointe une aporie. L&#8217;homme est bien un animal au point zéro de l&#8217;histoire (il est nul, comme il dit), mais cet animal n&#8217;est pas un simple animal puisqu&#8217;à la différence de l&#8217;animal, il va produire de l&#8217;histoire ou de la culture. On ne peut donc penser sa nature comme le simple effet de la culture puisqu&#8217;elle en est la cause. Et on ne peut pas davantage penser la culture comme déploiement naturel de cette nature puisque sans un milieu social, elle n&#8217;aurait pu se développer. Le milieu social est déjà impliqué dans sa propre condition de possibilité. L&#8217;aporie semble donc totale.<br />
L&#8217;idée de &laquo;&nbsp;don surnaturel&nbsp;&raquo; permet à la fois de souligner l&#8217;impasse et de la dépasser.<br />
Au degré zéro de l&#8217;histoire, l&#8217;homme est &laquo;&nbsp;un animal stupide et borné&nbsp;&raquo; mais cet animal n&#8217;est pas un simple animal car il présente une différence de nature avec l&#8217;animal: il est perfectible ou libre. Entendons, la nature humaine est une nature INDETERMINEE, l&#8217;homme ne peut être défini ni par un code naturel, ni par un code culturel. Il peut les nier l&#8217;un et l&#8217;autre et se produire lui-même.<br />
Bien à vous.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : Bereshit</title>
		<link>http://www.philolog.fr/la-perfectibilite-rousseau/comment-page-1/#comment-12261</link>
		<dc:creator>Bereshit</dc:creator>
		<pubDate>Sun, 29 Jan 2012 20:55:14 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.philolog.fr/la-perfectibilite-rousseau/#comment-12261</guid>
		<description>Bonjour, il me semble que plusieurs de vos phrases tendent à rapprocher, voire à identifier, la perfectibilité chez Rousseau à la liberté. Je crois qu&#039;il s&#039;agit là d&#039;une thèse que l&#039;on trouve par exemple chez Derrida, mais ne doit-elle pas être nuancée dans la mesure où la perfectibilité chez Rousseau rend possible l&#039;histoire alors que, en dehors de la liberté naturelle qui n&#039;est manifestement pas en question ici, la liberté est chez Rousseau un produit de l&#039;histoire (cf. Contrat social, I, 8) ? En estompant la différence entre les deux concepts, ne vous privez-vous pas d&#039;un parallélisme intéressant au début de votre problématique : ce n&#039;est ni l&#039;entendement NI LA LIBERTÉ qui distingue l&#039;homme de l&#039;animal mais sa perfectibilité ? Cordialement, B.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour, il me semble que plusieurs de vos phrases tendent à rapprocher, voire à identifier, la perfectibilité chez Rousseau à la liberté. Je crois qu&#8217;il s&#8217;agit là d&#8217;une thèse que l&#8217;on trouve par exemple chez Derrida, mais ne doit-elle pas être nuancée dans la mesure où la perfectibilité chez Rousseau rend possible l&#8217;histoire alors que, en dehors de la liberté naturelle qui n&#8217;est manifestement pas en question ici, la liberté est chez Rousseau un produit de l&#8217;histoire (cf. Contrat social, I, <img src='http://www.philolog.fr/wp-includes/images/smilies/icon_cool.gif' alt='8)' class='wp-smiley' /> ? En estompant la différence entre les deux concepts, ne vous privez-vous pas d&#8217;un parallélisme intéressant au début de votre problématique : ce n&#8217;est ni l&#8217;entendement NI LA LIBERTÉ qui distingue l&#8217;homme de l&#8217;animal mais sa perfectibilité ? Cordialement, B.</p>
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	</item>
	<item>
		<title>Par : Anthony MICHEL</title>
		<link>http://www.philolog.fr/la-perfectibilite-rousseau/comment-page-1/#comment-11043</link>
		<dc:creator>Anthony MICHEL</dc:creator>
		<pubDate>Fri, 23 Dec 2011 00:37:09 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.philolog.fr/la-perfectibilite-rousseau/#comment-11043</guid>
		<description>Merci beaucoup. Les affaires sont difficiles. Mais comme je l&#039;explique dans un précédent livre, je prends l&#039;écriture comme une thérapie et la philosophie comme ma spiritualité préférée. Par conséquent, j&#039;écris d&#039;abord pour moi... Et si modestement, parfois, cela peut aider les autres, me voilà bien ravi. 
Un peu comme ce site, n&#039;est-ce pas ?
Je suis bien entendu d&#039;accord avec ta remarque même si, en fait, le sens d&#039;une notion dépend quand même en partie de l&#039;arbitraire du lecteur. Car a priori il n&#039;entend pas le même mot de la même façon. Certes, à lui ensuite d&#039;analyser ce que l&#039;auteur a voulu réellement dire.
Mais cette différence n&#039;est-elle pas intéressante ? Surtout a posterioi, lorsqu&#039;à partir de l&#039;utilisation d&#039;une notion par un auteur nous peaufinons la nôtre... C&#039;est de la psychologie. Et la psychologie se retrouve dans toutes les sciences du monde.
Pour en revenir au texte à proprement parler, Rousseau parle dit &quot;reperdant par la vieillesse ou d&#039;autres accidents tout ce que sa perfectibilité lui avait fait acquérir&quot;. Je trouve qu&#039;une nuance subsiste ici. Car ce ne serait pas en raison de la perfectibilité que l&#039;homme perd ce dont il est question mais en raison &quot;d&#039;autres accidents&quot;...
Une remarque concernant la civilisation. Personnellement, je vois l&#039;homme civilisé comme un homme forcément perfectionné. L&#039;homme civilisé ne tue pas, par exemple. Je me suis alors interrogé si certains régimes, dans l&#039;histoire, avaient, en réalité, représenté, poursuivi, développé la civilisation dans laquelle ils sont nés. Si l&#039;historien dira qu&#039;il a une définition objective de la civilisation, je préfère en avoir une subjective. Et j&#039;encourage les autres à se pencher sur des &quot;parcelles&quot; de civilisation. La civilisation est idéale ou elle n&#039;est pas.
Quant à l&#039;historien, c&#039;est vrai qu&#039;à sa place on est capable de mesurer sérieusement cette perfectibilité à travers les siècles, en jaugeant la condition humaine à travers notamment ces civilisations &quot;pas toujours idéales&quot;. Bonne fin d&#039;année. Merci de votre encouragement.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Merci beaucoup. Les affaires sont difficiles. Mais comme je l&#8217;explique dans un précédent livre, je prends l&#8217;écriture comme une thérapie et la philosophie comme ma spiritualité préférée. Par conséquent, j&#8217;écris d&#8217;abord pour moi&#8230; Et si modestement, parfois, cela peut aider les autres, me voilà bien ravi.<br />
Un peu comme ce site, n&#8217;est-ce pas ?<br />
Je suis bien entendu d&#8217;accord avec ta remarque même si, en fait, le sens d&#8217;une notion dépend quand même en partie de l&#8217;arbitraire du lecteur. Car a priori il n&#8217;entend pas le même mot de la même façon. Certes, à lui ensuite d&#8217;analyser ce que l&#8217;auteur a voulu réellement dire.<br />
Mais cette différence n&#8217;est-elle pas intéressante ? Surtout a posterioi, lorsqu&#8217;à partir de l&#8217;utilisation d&#8217;une notion par un auteur nous peaufinons la nôtre&#8230; C&#8217;est de la psychologie. Et la psychologie se retrouve dans toutes les sciences du monde.<br />
Pour en revenir au texte à proprement parler, Rousseau parle dit &laquo;&nbsp;reperdant par la vieillesse ou d&#8217;autres accidents tout ce que sa perfectibilité lui avait fait acquérir&nbsp;&raquo;. Je trouve qu&#8217;une nuance subsiste ici. Car ce ne serait pas en raison de la perfectibilité que l&#8217;homme perd ce dont il est question mais en raison &laquo;&nbsp;d&#8217;autres accidents&nbsp;&raquo;&#8230;<br />
Une remarque concernant la civilisation. Personnellement, je vois l&#8217;homme civilisé comme un homme forcément perfectionné. L&#8217;homme civilisé ne tue pas, par exemple. Je me suis alors interrogé si certains régimes, dans l&#8217;histoire, avaient, en réalité, représenté, poursuivi, développé la civilisation dans laquelle ils sont nés. Si l&#8217;historien dira qu&#8217;il a une définition objective de la civilisation, je préfère en avoir une subjective. Et j&#8217;encourage les autres à se pencher sur des &laquo;&nbsp;parcelles&nbsp;&raquo; de civilisation. La civilisation est idéale ou elle n&#8217;est pas.<br />
Quant à l&#8217;historien, c&#8217;est vrai qu&#8217;à sa place on est capable de mesurer sérieusement cette perfectibilité à travers les siècles, en jaugeant la condition humaine à travers notamment ces civilisations &laquo;&nbsp;pas toujours idéales&nbsp;&raquo;. Bonne fin d&#8217;année. Merci de votre encouragement.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : Simone MANON</title>
		<link>http://www.philolog.fr/la-perfectibilite-rousseau/comment-page-1/#comment-10994</link>
		<dc:creator>Simone MANON</dc:creator>
		<pubDate>Wed, 21 Dec 2011 06:59:59 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.philolog.fr/la-perfectibilite-rousseau/#comment-10994</guid>
		<description>Tous mes voeux de succès pour vos ouvrages.
Il faut bien comprendre que le sens d&#039;une notion dans un texte d&#039;auteur ne dépend pas de l&#039;arbitraire du lecteur mais de la pensée de l&#039;auteur. Or chez Rousseau, la signification du mot est bien précise et demande une  connaissance approfondie de sa pensée pour être décodée.
Joyeuses fêtes.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Tous mes voeux de succès pour vos ouvrages.<br />
Il faut bien comprendre que le sens d&#8217;une notion dans un texte d&#8217;auteur ne dépend pas de l&#8217;arbitraire du lecteur mais de la pensée de l&#8217;auteur. Or chez Rousseau, la signification du mot est bien précise et demande une  connaissance approfondie de sa pensée pour être décodée.<br />
Joyeuses fêtes.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : Anthony MICHEL</title>
		<link>http://www.philolog.fr/la-perfectibilite-rousseau/comment-page-1/#comment-10973</link>
		<dc:creator>Anthony MICHEL</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 20 Dec 2011 20:34:28 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.philolog.fr/la-perfectibilite-rousseau/#comment-10973</guid>
		<description>Je suis depuis quelques petites années maintenant un jeune auto-éditeur d&#039;abord dans les romans argotiques d&#039;espionnage (les aventures de Toni Truand) puis de deux livres de réflexions philosophico-comiques (comme je dis...). Mais cette année, je me suis senti capable d&#039;écrire des choses plus sérieuses. Elles seront l&#039;oeuvre de sorties de deux petits essais philosophiques. Le premier traite de la résignation, de la révolte, plus largement du développement du bien-être moral et intellectuel par la spiritualité de la philosophie. Le deuxième, ce que j&#039;écris actuellement, est sur la figure de l&#039;anarque, terme que j&#039;ai découvert de Ernst Jünger. Ici mon propos est de personnaliser davantage le cheminement du premier livre en défendant une philosophie de l&#039;anarchie dans le quotidien. Mon aménagement de vie en raison de ma maladie me donne beaucoup de temps notamment à l&#039;écriture... Mes références sont notamment Jünger mais aussi et surtout Camus, Malraux, les socialistes libertaires et dits utopiques du 19ème siècle... 
Je suis tombé plusieurs fois sur votre présent blog évidemment intéressant. Défendant dans mon dernier écrit une idée de la perfectibilité, je ne pouvais que venir à l&#039;analyse d&#039;icelle par Rousseau. 
Je voulais faire une remarque concernant justement cette notion. Tu écris que la perfectibilité n&#039;a pas de connotation avec la perfection. La perfectibilité est selon moi la possibilité d&#039;amélioration. C&#039;est à contre-sens de ce qui est écrit plus haut mais la perfectibilité évoque selon moi l&#039;idée de changement positif donc de progrès. La perfectibilité n&#039;est pas simplement synonyme de changement, de modification possible. En fait, je pense que, comme tu l&#039;as écrit, Rousseau l&#039;entend comme cela c&#039;est-à-dire d&#039;une manière assez neutre. Alors que je fais exprès de prendre la perfectibilité comme évolution forcément positive. Bon, ensuite, on peut débattre sur ce que j&#039;entends par évolution positive. C&#039;est ce que je développe ailleurs dans mes écrits. Je voulais déjà simplement faire cette remarque à propos de la perfectibilité (je pouvais aussi parler de la différence entre l&#039;homme sauvage et l&#039;homme social et ainsi évoquer les moi essentiel et existentiel, la différence entre l&#039;anarque de Jünger, le mien et le sauvage de Rousseau mais on n&#039;en finit pas). :)</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Je suis depuis quelques petites années maintenant un jeune auto-éditeur d&#8217;abord dans les romans argotiques d&#8217;espionnage (les aventures de Toni Truand) puis de deux livres de réflexions philosophico-comiques (comme je dis&#8230;). Mais cette année, je me suis senti capable d&#8217;écrire des choses plus sérieuses. Elles seront l&#8217;oeuvre de sorties de deux petits essais philosophiques. Le premier traite de la résignation, de la révolte, plus largement du développement du bien-être moral et intellectuel par la spiritualité de la philosophie. Le deuxième, ce que j&#8217;écris actuellement, est sur la figure de l&#8217;anarque, terme que j&#8217;ai découvert de Ernst Jünger. Ici mon propos est de personnaliser davantage le cheminement du premier livre en défendant une philosophie de l&#8217;anarchie dans le quotidien. Mon aménagement de vie en raison de ma maladie me donne beaucoup de temps notamment à l&#8217;écriture&#8230; Mes références sont notamment Jünger mais aussi et surtout Camus, Malraux, les socialistes libertaires et dits utopiques du 19ème siècle&#8230;<br />
Je suis tombé plusieurs fois sur votre présent blog évidemment intéressant. Défendant dans mon dernier écrit une idée de la perfectibilité, je ne pouvais que venir à l&#8217;analyse d&#8217;icelle par Rousseau.<br />
Je voulais faire une remarque concernant justement cette notion. Tu écris que la perfectibilité n&#8217;a pas de connotation avec la perfection. La perfectibilité est selon moi la possibilité d&#8217;amélioration. C&#8217;est à contre-sens de ce qui est écrit plus haut mais la perfectibilité évoque selon moi l&#8217;idée de changement positif donc de progrès. La perfectibilité n&#8217;est pas simplement synonyme de changement, de modification possible. En fait, je pense que, comme tu l&#8217;as écrit, Rousseau l&#8217;entend comme cela c&#8217;est-à-dire d&#8217;une manière assez neutre. Alors que je fais exprès de prendre la perfectibilité comme évolution forcément positive. Bon, ensuite, on peut débattre sur ce que j&#8217;entends par évolution positive. C&#8217;est ce que je développe ailleurs dans mes écrits. Je voulais déjà simplement faire cette remarque à propos de la perfectibilité (je pouvais aussi parler de la différence entre l&#8217;homme sauvage et l&#8217;homme social et ainsi évoquer les moi essentiel et existentiel, la différence entre l&#8217;anarque de Jünger, le mien et le sauvage de Rousseau mais on n&#8217;en finit pas). <img src='http://www.philolog.fr/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif' alt=':)' class='wp-smiley' /> </p>
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	</item>
	<item>
		<title>Par : Simone MANON</title>
		<link>http://www.philolog.fr/la-perfectibilite-rousseau/comment-page-1/#comment-10893</link>
		<dc:creator>Simone MANON</dc:creator>
		<pubDate>Fri, 16 Dec 2011 07:18:48 +0000</pubDate>
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		<description>Il me semble François que tant le texte de Rousseau que mon commentaire sont explicites sur ce point. Il faut seulement vous donner la peine de lire attentivement.
Bon travail.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Il me semble François que tant le texte de Rousseau que mon commentaire sont explicites sur ce point. Il faut seulement vous donner la peine de lire attentivement.<br />
Bon travail.</p>
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	</item>
	<item>
		<title>Par : François Kabeya</title>
		<link>http://www.philolog.fr/la-perfectibilite-rousseau/comment-page-1/#comment-10886</link>
		<dc:creator>François Kabeya</dc:creator>
		<pubDate>Thu, 15 Dec 2011 20:31:24 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.philolog.fr/la-perfectibilite-rousseau/#comment-10886</guid>
		<description>Madame,
Je tiens à vous dire merci pour votre article. Cependant je me pose une question. Cette faculté de se perfectionner qui distingue l&#039;homme de tout le reste des vivants est -elle un bonheur ou un malheur pour l&#039;homme? 
Merci
François</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Madame,<br />
Je tiens à vous dire merci pour votre article. Cependant je me pose une question. Cette faculté de se perfectionner qui distingue l&#8217;homme de tout le reste des vivants est -elle un bonheur ou un malheur pour l&#8217;homme?<br />
Merci<br />
François</p>
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	</item>
	<item>
		<title>Par : Simone MANON</title>
		<link>http://www.philolog.fr/la-perfectibilite-rousseau/comment-page-1/#comment-10633</link>
		<dc:creator>Simone MANON</dc:creator>
		<pubDate>Sun, 04 Dec 2011 08:08:10 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.philolog.fr/la-perfectibilite-rousseau/#comment-10633</guid>
		<description>Bonjour Monsieur
Merci pour votre sympathique message.
Pour ce qui est de la pensée de Rousseau, je crois qu&#039;il faut être très prudent concernant le thème de la bonté naturelle de l&#039;homme. Si l&#039;on entend par là la présence dans la nature humaine  d&#039;une tendance au bien moral, il est problématique de l&#039;affirmer. Les deux tendances fondamentales sont l&#039;amour de soi et la pitié. Or l&#039;amour de soi est l&#039;impulsion à se conserver, ce qui revient à dire que tout être tend à préserver sa vie, à persévérer dans son être. Je ne vois pas ce qui peut différencier les deux expressions. Il y a là deux formulations différentes d&#039;une seule et même réalité. 
L&#039;article sur l&#039;innocence de l&#039;amour de soi s&#039;emploie à lever les ambiguïtés. Je mobilise le commentaire de Gouhier, grand connaisseur de la pensée de Rousseau.http://www.philolog.fr/innocence-de-lamour-de-soi-rousseau/
Vous pouvez aussi lire http://www.philolog.fr/le-fondement-passionnel-du-rapport-moral/ pour ce qui est de la pitié comme sentiment fondant la morale.

Bien à vous.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour Monsieur<br />
Merci pour votre sympathique message.<br />
Pour ce qui est de la pensée de Rousseau, je crois qu&#8217;il faut être très prudent concernant le thème de la bonté naturelle de l&#8217;homme. Si l&#8217;on entend par là la présence dans la nature humaine  d&#8217;une tendance au bien moral, il est problématique de l&#8217;affirmer. Les deux tendances fondamentales sont l&#8217;amour de soi et la pitié. Or l&#8217;amour de soi est l&#8217;impulsion à se conserver, ce qui revient à dire que tout être tend à préserver sa vie, à persévérer dans son être. Je ne vois pas ce qui peut différencier les deux expressions. Il y a là deux formulations différentes d&#8217;une seule et même réalité.<br />
L&#8217;article sur l&#8217;innocence de l&#8217;amour de soi s&#8217;emploie à lever les ambiguïtés. Je mobilise le commentaire de Gouhier, grand connaisseur de la pensée de Rousseau.<a href="http://www.philolog.fr/innocence-de-lamour-de-soi-rousseau/" rel="nofollow">http://www.philolog.fr/innocence-de-lamour-de-soi-rousseau/</a><br />
Vous pouvez aussi lire <a href="http://www.philolog.fr/le-fondement-passionnel-du-rapport-moral/" rel="nofollow">http://www.philolog.fr/le-fondement-passionnel-du-rapport-moral/</a> pour ce qui est de la pitié comme sentiment fondant la morale.</p>
<p>Bien à vous.</p>
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