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   Si vous ne l’avez pas encore lu, il faut vous précipiter chez votre libraire. Olivier Bourdeaut nous offre avec ce livre  un rare moment de poésie pure. Un hymne à la vie où la fantaisie, le rire et la danse font la nique au prosaïsme, au sérieux et…à la tragédie. On lit ce roman comme emporté dans un rêve, celui de l’amour fou de deux êtres déjantés bien décidés à assumer leur folie dans une fête perpétuelle et une grâce capables de déjouer la monotonie des jours, le pathétique de la démence, l’apparente victoire de l’ordre des choses. Métaphore du don le plus précieux que puisse recevoir un enfant, ces drôles de parents incarnent jusque dans leur effacement le triomphe de la liberté, la puissance de la joie, le sel de la vie sans lesquels une écriture ou une destinée sont privées de toute magie.

  On a l'impression que notre jeune auteur a reçu cet inestimable présent. Son écriture est pétillante, sa respiration est à l’unisson de ce qui fait vibrer les âmes. Nul doute que sa prophétie est en passe de se réaliser. Son livre est bien de nature à remplir toutes les librairies de la terre: « Les gens liront Bojangles sur la plage, dans leur lit, au bureau, dans le métro, tourneront les pages en sifflotant, ils le poseront sur leur table de nuit, ils danseront et riront avec nous, pleureront avec Maman, mentiront avec Papa et moi, comme si mes parents étaient toujours vivants»; mais il ne faut pas dire que  « c'est n'importe quoi» car c'est le miracle de la poésie.

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4 Réponses à “En attendant Bojangles. Olivier Bourdeaut.”

  1. Patrick dit :

    Bonjour,

    N’ayant pas trouvé d’espace pour les questions diverses (peut-être ais-je mal cherché) je pose ma question ici.

    J’essaie d’utiliser au mieux les ressources de votre blog et comme ma pensée j’essaie d’organiser un peu mes recherches sur le blog.

    Mes questions portent sur le fonctionnement du site :

    Quid de mes commentaires et de vos réponses sur le blogs comment les retrouver rapidement ?

    Il semblerait que l’index de recherche (« onglet index » ne fonctionne pas pour les commentaires), peut-on faire quelque chose ?

    Que pensez vous de créer une page « boite à idée » qui concernerait le fonctionnement et l’optimisation du blog pour accéder aux ressources plus rapidement, plus précisement ?
    Vous en ferez ce que vous voudrez mais je suppose qu’il est toujours interressant d’avoir des propositions et suggestions d’autant que parmi vos lecteurs et contributeurs il y a certainement des « techniciens » de l’outil informatique.

    Enfin une demande plus personnel vous avez écrit dans un de vos articles une analyse fine de la phase célèbre du monologue d’Hamlet « être ou ne pas être…. » où vous citiez Hölderlin « la pensée la plus profonde aime la vie la plus vivante.. » et vous expliquiez (si mes souvenirs sont justes) à quel point « penser » et « agir » sont liés et que chacun révèle notre être.
    J’aimerais retrouver ce passage car justement je ne suis plus très sûr de l’analyse.

    Enfin je l’ai déjà dit dans d’autres de mes commentaires mais je vous remercie encore pour ce blog d’une grande richesse qui chaque jour un peu plus fait grandir la fleur de la sagesse.

    “La nuit, en secret, épanouit les fleurs et laisse le grand jour récolter les compliments.”

    Bien à vous,
    Patrick.

  2. Simone MANON dit :

    Bonjour
    Vous pouvez retrouver votre message en utilisant l’index en indiquant: Patrick (votre nom) et commentaire.
    Vous devez avoir lu le commentaire de la formule d’Hamlet ailleurs car je n’en ai pas fait l’analyse.
    Pour ce qui est du fonctionnement de mon blog, je n’ai pas l’intention d’ajouter des fonctions supplémentaires. L’index me semble suffisant pour retrouver ce que l’on cherche.
    Merci pour l’appréciation positive que vous faites de mon site.
    Bien à vous.

  3. Sylvie dit :

    Bonjour,
    Il se trouve que je lisais avant-hier, dans « Qu’appelle-t-on penser ? » de Martin Heidegger, page 33 de l’édition PUF collection Epiméthée
    « Qui a pensé le plus profond aime le plus vivant.  »
    Heidegger, là, recourt à la poésie « sublime » de Hölderlin pour dire quelque chose de la « pensée profonde ».
    Je lis et relis ce texte avec joie et concentration et n’en puis (encore) rien dire (à jamais, sans nul doute.) Je voulais seulement, ici, vous orienter vers la source qui vous requiert.
    Bien à vous.

  4. Sylvie dit :

    Madame Manon,
    Mon commentaire va à Patrick. Pardonnez-moi, j’ai oublié de le préciser.

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