cosmopolitique
Qu’est-ce que les lumières ?
Anthropologie du point de vue pragmatique
Critique de la raison pure
Critique de la raison pratique
Critique de la faculté de juger
Réflexions sur l’éducation
J. BENTHAM : Introduction aux principes de la morale et de la législation
Traité des peines et des récompenses
B. CONSTANT : Ecrits politiques
De la liberté des Anciens comparée à celle des Modernes
HEGEL : Leçons sur l’histoire de la philosophie
Esthétique
La raison dans l’histoire
La phénoménologie de l’esprit
A.COMTE : Cours de philosophie positive
Discours sur l’esprit positif
TOCQUEVILLE : De la Démocratie en Amérique
MARX et ENGELS : L’idéologie allemande
MARX : Le Capital
Les manuscrits de 1844
SCHOPENHAUER : Le monde comme volonté et comme représentation
Aphorismes sur la sagesse dans la vie
KIERKEGAARD : Post-scriptum aux miettes philosophiques
Traité du désespoir
Le concept d’angoisse
J. Stuart MILL : L’utilitarisme
NIETZSCHE : Le gai savoir
Généalogie de la morale
Par delà le bien et le mal
Considérations inactuelles
Ainsi parlait Zarathoustra
M.WEBER : L’éthique protestante et l’esprit du capitalisme
Le savant et la politique
Economie et société
BERGSON : Les deux sources de la morale et de la religion
L’énergie spirituelle
Le rire : essai sur la signification du comique
FREUD : Cinq leçons de psychanalyse
Introduction à la psychanalyse
Totem et tabou
Un souvenir d’enfance de Léonard de Vinci
L’avenir d’une illusion
Malaise dans la civilisation
HUSSERL : La crise de l’humanité européenne et la philosophie
Idées directrices pour une phénoménologie
HEIDEGGER : Chemins qui ne mènent nulle part
Essais et conférences
Etre et Temps
Lettre sur l’humanisme
ALAIN : Propos sur le bonheur
Eléments de philosophie
Idées
Propos sur les pouvoirs
R. ARON : Introduction à la philosophie de l’histoire
Démocratie et totalitarisme
Les désillusions du progrès
SARTRE : L’existentialisme est un humanisme
L’Etre et le Néant
Qu’est-ce que la littérature ?
CAMUS : Le mythe de Sisyphe : essai sur l’absurde
L’homme révolté
BACHELARD : La formation de l’esprit scientifique
La psychanalyse du feu
WITTGENSTEIN : Tractatus logico-philosophicus
C.LEVI-STRAUSS : Anthropologie structurale
Race et histoire
Tristes tropiques
H.ARENDT : La crise de la culture
Condition de l’homme moderne
Le système totalitaire
La vie de l’esprit, I, (La pensée), II, (Le vouloir)
Juger, sur la philosophie politique de Kant
J.RAWLS : Théorie de la justice
Libéralisme politique
JANKELEVITCH : L’ironie
La mort
M. FOUCAULT : Histoire de la folie à l’âge classique
Les mots et les choses
L’archéologie du savoir
Dits et écrits I,II
LEVINAS : Totalité et infini
L’humanisme de l’autre homme
Quatre lectures talmudiques
H.JONAS : Le principe responsabilité
Le concept de Dieu après Auschwitz
RICOEUR : Lectures
Le conflit des interprétations
Temps et récit I,II,III
Histoire et vérité
La mémoire, l’histoire et l’oubli
Soi-même comme un autre
M. GAUCHET : Le désenchantement du monde
La démocratie contre elle-même
La religion dans la démocratie
P. MANENT : Cours familier de philosophie politique
Enquête sur la démocratie
Les libéraux
Les métamorphoses de la cité
C. CASTORIADIS : Domaines de l’homme
Les carrefours du labyrinthe
P. MURAY : Exorcismes spirituels I, II, III, IV
Après l’Histoire I, II
L’empire du bien
IDEE DE PHILOSOPHIE :
PLATON : Gorgias
Protagoras
DESCARTES : Le discours de la méthode
KANT : Qu’est-ce que les lumières
ALAIN : Eléments de philosophie
F.CHATELET : Une histoire de la raison
J.P.VERNANT : Mythe et pensée chez les grecs
MERLEAU-PONTY : Eloge de la philosophie
P.HADOT : Qu’est-ce que la philosophie antique ?
J.HERSCH : L’étonnement philosophique
VIALATOUX : L’intention philosophique
K.JASPERS : Introduction à la philosophie
F.ALQUIE : Signification de la philosophie
J.DE ROMILLY : Les grands sophistes dans l’Athènes de Périclès
MYTHOLOGIE :
P. GRIMAL : La mythologie grecque
E.HAMILTON : La mythologie
M.DETIENNE : L’invention de la mythologie
J.P.VERNANT : L’Univers, les Dieux, les Hommes
D.LECOURT : Prométhée, Faust, Frankenstein
M.SHELLEY : Frankenstein
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Je découvre aujourd’hui cette bibliographie et vous en remercie beaucoup car je faisais partie des demandeurs.
Bonjour,
je souhaiterai que vous me communiquiez des livres traitant de l’histoire de l’art, ancienne et moderne, mais une histoire philosophique de l’art. Titulaire d’un bac+5 en philosophie, spécialité philo politique, je n’arrive pas à trouver de livre conséquent sur ce sujet et je suis toujours déçu par les simple « histoire « de l’art. Je recherche quelque chose d’exigent. Pouvez-vous m’orienter?
merci beaucoup
carine
Ne prenez pas mal ma remarque mais permettez moi de m’étonner que vous ayez besoin d’un professeur de philosophie de lycée pour savoir ce que vous devez lire alors que vous êtes à bac +5. C’est à se demander ce que l’on fait aujourd’hui à l’Université!
La bibliographie que vous me demandez est immense et sans doute vais-je oublier des titres essentiels. Les ouvrages qui me semblent importants sont les suivants:
Valéry: Pièces sur l’art. Variété.
Baudelaire: Ecrits sur l’art.
Hegel: esthétique.
Kant: La critique de la faculté de juger.
Heidegger: L’origine de l’oeuvre d’art.
Hannah Arendt: La crise de la culture.
Merleau-Ponty: L’oeil et l’esprit.
Elie Faure: Histoire de l’art. L’Esprit des formes.
Gombrich: Histoire de l’art. L’art et l’illusion.
Focillon: La vie des formes.
Francastel: Peinture et société.
Patocka: L’art et le temps.
Domecq: Artistes sans art.
Goodman: Langage de l’art.
Greenberg: Art et culture.
Dora Vallier: L’art abstrait.
Panovsky: L’oeuvre d’art et ses significations.
Wolfflin: Réflexions sur l’histoire de l’art.
Malraux: Le musée imaginaire.
Benjamin: L’oeuvre d’art à l’ère de sa reproductibilité technique.
Millet Catherine: L’art contemporain.
Michaud Yves: L’artiste et les commissaires. La crise de l’art contemporain. L’art à l’état gazeux.
Daniel Arasse: On n’y voit rien.
J. Gasquet: Cézanne.
J’ai choisi dans ma bibliothèque ces titres. Il va de soi que cette liste a l’arbitraire de mes préférences et les limites de ma culture. Elle peut être sérieusement rallongée.
Madame,
je vous remercie pour la bibliographie. A vrai dire, je connaissais déjà les « philosophie » de l’art, c’est à dire une bonne partie des livres que vous avez cité. Je cherchais moi une « histoire philosophique »de l’art contemporaine traîtant de l’art ancien et moderne, du genre Gombrich, mais plus contemporaine. Une partie des livres cités va m’aider. Cependant peut-être ne me suis-je pas adressée à la bonne personne en posant la question à une philosophe!La difficulté est que les profs d’histoire de l’art ne me sont pas non plus d’une grand secours, ou bien encore, peut-être que ce que je cherche n’existe pas. J’ai vu qu’il y avait Marcel Gauchet sur votre site, voila l’exemple de quelqu’un qui ecrit l’histoire de façon philosophique. Je cherche quelqu’un qui fasse la même chose s’agissant non plus de l’histoire politique mais de l’histoire de l’art.
Cordialement,
Carine
Bonjour, pourriez-vous me communiquer une liste de livres reliés à l’Etat car c’est mon thème de prépa hec et je souhaiterais commencer à l’étudier; pourquoi ne mettez-vous pas aussi des livres de français, je veux dire comme « le portrait de Dorian gray »…qui ont aussi un intérêt pour la culture philosophique ?
Merci
Désolée, je n’ai pas le temps de satisfaire votre demande. Votre professeur de philosophie se fera un plaisir de vous construire une bibliographie.
Mon dieu que les lecteurs sont exigeants, tu leur donnes déjà matière à réflexion et à lectures je pense qu’ils ne se rendent pas compte du travail que ça représente, ils pourraient quand même chercher par eux mêmes aussi ! Internet est là que diable !!!!
Bonjour,
Je suis élève en terminal S, et je m’interesse beaucoup à la philosophie, je vous remercie de la bibliographie que vous avez faites ci-dessus, mais j’aimerais savoir si vous pouvez m’indiquer d’autres livres moins compliquer à comprendre, en effet j’ai déjà lu « introduction à la psychanalyse » de Freud et j’ai reussi à le comprendre qu’après 5 ou 6 re-lecture de certains passages !!
Ma demande va peut-etre prendre un peu de votre temps libre, mais j’ai déjà poser la question à ma prof de philo actuelle, et je n’ai pas eu la réponse attendu !
Merci beaucoup.
Il faudrait indiquer un thème à propos duquel vous aimeriez des suggestions de lectures plus accessibles. Sur le thème conscience, inconscient, j’indique des éléments bibliographiques dans la présentation du chapitre II.
merci beaucoup !!
Si je puis me permettre, je pense que vous avez fait une faute en écrivant Thomas d’Aquin avec un « c » (Acquin).
Merci de votre vigilance
Mme Manon,
Je me permets d’ajouter à votre belle bibliographie en matière d’art le précieux ouvrage de Georges Didi Huberman, Devant l’image, questions posées aux fins d’une histoire de l’art, aux éditions de Minuit, collection Critique, Paris, 1990, qui me semble correspondre en partie aux souhaits de votre correspondant Genova. En effet, Georges Didi Huberman y confronte l’histoire de l’art (incluant l’iconologie) au questionnement philosophique de ses limites, de sa raison d’être et de son efficacité.
En espérant avoir été utile, je vous embrasse.
Merci Selyne pour cette suggestion. Je vais m’empresser de combler une lacune de plus…
Avec mon amitié.
Je suis tombé par hasard sur votre blog que j’ai trouvé trés intéressant.
Ex lycéen, actuellement en classe préparatoire, et j’y ai pris goût.
Notre thème traite de la vie, et on a disserté sur un sujet particulière difficile celui de la vie et des droits, dans l’intitulé suivant: « La vie donne-t-elle des droits? »
Auriez vous des pistes de lectures intéressantes ?
L’expression droit à la vie renvoyant à des significations très différentes, la bibliographie est très diversifiée selon qu’on s’intéresse à un ordre ou à un autre. Thierry Hoquet dans son corpus sur la vie (GF Flammarion) rappelle les trois niveaux de problématique:
« Depuis 1945, un peut constater un glissement sémantique dans la notion de droit à la vie. Dans un premier temps, en 1945, le droit à la vie sert de contrepoids au droit de vie et de mort dont se réclame l’Etat totalitaire sur ses membres, et la notion sert à refonder les droits de l’homme contre les menaces de persécution, de torture, de génocide. « Vie » signifie alors personne humaine (autonome), et le droit qui l’accompagne est une reformulation de l’humanisme.
Un second niveau désigne non plus les droits de la personne humaine, mais les droits de la vie humaine en tant que telle, détachée du concept d’autonomie qui fait la personne. Le droit à la vie concerne alors les embryons avant leur naissance, et il se renverse en un droit à la mort, pour les personnes qui souhaitent bénéficier de l’euthanasie.
Enfin, le droit à la vie peut être lu comme le droit du vivant global, droit de toutes les formes de vie. Dans cette dernière acception, la notion de droit à la vie sert à rabaisser la technoscience et à limiter les velléités humaines de maîtriser la nature. Après les droits de l’homme, les droits de la femme, les droits de l’enfant, il y aurait les droits des animaux er les droits du vivant. On notera cependant que les vivants ne peuvent être sujets de droit : on ne peut les personnifier, puisqu’ils ne peuvent exercer effectivement ces droits, et doivent toujours s’en remettre sur ce point à des associations et à des humains, pour leur représentation en justice. »
Je vous conseille le livre de Michel Serres: le contrat naturel, François Bourin, 1987; le collectif: l’éthique du vivant, Paris, Editions Unesco, 1998, La revue Pouvoirs n° 56, 1991 sur la bioéthique, Le n°3 de la revue Droits, biologie, personne et droit, PUF, 1991.
Bonsoir,
Auriez-vous la gentillesse de m’indiquer les auteurs qui travaillent sur et autour du concept de surhomme chez Nietzsche?
De même, si des références vous paraissent essentielles concernant le thème du devenir de l’homme (dans l’idée de mouvement vers autre chose et non celle d’un état ultime), je vous serais reconnaissant de me les indiquer.
Merci à vous
En tapant sur google les thèmes qui vous intéressent, vous trouverez quantité de suggestions. Je suis en effet en manque d’idées sur ce que vous me demandez.
Bonjour,
Je suis ravi d’avoir découvert votre blog. J’adore la philosophie, la littérature, l’art, l’histoire, etc… tout ce qui peut élever et construire. je suis à la recherche d’un méthodologie pour développer une culture philosophique qui n’est pas structurée. Cela pourrait être réalisé par des cours « particuliers ».
J’ai 50 ans , donc pas d’objectif sociétal, mais un vrai désir d’Apprendre.
Je vous remercie
Votre message me fait plaisir car je crois bien avoir ouvert mon blog pour trois types de personnes. Des élèves qui ne sont pas dans les meilleures conditions scolaires pour être initiés avec rigueur à la philosophie, des professeurs débutants qui peuvent trouver sur ce site une base de données, et enfin des personnes comme vous, uniquement soucieuses de nourrir leur réflexion.
Vous m’interrogez sur la méthode à suivre pour développer une culture philosophique. Il me semble qu’il faut surtout lire mais pour que cela soit fécond il est bon d’avoir des clés pour comprendre les enjeux d’une analyse et les problèmes qu’elle pose.
Vous êtes certainement intéressé par des thèmes précis. Alors commencez par en choisir un afin de l’approfondir par les lectures appropriées. Vous pourrez m’interroger, si j’ai la compétence pour vous répondre, je le ferai avec plaisir.
Bien à vous.
Pour être précis j’ai obtenu il y a des lustres un bac A ou la philosophie était ma matière de prédilection et je nourissais un grand intérêt pour Hegel. J’ai ensuite fait des études de droit et tardivement tout en travaillant la première année de philo par correspondance mais les aléas de la vie, les contraintes je n’ai pu continuer.
Mon intérêt aujourd’hui se porte sur les philosophes « compréhensibles » et surtout qui m’apportent concrètement dont je peux tirer des enseignements. Ainsi Shopenhauer, Alain, Nieztche, Montaigne etc…L’important est un résultat pratique tant sur la perception du monde que sur nous-même afin d’être « utile » et d’avoir un rôle positif pour autrui, pour l’avenir.
Je vous remercie de l’aide que vous m’offrez et je ne manquerais pas de vous solliciter.
Bien Cordialement
Pour faire suite à mon précédent message j’aimerai des éclairages sur le livre Ainsi parlait Zarathoustra. C’est ouvrage à la fois facile à lire mais difficile à comprendre. Bien sur les grands thèmes sont présents : Dieu est mort, le suhomme, etc… mais finalement je n’ai pas l’impression de comprendre en profondeur.
Merci de votre aide
Je vous conseille le livre de Pierre Hébert-Suffrin, Le Zarathoustra de Nietzsche, Paris, PUF, 1988.
Il y a quelques articles sur ce blog consacrés à Nietzsche qui peuvent aussi éclairer le Zarathoustra.
Bien à vous.
Je vous remercie pour ce conseil mais ce livre n’est plus disponible.
Il semble très difficile de l’obtenir.
Bonnes Fêtes de fin d’année.
Cordialement
Vous le trouverez en bibliothèque universitaire.
A mon tour de vous présenter tous mes voeux de bonheur pour la nouvelle année.
bonsoir,
j’ai découvert par hasard votre blog et j’en suis ravi. je voulais avoir votre avis sur « l’histoire de la philosophie » d’émile bréhier. j’ai commencé à lire sur les conseils d’un ami agrégé de lettres modernes « apprendre à vivre » de luc ferry. également sartre (l’existentialisme est un humanisme ») et andré comte-sponville (le bonheur désespérément). j’ai commencé l’être et le néant mais il est très difficile. alors je voulais simplement avoir votre humble avis sur « le bréhier ».
merci pour votre réponse.
salutations
Je trouve que c’est une très bonne initiation à l’histoire de la philosophie. Simple, claire et précise.
Je l’ai beaucoup utilisée lorsque je faisais mes études.
Bien à vous.
bonsoir,
votre réponse a aiguisé ma curiosité et j’ai recherché d’autres « histoires ». je suis tombé sur celle d’yvon belaval. qu’en pensez-vous ? par ailleurs, existe-t-il des ouvrages complets accessibles à des personnes qui ont juste envie de lire par plaisir ? c’est vrai que dans tous ce qui existe, on peine à s’y retrouver. enfin, la bibliographie que vous proposez doit-elle être lue selon une certaine logique ? pour information, je suis titulaire d’une maîtrise de sciences de gestion et contrôleur de gestion de profession. donc pas philosophe de formation. je suis également investi dans la vie de ma commune en tant que conseiller municipal. donc au contact des Hommes…
bonne soirée
Je n’ai pas lu l’ouvrage de Belaval, je ne peux donc porter un jugement.
Une histoire de la philosophie ne constitue pas, à mes yeux, une lecture pouvant se suffire à elle-même. Elle n’est féconde qu’autant qu’elle permet à un lecteur des philosophes de situer l’auteur en lui donnant des clés d’interprétation.
Il me semble donc qu’il faut commencer par les grands textes en choisissant les livres les plus accessibles: par exemple la république de Platon plutôt que les Lois, l’éthique à Nicomaque ou la politique d’Aristote plutôt que la métaphysique etc.
Vous pouvez suivre un ordre chronologique, néanmoins je crois plus intéressant d’aborder les auteurs à travers un thème de prédilection.
Les outils de connaissance sont aujourd’hui très nombreux, à commencer par l’internet, banque de données fantastique, requérant cependant la capacité de trier le bon grain de l’ivraie.
Mais il y a des professeurs qui peuvent répondre à vos questions et cela aussi est un avantage de ce média.
Cordialement.
Actuellement en Terminale ES, je vous remercie vivement pour cette bibliographie riche et complète qui a constitué – et constitue encore – pour moi un formidable support d’initiation à la lecture philosophique. Je me permets également de souligner que le fait de situer les ouvrages en fonctions des différentes époques et courants auquel appartenaient ou adhéraient leurs auteurs respectifs m’a permis de percevoir avec davantage de cohérence comment ils se situaient au sein de l’histoire de la philosophie.
Je vous souhaite bonne continuation dans votre perspective réussie de mettre à la portée de tous l’aspect attractif et intéréssant de la philosophie !
Selma
Merci pour ce sympathique message.
Bonjour,
Je souhaiterais aller en hypokhâgne l’an prochain et je me rends compte que je n’ai toujours pas lu des ouvrages pourtant essentiels, que vous avez évoqués dans cette bibliographie. Que me conseilleriez-vous : de commencer à les lire tranquillement ou de les lire en diagonale afin d’emmagasiner le plus de connaissances possible ?
Pensez-vous qu’il faille nécessairement lire toute cette liste, ou au moins savoir de quoi ils traitent, la thèse de l’auteur etc…
J’aime la lecture, mais le fait est que l’on doit aussi se cultiver dans les autres matières (je pense à l’histoire en particulier, mais aussi au français, à l’anglais, et à l’espagnol dans mon cas). Lorsque je vois une telle bibliographie, je me demande si ces lectures se font progressivement, sur plusieurs années ou s’il faut impérativement lire ces oeuvres rapidement et efficacement pour pouvoir faire une dissertation correcte dans le cadre des études supérieures ? Il y a tellement d’écrivains et de philosophes, comme d’historiens, que le fait de tenter l’encyclopédisme me semble presque impossible voire démesuré et pourtant j’ai l’impression que c’est ce qui est demandé si l’on souhaite faire des études de lettre dans de bonnes conditions.
Merci d’avance pour vos conseils.
Faut-il que vous n’ayez aucune idée du temps qu’il faut pour lire ces monuments de la philosophie et surtout des études requises pour les comprendre, pour croire qu’on peut les lire en une année! Il vous faudra des années d’apprentissage pour commencer à en comprendre quelques-uns. Et cela supposera autre chose que de les lire en diagonale. L’enjeu de la formation intellectuelle n’est pas l’accumulation des connaissances, c’est l’apprentissage de ce que penser et juger veulent dire.
Vous avez un professeur qui vous propose certainement des lectures accessibles, en lien avec ses cours. Suivez ses conseils. L’important n’est pas de savoir beaucoup mais de bien savoir ce que l’on sait.
Bon courage.
Bonjour,
Je vous laisse un petit message pour vous remercier de prendre le temps d’entretenir un site agréable et clair. Par ailleurs, je me permets de vous demander (étant en seconde année de prépa littéraire, je partage les préjugés de mon professeur de philosophie, à savoir qu’il ne faut lire que les « grands » comme Platon, Kant et compagnie) s’il faut privilégier à tout prix (faute de pouvoir tout lire) les esprits les plus illustres ou s’il est intéressant de profiter du recul historique des penseurs du XXème (qui ont parfois mauvaise presse). J’ai moi même beaucoup « fréquenté » l’oeuvre de Platon, de Descartes et de Nietzsche, mais j’aurais voulu avoir un autre avis sur la question que celle de mon professeur, par peur d’adopter un point de vue trop « sectaire ». Je vous pose cette question car j’ai remarqué que vous accordez dans votre bibliographie une réelle importance à des penseurs récents.
Merci d’avance.
Bonne continuation.
Bonsoir
J’avoue partager le jugement de votre professeur. Il faut commencer par fréquenter les grands auteurs du passé, ne serait-ce que parce que leur connaissance est nécessaire à la compréhension des auteurs contemporains. Mais cela ne signifie pas qu’il faut se dispenser de lire les auteurs contemporains. Simplement on n’a pas toujours le recul suffisant pour séparer le bon grain de l’ivraie, surtout lorsqu’on est jeune. Avec la maturité le jugement est plus assuré et nombre d’auteurs à la mode vous tombent des mains.
J’ai indiqué les penseurs que je fréquente. Ma liste n’est pas exhaustive et en la relisant je vois surtout ce qui manque mais le principe d’une bibliographie est tellement décourageant quand on est un étudiant que j’évite de la rallonger.
Je crois que l’important est d’être méthodique et modeste. Il vaut mieux lire peu mais bien que trop vouloir survoler. Plus on approfondit un auteur, plus on est conduit à rencontrer ceux avec lesquels il débat ou dont il a été nourri.
Bon courage pour votre formation.
Bonsoir, merci pour le texte assez explicite concernant la religion naturelle. Je fais un travail de thèse, et j’ai cherché la référence de la citation de Rousseau : « je n’ai pas voulu diminuer la religion, j’ai voulu élaguer pour sauver l’arbre. » Pourriez vous me dire ou la retrouver ?
merci pour ce travail dense et précieux
marie pierre
Je suis désolée mais j’ai noté beaucoup de propos d’auteurs dans un cahier lorsque j’étais étudiante, sans avoir le souci d’indiquer les sources précises (Je ne pensais pas alors ouvrir un blog où la rigueur serait nécessaire).
Je n’ai jamais retrouvé cette formule dans sa littéralité dans le texte rousseauiste, mais je n’ai pas tout relu. Nul doute qu’elle ne traduise l’esprit de l’effort théorique de Rousseau en matière de religion : émonder l’arbre de toutes ses branches parasites afin de sauver le noyau dur, l’essentiel. Quant à savoir si dans sa lettre, elle est bien rousseauiste, je ne peux en fournir la preuve. Ce qui me conduit de ce pas à supprimer les guillemets dans le cours concerné.
Merci de m’y inviter.
Bien à vous.
Madame,
Petit bonjour de Belgique et grand clap-clap pour votre incroyable travail et le temps que vous y accordez, pardon, que VOUS NOUS accordez.
Il est d’autant plus rare que charme et intelligence se marient à ce point.
Bien à vous
Je suis sensible à votre message Salim et je vous en remercie.
J’ai 43 ans maintenant, et il y a longtemps la société m’a offert un document attestant que j’avais étudié les sciences agronomiques, évidemment je sais maintenant que je ne savais rien. Lorsque l’on cherche réellement les tenants sociaux, historiques ou psychologiques d’une discipline scientifique, l’on retombe inmanquablement sur la philosophie, pour autant que j’en aie une définition opératoire. Ceci étant dit, je vous remercie sincèrement pour ce que vous mettez en ligne comme contenu et bibliographie, surtout parce que je n’ai jamais eu de formation guidée en philosophie et que vos balises me permettent d’apprendre ce que pourrait réellement être la philosophie, oui, j’en suis malheureusement encore à cette question.
Merci, Madame, c’est un plaisir enrichissant de vous lire.
Votre message me réjouit. Merci pour ce plaisir partagé.
Bien à vous.
Bonjour Madame,
Je suis étudiant en Thèse d’Histoire de la pensée économique et Philosophie de l’économie, et je cite cette célèbre phrase de Péguy, selon qui « le kantisme a les mains propres, mais il ne s’agit pas de mains ». Cependant, malgré de nombreuses recherches, je ne parviens pas à trouver de quelle oeuvre est issue cette phrase (qui plus est j’en trouve de multiples formulations, ce qui est bien étonnant, étant donné que, en tant qu’auteur français, Péguy n’a pas pu voir ses textes souffrir de quelque erreur de traduction), et cela me pose un problème d’ordre technique.
Si vous avez l’information, je vous remercie d’avance pour votre aide
Bien à vous,
Dimitri
Bonjour Dimitri.
Je vous répondrai dès que je serai rentrée de vacances car je ne dispose pas actuellement de ma bibliothèque.
Bien à vous.
C’est vrai, j’oubliais, ce sont les vacances de Toussaint au lycée
Merci beacoup.
Bien à vous,
Dimitri
Bonjour,
On trouve cette citation dans Victor Marie, Comte Hugo. La référence que j’ai trouvé indique tome IV de l’ancienne édition de la pléiade, p.331. Je ne peux vérifier présentement.
On trouve plusieurs formulations de cette phrase parce que Péguy l’utilise dans plusieurs textes et il n’a pas toujours utilisé exactement les mêmes termes ( « par malheur » est présent ou non). Le texte se trouve en édition séparée chez Gallimard (200pages) et une autre référence indique le texte : les pensées.
Merci Georges pour cette indication. Je vérifierai à mon retour.
Bien à vous.
Bonjour Madame,
J’aimerais votre conseil pour la lecture d’un ouvrage sur les sciences, synthétique, clair où je puisse trouver des exemples précis et originaux utilisables dans une dissertation de philosophie.
Merci de votre aide,
Stéphanie
Vous pouvez lire, Stéphanie, le texte de Alan Chalmers: Qu’est-ce que la science? dans l’édition de 1999.
En réponse à un internaute, je propose une bibliographie dans laquelle vous pouvez puiser (En particulier le texte de Jean Ullmo). Elle se trouve dans les commentaires de l’article: trois explications du monde. Tom Keve.
Bien à vous.
Merci de ces références ! J’y cours.
Bien à vous
Bonjour Dimitri.
Comme convenu, j’ai vérifié dans l’édition des oeuvres en prose de la Pléiade (1992). Je n’ai trouvé qu’une seule occurrence de l’expression et sa formule exacte est la suivante: « Le kantisme a les mains pures (en italique), MAIS IL N’A PAS DE MAINS ». Victor-Marie, comte Hugo.(1910) La Pléiade,t.III. p.331.
La formule de ce texte a été reprise sous forme de « Pensées », par le fils de Péguy dans une édition de 1934 chez Gallimard, p. 47. Dans cette édition, il n’y a ni italique, ni majuscules comme c’est le cas dans la Pléiade.
Péguy ne pouvait pas dire « les mains propres », car il connaît très bien la pensée de Kant. Or si le mobile sensible est, pour Kant, un principe de corruption de la pureté de l’intention morale, il ne saurait être question de salissure, de souillure car ce qui salit est nécessairement mauvais. Or Kant ne dit jamais que l’inclination naturelle est mauvaise. La nature est extérieure au champ de la moralité. Seule une volonté (=une liberté) peut être dite bonne ou mauvaise. Le mal est imputable à la volonté qui choisit le bonheur plutôt que la moralité, non à la nature. Kant dit même qu’on ne peut pas en vouloir à celui qui préfère la satisfaction de son inclination naturelle à l’effectuation de son devoir. Simplement ce dernier ne peut pas se prétendre moral. Cf. la troisième partie de cette dissertation: http://www.philolog.fr/peut-on-vouloir-le-mal/
L’idée de pureté de l’intention morale signifie seulement que seule la représentation de la loi morale doit déterminer la volonté, que ce motif ne doit pas être mêlé à autre chose. Dès qu’un mobile sensible intervient, l’action perd sa valeur morale. Kant nous demande donc d’éviter la confusion de l’ordre pratique et de l’ordre pathologique.
Bien à vous.