« Le plaisir tel que l’entend Epicure est appelé le plaisir constitutif, hêdonê katastematikè. Le mot katastéma paraît correspondre dans le système d’Epicure au terme sustêma employé de préférence par les stoïciens. Tandis que ce dernier terme désigne surtout l’ensemble des parties qui constituent un être vivant, le concours des éléments multiples vers une fin unique, le mot katastéma exprime plutôt l’état définitif, stable et permanent, au moins pendant une certaine durée, de l’organisme vivant. Il est sans doute permis de rapprocher de cette expression les formules que nous rencontrons aussi dans les textes authentiques, telles que eustathes katastéma tês sarkos (Us., 68), ou encore eustatheia. En dernière analyse, c’est l’équilibre des différentes parties du corps vivant, cet équilibre qui constitue la santé, ugieia (Diog., X, 131), terme aussi employé par les Épicuriens, qui est la condition immédiate du plaisir constitutif. Le plaisir se produit naturellement et de lui-même lorsque par le jeu naturel des organes, l’équilibre physiologique est établi dans un être vivant.
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Marqueurs:douleur, équilibre, eudémonisme, hédonisme négatif, hédonisme positif, plaisir catastématique ou plaisir en repos, plaisir en mouvement, santé