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	<title>Commentaires sur : La guerre des dieux ou l&#8217;unité et la paix par le logos? Max Weber et Benoît XVI.</title>
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	<description>Cours de philosophie</description>
	<lastBuildDate>Sat, 11 Feb 2012 06:29:17 +0000</lastBuildDate>
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		<title>Par : Simone MANON</title>
		<link>http://www.philolog.fr/la-guerre-des-dieux-ou-lunite-et-la-paix-par-le-logos-max-weber-et-benoit-xvi/comment-page-1/#comment-12452</link>
		<dc:creator>Simone MANON</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 06 Feb 2012 07:55:04 +0000</pubDate>
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		<description>Merci, Garion, pour ce sympathique message.
Pour ce qui est de Bourdieu, je ne souhaite pas engager le débat et je maintiens que l&#039;apprentissage des mathématiques, des grands textes de la philosophie, la formation des esprits à la rigueur ont d&#039;autres enjeux que la reproduction sociale. A être obnubilé par des interprétations sociologiques partiales, on finit par être aveugle à ce qui est au principe du désastre de l&#039;école. Je suis convaincue, comme je l&#039;établis dans mon article sur le philistinisme cultivé, que des auteurs comme Bourdieu ne sont pas innocents dans ce qui est arrivé.http://www.philolog.fr/le-philistinisme-cultive/
Pour ce qui est de la différence de la personne et de la chose, je l&#039;aborde dans le cours suivant:http://www.philolog.fr/ambiguite-de-la-condition-humaine/.
Je n&#039;ai pas lu Tristan Garcia.
De manière générale je dois vous avouer que je suis scandalisée d&#039;observer l&#039;obstination avec laquelle on cherche aujourd&#039;hui à brouiller certaines frontières (Homme/chose; Homme/animal) essentielles à mes yeux.
Bien à vous.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Merci, Garion, pour ce sympathique message.<br />
Pour ce qui est de Bourdieu, je ne souhaite pas engager le débat et je maintiens que l&#8217;apprentissage des mathématiques, des grands textes de la philosophie, la formation des esprits à la rigueur ont d&#8217;autres enjeux que la reproduction sociale. A être obnubilé par des interprétations sociologiques partiales, on finit par être aveugle à ce qui est au principe du désastre de l&#8217;école. Je suis convaincue, comme je l&#8217;établis dans mon article sur le philistinisme cultivé, que des auteurs comme Bourdieu ne sont pas innocents dans ce qui est arrivé.<a href="http://www.philolog.fr/le-philistinisme-cultive/" rel="nofollow">http://www.philolog.fr/le-philistinisme-cultive/</a><br />
Pour ce qui est de la différence de la personne et de la chose, je l&#8217;aborde dans le cours suivant:<a href="http://www.philolog.fr/ambiguite-de-la-condition-humaine/" rel="nofollow">http://www.philolog.fr/ambiguite-de-la-condition-humaine/</a>.<br />
Je n&#8217;ai pas lu Tristan Garcia.<br />
De manière générale je dois vous avouer que je suis scandalisée d&#8217;observer l&#8217;obstination avec laquelle on cherche aujourd&#8217;hui à brouiller certaines frontières (Homme/chose; Homme/animal) essentielles à mes yeux.<br />
Bien à vous.</p>
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	</item>
	<item>
		<title>Par : Garion</title>
		<link>http://www.philolog.fr/la-guerre-des-dieux-ou-lunite-et-la-paix-par-le-logos-max-weber-et-benoit-xvi/comment-page-1/#comment-12437</link>
		<dc:creator>Garion</dc:creator>
		<pubDate>Sun, 05 Feb 2012 16:15:18 +0000</pubDate>
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		<description>Tout d&#039;abord merci beaucoup pour votre blog, qui me stimule intellectuellement depuis quelques temps déjà.
Je lis avec passion les articles autant que les échanges de commentaires qui sont bien souvent instructifs et très formateurs. J&#039;ai ici deux questions qui me viennent à propos de ce que vous avez dit dans les commentaires précédents.

A propos de Bourdieu, vous semblez associer ses travaux sur la reproduction à des sophismes sans valeur philosophiques. Or il me semble difficile de nier l&#039;existence des mécanismes de reproduction sociale qu&#039;il a mis en évidence au niveau du système scolaire. Le fait que la réussite scolaire soit liée à la position sociale des parents (avec toutes les nuances qu&#039;il faut y apporter, certes, la transmission des &quot;capitaux&quot; dont parle Bourdieu n&#039;étant en rien automatique) me semble être aujourd&#039;hui un fait social établi, qui a acquis le statut de vérité scientifique. Les explications/interprétations de cette réussite différentielle restent en partie l&#039;objet d&#039;un débat, mais je pense que le fond du propos ne peut pas véritablement être considéré comme sophistique. Cela dit, j&#039;engage ici une discussion sur une phrase énoncée au détour d&#039;un de vos commentaires, je ne sais donc pas ce que vous pensez véritablement à ce sujet. C&#039;est donc là l&#039;objet de ma question au fond, j&#039;aimerais savoir ce que vous pensez des travaux de Bourdieu (qui de mon point de vue sont tout sauf dénués d&#039;intérêt philosophique).

Deuxième point qui a attiré mon attention : la distinction entre l&#039;homme et la chose. Je me demandais quels étaient les grands textes qui permettaient de fonder cette distinction, voire cette hiérarchie, entre la chose et l&#039;homme (capable de se transcender et de s&#039;élever au dessus de la &quot;choséité&quot; du monde, c&#039;est du moins ce que je crois avoir compris de votre propos, pardonnez moi si je me trompe). Un simple indication permettant de diriger mon appétit intellectuel me serait d&#039;une grande utilité.
A ce propos, avez vous connaissance des travaux de Tristan Garcia ? J&#039;ai écouté récemment une intervention sur France Culture à propos de son ouvrage &quot;Forme et objet. Un traité des choses.&quot;, et il me semble qu&#039;il cherche au contraire à poser une &quot;ontologie plate&quot; c&#039;est à dire qui suppose une égale dignité à toutes les choses (l&#039;homme étant dans ce modèle bien considéré comme une chose, au même titre que les animaux, les objets, les atomes, etc). Je n&#039;ai pas lu l&#039;ouvrage et j&#039;aurais bien du mal à apporter plus d&#039;indications sur la manière dont il déroule ce principe de départ pour ensuite fonder un système philosophique, mais je me demandais si vous aviez un avis à ce propos.
(D&#039;ailleurs, la question de la dignité humaine pose bien souvent celle de la dignité animale, et il me semble que Tristan Garcia a également proposé un travail de réflexion sur cette question)

Voilà, ce sont des questions de curieux, que votre point de vue sur ces questions intéresserait. Mais je comprendrait parfaitement que vous n&#039;ayez pas le temps, ou pas l&#039;envie selon vos préoccupations du moment, d&#039;y répondre.
Merci tout de même de m&#039;avoir lu.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Tout d&#8217;abord merci beaucoup pour votre blog, qui me stimule intellectuellement depuis quelques temps déjà.<br />
Je lis avec passion les articles autant que les échanges de commentaires qui sont bien souvent instructifs et très formateurs. J&#8217;ai ici deux questions qui me viennent à propos de ce que vous avez dit dans les commentaires précédents.</p>
<p>A propos de Bourdieu, vous semblez associer ses travaux sur la reproduction à des sophismes sans valeur philosophiques. Or il me semble difficile de nier l&#8217;existence des mécanismes de reproduction sociale qu&#8217;il a mis en évidence au niveau du système scolaire. Le fait que la réussite scolaire soit liée à la position sociale des parents (avec toutes les nuances qu&#8217;il faut y apporter, certes, la transmission des &laquo;&nbsp;capitaux&nbsp;&raquo; dont parle Bourdieu n&#8217;étant en rien automatique) me semble être aujourd&#8217;hui un fait social établi, qui a acquis le statut de vérité scientifique. Les explications/interprétations de cette réussite différentielle restent en partie l&#8217;objet d&#8217;un débat, mais je pense que le fond du propos ne peut pas véritablement être considéré comme sophistique. Cela dit, j&#8217;engage ici une discussion sur une phrase énoncée au détour d&#8217;un de vos commentaires, je ne sais donc pas ce que vous pensez véritablement à ce sujet. C&#8217;est donc là l&#8217;objet de ma question au fond, j&#8217;aimerais savoir ce que vous pensez des travaux de Bourdieu (qui de mon point de vue sont tout sauf dénués d&#8217;intérêt philosophique).</p>
<p>Deuxième point qui a attiré mon attention : la distinction entre l&#8217;homme et la chose. Je me demandais quels étaient les grands textes qui permettaient de fonder cette distinction, voire cette hiérarchie, entre la chose et l&#8217;homme (capable de se transcender et de s&#8217;élever au dessus de la &laquo;&nbsp;choséité&nbsp;&raquo; du monde, c&#8217;est du moins ce que je crois avoir compris de votre propos, pardonnez moi si je me trompe). Un simple indication permettant de diriger mon appétit intellectuel me serait d&#8217;une grande utilité.<br />
A ce propos, avez vous connaissance des travaux de Tristan Garcia ? J&#8217;ai écouté récemment une intervention sur France Culture à propos de son ouvrage &laquo;&nbsp;Forme et objet. Un traité des choses.&nbsp;&raquo;, et il me semble qu&#8217;il cherche au contraire à poser une &laquo;&nbsp;ontologie plate&nbsp;&raquo; c&#8217;est à dire qui suppose une égale dignité à toutes les choses (l&#8217;homme étant dans ce modèle bien considéré comme une chose, au même titre que les animaux, les objets, les atomes, etc). Je n&#8217;ai pas lu l&#8217;ouvrage et j&#8217;aurais bien du mal à apporter plus d&#8217;indications sur la manière dont il déroule ce principe de départ pour ensuite fonder un système philosophique, mais je me demandais si vous aviez un avis à ce propos.<br />
(D&#8217;ailleurs, la question de la dignité humaine pose bien souvent celle de la dignité animale, et il me semble que Tristan Garcia a également proposé un travail de réflexion sur cette question)</p>
<p>Voilà, ce sont des questions de curieux, que votre point de vue sur ces questions intéresserait. Mais je comprendrait parfaitement que vous n&#8217;ayez pas le temps, ou pas l&#8217;envie selon vos préoccupations du moment, d&#8217;y répondre.<br />
Merci tout de même de m&#8217;avoir lu.</p>
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		<title>Par : Simone MANON</title>
		<link>http://www.philolog.fr/la-guerre-des-dieux-ou-lunite-et-la-paix-par-le-logos-max-weber-et-benoit-xvi/comment-page-1/#comment-8866</link>
		<dc:creator>Simone MANON</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 29 Aug 2011 05:52:52 +0000</pubDate>
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		<description>Merci pour ces remarques mais je vous ai prévenu que je ne souhaite pas poursuivre le débat. Il me faudrait m&#039;engager dans des développements sur ce qui distingue la raison philosophique et la raison scientifique (l&#039;étude des faits est une chose, l&#039;interrogation sur le sens une autre), or, travaillant une autre question, je ne veux pas me disperser.
Cordialement.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Merci pour ces remarques mais je vous ai prévenu que je ne souhaite pas poursuivre le débat. Il me faudrait m&#8217;engager dans des développements sur ce qui distingue la raison philosophique et la raison scientifique (l&#8217;étude des faits est une chose, l&#8217;interrogation sur le sens une autre), or, travaillant une autre question, je ne veux pas me disperser.<br />
Cordialement.</p>
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	<item>
		<title>Par : jean-pierre castel</title>
		<link>http://www.philolog.fr/la-guerre-des-dieux-ou-lunite-et-la-paix-par-le-logos-max-weber-et-benoit-xvi/comment-page-1/#comment-8863</link>
		<dc:creator>jean-pierre castel</dc:creator>
		<pubDate>Sun, 28 Aug 2011 22:51:34 +0000</pubDate>
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		<description>Merci  encore de votre réponse, et de m&#039;indiquer ce texte très intéressant de Benoît XVI. Je ne sais pas si vous accepterez de poursuivre la discussion. Mais je voudrais faire les remarques suivantes  :
1.	Même si Paul dit que la lettre tue et l&#039;esprit vivifie, et si le pape insiste tant sur l&#039;interprétation, tous deux ne nient évidemment pas que cette recherche de Dieu doive se faire à partir des Ecritures: comme le dit le Pape &quot;il ne s’agissait pas d’une aventure dans un désert sans chemin, d’une recherche dans l’obscurité absolue. Dieu lui-même a placé des bornes milliaires, mieux, il a aplani la voie, et leur tâche consistait à la trouver et à la suivre. Cette voie était sa Parole qui, dans les livres des Saintes Écritures, était offerte aux hommes&quot;
2.	Sans même gloser sur l&#039;évidence qu&#039;un texte quel qu&#039;il soit, pas seulement le texte biblique, ne peut être compris que par l&#039;interprétation, la question que je posais était me semble-t-il d&#039;un autre ordre: les croyants disposent &quot;de bornes milliaires&quot;, les Ecritures, plurielles si l&#039;on veut mais finies et bien définies, qui sont de l&#039;ordre d&#039;une borne, d&#039;une donnée, d&#039;un stock, interprétable mais irréfutable au moins pour l&#039;essentiel : le croyant a suivant les églises une liberté plus ou moins grande de les interpréter, mais pas de les réfuter.
3.	Les philosophes et les savants ne sont pas astreints à une quelconque obligation de ce type : toute vérité antérieure est susceptible non seulement d&#039;être interprétée, mais aussi remise en cause. La science ne progresse que de cette façon. Il n&#039;y a pas de bornes, de milliaires. Leur seule contrainte est la logique et la conformité aux faits ou aux expériences, c&#039;est-à-dire non pas des données, mais des règles conditionnant l&#039;efficacité de la démarche et son intelligibilité 
4.	Il me semble donc qu&#039;il s&#039;agit de deux libertés radicalement différentes, aussi différentes que peuvent l&#039;être une donnée et un programme, un fait et un processus, voire un sujet et un prédicat. Et que cette différence est escamotée dans tous les discours, en particulier lorsque le Pape prétend que la Foi et la Raison sont semblables (voire essentiellement identiques ,cf. par exemple son texte La vérité du christianisme publié dans Le Monde du 13.12.1999)

PS: Oui vous m&#039;aviez indiqué le texte remarquable de Paul Ricoeur. Mais d&#039;une part ce texte est infiniment plus ouvert que de Benoît XVI : si je résume, Ricœur dit: &quot;qui suis-je pour prétendre que cette parole est unique?&quot; Alors que Benît XVI dit ici : &quot;Cette voie était sa Parole qui, dans les livres des Saintes Écritures, était offerte aux hommes.&quot; Benoit XVI insiste par ailleurs, par exemple dans La vérité du christianisme, sur l&#039;unicité de cette Parole. L&#039;autre remarque est que Paul Ricœur dans ce texte sur la tolérance ne fait pas référence une seule fois à l&#039;Ancien Testament ni à la jalousie de Dieu.
Bien à vous</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Merci  encore de votre réponse, et de m&#8217;indiquer ce texte très intéressant de Benoît XVI. Je ne sais pas si vous accepterez de poursuivre la discussion. Mais je voudrais faire les remarques suivantes  :<br />
1.	Même si Paul dit que la lettre tue et l&#8217;esprit vivifie, et si le pape insiste tant sur l&#8217;interprétation, tous deux ne nient évidemment pas que cette recherche de Dieu doive se faire à partir des Ecritures: comme le dit le Pape &laquo;&nbsp;il ne s’agissait pas d’une aventure dans un désert sans chemin, d’une recherche dans l’obscurité absolue. Dieu lui-même a placé des bornes milliaires, mieux, il a aplani la voie, et leur tâche consistait à la trouver et à la suivre. Cette voie était sa Parole qui, dans les livres des Saintes Écritures, était offerte aux hommes&nbsp;&raquo;<br />
2.	Sans même gloser sur l&#8217;évidence qu&#8217;un texte quel qu&#8217;il soit, pas seulement le texte biblique, ne peut être compris que par l&#8217;interprétation, la question que je posais était me semble-t-il d&#8217;un autre ordre: les croyants disposent &laquo;&nbsp;de bornes milliaires&nbsp;&raquo;, les Ecritures, plurielles si l&#8217;on veut mais finies et bien définies, qui sont de l&#8217;ordre d&#8217;une borne, d&#8217;une donnée, d&#8217;un stock, interprétable mais irréfutable au moins pour l&#8217;essentiel : le croyant a suivant les églises une liberté plus ou moins grande de les interpréter, mais pas de les réfuter.<br />
3.	Les philosophes et les savants ne sont pas astreints à une quelconque obligation de ce type : toute vérité antérieure est susceptible non seulement d&#8217;être interprétée, mais aussi remise en cause. La science ne progresse que de cette façon. Il n&#8217;y a pas de bornes, de milliaires. Leur seule contrainte est la logique et la conformité aux faits ou aux expériences, c&#8217;est-à-dire non pas des données, mais des règles conditionnant l&#8217;efficacité de la démarche et son intelligibilité<br />
4.	Il me semble donc qu&#8217;il s&#8217;agit de deux libertés radicalement différentes, aussi différentes que peuvent l&#8217;être une donnée et un programme, un fait et un processus, voire un sujet et un prédicat. Et que cette différence est escamotée dans tous les discours, en particulier lorsque le Pape prétend que la Foi et la Raison sont semblables (voire essentiellement identiques ,cf. par exemple son texte La vérité du christianisme publié dans Le Monde du 13.12.1999)</p>
<p>PS: Oui vous m&#8217;aviez indiqué le texte remarquable de Paul Ricoeur. Mais d&#8217;une part ce texte est infiniment plus ouvert que de Benoît XVI : si je résume, Ricœur dit: &laquo;&nbsp;qui suis-je pour prétendre que cette parole est unique?&nbsp;&raquo; Alors que Benît XVI dit ici : &laquo;&nbsp;Cette voie était sa Parole qui, dans les livres des Saintes Écritures, était offerte aux hommes.&nbsp;&raquo; Benoit XVI insiste par ailleurs, par exemple dans La vérité du christianisme, sur l&#8217;unicité de cette Parole. L&#8217;autre remarque est que Paul Ricœur dans ce texte sur la tolérance ne fait pas référence une seule fois à l&#8217;Ancien Testament ni à la jalousie de Dieu.<br />
Bien à vous</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : Simone MANON</title>
		<link>http://www.philolog.fr/la-guerre-des-dieux-ou-lunite-et-la-paix-par-le-logos-max-weber-et-benoit-xvi/comment-page-1/#comment-8852</link>
		<dc:creator>Simone MANON</dc:creator>
		<pubDate>Sun, 28 Aug 2011 07:26:14 +0000</pubDate>
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		<description>Bonjour
Permettez-moi de ne pas discuter la conception caricaturale, à mes yeux, que vous vous faîtes des vérités révélées. C&#039;est faire peu de cas du caractère pluriel des textes dans lesquels la parole christique est recueillie et de l&#039;inlassable travail d&#039;interprétation que ce pluralisme appelle. Le pape y fait allusion. Je cite mon texte: Le pape demande de se mettre à l’écoute de la vérité intérieure à l’esprit mais il ne prétend pas qu’elle soit déposée dans un texte sacré habilité à faire autorité. Il souligne au contraire que la parole divine est recueillie dans plusieurs textes. « Ce pluriel souligne déjà clairement que la Parole de Dieu nous parvient seulement à travers la parole humaine, à travers des paroles humaines, c’est-à-dire que Dieu nous parle seulement dans l’humanité des hommes, et à travers leurs paroles et leur histoire. Cela signifie, ensuite, que l’aspect divin de la Parole et des paroles n’est pas immédiatement perceptible » Benoît XVI. Discours au Collège des Bernardins. 12.09.2008.  La parole est plurielle dit le pape et requiert un travail infini d’interprétation. Ce qui exclut le fanatisme fondamentaliste et ouvre la voie à une recherche en commun de la nature de cet absolu qui travaille les consciences humaines.
Je crois vous avoir indiqué antérieurement le texte de Ricoeur, dont on sait qu&#039;il parlait de l&#039;intérieur de son engagement chrétien:  &quot;Celui-ci ne consiste pas dans l&#039;obéissance à une autorité, mais dans la réponse à une invitation, à la proposition d&#039;interpréter ma vie à la lumière de l&#039;ensemble symbolique des Ecritures bibliques&quot;.
Ce qui me conduit à répondre à votre question. Le message religieux s&#039;explicite au moyen d&#039;images, de symboles. Il met en jeu la part sensible de l&#039;être humain, part affective (les affects dominants étant la crainte et l&#039;espoir), non sa dimension rationnelle. Il est énoncé dans certaines conditions historiques, avec le risque d&#039;écran que cette dimension empirique (contingence des situations, particularité des personnages) fait peser sur la prétention à l&#039;universel. En termes kantiens, avec le mystère de la prédication christique, l&#039;empirique précède le transcendantal. 
Mystère de la révélation d&#039;une vérité intelligible par un autre véhicule que l&#039;intelligence rationnelle. Annonce dans l&#039;histoire de ce que la raison découvre en elle-même, lorsqu&#039;elle parvient à l&#039;autonomie.
Bien à vous.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour<br />
Permettez-moi de ne pas discuter la conception caricaturale, à mes yeux, que vous vous faîtes des vérités révélées. C&#8217;est faire peu de cas du caractère pluriel des textes dans lesquels la parole christique est recueillie et de l&#8217;inlassable travail d&#8217;interprétation que ce pluralisme appelle. Le pape y fait allusion. Je cite mon texte: Le pape demande de se mettre à l’écoute de la vérité intérieure à l’esprit mais il ne prétend pas qu’elle soit déposée dans un texte sacré habilité à faire autorité. Il souligne au contraire que la parole divine est recueillie dans plusieurs textes. « Ce pluriel souligne déjà clairement que la Parole de Dieu nous parvient seulement à travers la parole humaine, à travers des paroles humaines, c’est-à-dire que Dieu nous parle seulement dans l’humanité des hommes, et à travers leurs paroles et leur histoire. Cela signifie, ensuite, que l’aspect divin de la Parole et des paroles n’est pas immédiatement perceptible » Benoît XVI. Discours au Collège des Bernardins. 12.09.2008.  La parole est plurielle dit le pape et requiert un travail infini d’interprétation. Ce qui exclut le fanatisme fondamentaliste et ouvre la voie à une recherche en commun de la nature de cet absolu qui travaille les consciences humaines.<br />
Je crois vous avoir indiqué antérieurement le texte de Ricoeur, dont on sait qu&#8217;il parlait de l&#8217;intérieur de son engagement chrétien:  &laquo;&nbsp;Celui-ci ne consiste pas dans l&#8217;obéissance à une autorité, mais dans la réponse à une invitation, à la proposition d&#8217;interpréter ma vie à la lumière de l&#8217;ensemble symbolique des Ecritures bibliques&nbsp;&raquo;.<br />
Ce qui me conduit à répondre à votre question. Le message religieux s&#8217;explicite au moyen d&#8217;images, de symboles. Il met en jeu la part sensible de l&#8217;être humain, part affective (les affects dominants étant la crainte et l&#8217;espoir), non sa dimension rationnelle. Il est énoncé dans certaines conditions historiques, avec le risque d&#8217;écran que cette dimension empirique (contingence des situations, particularité des personnages) fait peser sur la prétention à l&#8217;universel. En termes kantiens, avec le mystère de la prédication christique, l&#8217;empirique précède le transcendantal.<br />
Mystère de la révélation d&#8217;une vérité intelligible par un autre véhicule que l&#8217;intelligence rationnelle. Annonce dans l&#8217;histoire de ce que la raison découvre en elle-même, lorsqu&#8217;elle parvient à l&#8217;autonomie.<br />
Bien à vous.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : jean-pierre castel</title>
		<link>http://www.philolog.fr/la-guerre-des-dieux-ou-lunite-et-la-paix-par-le-logos-max-weber-et-benoit-xvi/comment-page-1/#comment-8843</link>
		<dc:creator>jean-pierre castel</dc:creator>
		<pubDate>Sat, 27 Aug 2011 17:10:28 +0000</pubDate>
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		<description>Bonjour,
Merci infiniment de votre réponse. 
Je suis bien d&#039;accord que la foi relève du libre arbitre : croire ou ne pas croire en la vérité révélée. 
Ce qui m&#039;intéresse c&#039;est la nature, la qualité de cette vérité révélée, qui est un donné indiscutable, uneparole, un texte sacré, que l&#039;homme a la seule liberté d&#039;accepter, ou de refuser au risque de sa damnation.
Les vérités logiques, quant à elles, sont contraignantes uniquement en ce qu&#039;elles doivent se conformer aux règles de la logique, qui relèvent du processus et non pas de l&#039;acquis, comme le discours doit respecter la grammaire pour être intelligible.
Cette opposition entre acquis et processus me semble comparable à celle entre vocabulaire et grammaire, entre stock et règle de flux (je ne sais pas si l&#039;on peut ranger sous cette bannière l&#039;opposition sujet/prédicat?) 
Dans la tradition socratique, l’exercice de la raison inclut sans doute quelque chose qui est de l’ordre de la révélation, mais là encore ce n&#039;est pas une révélation donnée une fois pour toutes par une parole divine ou dans un texte sacré, il s&#039;agit plutôt de la foi en l&#039;unicité de la vérité, une vérité qui reste de l&#039;ordre de la quête, voire de l&#039;utopie, et dont aucune autorité, aucune parole, aucun texte ne peut se prétendre le gardien. 

PS: puis-je vous demander de préciser ce que vous entendez par &quot;Seul le véhicule de ces vérités est différent&quot;.

Bien à vous</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour,<br />
Merci infiniment de votre réponse.<br />
Je suis bien d&#8217;accord que la foi relève du libre arbitre : croire ou ne pas croire en la vérité révélée.<br />
Ce qui m&#8217;intéresse c&#8217;est la nature, la qualité de cette vérité révélée, qui est un donné indiscutable, uneparole, un texte sacré, que l&#8217;homme a la seule liberté d&#8217;accepter, ou de refuser au risque de sa damnation.<br />
Les vérités logiques, quant à elles, sont contraignantes uniquement en ce qu&#8217;elles doivent se conformer aux règles de la logique, qui relèvent du processus et non pas de l&#8217;acquis, comme le discours doit respecter la grammaire pour être intelligible.<br />
Cette opposition entre acquis et processus me semble comparable à celle entre vocabulaire et grammaire, entre stock et règle de flux (je ne sais pas si l&#8217;on peut ranger sous cette bannière l&#8217;opposition sujet/prédicat?)<br />
Dans la tradition socratique, l’exercice de la raison inclut sans doute quelque chose qui est de l’ordre de la révélation, mais là encore ce n&#8217;est pas une révélation donnée une fois pour toutes par une parole divine ou dans un texte sacré, il s&#8217;agit plutôt de la foi en l&#8217;unicité de la vérité, une vérité qui reste de l&#8217;ordre de la quête, voire de l&#8217;utopie, et dont aucune autorité, aucune parole, aucun texte ne peut se prétendre le gardien. </p>
<p>PS: puis-je vous demander de préciser ce que vous entendez par &laquo;&nbsp;Seul le véhicule de ces vérités est différent&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Bien à vous</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : Simone MANON</title>
		<link>http://www.philolog.fr/la-guerre-des-dieux-ou-lunite-et-la-paix-par-le-logos-max-weber-et-benoit-xvi/comment-page-1/#comment-8836</link>
		<dc:creator>Simone MANON</dc:creator>
		<pubDate>Sat, 27 Aug 2011 06:31:36 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.philolog.fr/la-guerre-des-dieux-ou-lunite-et-la-paix-par-le-logos-max-weber-et-benoit-xvi/#comment-8836</guid>
		<description>Bonjour,
Votre propos ne me ferait pas problème s&#039;il concernait la distinction: tradition/modernité scientifique. Dans l&#039;une la mémoire est déterminante, dans l&#039;autre, ce qui l&#039;est, c&#039;est le travail critique de la raison en débat avec ses hypothèses et avec l&#039;expérience.
Mais vous parlez du débat foi/raison et là, les choses sont singulièrement plus compliquées.
Si vous prenez le noyau dur de la révélation religieuse dans le christianisme, il s&#039;agit essentiellement d&#039;un message moral. Spinoza, Kant, pour ne prendre que ces deux auteurs établissent qu&#039;il n&#039;y a pas incompatibilité entre les vérités de la foi et celles de la raison. Seul le véhicule de ces vérités est différent.
Il me semble que les présupposés de vos affirmations sont problématiques.
L&#039;un consiste à croire que l&#039;acte de foi exclut la liberté de l&#039;esprit or il l&#039;implique. C&#039;est ce qui distingue la religion du mythe. La religion exige un acte de foi explicite, une adhésion libre à une parole à laquelle le croyant répond par un consentement intérieur et une confiance. L&#039;expérience religieuse n&#039;exclut pas le doute mais le surmonte dans une confiance régulièrement renouvelée avec tout ce que cela peut avoir de difficile souvent.
L&#039;autre consiste à croire que la liberté de la raison est exclusive de toute contrainte. Ce qui est faux car les vérités logiques, par exemple, sont contraignantes.
Par ailleurs, il ne faut pas réduire la raison à sa seule dimension instrumentale et à l&#039;usage qu&#039;on en fait dans les sciences modernes.
Dans la tradition socratique, et de manière générale dans la tradition métaphysique, l&#039;exercice de la raison inclut aussi quelque chose qui est de l&#039;ordre de la révélation.Cf. http://www.philolog.fr/socrate-ou-lexperience-philosophique-patocka/
Cordialement.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour,<br />
Votre propos ne me ferait pas problème s&#8217;il concernait la distinction: tradition/modernité scientifique. Dans l&#8217;une la mémoire est déterminante, dans l&#8217;autre, ce qui l&#8217;est, c&#8217;est le travail critique de la raison en débat avec ses hypothèses et avec l&#8217;expérience.<br />
Mais vous parlez du débat foi/raison et là, les choses sont singulièrement plus compliquées.<br />
Si vous prenez le noyau dur de la révélation religieuse dans le christianisme, il s&#8217;agit essentiellement d&#8217;un message moral. Spinoza, Kant, pour ne prendre que ces deux auteurs établissent qu&#8217;il n&#8217;y a pas incompatibilité entre les vérités de la foi et celles de la raison. Seul le véhicule de ces vérités est différent.<br />
Il me semble que les présupposés de vos affirmations sont problématiques.<br />
L&#8217;un consiste à croire que l&#8217;acte de foi exclut la liberté de l&#8217;esprit or il l&#8217;implique. C&#8217;est ce qui distingue la religion du mythe. La religion exige un acte de foi explicite, une adhésion libre à une parole à laquelle le croyant répond par un consentement intérieur et une confiance. L&#8217;expérience religieuse n&#8217;exclut pas le doute mais le surmonte dans une confiance régulièrement renouvelée avec tout ce que cela peut avoir de difficile souvent.<br />
L&#8217;autre consiste à croire que la liberté de la raison est exclusive de toute contrainte. Ce qui est faux car les vérités logiques, par exemple, sont contraignantes.<br />
Par ailleurs, il ne faut pas réduire la raison à sa seule dimension instrumentale et à l&#8217;usage qu&#8217;on en fait dans les sciences modernes.<br />
Dans la tradition socratique, et de manière générale dans la tradition métaphysique, l&#8217;exercice de la raison inclut aussi quelque chose qui est de l&#8217;ordre de la révélation.Cf. <a href="http://www.philolog.fr/socrate-ou-lexperience-philosophique-patocka/" rel="nofollow">http://www.philolog.fr/socrate-ou-lexperience-philosophique-patocka/</a><br />
Cordialement.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : jean-pierre castel</title>
		<link>http://www.philolog.fr/la-guerre-des-dieux-ou-lunite-et-la-paix-par-le-logos-max-weber-et-benoit-xvi/comment-page-1/#comment-8833</link>
		<dc:creator>jean-pierre castel</dc:creator>
		<pubDate>Fri, 26 Aug 2011 14:34:46 +0000</pubDate>
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		<description>Bonjour,
Sur le débat Foi et Raison, lorsque l&#039;Eglise affirme qu&#039;il n&#039;y a pas contradiction entre les deux, ne peut-on pas répondre que la question n&#039;est pas celle de la compatibilité entre une vérité révélée et la raison, au sens de la pure rationalité, mais entre la vérité et la liberté de la raison, celle qui n&#039;est emprisonnée dans aucune vérité révélée, qui est libre de tout remettre en cause ? La Foi s&#039;ancre dans une révélation, un évènement du passé, alors que la raison est un processus de &quot;destruction-création&quot; tourné vers l&#039;avenir, qui ne vénère aucun évènement ou résultat passé, mais soumet tout à une règle du jeu, la logique et la confrontation avec l&#039;expérience. Pour la première la vérité est un acquis, pour la seconde une quête. Un acquis à préserver d&#039;un côté, un processus de liberté tourné vers l&#039;avenir de l&#039;autre ?</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour,<br />
Sur le débat Foi et Raison, lorsque l&#8217;Eglise affirme qu&#8217;il n&#8217;y a pas contradiction entre les deux, ne peut-on pas répondre que la question n&#8217;est pas celle de la compatibilité entre une vérité révélée et la raison, au sens de la pure rationalité, mais entre la vérité et la liberté de la raison, celle qui n&#8217;est emprisonnée dans aucune vérité révélée, qui est libre de tout remettre en cause ? La Foi s&#8217;ancre dans une révélation, un évènement du passé, alors que la raison est un processus de &laquo;&nbsp;destruction-création&nbsp;&raquo; tourné vers l&#8217;avenir, qui ne vénère aucun évènement ou résultat passé, mais soumet tout à une règle du jeu, la logique et la confrontation avec l&#8217;expérience. Pour la première la vérité est un acquis, pour la seconde une quête. Un acquis à préserver d&#8217;un côté, un processus de liberté tourné vers l&#8217;avenir de l&#8217;autre ?</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : Oliana</title>
		<link>http://www.philolog.fr/la-guerre-des-dieux-ou-lunite-et-la-paix-par-le-logos-max-weber-et-benoit-xvi/comment-page-1/#comment-4280</link>
		<dc:creator>Oliana</dc:creator>
		<pubDate>Wed, 06 Oct 2010 08:47:56 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.philolog.fr/la-guerre-des-dieux-ou-lunite-et-la-paix-par-le-logos-max-weber-et-benoit-xvi/#comment-4280</guid>
		<description>Bonjour,

Merci pour votre réponse! C&#039;est en effet sur le sens de cette référence que j&#039;avais quelques interrogations. Votre explication m&#039;a aidé à mieux comprendre en quoi cela pouvait être interprété comme montrant l&#039;existence d&#039;un lien entre cette philosophie hellénistique et le message de la foi chrétienne. 
  Bonne journée!</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour,</p>
<p>Merci pour votre réponse! C&#8217;est en effet sur le sens de cette référence que j&#8217;avais quelques interrogations. Votre explication m&#8217;a aidé à mieux comprendre en quoi cela pouvait être interprété comme montrant l&#8217;existence d&#8217;un lien entre cette philosophie hellénistique et le message de la foi chrétienne.<br />
  Bonne journée!</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : Simone MANON</title>
		<link>http://www.philolog.fr/la-guerre-des-dieux-ou-lunite-et-la-paix-par-le-logos-max-weber-et-benoit-xvi/comment-page-1/#comment-4274</link>
		<dc:creator>Simone MANON</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 05 Oct 2010 16:02:46 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.philolog.fr/la-guerre-des-dieux-ou-lunite-et-la-paix-par-le-logos-max-weber-et-benoit-xvi/#comment-4274</guid>
		<description>C&#039;est un grand plaisir pour moi, Oliana, de vous rencontrer encore par la médiation de mon blog.
Je ne suis pas sûre de bien comprendre votre question lorsque vous vous demandez à quoi le pape fait référence puisque vous indiquez vous-même qu&#039;il s&#039;agit d&#039;une référence aux Actes des apôtres dans la Bible. Dans ce texte, Luc raconte, dans le chapitre 16, les voyages missionnaires de St Paul. Si vous ne l&#039;avez pas déjà lu, voici le passage en question:
&quot;6 Ils traversèrent la Phrygie et le pays de Galatie, le Saint-Esprit les ayant empêchés d&#039;annoncer la parole dans l&#039;Asie. 7 Parvenus aux confins de la Mysie, ils se disposaient à entrer en Bithynie, mais l&#039;Esprit de Jésus ne le leur permit pas; 8 et ayant passé la Mysie, ils descendirent à Troas.
9 Pendant la nuit, une vision apparut à Paul: un Macédonien se tenait debout et lui faisait cette prière: &quot; Passe en Macédoine et viens à notre secours! &quot; 10 Dès qu&#039;il eut vu cette vision, nous cherchâmes aussitôt à partir pour la Macédoine, convaincus que Dieu nous appelait à y annoncer la bonne nouvelle. 11 Embarqués à Troas, nous vînmes droit à Samothrace, et le lendemain à Néapolis, 12 puis de là à Philippes, qui est première ville de cette partie de la Macédoine (et) une colonie. Nous demeurâmes quelques jours dans cette ville. 13 Le jour du sabbat, nous nous rendîmes hors de la porte, sur le bord d&#039;une rivière, où nous pensions qu&#039;était un lieu de prière, et nous étant assis, nous parlâmes aux femmes qui (y) étaient assemblées. 14 Or, une femme nommée Lydie, marchande de pourpre de la ville de Thyatire, craignant Dieu, écoutait. Le Seigneur lui ouvrit le cœur pour qu&#039;elle fût attentive à ce que disait Paul. 15 Quand elle eut été baptisée, ainsi que sa maison, elle (nous) adressa cette prière: &quot; Puisque vous avez jugé que j&#039;ai foi au Seigneur, entrez et demeurez dans ma maison. &quot; Et elle nous (y) contraignit. 16 Une fois que nous allions au lieu de prière, vint à notre rencontre une jeune esclave, qui avait un esprit Python et procurait un grand gain à ses maîtres en pratiquant la divination. 17 Nous ayant suivis, Paul et nous, elle criait, disant: &quot; Ces hommes sont des serviteurs du Dieu très haut, qui vous annoncent une voie de salut. &quot; 18 Elle fit cela pendant plusieurs jours. Mais Paul en fut importuné et, se retournant, il dit à l&#039;esprit: &quot; Je te commande, au nom de Jésus-Christ, de sortir d&#039;elle. &quot; Et il sortit à l&#039;heure même. 19 Mais ses maîtres, voyant s&#039;évader l&#039;espoir de leur gain, se saisirent de Paul et de Silas, qu&#039;ils traînèrent à l&#039;agora devant les magistrats. 20 Et les ayant conduits aux préteurs, ils dirent: &quot; Ces hommes troublent notre ville; ce sont des Juifs, 21 et ils prêchent des coutumes qu&#039;il ne nous est permis, à nous qui sommes Romains, ni de recevoir ni de suivre. &quot; 22 Et la foule se souleva contre eux, et les préteurs, ayant fait arracher leurs vêtements, ordonnèrent qu&#039;on les flagellât. 23 Après qu&#039;on leur eut appliqué force coups, ils les jetèrent en prison, en commandant au geôlier de les tenir en garde sûre. 24 Lui, ayant reçu pareil commandement, les jeta dans le cachot intérieur et leur entrava les pieds dans les ceps. 25 Or, vers le milieu de la nuit, Paul et Silas, étant en prière, chantaient des hymnes à Dieu, et les prisonniers les écoutaient. 26 Tout à coup il y eu un tremblement de terre si fort que les fondements de la prison furent ébranlés; au même instant, toutes les portes s&#039;ouvrirent et les liens de tous (les prisonniers) tombèrent. 27 Le geôlier, s&#039;étant éveillé et voyant les portes de la prison ouvertes, tira (son) épée, et il allait se tuer, pensant que les prisonniers avaient pris la fuite. 28 Mais Paul cria à pleine voix: &quot; Ne te fais point de mal, car nous sommes tous ici. &quot; 29 (Le geôlier), ayant demandé des torches, se précipita et, pris de tremblement, tomba aux pieds de Paul et de Silas; 30 puis il les mena dehors et dit: &quot; Seigneur, que faut-il que je fasse pour être sauvé? &quot; 31 Et ils dirent: &quot; Crois au Seigneur Jésus, et tu seras sauvé, toi et ta maison. &quot; 32 Et ils lui annoncèrent la parole du Seigneur, ainsi qu&#039;à tous ceux qui étaient dans sa demeure. 33 Les prenant à cette même heure de la nuit, il lava leurs plaies, et aussitôt il fut baptisé, lui et tous les siens. 34 Ensuite il les fit monter dans sa maison et (leur) servit à manger, et il se réjouit en famille d&#039;avoir cru en Dieu. 35 Cependant, quand il fit jour, les préteurs envoyèrent les licteurs dire: &quot; Mets ces hommes en liberté. &quot; 36 Le geôlier rapporta les paroles à Paul: &quot; Les préteurs ont envoyé (l&#039;ordre) de vous relâcher; sortez donc maintenant et allez en paix. &quot; 37 Mais Paul dit (aux licteurs): &quot; Après nous avoir fait battre publiquement, sans condamnation, nous qui sommes Romains, on nous a jetés en prison, et maintenant on nous jette dehors secrètement! Non point! Mais qu&#039;ils viennent eux-mêmes nous faire sortir! &quot; 38 Les licteurs rapportèrent ces paroles aux préteurs, qui furent effrayés en apprenant que c&#039;étaient des Romains. 39 Ils vinrent les prier; et, après (les) avoir fait sortir, ils (leur) demandaient de quitter la ville&quot;

Je pense que vous m&#039;interrogez plutôt sur le sens de cette référence. Dans cette communication de Ratisbonne qui a fait couler beaucoup d&#039;encre, le pape veut montrer qu&#039;il n&#039;y a pas antinomie entre la foi et la raison, autrement dit que le logos ne se réduit pas à ce qu&#039;une époque positiviste en a fait.
A l&#039;idée de logos, nous lions immédiatement la grande philosophie grecque, une philosophie dont St Paul est pétri, lui qui parle et pense grec et platonise le christianisme. La parenté de la foi christique avec son message d&#039;universalité, de justice et de charité avec la pensée issue de Socrate n&#039;est pas, déjà en ce sens, le fait du hasard. Mais, il me semble, que le pape fait une lecture allégorisante de la vision de St Paul même si pour lui, il ne s&#039;agit pas d&#039;une allégorie mais d&#039;un récit historique. Il y est question d&#039;une vision et il est dit plus haut que l&#039;apôtre est habité par l&#039;Esprit saint, ce même Esprit, qui le détourne de se rendre en Asie. L&#039;idée de vision connote donc celle d&#039;inspiration divine. La proximité d&#039;Athènes et de Jérusalem aurait ainsi un fondement divin, d&#039;un point de vue mystique; et du point de vue de la raison, elle obéirait à une nécessité intrinsèque. 
De fait, comme les philosophes grecs, les prophètes juifs mettent en cause les traditions frappées au sceau de la particularité, de l&#039;arbitraire et ouvrent la conscience sur un questionnement infini qui n&#039;occulte pas le sens spirituel de la transcendance.
J&#039;ai montré dans l&#039;article sur les deux matrices de l&#039;Europe, la convergence, pour comprendre ce que nous sommes, de la source grecque et de la source biblique.
PS: Je n&#039;ai aucune autorité en matière théologique et j&#039;espère que je ne vous induis pas en erreur.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>C&#8217;est un grand plaisir pour moi, Oliana, de vous rencontrer encore par la médiation de mon blog.<br />
Je ne suis pas sûre de bien comprendre votre question lorsque vous vous demandez à quoi le pape fait référence puisque vous indiquez vous-même qu&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;une référence aux Actes des apôtres dans la Bible. Dans ce texte, Luc raconte, dans le chapitre 16, les voyages missionnaires de St Paul. Si vous ne l&#8217;avez pas déjà lu, voici le passage en question:<br />
&laquo;&nbsp;6 Ils traversèrent la Phrygie et le pays de Galatie, le Saint-Esprit les ayant empêchés d&#8217;annoncer la parole dans l&#8217;Asie. 7 Parvenus aux confins de la Mysie, ils se disposaient à entrer en Bithynie, mais l&#8217;Esprit de Jésus ne le leur permit pas; 8 et ayant passé la Mysie, ils descendirent à Troas.<br />
9 Pendant la nuit, une vision apparut à Paul: un Macédonien se tenait debout et lui faisait cette prière: &nbsp;&raquo; Passe en Macédoine et viens à notre secours! &nbsp;&raquo; 10 Dès qu&#8217;il eut vu cette vision, nous cherchâmes aussitôt à partir pour la Macédoine, convaincus que Dieu nous appelait à y annoncer la bonne nouvelle. 11 Embarqués à Troas, nous vînmes droit à Samothrace, et le lendemain à Néapolis, 12 puis de là à Philippes, qui est première ville de cette partie de la Macédoine (et) une colonie. Nous demeurâmes quelques jours dans cette ville. 13 Le jour du sabbat, nous nous rendîmes hors de la porte, sur le bord d&#8217;une rivière, où nous pensions qu&#8217;était un lieu de prière, et nous étant assis, nous parlâmes aux femmes qui (y) étaient assemblées. 14 Or, une femme nommée Lydie, marchande de pourpre de la ville de Thyatire, craignant Dieu, écoutait. Le Seigneur lui ouvrit le cœur pour qu&#8217;elle fût attentive à ce que disait Paul. 15 Quand elle eut été baptisée, ainsi que sa maison, elle (nous) adressa cette prière: &nbsp;&raquo; Puisque vous avez jugé que j&#8217;ai foi au Seigneur, entrez et demeurez dans ma maison. &nbsp;&raquo; Et elle nous (y) contraignit. 16 Une fois que nous allions au lieu de prière, vint à notre rencontre une jeune esclave, qui avait un esprit Python et procurait un grand gain à ses maîtres en pratiquant la divination. 17 Nous ayant suivis, Paul et nous, elle criait, disant: &nbsp;&raquo; Ces hommes sont des serviteurs du Dieu très haut, qui vous annoncent une voie de salut. &nbsp;&raquo; 18 Elle fit cela pendant plusieurs jours. Mais Paul en fut importuné et, se retournant, il dit à l&#8217;esprit: &nbsp;&raquo; Je te commande, au nom de Jésus-Christ, de sortir d&#8217;elle. &nbsp;&raquo; Et il sortit à l&#8217;heure même. 19 Mais ses maîtres, voyant s&#8217;évader l&#8217;espoir de leur gain, se saisirent de Paul et de Silas, qu&#8217;ils traînèrent à l&#8217;agora devant les magistrats. 20 Et les ayant conduits aux préteurs, ils dirent: &nbsp;&raquo; Ces hommes troublent notre ville; ce sont des Juifs, 21 et ils prêchent des coutumes qu&#8217;il ne nous est permis, à nous qui sommes Romains, ni de recevoir ni de suivre. &nbsp;&raquo; 22 Et la foule se souleva contre eux, et les préteurs, ayant fait arracher leurs vêtements, ordonnèrent qu&#8217;on les flagellât. 23 Après qu&#8217;on leur eut appliqué force coups, ils les jetèrent en prison, en commandant au geôlier de les tenir en garde sûre. 24 Lui, ayant reçu pareil commandement, les jeta dans le cachot intérieur et leur entrava les pieds dans les ceps. 25 Or, vers le milieu de la nuit, Paul et Silas, étant en prière, chantaient des hymnes à Dieu, et les prisonniers les écoutaient. 26 Tout à coup il y eu un tremblement de terre si fort que les fondements de la prison furent ébranlés; au même instant, toutes les portes s&#8217;ouvrirent et les liens de tous (les prisonniers) tombèrent. 27 Le geôlier, s&#8217;étant éveillé et voyant les portes de la prison ouvertes, tira (son) épée, et il allait se tuer, pensant que les prisonniers avaient pris la fuite. 28 Mais Paul cria à pleine voix: &nbsp;&raquo; Ne te fais point de mal, car nous sommes tous ici. &nbsp;&raquo; 29 (Le geôlier), ayant demandé des torches, se précipita et, pris de tremblement, tomba aux pieds de Paul et de Silas; 30 puis il les mena dehors et dit: &nbsp;&raquo; Seigneur, que faut-il que je fasse pour être sauvé? &nbsp;&raquo; 31 Et ils dirent: &nbsp;&raquo; Crois au Seigneur Jésus, et tu seras sauvé, toi et ta maison. &nbsp;&raquo; 32 Et ils lui annoncèrent la parole du Seigneur, ainsi qu&#8217;à tous ceux qui étaient dans sa demeure. 33 Les prenant à cette même heure de la nuit, il lava leurs plaies, et aussitôt il fut baptisé, lui et tous les siens. 34 Ensuite il les fit monter dans sa maison et (leur) servit à manger, et il se réjouit en famille d&#8217;avoir cru en Dieu. 35 Cependant, quand il fit jour, les préteurs envoyèrent les licteurs dire: &nbsp;&raquo; Mets ces hommes en liberté. &nbsp;&raquo; 36 Le geôlier rapporta les paroles à Paul: &nbsp;&raquo; Les préteurs ont envoyé (l&#8217;ordre) de vous relâcher; sortez donc maintenant et allez en paix. &nbsp;&raquo; 37 Mais Paul dit (aux licteurs): &nbsp;&raquo; Après nous avoir fait battre publiquement, sans condamnation, nous qui sommes Romains, on nous a jetés en prison, et maintenant on nous jette dehors secrètement! Non point! Mais qu&#8217;ils viennent eux-mêmes nous faire sortir! &nbsp;&raquo; 38 Les licteurs rapportèrent ces paroles aux préteurs, qui furent effrayés en apprenant que c&#8217;étaient des Romains. 39 Ils vinrent les prier; et, après (les) avoir fait sortir, ils (leur) demandaient de quitter la ville&nbsp;&raquo;</p>
<p>Je pense que vous m&#8217;interrogez plutôt sur le sens de cette référence. Dans cette communication de Ratisbonne qui a fait couler beaucoup d&#8217;encre, le pape veut montrer qu&#8217;il n&#8217;y a pas antinomie entre la foi et la raison, autrement dit que le logos ne se réduit pas à ce qu&#8217;une époque positiviste en a fait.<br />
A l&#8217;idée de logos, nous lions immédiatement la grande philosophie grecque, une philosophie dont St Paul est pétri, lui qui parle et pense grec et platonise le christianisme. La parenté de la foi christique avec son message d&#8217;universalité, de justice et de charité avec la pensée issue de Socrate n&#8217;est pas, déjà en ce sens, le fait du hasard. Mais, il me semble, que le pape fait une lecture allégorisante de la vision de St Paul même si pour lui, il ne s&#8217;agit pas d&#8217;une allégorie mais d&#8217;un récit historique. Il y est question d&#8217;une vision et il est dit plus haut que l&#8217;apôtre est habité par l&#8217;Esprit saint, ce même Esprit, qui le détourne de se rendre en Asie. L&#8217;idée de vision connote donc celle d&#8217;inspiration divine. La proximité d&#8217;Athènes et de Jérusalem aurait ainsi un fondement divin, d&#8217;un point de vue mystique; et du point de vue de la raison, elle obéirait à une nécessité intrinsèque.<br />
De fait, comme les philosophes grecs, les prophètes juifs mettent en cause les traditions frappées au sceau de la particularité, de l&#8217;arbitraire et ouvrent la conscience sur un questionnement infini qui n&#8217;occulte pas le sens spirituel de la transcendance.<br />
J&#8217;ai montré dans l&#8217;article sur les deux matrices de l&#8217;Europe, la convergence, pour comprendre ce que nous sommes, de la source grecque et de la source biblique.<br />
PS: Je n&#8217;ai aucune autorité en matière théologique et j&#8217;espère que je ne vous induis pas en erreur.</p>
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