Bibliographie
16 mai 2009 par Simone MANON
On me demande parfois une bibliographie. C’est de plus en plus rare car, chacun le sait bien, nos élèves lisent de moins en moins. Il faut aujourd’hui des textes courts et faciles. Ce qui est antinomique avec le principe même d’une formation philosophique. Je consens à fournir celle-ci avec beaucoup de scrupules. D’abord elle est loin d’être exhaustive. Je donne à lire les auteurs que je fréquente. Ensuite il me semble que le principe d’une bibliographie est décourageant. On se dit qu’on ne pourra jamais lire tout cela… et pourtant il faut bien commencer un jour. Dans le cadre de ma pratique pédagogique, je préfère donner des indications de lecture pour chaque question du programme mais puisque quelques internautes sont demandeurs la voici.
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Merci beaucoup Simone, merci George aussi,
Je dois bien avouer que je trouvais cela étrange de ne pouvoir « mettre la main » sur cette citation. Merci pour cet éclaircissement.
Bien à vous,
Dimitri
Bonjour Simone,
Etant donné que vous m’avez été d’un grand recours la dernière fois, je voulais vous demander si vous saviez d’où provient cette phrase, que l’on attribue généralement à Héraclite : « Rien n’est permanent, sauf le changement ». Partout je trouve cette sentence, même dans des revues scientifiques, mais, étrangement, aucune référence bibliographique ne lui correspond (!). Or, comme je ne veux pas citer ce qu’il a peut-être dit, mais bien ce qu’il a dit, je souhaiterais savoir d’où provient cette assertion.
De mon côté, mes recherches ne m’ont mené nulle part, impossible de trouver la référence…
D’avance merci de votre aide précieuse.
Bien à vous,
Dimitri
Bonjour Dimitri
Vous savez que de l’oeuvre d’Héraclite ne nous sont parvenus que les commentaires et les citations des philosophes. Nous disposons d’un corpus de 130 fragments environ dont nous pensons que ce sont des originaux, les autres sont des citations.
La recension de référence est celle de Diels-Kranz.
Simone Weil, Marcel Conche et d’autres auteurs en ont proposé une à partir de celle-ci.
Je n’en dispose pas dans ma bibliothèque, aussi ne puis-je vous répondre.
Ce fragment ne figure pas dans les études sur les présocratiques dont je dispose mais il va da soi qu’il formule une des pensées maîtresses d’Héraclite, à savoir qu’il n’y a d’être que du devenir
Voyez sur internet cette recension: http://philoctetes.free.fr/heraclitefraneng.htm
Bien à vous.
Merci Simone,
Justement, j’avais lu les fragments, et pas trouvé cette sentence dedans. Elle n’était pas non plus rappelée par Diogène Laërce alors je ne voyais vraiment pas où la trouver. Il se peut que ce soit une invention (!)
Merci pour le lien.
Bien à vous,
Dimitri
Bonjour, je vouDRais savoir si dans la partie mythologie de la bibliographie, il y a des textes de mythologie expliqués ou si il s’agit juste de définir la mythologie en général par rapport à la philosophie.
Bonjour madame MANON!
Je sais que vous ne me connaissez pas du tout,
mon nom est Guillaume Bégin et je viens juste de découvrir votre blogue et honnêtement je suis très surpris par la qualité de vos publications!! J’ai débuté à avoir une passion pour la philosophie dès mon entrée au CEGEP et mon blogue alimente donc vivement ma nouvelle passion!
Sur ce je vous en remercie!
J’ai même parler de votre blogue sur le mien; vous pouvez lire mon article en suivant ce lien: http://opinionsbegin.blogspot.com/2011/12/hehehe-jai-trouve-ma-lecture-des-fetes.html
J’espère que vous m’autorisez à mentionner votre nom de blogue, mais s’il y a un quelconque problème, n’hésiter pas à me le dire et je supprimerai à vos souhaits mon article
Je suis par contre intrigué et j’aimerais savoir vous êtes professeur de philosophie à quel Cégep exactement? (si vous ne voyez pas d’inconvénient à me répondre!)
Sur ce,
veuillez accepté cordialement mes remerciements distingués,
et dans l’attente de votre réponse, je vous souhaite un très joyeux temps des fêtes!
Guillaume Bégin, alias ¡BEDGE!, étudiant au Cégep Lévis-Lauzon!
Bonjour Fanny
Bien sûr que tous les textes indiqués ont à la fois une dimension narrative et explicative des mythes.
Bonne lecture.
Bonjour Guillaume.
Il vous suffit de lire la première ligne de la page introductive de mon blog pour apprendre que je suis un professeur. En France, on ne parle pas de cegep mais de lycée où la philosophie s’enseigne en classe terminale.
Bon vent pour votre formation intellectuelle et vos blogs.
Oh! Avant tout merci et deuxièmement mille excuses pour ne pas avoir lu votre introduction !
Sachez que votre blogue m’inspire déjà beaucoup et me fascine tout autant!
Alors merci pour cette si brillante initiative de vouloir partager votre passions et vos savoirs, et bonne continuité aussi à vous dans votre profession en France!
Guillaume
Bonjour Madame Manon,
J’ai encore besoin de votre aide… J’ai trouvé, dans le Fondement de la morale de Schopenhauer, une citation (traduite du grec) de Timon, et l’auteur donne pour référence un ouvrage intitulé Sextié Empirici Adversus Mathematicos ; or cet ouvrage, d’une part, je ne l’ai trouvé qu’en latin (ce qui est étrange puisque la citation donnée par Schopenhauer est en grec), d’autre part, je n’arrive pas à trouver qui en est l’auteur…
Si vous pouviez m’éclairer sur la question, cela serait très sympathique
D’avance merci !
Dimitri
Bonjour Dimitri.
La citation de Schopenhauer est extraite du livre de Sextus Empiricus, auteur sceptique du II°, III° siècle, écrivant en grec: Adversus Mathematicos (Contre les savants). Il y rapporte une opinion d’un sceptique ancien: Timon de Phlionte.http://www.philolog.fr/le-scepticisme-est-il-un-destin/
Sextus Empiricus est un auteur dont il nous reste aussi les Esquisses pyrrhoniennes, ouvrage incontournable pour s’initier à la pensée sceptique.
Joyeux Noël.
Merci beaucoup
JOYEUX NOEL !!!
Bonjour,
Je suis tombée sur votre blog quand j’ai tapé « blog de philosophie » étant donné que je me passionne pour la philosophie. Je suis encore jeune pour commencer à m’exprimer de la même manière que vous, et je suis en plus de cela impressionnée, moi aussi, par la qualité de vos articles.
Plus tard, je voudrais devenir professeur de philosophie (enfin, écrivain en priorité) car ça me plaît beaucoup d’écrire de temps en temps des textes « relativement philosophiques » par rapport à ce que je pense, à ma vision des choses. Mes textes évoquent à peu près les mêmes thèmes que les vôtres : moralité, raison, etc.
J’aime beaucoup votre blog, étant donné que les articles que vous écrivez me passionnent. Je regarderai souvent son contenu, c’est sûr !
Je vous souhaite une bonne journée.
Merci, Mathilde pour ce sympathique message et tous mes voeux d’accomplissement de vos projets.
Bien à vous.
Amateur/amoureux/esclave de philo, je découvre ce site et n’ai qu’un mot : Admirable.
(C’est-à-dire à lire sans modération, sans trop d’ivresse).
Pourriez-vous m’aider? Une phrase m’interpelle : « Si tu veux contrôler un peuple, contrôle sa musique ». Comme souvent, je l’ai vue attribuée à différents auteurs, Confucius et Platon, pour ne pas les nommer… Jacqueline de Romilly évoque le « théâtrocratie » de Platon, idée qui se rapproche…Connaissez-vous cette phrase (qui peut se formuler différemment), et dès lors, son auteur?
Si oui, merci, sinon, bravo encore.
Bonjour
L’idée selon laquelle la musique est éducative est une idée académique.
Voyez le livre III de la République où Platon célèbre les harmonies dorienne et phrygienne, qui plaisent aux âmes simples « 400e », c’est-à-dire à celles qui demeurent elles-mêmes, qui ne se laissent pas posséder par le rythme ni altérer par la transe ; et critique les harmonies lydienne (plaintive) et ionienne (lascive), musiques dionysiaques de l’ivresse et de l’extase (398d ). Pour Platon comme pour Aristote (Politique, VIII, 3 et 5), la musique est éducative puisque, exprimant l’équilibre esthétique de l’âme, elle l’influence en retour.
Voyez les nazis et la musique de Wagner.
Si vous tapez sur google: musique et politique vous découvrirez une bibliographie immense.
Bon courage pour traiter ce magnifique thème.
Bien à vous.
Je m’en doutais..
Moi-même musicien de jazz, j’ai très vite (au début de mon apprentissage) été convaincu de l’impact potentiel de la musique sur la vie, tant personnelle que collective, sociale, politique, civilisationnelle. Dès lors l’enseignement de la musique, pas forcément pour en jouer, mais pour la mieux connaître, la mieux comprendre, la mieux écouter et (surtout) la mieux critiquer, me semble une clé possible pour envisager une civilisation plus calme, plus éclairée, plus joyeuse. Métaphore de l’harmonie.
Or, cet enseignement reste réservé depuis toujours aux spécialistes, et la diffusion musicale n’est rien qu’un torrent incessant de médiocrité.
Encore merci.
Bonjour,
Tout d’abord, merci pour vos nombreux articles documentés et stimulants. Je consultais votre bibliographie et j’ai vu que vous aviez rangé Plutarque dans la catégorie « Néoplatonisme ». Or, Plutarque de Chéronée est un médio-platonicien, c’est Plutarque d’Athènes dont il ne nous reste que des fragments qui fut le premier scholarque de l’école néoplatonicienne d’Athènes. A mon avis, outre Plotin, s’il fallait rajouter quelque chose ce serait plutôt Proclus.
Bien cordialement.
Merci pour votre vigilance me permettant sur le champ de corriger cette erreur.
Bien à vous.
bonjour
je viens de découvrir votre site. je le trouve bien structuré, très pédagogique. j’en ressens le désir d’un grand professeur qui veut donner. qu’ils sont devenus rares, ces professeurs avides de transmettre. J’ai un fils de quinze ans. Je me demande souvent comment il percevra cette matière. J’ai le souvenir de m’être ennuyée devant des connaissances et un jargon fort hermétique. Avec le temps, je me suis rendu compte que le problème était dans le professeur que j’avais eu à l’époque. Aujourd’hui, la philosophie me passionne, et je mets votre site en favori afin que mon fils puisse commencer à s’y intéresser, gräce à la succession de vos séquences très commplètes, vos lectures suivies, et éventuellement, pour qu’il puisse se plonger dans quelques passages de la bibliographie que vous proposez.
merci Simone et vive la philo
Merci Alma pour ce sympathique message et tous mes voeux d’accomplissement intellectuel pour votre fils et vous-même.
Que la nouvelle année comble vos désirs les plus chers.
Si je puis me permettre de donner un conseil c’est celui de puiser d’innombrables commentaires sur l’Antiquité et surtout sur Homère dans un ouvrage exceptionnel qui vient de paraître chez Beya Éditions en 2012: Hans van Kasteel, QUESTIONS HOMÉRIQUES. Une véritable mine d’or! C’est à se demander comment on n’a pas connu ces commentaires (tant païens que chrétiens) plus tôt. On n’est plus le même après l’avoir lu.
Très cordialement.
Merci pour cette référence.
Bien à vous.
Bonjour Madame. C’est maintenant que je suis très intéressé de votre site. Si cela ne vous dérange pas pouvez vous m’expliciter plus clairement le livre VIII la RÉPUBLIQUE de PLATON s’il vous plait.
Désolé, Thierry, je ne travaille pas à la commande.
Par ailleurs, ce n’est pas en attendant des autres qu’ils nous dispensent de faire des efforts que l’on acquiert des compétences.
Au travail!
Ah, encore une question: j’aimerais citer un passage de vos commentaires sur le mythe de Prométhée. Celui-ci: … toute conquête de pouvoir sur le réel est, de la part des hommes, une façon de s’approprier un pourvoir qui n’est pas le leur… (ce faisant,) ils se rendent coupables d’un acte de transgression dont ils doivent s’attendre à être punis. Le mythe (de prométhée) exprime ainsi la réaction de peur que, dans l’imaginaire, le geste et l’objet technique ont toujours largement suscitée. .. Cette peur immémoriale de l’homme devant son propre pouvoir, qu’il vit irrationnellement comme un pouvoir interdit. Le fantasme du châtiment suprême (…), c’est-à-dire de la vie prise au piège de ses propres possibilités, hante la conscience de nos contemporains et nourrit en grande partie le procès instruit contre ce qu’on appelle aujourd’hui la techno-science. » Est-il publié? Comment vous nommer?
Merci de vos indications,
Françoise
Bonjour Françoise
Dès lors que vous précisez le nom de l’auteur et la source (ici philolog), il n’y a pas de problème.
Tous mes voeux de succès pour votre exposition.
Bien à vous.
Bonjour Professeur,
Je suis heureux de lire ce grand travail que vous avez entrepris pour réaliser une oeuvre aussi magnifique. C’est depuis un bout de temps que j’ai fait la découverte de ce site.
Je suis étudiant en Philosophie à l’Université de Lubumbashi et je serai ravi de vous lire très prochainement.
Merci pour votre travail
Merci pour ce sympathique message. Mais enfin, il faut raison garder et bien voir que la notion d’oeuvre est un bien grand mot pour qualifier le travail d’un professeur.
Bien à vous.