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  L’ordre des publications est structuré par la conduite du cours dispensé pendant l’année. Celui-ci obéit à un programme officiel comportant un ensemble de notions. Chaque notion est inscrite sous un thème. Ceux-ci- sont au nombre de cinq : Le sujet ; la culture ; la raison et le réel ; la politique ; la morale.

  Par exemple : Le sujet inclut une réflexion sur la conscience et l’inconscient, le désir, autrui, l’existence et le temps, la perception. La culture inclut : nature et culture, le langage, l’art, la technique, la religion, le travail, l’histoire. La raison et le réel inclut : théorie et expérience, la démonstration, l’interprétation, le vivant, la matière et l’esprit, la vérité. La politique inclut : la société et l’Etat, la justice et le droit. La morale inclut : la morale, la liberté, le devoir et le bonheur.

  Le blog comportera des chapitres, chacun renvoyant à une notion et à un thème. Chaque chapitre comporte une présentation. Un cours a de nombreuses ramifications puisqu’il s’étaye sur des textes et donne lieu à des dissertations. Textes, dissertations, notions définies dans un répertoire appartiennent donc à des chapitres qui sont indiqués.

  Pour permettre la familiarisation avec les concepts philosophiques je propose des questions traitées ou non sous forme de dissertation. Là aussi le chapitre est indiqué.

  Des dissertations et des explications de texte, épreuves types du baccalauréat supposent des méthodes. On peut donc se reporter aux cours de méthodologie.

  Et puis, je me permets des illustrations et des récréations parce que l’intérêt d’un blog est aussi d’ouvrir un espace de liberté.

  Je tiens beaucoup aux illustrations dans la mesure où les belles choses ne sont pas que les belles pensées. Ce sont aussi les œuvres d’art comme cette éblouissante Ecole d’Athènes. Je ferai mon miel de tout ce qui pourra réjouir l’âme et les yeux de ceux auxquels je m’adresse.

  NB: On  pourra lire la légende et connaître la provenance des images en positionnant la souris sur chacune d’elles.

  

Présentation du chapitre I »

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425 Réponses à “Comment se repérer dans ce blog ?”

  1. Anne-Lise D'Halluin dit :

    Bonjour,
    Je vous remercie pour votre blog qui répond à une aspiration que j’avais de découvrir la philosophie. Cette aspiration est née au cours de ces 4 dernières années où je me suis inscrite à des associations de psychanalyse. Certains intervenants étant formés à la philosophie, ils m’y ont intéressé. J’ai essayé de lire des ouvrages seule mais sans formation, je n’y comprenais pas grand chose. Travaillant à temps plein, ayant une famille et participant déjà à des séminaires et conférences sur des thèmes variés, proposés par les associations de psychanalyse auxquelles j’adhère, je n’ai pas beaucoup de temps à y consacrer. Cet été, j’ai lu La Philosophie pour les nuls pour avoir une vue d’ensemble et quelques explications. C’est ce livre qui m’a donné des pistes pour chercher un site et j’ai trouvé votre blog. Chaque dimanche matin, depuis quelques semaines, je choisi un thème et je lis avec plaisir. Un peu à la fois grâce à votre travail, je découvre, j’apprends et je vous en remercie.
    Cordialement.
    Anne-Lise

  2. Simone MANON dit :

    Bonjour,
    Merci pour ce sympathique message et tous mes vœux d’épanouissement dans votre initiation philosophique.
    Bien à vous.

  3. TERRIER dit :

    Madame,

    J’ai découvert un peu par hasard votre blog. Bravo pour le travail. Je suis annécien, j’ai 77 ans. Et rejoignant certaines des questions que je me posais il y a plus de 40 ans, mais surtout, en abandonnant résolument une forme de pensée « philosophique » dont la vie pratique m’a débarrassé, j’ai écrit un livre « La porte de nulle part », qui voudrait faire le point surtout sur ce que je ne connais pas. Pour reprendre le mythe de la caverne, j’ai regardé les ombres, mais, en me retournant, je n’ai vu que le vide.
    Et récemment, j’ai créé un blog qui illustre les différents thèmes de ce livre, J’ai pour l’instant publié 11 articles qui, je suppose, ne doivent pas être très loin de vos sujets d’intérêt.
    http://terrierrene.wixsite.com/monsite
    (le lien vers un site ne fonctionne apparemment pas sur votre site. Il faudra donc copier l’URL ci-dessus et le coller sur la ligne des adresses)
    Je vous livre un court extrait de ce livre :

    « Il y a quelques mois, je suis descendu dans ma cave, dans l’atelier où je stocke mes outils, dans un désordre toujours renouvelé. Sur l’une des cloisons de la cave, j’ai de grandes étagères où j’ai accumulé la plupart des bouquins que j’avais collectés pendant mes études au grand séminaire et à l’université. 40 ans plus tôt. La poussière s’est accumulée sur ces livres pendant 40 ans. Depuis que j’avais abandonné mes livres à leur triste sort, ma vie était devenue tout autre : dépanneur en électronique, travailleur social, créateur et gérant d’une société d’électronique, et – en définitive – assistant maternel (nounou) après avoir pris ma retraite.
    Déranger ces livres, c’était soulever une poussière volatile (J’ai l’avantage d’avoir une cave très sèche). Et j’ai remonté, après les avoir secoués, quelques-uns de ces livres à l’étage. En les feuilletant, j’ai été effaré par le niveau d’abstraction de ces grands penseurs de la littérature philosophique. En progressant, la connaissance scientifique a rendu obsolètes la plupart des manières de penser de beaucoup de philosophes. Mais n’a pas pour autant résolu les questions qu’ils se posaient.
    J’avais étudié la philosophie pendant plusieurs années; d’abord à la Faculté Catholique de Lyon, puis à la Sorbonne. J’ai obtenu une maîtrise, avec un mémoire sur Kant. Au cours de ces quelques années, l’apport principal a été pour moi la possibilité de me plonger dans diverses pensées et systèmes des grands auteurs anciens et modernes. J’avais d’ailleurs passé deux certificats : l’un sur la pensée antique et médiévale, l’autre sur l’histoire de la pensée scientifique. La première série d’études me permettait de retrouver les connaissances déjà acquises au Grand Séminaire. Avec l’autre série, je me détachais de la philosophie officielle du catholicisme, inspirée pour l’essentiel d’Aristote et Saint Thomas d’Aquin. Des philosophes comme Bachelard, un sociologue et philosophe comme Durkeim, ont été parmi les auteurs qui m’ont le plus influencé et m’ont fourni les éléments pour une critique des connaissances acquises pendant mon enfance et ma jeunesse.
    Des amis m’ont demandé pourquoi je n’ai pas continué une carrière philosophique, – commencée plutôt bien, et avec des résultats universitaires encourageants – comme enseignant par exemple. J’ai répondu qu’ayant abandonné mes croyances religieuses, la multiplicité des systèmes et des théories philosophiques ne m’avait apporté aucune certitude, et que sa recherche même me paraissait vaine. La seule chose dont – intellectuellement – j’avais la certitude, c’est que je ne savais rien. Je me voyais mal communiquer à des jeunes ma propre méconnaissance. M’en tenir à une histoire de la philosophie me paraissait plutôt ennuyeux….

    Peut-être cette contribution – un peu trop longue – vous apportera-t-elle un petit quelque chose.

    Avec ma sympathie

    René TERRIER

  4. Simone MANON dit :

    Bonjour Monsieur
    Il ne faut pas confondre, comme le souligne Hannah Arendt, le besoin de penser et l’appétit de savoir. Je vous renvoie à l’article consacré à ce thème.http://www.philolog.fr/hannah-arendt-le-besoin-de-penser-nest-pas-lappetit-de-savoir/#more-4861
    Vous y trouverez cette sage mise au point: « La pensée, au sens non cognitif et non spécialisé, conçue comme un besoin naturel de la vie, l’actualisation de la différence présente dans la conscience de soi, n’est pas la prérogative d’une minorité, mais une faculté constamment présente en chacun de nous; de plus, l’incapacité de penser n’est pas le défaut des légions de gens qui manquent d’intelligence, mais une possibilité qui, sans arrêt, guette tout un chacun – y compris les hommes de laboratoire, les érudits, et autres spécialistes de l’équipée mentale. Tout le monde peut être amené à fuir ce rapport à soi-même dont Socrate a, le premier, découvert qu’il était réalisable et important. La pensée va de pair avec la vie et est elle-même la quintessence dématérialisée du vivre; et, du fait que la vie est un processus, sa quintessence ne peut résider que dans le processus de pensée en soi, et non dans des résultats tangibles ou des pensées spécifiques. Une vie dépourvue de pensée n’a rien d’impossible; elle ne réussit pas à développer sa propre essence, c’est tout – elle n’est pas seulement dépourvue de signification; elle n’est pas tout à fait vivante. Les hommes qui ne pensent pas sont comme des somnambules. »
    Bien à vous.

  5. chavigny florence dit :

    bonjour,

    J’ai lu votre introduction au cours sur le sujet et j’aimerais avoir accès à tout le cours dont vous exposez les principaux développements. Comment puis-je faire? ont-ils été publiés?
    Cordialement

  6. Simone MANON dit :

    Bonjour
    Il vous suffit d’ouvrir les chapitres dans la colonne de droite ou de consulter la table des matières pour avoir accès à tous les articles.
    Bien à vous.

  7. Myriam Vale dit :

    Bonjour Simone, quel argument donner pour dire qu’il est possible de proposer un art de vivre? Et quel argument
    donner comme objection à quelqu’un qui croit que l’on peut proposer un art de vivre?

  8. Simone MANON dit :

    Bonjour
    La philosophie est, étymologiquement, amour de la sagesse et la sagesse est définie par les Anciens comme méthode de la vie bonne et heureuse. Autrement dit comme un art de vivre soucieux de sauvegarder les biens supérieurs de l’existence humaine: la liberté, la paix de l’âme, la vertu morale.
    Il est possible de définir un art de vivre parce que l’homme dispose de ressources spirituelles pour affronter les grands maux de l’existence auxquels personne n’échappe à un moment ou à un autre de sa vie: la mort de ceux qui nous sont chers, l’impossibilité de satisfaire un désir, la solitude, la folie des hommes vectrice de violence historique, etc. Les grandes leçons de la sagesse nous donnent des conseils pour assumer dans la sérénité ces situations.
    La limite de ces entreprises? Elles impliquent toutes la mise en œuvre d’une force morale que peu d’hommes sont capables de déployer. Non point parce qu’ils seraient privés des capacités nécessaires mais parce qu’ils n’en ont pas le désir.
    Le profil de n’importe quelle vie se joue à l’étage du désir. Comme l’écrit Platon, « La vertu n’a point de maître : chacun de vous, selon qu’il l’honore ou la dédaigne, en aura plus ou moins. La responsabilité appartient à celui qui choisit, Dieu n’est point responsable. » La République, X, 617b-d.
    Pourquoi certains choisissent-ils la servitude plutôt que la liberté, les affres de la souffrance plutôt que l’ascèse apaisante, la bassesse morale plutôt que la dignité? Franchement c’est là une énigme que je n’ai jamais pu dissiper.
    Lorsque je vois nos tribuns du moment contaminer une grande partie du corps social de leur propre servitude et misère morale, j’observe seulement qu’il est plus facile de flatter le misérable que le noble, mais je ne sais pas comment on peut faire que les vertus de l’homme raisonnable triomphent des vices de l’aliénation passionnelle.
    Dans les chapitres IV et V vous trouverez quantité d’articles consacrés à ces questions. Par exemple http://www.philolog.fr/un-etre-desirant-peut-il-se-dispenser-de-se-preoccuper-de-sagesse/
    Bien à vous.

  9. Claire dit :

    Bonjour,
    Je vous écris en pleine révisions de mon bac L. A cette heure, nous n’avons fait en cours qu’un quart de tout le programme de philosophie, je suis donc assez inquiète… J’aimerais alors savoir si vous comptez créer des fiches méthodes pour créer des fiches de révisions car j’avoue me sentir perdue… Mes fiches sont elles complètes? Incomplètes? Sont-elles assez nombreuses?
    Je vous remercie d’avance de votre réponse
    Cordialement
    Claire

  10. Simone MANON dit :

    Bonjour
    Les fiches de révision sont à établir par les élèves eux-mêmes à partir de leurs cours, qu’il s’agisse de ceux qu’ils ont reçus de leurs professeurs ou de ceux qui leur sont fournis par d’autres sources.
    En cliquant sur « présentation des chapitres » vous trouverez les définitions à maîtriser pour chaque thème et vous aurez une idée des grandes problématiques les concernant.
    Tous mes vœux de réussite à l’examen.
    Bien à vous.

  11. Ana dit :

    Bonjour Madame,
    Je voudrais vous féliciter pour ce blog très bien structuré et fourni !
    Je vous écris aussi pour vous faire part de ma situation. Depuis toujours j’ai envie d’apprendre, de tout savoir, un besoin presque maladif. Cependant, je n’arrive pas toujours à comprendre ce que je lis, ou même à retenir (notamment en philosophie). Auriez-vous des conseils pour m’aider à mieux comprendre et retenir ? Enfin, j’ai aussi du mal à penser par moi-même, comme le font les philosophes (même si je ne prétends pas être au niveau de Socrate ou Kant).
    Je vous remercie pour le temps que vous accorderez à mon message, et vous renouvelle mes félicitations pour ce blog !
    Ana

  12. Simone MANON dit :

    Bonjour
    Merci pour l’appréciation positive que vous faites de mon site.
    L’étude féconde implique méthode et progressivité.
    La compréhension de la pensée d’un auteur requiert des prérequis. Peut-être manquez-vous des prérequis de base? Si oui, il faut vous disposer à les acquérir en commençant par le commencement. Par exemple, sur ce blog, il convient d’abord d’ouvrir, pour n’importe quel chapitre, le chapitre intitulé « présentation du chapitre » et de suivre l’ordre de publication des articles, les premiers fournissant les définitions de base et affrontant les questions, des plus simples aux plus difficiles.
    Pour ce qui est de « penser par soi-même », l’opération, pour les esprits modestes que nous sommes majoritairement, consiste à respecter quelques règles de méthode et à ouvrir son esprit en se mettant à l’école des grands esprits. Méthode et culture sont donc les deux priorités en la matière.
    Il faut aussi avoir à l’esprit que chacun rencontre des difficultés dans ses apprentissages et que seule la persévérance est payante.
    Bien à vous.

  13. Yassine Mansour dit :

    Bonjour Madame Manon,

    Je suis un étudiant marocain en droit et cela fait 9 ans environ (depuis la terminale) que je suis vos cours sur ce blog pour me former à la pensée philosophique en autodidacte. Vous ne serez jamais assez remerciée pour le secourisme intellectuel que vous offrez au monde étudiant francophone par le biais de vos cours gracieusement partagés. Sans flatterie aucune, vous faites honneur à la République française par l’exemplarité de votre investissement humaniste dans le service public.

    Je vous écris aujourd’hui pour soumettre à votre examen le cas d’un confrère à vous en France, professeur de philosophie donc (catholique il faut préciser, attaché au vitalisme bergsonien, tel qu’il a été corrigé par Claude Tresmontant pour le rendre compatible avec l’orthodoxie théologique) avec lequel j’ai débattu par correspondance. Il remet en cause la scientificité de la philosophie telle que vous l’enseignez, qu’il trouve tributaire d’une dogmatique kantienne. Connaissant bien votre blog, voici ce qu’il a trouvé à me dire sur votre travail:
    « On peut à écrire à loisir des dogmes sur un site de philosophie, par exemple celui tout arbitraire d’une « incompatibilité de droit entre la science et la religion » (référence à votre cours du 4 avril 2008), cela est légion, nous avons l’habitude. Par contre, la moindre des politesses, pour le philosophe tout au moins, c’est de vérifier si ces dogmes sont fondés en raison.
    Que l’Education Nationale ait fait de Kant et toute sa clique sa dogmatique fidéiste responsable de l’athéisme moderne et libéral, c’est son problème. La lecture des « Déracinés » de Barrès suffit amplement pour comprendre que cette tradition laïcarde avait déjà fait sienne tout le kantisme, bien avant les délires du pédagogisme. Si la vérité est triste, comme disait Renan, tant pis, en sorte que « dans tous les ouvrages de science, ce que les chercheurs, les savants recherchent, ce ne sont pas les doutes, mais des certitudes objectives. Ce sont tous des intégristes (Tresmontant) ».

    Si vous êtes interessée à lire l’intégralité de notre échange, veuillez m’envoyer un message à l’adresse mail fournie. Il y’a une véritable argumentation contre votre épistémologie (rapprochée du nominalisme selon lui), et à travers vous, c’est tout l’enseignement officiel républicain qui est visé. Vous me rendriez un grand service si vous acceptez de regarder et de me dire ce que cela vous inspire comme réflexions. Votre commentaire, dont il n’est pas nécessaire qu’il soit long ou particulièrement étayé, me sera précieux. Car n’étant pas moi-même philosophe, mais un simple et ordinaire juriste positiviste, je me retrouve intellectuellement démuni contre les arguments hautement subversifs de ce professeur de philosophie. Opposé aux Lumières, il professe un anti-cartésianisme farouche, bien qu’il se défende du thomisme, et ne jure que par la métaphysique. Ses références principales sont Maurice Blondel, Claude Tresmontant, Emile Meyerson, André Pichot (contre le darwinisme) et Pierre Boutang (dont il partage l’idéal théologico-politique monarchique et antilibéral).
    Je crains sincèrement pour ses élèves… Etant moi-même un de vos nombreux élèves anonymes à distance, je serais heureux de vous faire lire une partie de notre échange, si vous acceptez bien sûr.

    Veuillez agréer, Madame, l’expression de ma haute estime.

    Respectueusement,
    Yassine M.

  14. Simone MANON dit :

    Bonjour
    Merci pour l’appréciation positive que vous faites de mon site.
    Pour ce qui est de votre correspondance avec ce professeur de philosophie, je vous avoue que j’ai horreur de la polémique et que je trouve amusant de voir accusé de dogmatisme un cours bâti sur l’idée, formulée très souvent, que la philosophie comme la science repose sur un irrationnel de fondement. Le philosophe et le savant croient que la raison est notre faculté commune, et la seule autorité en matière de construction des savoirs ou de conduite de la réflexion. Mais ils savent que cette croyance est indémontrable. En présence de celui qui la refuse et fait, par exemple, de la Révélation la seule source de la vérité, le philosophe et le savant se savent impuissants. Il y a là des incompatibilités de fait et de droit. Nul dialogue n’est possible dans ces conditions. Les apories peuvent être de différentes natures. Platon en met en scène une avec l’opposition Socrate/Calliclès. http://www.philolog.fr/la-sagesse-socratique/
    Léo Strauss avec Athènes et Jérusalem. http://www.philolog.fr/athenes-et-jerusalem-leo-strauss/
    Vous comprendrez donc que je me tienne soigneusement à l’écart de ce genre de polémiques.
    Je veux simplement préciser qu’il n’y a pas de sens à parler de la scientificité de la philosophie (http://www.philolog.fr/science-et-philosophie/) et qu’il est contradictoire d’accuser de dogmatisme un professeur se réclamant d’une tradition revendiquant ouvertement un pari de la raison.
    Ne perdez pas votre temps avec les esprits dogmatiques. Lisez les grands penseurs. Les professeurs ne sont que des médiateurs. Examinez par vous-mêmes si Kant mérite tant de mépris, s’il n’est pas possible d’être un croyant sincère sans pour autant vouer aux gémonies la fonction critique de la raison.
    Avec toute ma sympathie.

  15. PHI dit :

    Madame,
    Les meilleurs philosophes furent, presque tous, des philologues. Je vous félicite d’en faire partie.
    Le site, en référence ci-dessus, n’est signalé par aucun autre. Auriez-vous assez de curiosité d’esprit pour en briser l’isolement ?
    Amicalement
    PHI

  16. kedem Bernard dit :

    Devant un tel partage de la philo simplement MERCI
    j envie vos eleves
    sur le tard car j ai dépassé l age de la retraite je me passione pour la philo
    j ai une reflexion à faire sur la fraternité ,il me manque des pistes des idées pour ne pas ecrire dire des banalités
    avez vous traité ce sujet
    merci pour votre obligeance
    Bernard Kedem

  17. Simone MANON dit :

    Bonjour Monsieur
    Non, je n’ai pas traité de manière précise la notion de fraternité.
    C’est en 1848 qu’elle apparaît dans notre devise à côté de la notion de liberté et d’égalité.
    C’est en 1948 dans la Déclaration universelle des droits de l’homme qu’elle est explicitement formulée dans le premier principe: « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité. »
    On ne précise guère ce que l’on entend par là. On a affaire à une métaphore qui nous a été léguée par le langage des ordres religieux et des corps de métier de l’Ancien Régime.
    Quel est le contenu de cet idéal? Quelle est l’extension de son application: la communauté nationale ou la famille humaine dans son universalité? Renvoie-t-elle à l’exigence de solidarité ou plus fondamentalement à celle de l’amour chrétien, la notion de fraternité étant la forme laïcisée de la notion de charité (agapé)? etc.
    http://www.philolog.fr/quest-ce-que-je-sous-entends-lorsque-je-parle-dautrui-comme-de-mon-semblable/
    http://www.philolog.fr/variations-sur-le-theme-aime-ton-prochain-comme-toi-meme/
    http://www.philolog.fr/justice-et-charite-justice-et-equite-droit-et-devoir/
    Bien à vous.

  18. Godefroy Rajaobelina dit :

    Bonjour Madame Simone,
    Ma préoccupation ressemble à celle de Ana du 6/8/2017 à laquelle vous avez déjà répondu. Mais je voudrais vous solliciter de donner quelques règles de méthode et des conseils pour ouvrir l’esprit à l’école des grands esprits.
    Grand merci pour le temps précieux que vous consacrez à ce blog. MERCI.

  19. Simone MANON dit :

    Bonjour
    Je ne peux guère vous répondre autre chose que ce que vous lisez dans ma réponse à Ana.
    Il faut lire les textes en vous aidant des commentaires pour comprendre correctement. C’est ce qu’un professeur apprend à ses élèves tout au long de l’année en commençant par les textes les plus accessibles. Petit à petit vous vous familiariserez avec le vocabulaire et la démarche philosophiques. Vous en comprendrez les enjeux et les difficultés initiales seront peu à peu surmontées.
    Bien à vous.

  20. Bonjour Docteur Manon
    Waouh je suis émue ,c’est que je suis un peu émotive, je n’ai que 16 ans
    Je peux vous paraître un peu bizarre mais c’est maintenant que
    Je comprend vraiment le but de ce blogue

  21. Simone MANON dit :

    Bonjour
    Oui, comme je vous l’ai précisé dans mon dernier message, ce blog n’est pas un site d’aide aux devoirs mais il peut nourrir la réflexion de ceux qui se donnent la peine de l’exploiter intelligemment.
    Votre jeunesse indique que vous vous initiez à la réflexion philosophique. Sur chaque question, commencez par ouvrir l’article intitulé: présentation du chapitre. Puis suivez l’ordre de publication des articles. Les premiers fournissent les fondamentaux: définitions élémentaires, formulation des problèmes, ensuite ceux-ci sont traités par ordre de difficultés croissantes.
    Bien à vous.

  22. vero3873 dit :

    Bonjour Madame,
    Je suis en terminale S et j’ai parcouru votre blog quelques fois pour m’aider effectuer mes dissertations en philosophie. D’ailleurs j’ai appliqué votre méthode et cela m’a valu une bonne appréciation de mon professeur!
    Je sais que votre blog n’est pas un site d’aide mais peut-être que vous voudriez bien me donner quelques pistes…
    aujourd’hui je n’arrive pas à effectuer mon plan pour ma dissertation que je dois rendre dans une semaine. Le sujet est : « Toute pensée est-elle sans exception consciente ?
    je vais aborder les pensées qui échappent à la conscience dans une grande partie (la seconde partie certainement): Descartes+thèse de Freud :inconscient comme partie du psychisme (rêves, actes manqués…mais dois-je essentiellement parler à travers des philosophes ?
    Mais pour la première partie je ne sais pas hormis indiquer dans l’introduction les définitions de la conscience, de l’inconscient psychique et également du sujet
    Pouvez-vous me donner une direction à prendre ? Je vous en remercie vivement
    Bien cordialement

  23. Simone MANON dit :

    Bonjour
    Vous devez vous demander ce qui est en jeu dans cet énoncé, saisir le problème, ce qui implique autre chose que de juxtaposer des thèses d’auteurs.
    = ce qui fait problème est l’idée même de pensée. Y a-t-il sens à appeler pensée une production psychique non pensée? Bref n’est-il pas contradictoire de parler de pensée inconsciente?
    Les analyses de Descartes sont ici précieuses, le débat avec Freud s’impose.
    Cf. http://www.philolog.fr/le-cogito-ou-la-certitude-de-soi-comme-chose-pensante/
    Bien à vous.

  24. Yassine Mansour dit :

    Bonjour Madame,

    Je vous écris au sujet d’un commentaire du 13 août concernant une difficulté avec un professeur de philosophie disciple de Claude Tresmontant. Je viens de terminer la lecture du livre d’Yves Tourenne « Introduction à la métaphysique de Claude Tresmontant », pour enfin comprendre que j’avais affaire au péripatétisme, à la physique aristotélicienne donc. Par ruse, certains polémistes se gardent bien de déclarer les présupposés théoriques de leur discours (métadiscours). Cela aurait pu nous éviter la polémique stérile. Ils travestissent ainsi leur subjectivité en objectivité. Quoi de plus violent?

    J’espère qu’aucun de vos élèves ne se fera avoir par les nouveaux sectateurs d’Aristote comme Claude Tresmontant. Il y’a chez quelques néo-aristotéliciens et néo-scolastiques, au service de projets réactionnaires, une volonté de renverser le subjectivisme moderne. L’Eglise catholique romaine a adopté le péripatétisme à travers le thomisme (concile de Trente/ Léon XIII) et encourage toujours l’enseignement d’Aristote et de Thomas d’Aquin dans ses établissements au détriment de Descartes et de Malebranche, et même jusqu’à très récemment de Duns Scot. D’où son incapacité radicale à observer une neutralité politique, malgré le concile Vatican II qui n’était (il faut s’en souvenir) qu’un conseil pastoral. Car le thomisme, pour quiconque ayant compris les leçons élémentaires du criticisme, c’est l’hétéronomie radicale.
    On observe une vague réactionnaire ces temps-ci, les vents sont défavorables à Descartes et à Kant. L’heure est à la tentation identitaire et nationaliste chez une jeunesse inquiète de ce que devient le pays, mais n’ayant jamais vraiment appris à diriger correctement sa pensée, et donc à juger sainement des choses.
    Dans la région PACA où j’habite, on observe un phénomène social sans précédent: jamais autant de thésards et de jeunes cultivés engagés à l’extrême-droite (l’Action Française, c’est plus sérieux que ne pourrait jamais l’être le Front National, car la fondation de Maurras se présente comme une école de pensée et un mouvement sans compromis avec la République, forcément responsable du déclassement historique de la France. On se veut cohérent à mort, donc contre-révolutionnaire). Cela est sans qu’ils puissent reconnaître la perversité de leur engagement politique, car ils s’inscrivent en faux contre les fondements même de la modernité, en revenant à la physique aristotélicienne (hostile à l’individualisme libéral des droits de l’homme. C.f droit naturel classique) et en adoptant une foi thomiste, sous la bienveillance de certains curés traditionalistes. Notre conception de la moralité est inversée (ils traitent de fausse morale, de « moraline philanthropique institutionnelle » ou de « totalitarisme humaniste » la morale kantienne qui sous-tend le droit républicain). Etant moi-même de conviction chrétienne-démocrate, humble élève de Kant, d’Arendt et de Weil, je suis préoccupé par cette résurgence du traditionalisme, de l’aristotélisme politique et des idées contre-révolutionnaires chez une jeunesse patriote dont la ferveur éteint la raison. Et Dieu sait que je ne suis ni un laïcard antireligieux ni un athée fanatique! Les dominicains thomistes de la province de Toulouse et le diocèse de Fréjus-Toulon, pour ne citer quelques acteurs locaux de l’Eglise catholique, contribuent activement à l’essor de l’obscurantisme, notamment par la tenue d’universités d’été réactionnaires, critiquant les fondements du « libéralisme ».

    L’ampleur du phénomène n’est certes pas (encore) alarmante, mais il est quelque part du devoir des philosophes et des professeurs de philosophie d’exercer une mission de prévention et de vigilance, en particulier auprès d’une jeunesse rongée par l’inquiétude du sens et vulnérable à l’endoctrinement à coups de sophismes. J’essaie pour ma part de mener ce combat pour la liberté dans l’Eglise, où la communion spirituelle met les esprits en confiance et permet de traiter les problèmes à leur racine (ce qui n’est pas forcément le cas dans l’école publique). Nous voyons des réalités cachées, car nous ne sommes pas dans le domaine public où règne la laïcité et où par crainte de la sanction on se garde de dire ce qu’on pense.

    Restons vigilants, conscients que ce qui est au fondement du vivre-ensemble dans cette merveilleuse République, ce n’est ni un sentiment ni une idéologie, mais une certaine philosophie du droit et de la liberté.

    Mes hommages, Madame.
    Yassine M.

  25. Simone MANON dit :

    Bonjour
    Merci pour ce témoignage.
    Il faut bien voir que les valeurs des Lumières sont aujourd’hui menacées de tous côtés. La remise en cause de la définition abstraite du citoyen, la critique de la définition de l’homme comme être de raison capable par cette raison de transcender ses déterminations concrètes et de viser un horizon d’universalité, la réhabilitation sur la scène politique des passions et donc de la violence sont souvent le fait de penseurs ayant eu eux-mêmes la chance de bénéficier de la puissance émancipatrice des idéaux qu’ils critiquent. http://www.philolog.fr/linstitution-de-la-democratie-et-la-democratie-radicale-j-y-theriault/
    Nous vivons une époque régressive et il est difficile d’anticiper l’avenir qu’elle nous prépare. La liberté intellectuelle et morale est sans doute la chose du monde la plus difficile à conquérir. Elle suppose une école exigeante, or l’école républicaine de l’excellence s’est effondrée depuis un grand nombre d’années. Il s’ensuit que la paideia grecque est redevenue le seul privilège d’une élite envoyant ses enfants dans des écoles confidentielles très onéreuses pour qu’ils reçoivent un enseignement de qualité.
    http://www.philolog.fr/paideia-encore-et-toujours-werner-jaeger/
    Il ne faut donc pas s’étonner du retour en force des religions mais il faut effectivement redouter le potentiel de violence des appartenances exclusives.
    Bien à vous.

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