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La culture.

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 A)    La culture humaine en général.

   Humaine parce qu’elle est œuvre humaine et parce qu’elle est le moyen de rendre l’homme plus humain. On désigne par cette expression, l’ensemble des manifestations de la pensée et de l’action humaines. Ainsi, l’art, la technique, la science, la religion et le culte des morts mais aussi la langue, les institutions politiques, les mœurs sont des éléments constitutifs de la culture. Ils sont propres à l’espèce humaine et portent la marque de l’esprit. La philosophie, qui est réflexion, correspond à l’épanouissement supérieur de la culture. C’est l’esprit qui s’interroge sur lui-même.

   

B)     La culture au sens sociologique ou ethnique.

 

  C’est l’ensemble des manières de penser, d’agir et de sentir propres à une collectivité donnée.

  « La culture d’une société consiste en la totalité des façons de penser et de réagir et des modes de conduites accoutumés que les membres de cette société ont acquis par voie d’éducation, d’imitation et qui leur sont plus ou moins communes »  Michel Leiris.

  Parce qu’ils sont tous membres d’une collectivité, les hommes sont des êtres culturels. Ils sont ce que leur groupe social les fait être. Ils ont si bien intériorisé les manières d’être et de penser, héritées de leurs groupes, que celles-ci sont vécues comme naturelles. Elles se sont solidifiées en eux, sous forme de « dispositions permanentes » que Bourdieu appelle des habitus. D’où le risque de confusion entre le naturel et le culturel.

 

 

PB : Pourquoi la confusion du culturel et du naturel est-elle redoutable ?

 

   Parce que le naturel c’est l’inné, le culturel l’acquis. L’inné est ce qui est commun à tous les membres d’une même espèce. Les critères du naturel sont, comme le souligne Lévi-Strauss, l‘universalité et la constance. Les critères du culturel sont la particularité et le caractère changeant.

  En prenant pour naturel, ce qui est culturel on est coupable d’universaliser indûment une particularité culturelle, d’absolutiser du relatif avec les effets désastreux d’une telle confusion :

  -Ceux qui relèvent d’une autre particularité culturelle ne sont pas identifiés comme des hommes à part entière. De fait si ma culture incarne à mes yeux l’universalité humaine, ceux qui n’ont pas la même culture que moi ne sont pas des hommes. Ex : Pour les Grecs du monde antique, ceux qui ne parlent pas grec sont des barbares. Pour les Chinois, ceux qui ne parlent pas chinois ont des cervelles d’oiseau (ils gazouillent). Ceux qui ne sont pas des Locandons ne sont pas des hommes puisque dans la langue de cette ethnie, il n’y a qu’un seul mot pour signifier indifféremment homme ou Locandon. Pour l’Occidental de l’époque des grandes découvertes ceux qui ne sont pas des Européens sont des sauvages De même, lorsque Jules Ferry fait voter les lois sur la colonisation, il s’agit d’arracher les peuples colonisés à l’arriération afin de les faire entrer dans la catholicité (katholicos :universel) occidentale. Il s’ensuit que cette confusion est pourvoyeuse d’une violence terrible : ethnocide, génocide, colonisation, exclusion de tout ce qui n’est pas conforme au système de valeurs d’une culture particulière, xénophobie.

   -L’ethnocentrisme est le vice constitutif d’une telle méprise. On appelle ethnocentrisme la tendance consistant à porter des jugements de valeur sur des pratiques culturelles différentes des nôtres en fonction de notre propre système de valeurs implicitement considéré comme le meilleur.

 

  Sociologiquement parlant, il faut avoir bien présent à l’esprit, qu’il n’y a pas la culture mais des cultures. Dans le temps et dans l’espace il y a une multiplicité (opposable à unité)et une diversité (opposable à identité) de cultures. Chacune a son propre système de valeurs, ses propres habitus. Ce qui évidemment est une source inépuisable de problèmes du point de vue des conditions de possibilité de la communication des hommes et de leur coexistence pacifique.

 

  

  PB : Faut-il décliner l’humanité au pluriel et admettre qu’il n’y a pas d’universalité humaine ou bien malgré l’évidente diversité humaine, faut-il penser que les particularismes culturels ne sont que des manières de singulariser une nature humaine une et universelle  ?

 

   D’un côté il y a ceux qui, à la manière de Joseph de Maistre hier, ou du communautarisme aujourd’hui, identifient l’humanité à l’ethnicité ; de l’autre l’humanisme rationaliste des Lumières qui refuse cette position attentatoire  à la définition abstraite de la nature humaine par la conscience, la raison ou la liberté. (Cf. Cours sur la conscience). Certes les hommes sont tous différents par leurs cultures mais celles-ci ne sont qu’une manière de donner forme concrète à une caractéristique universelle que Rousseau propose de déchiffrer comme  perfectibilité. La perfectibilité est la capacité de changer, autrement dit de ne pas plus être enfermé dans les limites d’une nature que dans celles d’une culture.  

  Dans cette perspective, il y a antinomie entre une doctrine déniant à l’homme  le droit de changer de nation, de religion ou autre donnée factuelle et les présupposés des Lumières. La manière rationaliste de définir la nature humaine fonde l’unité du genre humain et présuppose que tout homme, quel que soit son conditionnement ethnique, a la possibilité  de prendre du recul par rapport aux valeurs de son groupe pour les juger en fonction de valeurs universalisables en droit (car si le jugement se fonde sur des valeurs relatives à un particularisme culturel il est coupable d’ethnocentrisme). On appelle cette possibilité inhérente, affirme-t-on, à un être doué de raison, la liberté intellectuelle et morale.

 

 

  PB : Qu’est-ce que la raison ? Est-elle bien une faculté universelle ou cette prétention n’est-elle que l’alibi derrière lequel officie l’impérialisme occidental ?

 

   C’est là l’argument des communautaristes. Les valeurs de la raison (la vérité objective, la science, la liberté, l’égalité en droit de tous les hommes etc.) seraient des valeurs occidentales, non des valeurs universalisables en droit (à défaut de l’être en fait). Ce débat travaille le monde dans lequel nous vivons. Il est clair que si l’on refuse d’admettre l’universalité de la raison, il faut renoncer à l’idée d’une nature humaine universelle et conclure que les membres des diverses cultures ne peuvent pas se comprendre vraiment et sont condamnés, au mieux à se tolérer, au pire à se combattre. En tout cas il devient difficile d’envisager la possibilité d’un état multiethnique apaisé. La ghettoïsation est notre destin.  

 

 

  PB : Cette position n’est-elle pas un sophisme ?

 

  La connaissance objective, la séparation du politique et du religieux, l’égalité en droit des hommes et des femmes, la démocratie ne sont pas des données. Partout où ces valeurs ont triomphé, elles ont été conquises contre une culture théologico-politique qui, comme aujourd’hui dans certains espaces culturels, faisait de la résistance. Or cette liberté que nous devons au combat des Lumières n’est-elle pas ce qui est à conquérir par tous les hommes ? Kant a eu la faiblesse de penser que cette tâche était le devoir de l’humanité en tant qu’elle est porteuse de raison. Exclure des membres de l’espèce humaine de cette noble vocation est une injure faite à l’humanité considérée comme fin en soi. C’est une faute morale. 

 

 C)    La culture au sens philosophique ou humaniste.

 

  Se cultiver consiste, en ce sens, à développer son humanité. L’humanité ne se réduisant pas à l’ethnicité, se cultiver ne se limite pas à intérioriser les valeurs de son groupe.

  La culture est le perfectionnement d’une personne qui a développé tout en s’instruisant et en s’éduquant, sa sensibilité, son jugement, ses aptitudes physiques et morales. Se cultiver revient à rompre les frontières de l’ethnique, à élargir son horizon en voyageant dans l’étrangeté. En parcourant d’autres univers que le sien (par le voyage, l’échange, l’étude) on ouvre son esprit, on découvre ce qu’il y a de relatif dans sa propre culture, on fait comme disaient les Anciens « ses humanités » c’est-à-dire l’apprentissage de l’universel. 

 

 

 

 

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17 Réponses à “La culture.”

  1. Muller dit :

    Bonjour, je suis une élève de Terminale Es et j’avoue que votre site est très instructif, les récapitulatfis de cours sont clairs et concis.
    Merci pour cet enrichissement intellectuel =)
    Bonne continuation, je reviendrai consulter votre site pour approfondir mes cours..
    Cécile.

  2. Julien dit :

    Tout à fait d’accord avec la demoiselle (Terminale Es aussi).

  3. Jean dit :

    Bonjour Madame. Je viens de le lire votre article et je le trouve très intéressant. Mais J’ai une question à laquelle je ne trouve pas de réponse: Comment les civilisations peuvent parvenir à créer des liens malgré les différences culturelles (coutumes, croyances, pensées) et sans que l une d’elles ne perde sa spécificité et son authenticité?

  4. Simone MANON dit :

    Le dialogue des cultures est possible parce qu’il y a un socle commun à chacune d’elles qui est notre commune humanité. Sans ce fond commun nous ne pourrions pas communiquer. Je ne sais pas ce que vous appelez spécificité ou authenticité sauf à considérer que les clôtures ethniques sont une vertu. Ce qui me paraît au contraire un vice. Dans l’échange chaque culture s’élargit et s’enrichit de la différence de l’autre. Mais cela suppose la capacité de prendre du recul par rapport à sa propre culture et de la critiquer si cela s’impose du point de vue d’exigences universalisables. Cette attitude est précisément le propre de la culture européenne si l’on veut bien prendre acte que la caractéristique de l’Europe est dans la remise en question de ses traditions et dans la rupture de la clôture ethnocentrique. Toute culture ayant peur d’une autre culture, élevant des remparts pour se protéger est une culture pauvre et faible. Voyez sur ce thème le chapitre Réflexion sur la culture européenne et comprenez qu’il n’est pas nécessaire de s’attribuer un prénom européen pour obtenir une réponse dès lors qu’on se donne la peine de poser une vraie question.

  5. Jean dit :

    Bonjour. Je crois que vous avez mal interprété ce que j’ai dit. Pour ce qui est du prénom, ce n’est qu’un simple pseudonyme (je ne suis pas dupe pour ignorer que mon adresse email vous serait communiquée).De plus, je suis tout à fait contre l’éthnocentrisme et dans ma question, il n y a rien qui laisse penser que je suis pour (sauf si mon adresse email change votre manière de comprendre ma question).Je ne suis qu’un simple élève qui veut comprendre ‘Comment pouvoir créer des liens solides avec l’autre sans perdre sa propre identité (qui je suppose n’a rien à voir avec clotures éthniques, et l’identité nationale est au coeur des débats en France si je ne m’abuse)?’

  6. Simone MANON dit :

    Bien sûr que la question de l’identité a à voir avec la clôture ethnocentrique. C’est le cas chaque fois qu’on rabat son identité humaine sur son identité ethnique (ou culturelle pour ceux qui réduisent le mot de culture à sa signification ethnique). Voilà pourquoi il est légitime de dénoncer les communautarismes et de rappeler que l’identité de la France laïque et républicaine n’est pas compatible avec les revendications communautaristes.

  7. dafdesade dit :

    Qu’en est-il pour ces cultures, très nombreuses, pour lesquelles cette prise de distance critique, cette relativisation de leurs propres références, entrainent un véritablement effondrement, pensons par exemple à ces cultures inouits, aborigènes, qui ont fait l’expérience de la rencontre avec l’occident, ces savoirs, son universalisme et qui ne s’en sont toujours pas relevées. « Le temps des reves » n’est plus qu’un folklore désuet comme le reste. Ces populations connaissent souvent un taux d’alcoolisme et une violence très élevés. Leur univers symbolique a été détruit, tout ce à partir de quoi toutes les dimensions de leur existence prenaient sens a été anéanti, la relativisation de leurs références a entrainé leur perte. Qu’en est-il de ces cultures pour lesquelles la rupture de la clôture ethnocentrique a été une tragédie ?

  8. Simone MANON dit :

    D’abord je rappellerai le propos de Valéry : « Nous autres civilisations nous savons maintenant que nous sommes mortelles ».
    Ensuite je vous renverrai à l’analyse de Claude Lévi-Strauss, dans le chapitre 7 de Race et histoire.
    « Mais regardez autour de vous ; soyez attentif à ce qui se passe dans le monde depuis un siècle, et toutes vos spéculations s’effondreront. Loin de rester enfermées en elles-mêmes, toutes les civilisations reconnaissent, l’une après l’autre, la supériorité de l’une d’entre elles, qui est la civilisation occidentale. Ne voyons-nous pas le monde entier lui emprunter progressivement ses techniques, son genre de vie, ses distractions et jusqu’à ses vêtements? Comme Diogène prouvait le mouvement en marchant, c’est la marche même des cultures humaines qui, depuis les vastes masses de l’Asie jusqu’aux tribus perdues dans la jungle brésilienne ou africaine, prouve, par une adhésion unanime sans précédent dans l’histoire, qu’une des formes de la civilisation humaine est supérieure à toutes les autres : ce que les pays « insuffisamment développés » reprochent aux autres dans les assemblées internationales n’est pas de les occidentaliser, mais de ne pas leur donner assez vite les moyens de s’occidentaliser. Nous touchons là au point le plus sensible de notre débat; il ne servirait à rien de vouloir défendre l’originalité des cultures humaines contre elles- mêmes. De plus, il est extrêmement difficile à l’ethnologue d’apporter une juste estimation d’un phénomène comme l’universalisation de la civilisation occidentale, et cela pour plusieurs raisons, D’abord l’existence d’une civilisation mondiale est un fait probablement unique dans l’histoire ou dont les précédents seraient à chercher clans une préhistoire lointaine, sur laquelle nous ne savons à peu près rien. Ensuite, une grande incertitude règne sur la consistance du phénomène en question. Il est de fait que, depuis un siècle et demi, la civilisation occidentale tend, soit en totalité, soit par certains de ses éléments clefs comme l’industrialisation, à se répandre dans le monde; et que, dans la mesure où les autres cultures cherchent à préserver quelque chose de leur héritage traditionnel, cette tentative se réduit généralement aux superstructures, c’est-à-dire aux aspects les plus fragiles et dont on peut supposer qu’ils seront balayés par les transformations profondes qui s’accomplissent. Mais le phénomène est en cours, nous n’en connaissons pas encore le résultat. S’achèvera-t-il par une occidentalisation intégrale de la planète avec des variantes, russe ou américaine? Des formes syncrétiques apparaîtront-elles comme on en aperçoit la possibilité pour le monde islamique, l’Inde et la Chine? Ou bien le mouvement de flux touche-t-il déjà à son terme et va-t-il se résorber, le monde occidental étant près de succomber, comme ces monstres préhistoriques à une expansion physique incompatible avec les mécanismes internes qui assurent son existence? C’est en tenant compte de toutes ces réserves que nous tâcherons d’évaluer le processus qui se déroule sous nos yeux et dont nous sommes consciemment ou inconsciemment, les agents, les auxiliaires ou les victimes. »

    Lévi-Strauss écrit ce texte en 1952. Depuis nous voyons certaines évolutions se dessiner qui vont dans le sens, me semble-t-il, du goût du métissage (G. Empoli parle de brésilianisation du monde), de la montée en puissance de la Chine et du déclin de la civilisation occidentale, la fascination qu’elle exerce pour les autres portant surtout sur sa puissance, ses armes, son niveau de vie, bref sur ses aspects matériels beaucoup plus que sur ses grandes valeurs spirituelles (parmi lesquelles l’inestimable capacité critique), valeurs ayant cessé d’être vivantes, hélas, même pour les Occidentaux. Le chapitre : Réflexion sur l’Europe développe ces thèmes.

  9. grégoris dit :

    bjr.Mon problème :peut-on dire si le culte des morts est-il naturel ou culturel?(je suis un terminaliste amoureux de la philosophie donc je veux mieux la comprendre)

  10. Simone MANON dit :

    Il faut vous dépêcher de vous mettre au travail pour élucider cette question.
    Bon courage.

  11. lili dit :

    je trouve ces explications très claires pour des élèves de terminal (dans mon cas, filière ES)! C’est super !!! :)

  12. Eva dit :

    Bonjour, je viens seulement de découvrir votre site que je trouve ça vraiment super, c’est très clair, j’aime beaucoup les cours qui sont présentés; d’ailleurs je vous en remercie.
    Toutefois j’ai une interrogation, ces cours étant présentés comme des récapitulatifs, sont-ils suffisants pour « maîtriser » une notion? celle sur la culture par exemple.
    Je vous demande cela car je n’arrive pas à suivre les cours de mon prof, je n’aime pas sa façon d’enseigner, au départ je faisais des efforts pour suivre, mais durant les derniers cours désintérêt complet, je ne prends même plus de notes; non pas pour la matière, que je trouve très intéressante mais plutôt pour le prof. Je sais qu’en tant que prof vous risquez de ne pas apprécié ce commentaire mais je tiens beaucoup au coef 3 que représentante la philo je n’ai pas envie de rater une épreuve pour un motif aussi puéril…

  13. Simone MANON dit :

    Bonjour
    Vous avez raison de penser que je ne vais pas justifier votre conduite, d’autant plus que vous reconnaissez l’intérêt de la réflexion philosophique.
    Pour ce qui est de votre question: un cours est intégré dans un chapitre. C’est évidemment l’ensemble des cours du chapitre qui doivent être maîtrisés pour pouvoir traiter un sujet au bac.
    Par exemple ici: en cliquant dans la colonne de droite sur chapitre VI, nature-culture, vous verrez défiler les cours à assimiler.
    Bien à vous.

  14. elodie dit :

    Bonjour,

    Je fais un devoir sur l’égalité des cultures .

    Pourriez vous m’indiquer des noms de philosophes qui sont contre l’égalité des cultures ?
    J’ai déja des idées mais je manque de références .

    Cordialement

  15. Simone MANON dit :

    Bonjour
    L’expression: « être contre l’égalité des cultures » n’a aucun sens philosophique. La philosophie n’est pas une affaire d’opinion mais d’analyse rationnellement fondée.
    Voyez le chapitre: réflexions sur l’Europe et en particulier: http://www.philolog.fr/plaidoyer-pour-leurope-ou-loccident-lexception-europeenne-jacques-dewitte/
    Bien à vous.

  16. Auffray De L'Etang dit :

    Madame,
    Bonsoir,
    C’est en faisant « connaissance » avec Prométhée que je vous ai lu !
    Je suis Bretonne et je réalise encore aujourd’hui, la « mort » de notre culture si valorisante. Elle me manque dans son humanité… L’amour de l’art était présent, ancien.

    Cordialement. Amelle De L’ESTANG

  17. Simone MANON dit :

    Bonjour
    J’avoue ne pas voir précisément ce que vous entendez par mort de la culture.
    Avez-vous à l’esprit la culture bretonne ou bien la culture classique?
    Cette dernière est en effet mal en point dans une époque où sévit le philistinisme cultivé (http://www.philolog.fr/le-philistinisme-cultive/ ) mais les cultures ne sont pas imperméables à la vie des sociétés, elles en sont plutôt l’expression et il ne dépendait que des aînés de transmettre notre merveilleux héritage.
    Bien à vous.

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